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Ainsi commence la nuit, Vanessa Terral

29 Juin

ainsi_commence_la_nuit_terralQuatrième de couverture

On les appelle parfois les « habitants de la Nuit ». Ils errent dans ces heures incertaines où l’humain n’est plus très sûr de ce qu’il voit. À la lisière de notre monde et de nos perceptions, leurs pas claquent sur le bitume en écho aux légendes urbaines et aux puissances oubliées.

Mon avis

Ce recueil de Vanessa Terral regroupe des nouvelles parues en fanzines dont les numéros sont épuisés, ainsi qu’un texte et un poème inédits. L’occasion, donc, pour les amateurs de la prose de l’auteur de découvrir ses oeuvres de jeunesse ! 🙂 Ainsi commence la nuit a pour fil rouge la thématique du vampire – même si d’autres créatures nocturnes se sont glissés entre les pages 😉 Et, s’il s’agit effectivement « d’oeuvres de jeunesse », avec quelques tournures maladroites ici et là, la plume talentueuse de Vanessa Terral est déjà là, bien visible, avec son univers bien à elle et ses histoires prenantes, qui mêlent cadre moderne et fantastique puisant aux racines du folklore. Le recueil se lit donc avec grand plaisir. Mais penchons-nous dessus d’un peu plus près…

Mystères :une première nouvelle qui nous emmène au sein d’un asile, où est retenue une étrange malade… première incursion dans le monde de la nuit, une bonne mise en bouche qui s’amuse à brouiller nos repères.

Cet homme dans l’ombre du cyprès… : Mélissa passe des vacances en Grèce avec des amis. Lorsque soudain, dans l’ombre du cyprès, alors que le soleil vient de se coucher, elle aperçoit un homme mystérieux…En lisant ce texte, j’avais au départ une impression de déjà-vu, avec en tête le souvenir d’un texte plus ancien, d’un autre auteur, dont les éléments étaient les mêmes. Mais à mesure que j’ai avancé, j’ai petit à petit oublié cet autre texte qui lui ressemble, car le dénouement de l’histoire n’a clairement rien à voir à ce à quoi je m’attendais ! Une bonne surprise 🙂

La Fontaine des Innocents : une jeune femme aime à lire la nuit, près de la Fontaines des Innocents… un texte frais, pétri de magie urbaine, une pépite de lumière obscure au milieu des ténèbres. À savourer ! L’action a pour cadre un lieu réel, je pense qu’une lecture du texte dans le lieu dit apportera un cachet indéniable à la nouvelle, mais même sans cela, la lecture reste une belle expérience 🙂

Red Cloud : un homme entre dans un bar avec une mission : celle de tuer. Une histoire de tueur à gages. Un tueur un peu spécial, engagé par quelqu’un d’aussi spécial, mais même comme ça, je pensais au début de la nouvelle avoir à faire ce genre d’histoires que l’on voit au cinéma d’action. Comme d’habitude, Vanessa Terral en profite pour mieux nous tromper par la suite ! Red Cloud, c’est plus qu’une banale histoire de tueur à gages en mission, c’est un aperçu de l’univers vampirique de l’auteur, des personnages plus profonds qu’il n’y paraît au premier abord, et, au final, une histoire qui nous emmène complètement ailleurs, éberlués de voir nos préjugés s’envoler en fumée.

Et si un chat… : une chasse étrange qui mêle des créatures de la nuit. Je n’en dis pas plus, si ce n’est pour dire que cette traque, cette chasse tient en haleine et laisse de délicieux frissons. Les amoureux des chats regarderont les matous aux balades nocturnes d’un autre oeil…

Manu Sarmans, chroniques vampiriques est en fait le titre d’un ensemble de cinq nouvelles mettant en scène une même héroïne, Manu Sarmans. Je préfère ne pas évoquer ces différents textes un à un car chacun apporte sa pierre à l’édifice constitué par Manu, montre son évolution. Cette vampire a bien du mal à accepter sa condition et pourtant nous la verrons mûrir et gagner en confiance au fil des nouvelles, jusqu’au dernier texte qui prend des airs d’Indiana Jones ! 🙂 Ce récit final est d’ailleurs mon préféré du recueil, pas seulement à cause du mélange de mystère, d’aventure et de fantastique, mais parce que Manu y apparaît en pleine maîtrise d’elle-même, après des doutes et des épreuves. Un point final aux quatre récits précédents, sans qui ce dernier texte n’aurait pas tant de saveur.

La Morsure froide est un poème qui clôt le recueil et qui laisse un goût de glace, d’obscurité sur la langue.

Au total, toutes ces nouvelles laissent apercevoir différents pan d’un même monde vampirique et nocturne, comme autant de fragments d’une même image qui, une fois tous lus, parcourus, laissent enfin se dévoiler le tableau final. Un recueil placé sous le signe des ténèbres et des créatures qui y vivent, qui dévoile déjà le talent de la plume de Vanessa Terral. Pour ne rien gâcher, les textes comportent des illustrations en noir et blanc.

Un recueil pour tous les amateurs de fantastique, de vampires, ou de la nuit, tout simplement.

TheBookEdition, 2012, 162 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge SFFF au féminin du Dragon Galactique.

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1 commentaire

Publié par le 29 juin 2014 dans Lecture

 

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Une réponse à “Ainsi commence la nuit, Vanessa Terral

  1. Aranae

    20 juillet 2014 at 10:49

    J’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles 🙂

     

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