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Porcelaine : légende du tigre et de la tisseuse, Estelle Faye

06 Juin

Porcelaine, Estelle FayeQuatrième de couverture

Chine, vers l’an 200.

Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans.

Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur.

Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

Mon avis

Lorsque les éditions des Moutons électriques ont annoncé la parution de ce titre, je n’ai pas hésité : dès que je l’ai pu, je me suis précipitée chez mon libraire une fois qu’il fut sorti ! Ma PAL étant ce qu’elle est, je ne l’ai lu que quelques mois plus tard, mais je ne regrette aucunement ma précipitation 🙂 Et pour cause ! Le pitch m’avait alléchée, la sublime couverture – signée Amandine Labarre – m’avait séduite. Cette dernière a d’ailleurs reçu le prix Imaginales 2013 de la meilleure couverture, et il faut dire qu’elle est vraiment superbe !

Et, donc, une fois lu, je puis dire que Porcelaine est un petit bijou de fantasy ! Estelle Faye nous emmène en Chine. Celle des IIIe et XVIIIe siècles, puisque le récit se déroule sur toute cette période, avec une ellipse entre les deux. Une ellipse que j’ai trouvée bienvenue, même si elle nous fait faire un sacré bond dans le temps, car elle permet de rencontrer le personnage de Li Mei et de marquer une rupture dans la vie de Xiao Chen après un certain événement.

Une Chine ancienne, une Chine où la magie sourd de chaque élément, chaque plante, chaque bête. Une Chine habitée des esprits et des fées. Et Xiao Chen, bien malgré lui, va faire les frais de son affront au Dieu de la montagne où il est venu chercher du bois pour son père, un potier talentueux. Le voilà désormais affublé d’une tête de tigre ! Et, chassé de son village, il devient membre d’une troupe de comédiens, troupe où il rencontre Brume de Rivière, petite fille qui n’en est pas une en vérité…

Voilà pour le résumé. Vous l’aurez compris, nous sommes transportés dans un roman en forme de conte, un conte aussi long qu’il est délicieux, amené avec un phrasé dont on se délecte. Un conte enchanteur, où se mêle l’amour et la passion destructrice, les malédictions et les actes de bravoure. Le triangle amoureux formé par Xiao Chen, Brume de Rivière et Li Mei est bien dessiné, sans être excessif ni ridicule. On comprend leurs réactions et l’évolution de leurs sentiments, on craint pour eux lorsqu’il leur arrive malheur et on se réjouit lorsqu’ils sont heureux.

Et bon sang, quel enchantement ! Le décor en soi – la Chine, le théâtre chinois – est déjà un dépaysement. Mais la magie, ah ! Elle achève de nous ensorceler ! Surtout que le récit est bien documenté sans que l’auteur rende ses connaissances de façon ennuyeuse, bien au contraire – elles sont harmonieusement intégrées.

Un coup de coeur pour ce beau roman, passionnant et enchanteur, orné d’une si belle couverture !

À noter que noranout en a fait aussi une critique enthousiaste (et enlevée) sur La Lune Mauve.

Éditions Les Moutons électriques, 2012, 274 pages.

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6 Commentaires

Publié par le 6 juin 2013 dans Lecture

 

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6 réponses à “Porcelaine : légende du tigre et de la tisseuse, Estelle Faye

  1. Nolwenn

    7 juin 2013 at 3:01

    Fabuleux, tu as pu le lire! Je dois dire que pour ce livre, la couverture est vraiment raccord avec le roman. Parfois la couverture ne fait pas envie alors que l’histoire est géniale, ou inversement, ici c’est assez parfait…

    Et puis je suis ravie qu’il t’ait plu parce que je suis très souvent tes chroniques pour dénicher un nouveau bouquin, et quand on aime les mêmes, ça me conforte dans mon mode opératoire. 🙂

    noranout

     
    • Lullaby

      7 juin 2013 at 5:23

      Oui, c’est vrai qu’ici, couv’ et contenu se rejoignent ! 🙂
      Merci de ton passage par ici (et de tes passages tout court, d’ailleurs ^^)

      Bonnes lectures 😉

      Lullaby

       
  2. June

    9 juin 2013 at 7:53

    Je l’ai acheté aux Imaginales… Il me faisait de l’oeil depuis un moment *_* (mais pas encore lu)
    Estelle Faye est vraiment très gentille en plus, pour ne rien gâcher ^^

    Nemo.

     
    • Lullaby

      9 juin 2013 at 8:07

      Bonne lecture alors ! 🙂
      Et chouette si en plus l’auteur est sympa 🙂 J’espère la croiser lors d’un prochain festival, un jour, peut-être, pour une tite dédicace, du coup ^^

       
  3. mnuir

    6 juin 2016 at 7:15

    Je suis content d’en lire un bon avis. Le résumé est intriguant. Achat pour les imaginales 2017 si je ne craque pas avant. (Je dois m’occuper de ma PAL… :-))

     
    • Lullaby

      6 juin 2016 at 10:23

      Oui, c’est un très bon roman – je ne saurai que le recommander ! 🙂
      (Ah les PAL ! On dirait qu’elles ne descendent jamais… ou si peu ! ^^ »)

       

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