Publié dans Lecture

La Dernière licorne, Peter S. Beagle

La dernière licorne, Peter S. BeagleQuatrième de couverture

La dernière licorne vivait en toute quiétude, au bord du monde dans une forêt de lilas…
 Jusqu’au jour où en espionnant la conversation de deux chasseurs elle se rendit compte qu’elle était peut-être la dernière de sa race. Alors elle se mit en route. Sur les chemins du monde, elle rencontra un papillon occupé à chanter des chansons idiotes, fut enfermée dans une cage par des Tziganes heureux d’en faire une attraction fort lucrative, puis fit la connaissance de Schmendrick, un magicien sympathique et pour le moins incompétent. Ensemble, ils décidèrent d’affronter Haggard, le méchant-roi…

Mon avis

La Dernière licorne. Un titre pareil pourrait laisser présager une histoire pour enfants, une histoire douce pleine de paillettes et de mièvrerie. Le début de l’ouvrage, où l’on découvre la licorne que l’auteur décrit avec force poésie, le fait d’ailleurs craindre. Mais ce serait faire une lourde erreur que de s’arrêter à ces préjugés. Car La Dernière licorne de Peter S. Beagle n’est ni un roman doux, ni un roman rose bonbon pailleté, ni un roman mièvre.

Oui, on y trouvera une certaine tendresse – mais c’est là la marque de fabrique de l’auteur. Oui, la licorne est merveilleusement belle et charme les gens sur son passage – mais pas tous… Mais l’on croisera aussi un magicien raté, des bandits des bois, et un roi aussi maudit que cruel. On trouvera aussi de la nostalgie, du danger, de la magie et du rêve. Mais rien de mièvre. La Dernière licorne est avant tout une histoire à rêver, une histoire à lire pour redevenir ce lecteur innocent et curieux que nous étions, enfant, alors que nous découvrions les récits fantastiques et légendaires. Une histoire empreinte de la nostalgie de ces rêves perdus, aussi, car elle s’adresse aux adultes.

Difficile pour moi de chroniquer ce roman, car ma lecture m’a donné l’impression de me promener dans une ballade médiévale, où se croisent licornes et taureau, magicien vagabond et sorcière avide, papillon chantant et harpie redoutable. Les quelques anachronismes présentes ajoutent du sel à ce récit, déjà porté par une écriture imagée, poétique. Les descriptions de Peter S. Beagle ont ce côté un peu décalé, un peu étrange et brumeux dignes des rêves.

Un joli roman que j’ai déjà lu à plusieurs reprises et que je relis chaque fois avec autant de plaisir. Et qui, vraiment, est plus profond, plus adulte qu’il ne semble être. Même s’il a tout d’un conte.

Éditions Denoël, 1999, 316 pages.

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