Publié dans Lecture

LCA : les Lecteurs Compulsifs Anonymes

LCAIl y a de ça quelques années, j’ai découvert quelque chose via La Lune Mauve (à l’époque où le site avait un forum), grâce à Nienna qui en avait parlé (merci encore ! :)), j’ai appris qu’il y avait un nom à ce que j’étais (et suis toujours) et que d’autres personnes sont comme moi ! 🙂
À savoir une LCA – Lectrice Compulsive Anonyme. En fait, je devrais plutôt dire LCNA – Lectrice Compulsive Non Anonyme, puisque je n’ai jamais caché mon grand penchant pour la lecture comme pour les livres.

Qu’est-ce qu’un(e) LCA ? (en fait d’anonymes, les membres de ce club revendiquent plutôt leur appartenance au dit club, mais je laisse le terme LCA, plus connu sur Internet). Certaines visiteuses de ce blog sauront de quoi je parle avant même de lire la suite de cet l’article (vous vous reconnaîtrez, les filles ;)). J’ai pioché la liste des caractéristiques des LCA sur le blog d’Allie, qui a créé le logo et déterminé les symptômes comme l’affection.

Un(e) LCA, c’est :

1. Quelqu’un qui ne peut pas s’empêcher de noter TOUS les titres qui lui font envie. Cette manie s’accompagne régulièrement d’une passion pour les listes en tout genre: listes papier, liste informatisées, listes sous logiciel spécial ou sous excel, en vue de ne pas perdre de vue la liste faramineuse de titres qui lui font envie.

2. Quelqu’un qui devrait, par principe, ne plus être admis dans les librairies. Il y vide régulièrement son portefeuille et ne peut s’empêcher d’être attiré par la grande majorité des livres qui s’offrent à lui. Il ressort rarement de la dite librairie les mains vides. Il fait la joie des libraires.

3. Quelqu’un qui parle de son blog, de ses lectures, de ses copains de la blogosphères à tous ses amis. Certains le/la croient toqué(e) et se posent des questions sur son état mental. Le/La LCNA s’en fout.

4. Quelqu’un qui achète et note plus de livres qu’il ne pourra jamais lire dans toute sa vie.

Vous vous reconnaissez là-dedans? Alors bienvenue au club ! 🙂

À noter que par la suite, une liste de conseils visant à soigner cette atteinte est apparue sur le Web. Je vous la propose également, assorties de mes commentaires car, comme chacun sait… un(e) LCA assume totalement sa condition et ne souhaite pas vraiment se soigner ! 🙂

1. Eviter les librairies et les bibliothèques

=> C’est plutôt fichu pour ma part, étant donné que je suis bibliothécaire ^^ ». Pire : comme, à mon travail, beaucoup de livres passent entre mes mains (sans parler des recherches et veilles pour préparer les acquisitions), je note plein de titres qui ont l’air bien intéressants et dont je n’aurai pas forcément eu connaissance autrement.

2. Militer pour la mise au point et le remboursement du patch « anti-achat/emprunt compulsif de livres » – idée d’Arsenik_

=> Voilà qui pourrait être utile, car le banquier d’un(e) LCA est rarement content.

3. Relire tous les matins la phrase pleine de vérité de Lou : « Le lecteur compulsif n’admet pas sur le moment son incapacité à lire tout ce qu’il a choisi… » (voire la broder/ décalquer/ graver sur son portefeuille)

=> Si, si, on pourra lire tout cela ! Un hiver rigoureux, de longues vacances, un embouteillage, la retraite… Autant de temps en plus pour bouquiner. Alors bien sûr que si, on y arrivera ! (comment ça je suis en plein déni ?)
Et en plus, comme on aura pensé à faire des provisions, on sait qu’en cas de force majeure, on a tout un stock de livres à disposition. Plutôt rassurant, non ? (ça, c’est que j’appelle le syndrome de l’écureuil, qui, je pense, doit frapper pas mal de LCA. On ne se sent bien que si l’on sait que l’on a d’autres livres qui attendent d’être lus – donc, en un sens, non, on ne lira pas tout puisque, pour notre bien-être, il nous faut des livres non lus à portée de main ;))

4. Arrêter de croire que sa PAL va diminuer. Il faut parfois faire le deuil d’idées fausses…

=> En effet, elle va augmenter. C’est mathématique : un livre lu = deux livres achetés, cinq empruntés à la bibliothèque et un prêté par un(e) ami(e) ou un(e) membre de la famille.

5. Se faire accompagner avant d’entrer dans une librairie soit par un non-lecteur, soit par une personne que l’on connaît peu afin de ne pas oser se livrer à des débordements nuisibles à notre réputation.

=> J’ai testé. Parfois ça marche, parfois non.

6. Sortir sans moyens de paiement

=> Entre les pré-commandes et autres souscriptions et la possibilité d’acheter directement en ligne sur le site des éditeurs et des libraires, voilà une solution bien inutile !

7. Ne pas avoir de stylo ni de papier lors de sa tournée des blogs livres.

=> Mais le fichier Excel ou Word ouvert pour mettre à jour sa LAL 😉

8. Relire sa LAL régulièrement afin de procéder à un toilettage : des titres notés sous le coup de l’impulsion peuvent ne plus nous faire envie quelques mois plus tard. Or si on traite ce problème au niveau de la LAL, on limitera les dégâts au niveau de la PAL, plus difficile à élaguer. Une fois les livres chez nous, on ose plus difficilement les mettre à la porte

=>  Ça, ça fonctionne ! 🙂 Enfin presque… quand on jongle, comme moi, entre achats personnels et emprunts en bibliothèque, on s’arrange pour emprunter les livres dont on n’est pas sûr qu’ils nous plairont.

Comme vous le voyez, un(e) LCA reste un(e) LCA, c’est une affection incurable mais tellement plaisante ! 🙂

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Glossaire:

  • LAL = Liste des livres A Lire (les livres que l’on aimerait lire)
  • PAL = Pile des livres A Lire (les livres que l’on a déjà sur ses étagères et que l’on n’a pas encore lus)
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5 commentaires sur « LCA : les Lecteurs Compulsifs Anonymes »

  1. Oh les bons souvenirs ^.^
    …ainsi que le côté chronique et incurable de la chose ! Des années plus tard, définition comme moyens de traitement sont encore complètement actuels… Oui il fait admettre que les listes & piles montent, montent, et que mathématiquement tout cela devient de plus en plus irréaliste 🙂

    Pour la révision régulière de la LAL, je le pratique mais même si certaines références (voire certains thèmes entiers) m’accrochent moins maintenant, une espèce de nostalgie et de « sait-on jamais – mood » (et aussi une obsession certaine à répugner à effacer cruellement des ref. que je me suis embêtée à toutes rentrer manuellement – vu que les LAL toutes prêtés sur Babelio m’embarrassent, question classement perso, priorités et mélange avec ma bibli réelle) me poussent à tout garder… :o)

    J’ai cherché récemment des échos & arborescences de ce délire de KCA et j’ai eu un mal fou à en trouver, hormis justement sur le blog d’Allie dont tu as parlé. C’est fou la perte de données, la perte tout court, avec le temps, sur la Toile… Contraste supplémentaire avec nos bons vieux potes en papier qui ont avec les âges la mémoire qui enfle au lieu de s’altérer ❤

    Comme tu sais je commente peu en ce moment mais je suis du mieux possible les arcanes lullabiesques ! Merci pour cette sympathique piqûre de rappel ^.^ … Et pour ce constat terrible : on ne s'en sortira jamais. Et comme tu dis, on n'en a aucune envie 😛

    Sumitsuki / Nienna

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