RSS

Les Annales du Disque-Monde : Carpe Jugulum, Terry Pratchett

12 Mai

Carpe Jugulum, Terry PratchettQuatrième de couverture

« J’peux pas les vaincre, dit Mémé Ciredutemps. Ils ont l’esprit comme de l’acier. J’ai tout essayé. Toutes les ficelles que j’connais ! Le meilleur a failli m’avoir dans ma chaumière. Ma chaumière, tu t’rends compte ? J’ai jamais rien connu de tel. Ces vampires, ils ont appris des trucs. J’ai trouvé aucune faille chez eux, nulle part. Ils sont plus forts, ils réfléchissent vite… Moi je te l’dis, les affronter par l’esprit, c’est comme cracher contre une tempête.
— Tu vas faire quoi, alors ? demanda Nounou.
— Rien ! J’peux rien faire ! Tu comprends donc pas ce que j’te dis ? Ils connaissent tout en magie, ils sont rapides, ils nous prennent pour du bétail doué d’la parole… J’ai examiné le problème sous toutes les coutures et j’vois pas ce que j’peux faire. J’suis vaincue. D’avance. »

Mon avis

Je continue – et achève – ma lecture du cycle des sorcières avec Carpe Jugulum 🙂

Attendez, je rembobine. La grande oeuvre de Terry Pratchett, Les annales du Disque-Monde, peuvent très bien se lire dans le désordre (c’est un peu ce que j’ai fait, au début). On peut aussi préférer suivre (dans l’ordre) les aventures de nos personnages préférés, l’auteur mettant l’accent sur un ou des personnages précis selon les tomes (j’ai fait comme ça aussi pour les sorcières, après avoir démarré dans le désordre).

Carpe Jugulum est le dernier volume centré sur les sorcières, mais pas le dernier de la saga. C’est aussi un ouvrage qu’il vaut mieux avoir lu après son prédécesseur chronologique (au niveau de l’histoire) : Masquarade. Pourquoi ? Parce qu’un personnage de premier plan a droit à son récit dans Masquarade et qu’une de ses particularités, mise en avant dans Carpe Jugulum, y est explicitée. (Alors qu’en lisant direct Carpe Jugulum, le choc risque d’être un peu rude ^^ »)

Vous avez compris ? Non ? Ce petit tableau devrait vous aider à vous y retrouver dans votre exploration du Disque-Monde 😉 Quant à moi, je remercie une fois de plus mon expert à domicile pour ses conseils avisés et passionnés ❤

Revenons-en donc à Carpe Jugulum ! 🙂

Mémé et Nounou sont revenues à Lancre, accompagnées d’Agnès. Magrat et Vérence, qui célèbrent la naissance de leur fille, invitent tout le royaume au château pour l’événement. Ils invitent même les voisins d’autres royaumes. Y compris les Margopyr. Qui sont des vampires. Et, si vous connaissez un tant soi peu ces créatures, vous savez qu’il ne faut *pas* les inviter chez vous…

Nos trois sorcières vont tenter de chasser les viles créatures aux dents longues mais vont se heurter à un problème : les Margopyr sont des vampires modernes, bien décidés à faire la peau aux clichés. Oubliez l’ail et l’eau bénite, ils en rient. Pire : ils savent contrôler les esprits. Nounou tombe sous leur joug, Mémé, vexée de n’avoir pas été invitée (enfin, c’est ce qu’elle pense) par Magrat et Vérence, est portée disparue, et Agnès débute en sorcellerie…

Que faire pour sauver le royaume de Lancre ?

On l’aura compris, les vampires sont le sujet parodié par l’inénarrable sir Terry Pratchett dans ce volume. On y ajoutera aussi, pêle-mêle et toujours de façon si réjouissante, de la religion, des morts-vivants, un zeste de loups-garous (tout petit, hein, juste parce que les Margopyr viennent d’un pays sombre et peuplé de tout un tas de créatures fantastiques), et, bien sûr, les sorcières.

Comme toujours, Terry Pratchett nous livre une histoire désopilante mais pas que ! Qui dit vampires, dit frissons, et il est vrai qu’à maint moments je me suis demandée comment nos héroïnes allaient bien pouvoir s’en sortir, tant la situation semblait désespérée.

À d’autres moments, j’ai bien ri ! Pratchett n’a pas son pareil pour trouver LA façon de parodier sans trahir son sujet ni le tordre trop. Par ailleurs, chapeau bas au traducteur qui parvient à conserver la drôlerie de certaines répliques, descriptions et autres images chatouilleuses de zygomatiques 🙂

Une excellente lecture, qui mélange avec brio le rire et l’effroi, qui présente des vampyres à la fois pareils et différents de l’imagerie typique, bref, un très bon cru du Disque-Monde !

Seule note de tristesse, c’est là le dernier volume (pour le moment ?) dans la saga de nos sorcières préférées 😦 … Se pose donc la question suivante : quel cycle vais-je entamer à présent ?

La Mort, le Guet, Rincevent ? Ou bien le mini-cycle des anciennes civilisations, qui, je l’avoue, me font les yeux doux ? 😉

L’Atalante, 411 pages, 2004

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre, catégorie Fantasy

challenge_jesuiseclectique

Publicités
 
2 Commentaires

Publié par le 12 mai 2014 dans Lecture

 

Étiquettes : , , , , , , ,

2 réponses à “Les Annales du Disque-Monde : Carpe Jugulum, Terry Pratchett

  1. Aranae

    20 juillet 2014 at 10:51

    La Mort ! Commence la Mort 😀

     
    • Lullaby

      21 juillet 2014 at 5:59

      Ben, déjà j’essaie de diminuer ma PAL donc pour l’instant, je ne suis pas encore revenue au Disque-Monde… mais je note, le cycle de la Mort, donc 😉

       

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :