Publié dans Lecture

Le Vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

Le Vieil Homme et la Mer, Ernest HemingwayMon avis

Pas de quatrième de couverture cette fois-ci, mon édition du Vieil homme et la mer étant celle de Folio Junior Édition Spéciale, où la 4e de couverture est en fait une invite à commencer à l’envers, où se trouvent jeux et quizz autour du récit (ceux de ma génération reconnaîtront tout de suite cette collection ;)).

Avant de lire ce court roman, je n’avais lu qu’un seul ouvrage d’Ernest Hemingway : L’adieu aux armes. Celui-ci ne m’avait guère marquée dans le sens où je n’avais pas aimé sa fin. Et, après avoir refermé Le Vieil homme et la mer, je n’étais pas loin d’en penser la même chose. Que ça ne me marquerait guère

En effet, on suit un vieux pêcheur cubain, pauvre, qui s’en va comme chaque jour pêcher en haute mer. Bredouille depuis des semaines, voilà qu’une ligne prend un marlin ! Mais c’est là un poisson de belle taille et une lutte longue et éprouvante va opposer le vieux pêcheur au formidable poisson.

En terminant ma lecture, je me demandais où était l’intérêt de cette histoire courte. Mais cette oeuvre a pourtant valu à son auteur et le prix Pulitzer et le prix Nobel de la littérature. Il y avait bien une raison pour cela.

Une raison que j’ai fini par découvrir les jours suivants ma lecture. Car cette histoire que je pensais si banale, si peu intéressante, revenait l’air de rien au-devant de mes pensées. Et je me suis surprise à plonger dans les profondeurs de ce récit qui, au final, n’est pas si simple. Car, en creusant un peu, on peut y découvrir de multiples sujets de réflexion.

Le Vieil homme et la mer conte autant le rapport de l’homme et de la Nature – à la fois rapport de force et rapport empli de respect – que les revers du destin, le quotidien de ceux qui travaillent dur pour se nourrir, la vie d’un homme qui ne possède rien de superflu, uniquement de quoi travailler et vivre. Et, surtout, cette description si nette, si simple, de la vie en mer pour un pêcheur seul, de la faune sous-marine, des caprices de la Nature.

Un classique qui n’a pas pris une ride et qui, s’il n’a l’air de rien, possède cependant plus de force qu’il ne paraît au premier abord.

Édition Folio Junior, 1989, 126 pages

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5 commentaires sur « Le Vieil homme et la mer, Ernest Hemingway »

  1. Cette triste histoire m’avait marqué, enfant. Au niveau du message, il y a effectivement, peut-être, une notion d’humilité…

  2. J’ai beaucoup aimé cette novella. Pour moi, c’est le sursaut de vie d’un vieil homme qui se laissait mourir à petit feu.

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