Publié dans Lecture

Les Annales du Disque-Monde : La huitième fille, Terry Pratchett

La huitième fille, Terry PratchettQuatrième de couverture

Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde (Vous y êtes ? Nous y sommes). La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité.

Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps…

Après « La huitième couleur » et « Le huitième sortilège », voici la troisième huitième. Ne craignez pas la réplétion : comme tant d’autres avant vous, « vous en redemanderez », selon l’incontournable adage de Jérôme Bosch.

Mon avis

Après avoir lu Mécomptes de fées et Trois soeurcières, il fallait bien que j’aille à la source du cycle des sorcières au sein des Annales du Disque-Monde ! Mais mais mais, c’est tout dans le désordre ! Me direz-vous. Eh bien ce qu’il y a de bien avec les Annales du Disque-Monde, justement, c’est qu’on n’est pas obligé de lire dans l’ordre tous les livres composant cette grande série (34 romans parus à ce jour, auxquels s’ajoutent les 5 Romans du Disque-Monde). Et c’est non seulement tant mieux, mais même conseillé ! Je m’explique : la première fois que je me suis frottée à l’oeuvre phare de Terry Pratchett, j’ai commencé par le tome 1. Tout bêtement. J’ai abandonné au bout de quelques pages, me disant que cette fantasy humoristique n’était pas pour moi…

Apprenant cela, mon compagnon, grand fan de l’auteur, a fait un bond et m’a dit que je n’avais tout simplement pas commencé comme il faut. Il m’a donc tendu Mécomptes de fées. Comme il me connaît bien, il a choisi le volume qui s’amuse avec les codes du conte de fée (j’ai un faible pour les contes, comme l’a prouvé ma participation à l’aventure de Fées Divers), saupoudré d’un peu de vaudou et de beaucoup d’humour. Et mon compagnon a touché juste : j’ai adoré ! 🙂 J’ai donc enchaîné avec le livre qui introduit le trio de sorcières, avant de revenir aux débuts de la plus âgée (et respectée !) d’entre elles, Mémé Ciredutemps, toujours guidée par mon expert ès-Pratchett à domicile 😉

La huitième fille, donc. L’histoire commence bien : un mage, se sentant mourir, doit passer ses pouvoirs et son bourdon au huitième fils d’un huitième fils. C’est comme ça, c’est la tradition. Sauf que notre mage, pressé par la mort qui arrive, transmet ses pouvoirs à peine le bébé mis au monde par les bons soins de Mémé Ciredutemps, sorcière de son état. Sauf que… le bébé s’avère être une fille ! Trop tard, le mal est fait : la voilà qui grandit avec des pouvoirs latents de mage.

Or, dans le Disque-Monde, les mages ont toujours été des hommes. Et les sorcières, des femmes. C’est comme ça, c’est la tradition. Et, on s’en doute, cela va donner beaucoup de désastres à mourir de rire et autres situations aussi cocasses que magiques, avec la petite Eskarina Lefèvre (c’est le nom de notre fille-mage), élevée par une sorcière mais qui veut devenir mage envers et surtout contre tous, et qui maîtrise à peine (voire pas du tout) ses pouvoirs.

Humour au rendez-vous, assorti d’une réflexion mordante sur l’égalité hommes-femmes, voilà un petit cocktail bien détonnant pour ce roman qui se lit avec force éclats de rire. Et si je persiste à préférer Mécomptes de fées, je n’en ai pas moins aimé cette Huitième fille, notamment le passage à la bibliothèque (on ne se refait pas ;)).

D’ailleurs, j’ai bien l’intention de continuer à lire les aventures des sorcières du Disque-Monde ! 😉

Éditions Pocket, 2002, 221 pages.

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2 commentaires sur « Les Annales du Disque-Monde : La huitième fille, Terry Pratchett »

  1. J’adore cette saga, beaucoup de références, d’humour, de détournements d’histoires connues. Ce premier tome, je l’avais trouvé un peu fouillis, comme si l’auteur avait voulu en faire trop tout de suite. Mais dès le second (qui est la suite directe de celui-ci si mes souvenirs sont bons), ce n’est plus le cas. Et depuis je les lis (dans l’ordre) avec toujours autant de plaisir. Cet humour loufoque c’est parfait. (Je ne suis pas trop étonnée que Mécomptes de fées t’ait plu… ) J’ai un petit penchant pour le personnage de la Mort, chacune de ses apparitions sont un délice! Et on a même quelques romans où il apparaît parmi les principaux personnages.

    1. Je n’ai encore fait que croiser Mort pour le moment, et c’est vrai que ses apparitions sont sympas ! 🙂 Mais comme j’ai bien l’intention de lire toute la série, je tomberai bien sur ceux où Mort est personnage principal 🙂 Par contre je fôlatre dans le désordre, au gré de mes envies… et oui, cette saga (enfin pour le peu que j’en ai lu pour le moment) est riche en détournements, références et humour, comme tu le dis ! Je n’en remercie que davantage mon compagnon pour m’avoir donné les clés de cet univers ! 🙂

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