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Un petit point sur ReLIRE

17 Juin

Encore un billet sur le sujet ! Ben oui, tant que ce scandaleux pillage se poursuivra, j’en parlerai. Mais ce qui m’amène à faire ce nouveau billet est la nouvelle qui est tombée le 6 juin et dont je viens d’avoir la connaissance aujourd’hui :

Ce 6 juin, le Conseil d’État vient de valider le Recours pour Excès de Pouvoir qui a été présenté le 2 mai dernier, contre le décret publié au Journal Officiel, portant application de la loi du 1er mars 2012, relative à la numérisation des oeuvres indisponibles du XXe siècle. À compter de maintenant, le gouvernement dispose de deux mois pour répondre.

Pour en savoir davantage, lire l’intégralité de l’article d’Actualitté qui rappelle que les auteurs français ne sont pas les seuls à protester vivement contre ReLIRE (des lecteurs, éditeurs, bibliothécaires, bref toute la chaîne du livre aussi), mais aussi des auteurs étrangers, eux aussi concernés alors que cela va à l’encontre des lois protégeant la propriété intellectuelle.

Pour rappel, et éventuellement pour se rafraîchir la mémoire ou s’informer (si vous découvrez l’affaire) j’ai parlé de ReLIRE ici, ici et .

La mobilisation est toujours forte. En témoignent l’action de Léa Silhol qui résume ici les deux mois passés sur le front ; le Wiki mis en place par la team Nitchevo qui s’efforce de contacter les auteurs concernés afin de les informer (auteurs français et étrangers, la Nitchevo Agency s’étant chargée de traduire la chose en anglais, puisque ReLIRE ne présente que du français sur son site), ainsi que ce billet de Psyche, cri du coeur d’une lectrice passionnée.

Et il est encore possible de signer les deux pétitions en ligne : celle du Droit du Serf pour défendre le droit d’auteur et celle lancée par Hélène Pedot, pour signifier son désaccord avec le procédé abject utilisé par ReLIRE. Pétition que vous pouvez aussi retrouver via la colonne de droite, en cliquant sur l’image qui affiche « Dites non à ReLIRE ! » vous tomberez dessus.

Vous pourriez trouver que j’use de grands mots, mais ils sont à la mesure des émotions qui m’animent en tant que lectrice, bibliothécaire et auteur face à une entreprise qui vise à contourner la propriété intellectuelle en pondant une petite loi bien pratique, afin de numériser *puis* commercialiser des oeuvres indisponibles du XXe siècles. Oeuvres qui seront numérisées et commercialisées en masse, sans aucun travail pour les mettre en valeur, dans le but de se faire de l’argent et non de propager les oeuvres en question auprès des lecteurs (sinon les bibliothécaires ne seraient pas aussi perdantes dans l’affaire…). Et, le pire, c’est que cela sera fait sans que l’accord des auteurs concernés ait été demandé au préalable. Non, c’est à l’auteur d’agir pour refuser. Et encore, s’il a pris vent de la nouvelle…

Sans compter que c’est une entreprise très coûteuse (entre 100 000 et 700 000 euros). Alors même que la BnF, qui participe à ReLIRE (mais n’est pas toute seule là-dessus) doit faire face à d’importantes coupes budgétaires.

C’est pourquoi le 2 mai dernier, le collectif Le Droit du Serf a déposé un recours pour Excès de Pouvoir auprès du Conseil d’État. Recours qui vient d’être validé, donc. Et c’est une bonne nouvelle.

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Publié par le 17 juin 2013 dans Monde du livre

 

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