Publié dans Pêle-mêle

[Le mardi c’est permis !] Firefly et Serenity de Joss Whedon

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Firefly est une série qui n’est pas forcément très connue mais qui rassemble tout de même pas mal de fans à travers le monde. Et comme il s’agit d’une de mes séries cultes, elle a le droit à un billet du mardi 😉

Remettons les choses dans leur contexte. Je dois avouer que je suis une récente Browncoat (nom donné aux fans de l’univers de Firefly). Jusqu’à l’an dernier, je ne la connaissais pas du tout, si ce n’est de nom et qu’elle figure dans la filmographie de Joss Whedon. Oui, je parle bien du papa de Buffy contre les vampires, une autre série dont je suis une très grande fan et cela, vous le savez déjà 🙂 Et donc, un beau jour de printemps 2014, mon homme me recommanda le visionnage de Firefly. Quelques jours plus tard, j’avais englouti l’intégralité de la série et le film qui la conclut, Serenity. Depuis, il m’est arrivé de revisionner des épisodes comme le film et toujours avec le même plaisir. J’avais ajouté là une nouvelle série dans mon petit panthéon personnel 🙂

Mais ça parle de quoi, Firefly, me direz-vous ? Qu’est-ce qu’une série n’ayant connu qu’une seule saison peut bien avoir d’exceptionnel pour qu’elle fédère tant de fans et en acquiert régulièrement de nouveaux ?

Firefly suit le capitaine Malcolm Reynolds, un ancien Indépendantiste ayant guerroyé (et perdu) contre l’Alliance, et son équipage. Ils vivent de contrebande et autres jobs plus ou moins légaux, parcourant les planètes extérieures avec leur vaisseau de transport de classe Firefly, le Serenity. Parfois ils embarquent également des passagers, comme c’est le cas dans l’épisode pilote. Mais les passagers qu’ils prennent en vol cette fois-là vont changer la donne dans leur vie quotidienne déjà bien mouvementée…

Un cocktail gagnant

Ce qui a permis à la série d’avoir été si appréciée et d’être encore adulée aujourd’hui, même plus de dix ans après sa diffusion, c’est avant tout un mélange d’éléments qui fonctionne. Joss Whedon, créateur de la série, avait déjà fait ses preuves avec Buffy contre les vampires en terme de qualité d’écriture, qu’il s’agisse de la construction des personnages, de leur évolution, ou du développement de l’intrigue et de l’univers tout au long des épisodes. Dans le cas de Firefly, il avait conçu son histoire pour qu’elle se déroule sur sept saisons. Sauf qu’il n’a pu en tourner qu’une seule et force est de constater que dès cette première saison, tout le potentiel est là. C’est là, d’ailleurs, que repose tout le déchirement : on voit qu’il reste des choses à montrer, à développer. On a envie d’en voir plus, mais non 😦 La série a été arrêtée en plein envol, la faute à la chaîne de diffusion, la Fox, qui a mis bien des bâtons dans les roues de Whedon et son équipe. D’abord en refusant son pilote, puis en diffusant les épisodes dans le désordre. Forcément, l’audience n’a pas suivi et la série a été annulée. Mais Firefly demeure une série de qualité, ce que confirme le fait que de nouveaux fans s’ajoutent au fil des ans à ceux de la première heure et que fans il y eut en une seule saison est déjà notable !

Un univers original et cohérent

Le space western en un GIF
Le space western en un GIF

Firefly s’inscrit dans le genre du space-western. Le space-western, c’est, comme son nom l’indique, un mélange d’ambiance Far West et de space opera. Et bien que surprenant, le mélange marche bien. Voir les vaisseaux spatiaux côtoyer des troupeaux de vaches finit même par devenir plus plausible à nos yeux qu’un grand déballage de technologies futuristes ! ^^

Ainsi, Whedon imagine qu’en 2517 (époque durant laquelle se déroule l’histoire), l’humanité a migré vers un nouveau système stellaire, la Terre étant surpeuplée et ses ressources épuisées. Des planètes de ce nouveau système stellaire ont été terraformées pour pouvoir les coloniser. Les premières planètes habitées sont devenues les planètes dites centrales. C’est là que siège le gouvernement, appelé l’Alliance, là également que vivent les populations les plus aisées et où la vie y est la plus facile. À noter que dans cette civilisation futuriste, les Etats-Unis et la Chine, grandes puissances de l’époque, ont fusionné, donnant lieu à un mélange savoureux d’usages occidentaux et orientaux. Les planètes extérieures, en revanche, n’ont pas bénéficié d’un tel développement après leur terraformation, qui est resté des plus sommaires d’où des décors arides. Les populations y vivent en marge comme l’étaient celles vivant dans le Far West. L’Alliance décida un beau jour d’étendre son contrôle à l’ensemble des planètes, les planètes extérieures étant jusque là indépendantes. Cela donna lieu à une guerre sanglante, entre partisans de l’Union et Browncoats (les Indépendantistes). Ces derniers perdirent la guerre et les planètes extérieures passèrent sous le contrôle de l’Alliance. En théorie, car dans la pratique, la vie y demeura inchangée pour les habitants et reste toujours aussi rude, marquée par la pauvreté et le manque de moyens.

On le voit, l’univers de Firefly est plausible. De plus, de gros efforts ont été réalisés pour refléter tant la fusion Occident/Orient que l’aspect western de la vie sur les planètes extérieures. Même les plus petits éléments de décor sont choisis dans ce sens et cela devient un jeu de les repérer.

Des dialogues marquants

firefly3Dans Buffy, j’avais déjà remarqué la qualité des répliques. Dans Firefly, on retrouve aussi des répliques qui tuent et un humour bien mené. Les dialogues sont tellement bons que nombreux sont les traits d’humour qui sont restés dans les répliques cultes ! 🙂 De plus, ces répliques collent tout à fait à la personnalité des différents membres de l’équipage. En une ligne de dialogue de chacun, on peut tout de suite en savoir plus sur eux. C’est dire si Whedon est un excellent dialoguiste ! C’est pourquoi je vous recommande vivement de visionner la série en V.O. – d’autant plus que la doubleuse VF de Kaylee donne l’impression que le personnage est plus bête qu’elle n’en a l’air, ce qui est très dommage.

Outre ces répliques d’anthologie, les personnages jurent régulièrement en mandarin (souvenez-vous, ils évoluent dans une époque où les cultures occidentales et orientales ont fusionné), bien qu’il s’agisse d’un mandarin du XXVIe siècle. Quelques mots sont aussi imaginés, pour mieux refléter l’évolution de la langue au fil des siècles. Par exemple, « gorram » ou encore le fameux « shiny ». Et, bien sûr, le tout mêlé à un parler « western » !

Des personnages attachants

Impossible de parler de Firefly sans évoquer ses personnages. Au total, on compte neuf personnages principaux. Et chacun dispose d’une personnalité, d’un passé et de compétences qui lui sont propres. Chacun, également, n’est ni tout noir ni tout blanc, certains plus que d’autres. Ils n’en sont que plus humains, plus crédibles. Encore mieux : l’alchimie se fait totalement entre toutes ces personnes si différentes et les acteurs les incarnent très bien. Je vous les présente ci-dessous, avec pour chacun un dialogue qui reflète leur caractère (comme ça, ça vous donne aussi un petit aperçu des fameuses répliques évoquées plus haut 😉 )

(cliquez sur les images pour les agrandir)

Capt. Malcolm "Mal" Reynolds
Capt. Malcolm « Mal » Reynolds

Malcolm Reynolds : capitaine du Serenity, il a combattu du côté des Browncoats. Il a notamment combattu dans la bataille de Serenity Valley, considérée comme la bataille décisive dans la guerre opposant l’Alliance et les Indépendantistes et où ces derniers ont essuyé de lourdes pertes, d’où le nom qu’il a donné à son vaisseau. N’étant pas un partisan de l’Alliance, il choisit de vivre une vie en marge, avec son propre vaisseau, afin de rester libre. C’est le héros de la série mais il n’a rien du preux chevalier : bien qu’il prenne soin de son équipage – c’est un leader hors-pair – il est capable de tuer de sang-froid. Doté d’un humour cynique, désabusé, Malcolm a très à coeur de conserver son indépendance.

Simon: You had the Alliance on you, criminals and savages… half the people on this ship have been shot or wounded, including yourself, and you’re harboring known fugitives.
Mal: We’re still flying.
Simon: That’s not much.
Mal: It’s enough.

Zoe Washburne
Zoe Washburne

Zoe : second du Serenity, elle a combattu aux côtés de Mal durant la guerre et l’a suivi lorsqu’il a acquis le Serenity. C’est une fine gâchette et, bien qu’elle soit dévouée à son capitaine, elle n’hésite pas à pointer ses erreurs de jugement et discuter de ses plans. Elle est mariée à Wash.

Zoë to Mal: Sir? I think you have a problem with your brain being missing.

Hoban "Wash" Washburne
Hoban « Wash » Washburne

Wash : pilote remarquable, époux de Zoe, son humour allège bien des situations tendues. Il est également quelque peu jaloux du fait que sa femme partage tant avec le capitaine (faits d’armes passés, mais aussi travail sur le terrain) mais l’assume avec humour. La plupart du temps, en tout cas 😉

Mal: Persephone is not home. Too many people we need to avoid. Resupply, look for work, move along. We sniff the air, we don’t kiss the dirt.
Zoë: Wasn’t planning on the dirt-kissing, sir.
Wash: I wouldn’t stand for it anyway, Captain, jealous man like me.

Kaywinnet Lee "Kaylee" Frye
Kaywinnet Lee « Kaylee » Frye

Kaylee : mécanicienne douée, elle peut faire des merveilles sur le moteur du vaisseau. Également dotée d’un optimiste à toute épreuve, Kaylee illumine le Serenity de sa bonne humeur constante.

Jayne: Can you stop her from bein’ so cheerful?
Mal: I don’t believe there is a power in the verse that can stop Kaylee from being cheerful.

Jayne Cobb
Jayne Cobb

Jayne : le gros bras de service. Homme d’action plutôt que d’intellect, c’est un mercenaire qui aime l’argent, les armes et les femmes (dans cet ordre). Il a souvent le mot de trop et les blagues lourdes, mais certains épisodes laissent entendre un caractère un peu plus subtil.

Jayne: I don’t understand why we didn’t leave that son of a bitch in a pool of his own blood.
Mal: We’d be dead. Can’t get paid if your dead.
Jayne: Can’t get paid if you crawl away like a bitty little bug neither. I got a share of this job. Ten percent of nothing is… let me do the math here… nothing into nothing, carry the nothin’…

Inara Serra
Inara Serra

Inara : c’est une Companion (une courtisane de luxe) qui loue l’une des deux navettes du Serenity. Sa présence à bord permet à l’équipage du vaisseau d’avoir accès à des jobs qu’il ne pourrait obtenir autrement, le statut de Companion d’Inara apportant une certaine respectabilité. Digne et assumant son métier qui a nécessité une longue formation, Inara garde toujours la tête haute.

Inara: The Alliance has no quarrel with me. I supported Unification.
Mal: Did ya? Well, I don’t supposed you’re the only whore that did.
Inara: Oh, one further addendum. That’s the last time you get to call me « whore ».
Mal: Absolutely. Never again.

Simon Tam
Simon Tam

Simon : médecin sur une planète centrale, il embarque comme passager dans l’épisode pilote. Il deviendra progressivement un membre de l’équipage du Serenity. Très attaché à sa soeur à laquelle il porte une dévotion sans faille, il est prêt à tout risquer pour la sauver des griffes de ses tourmenteurs.

Simon: I’m sorry, Dad. You know I would never have tried to save River’s life if I had known there was a dinner party at risk.

River Tam
River Tam

River : surdouée, soeur de Simon, on découvre rapidement – dans l’épisode pilote – qu’elle a été l’objet d’expériences gouvernementales qui l’ont laissée profondément perturbée. Néanmoins, le contenu des expériences réalisées sur elle et leurs réelles conséquences ne seront dévoilés que progressivement, tout au long de la série, puis totalement révélés dans le film.

River: They weren’t cows inside. They were waiting to be, but they forgot. Now they see the sky and they remember what they are.
Mal: Is it bad that what she said made perfect sense to me?

Derrial "Shepherd" Book
Derrial « Shepherd » Book

Shepherd : Shepherd n’est pas son nom mais son statut : Book est en effet un homme de foi qui embarque comme passager dans l’épisode pilote. Calme, souvent de bon conseil, il apporte une certaine spiritualité à l’équipage. Cependant, certains épisodes laissent à penser qu’il pourrait être un personnage bien plus complexe.

Inara: So. Would you like to lecture me on the wickedness of my ways?
Book: No, I brought you supper. Although if you’d prefer a lecture, I’ve a few very catchy ones prepped. Sin and hellfire… one has lepers.
Inara: I think I’ll pass.

Et bien sûr, il y a le Serenity ! Le vaisseau, un moyen de transport de classe Firefly (d’où le titre de la série), a été conçu par Whedon de façon à ce qu’il soit réaliste tant dans son architecture que dans sa conception. En effet, le décor a été construit pour que les acteurs puissent interagir avec lui. De plus, le Serenity, c’est la maison de nos personnages. Et à la fin des 14 épisodes de la saison, nous aussi on se sent sur ce vaisseau comme « à la maison ». Et c’est là qu’on se rend compte que ça y est, c’est fichu, on est mordu, et qu’on sanglote désespérément pour une suite.

serenity

Une série plus complexe qu’il n’y paraît

Tous ces éléments ne sont pas les seuls qui ont donné à Firefly son statut de série culte, écrasée en plein envol par une chaîne aveugle à son formidable potentiel. La série aborde, sous l’angle de la science-fiction et de la comédie, des sujets plus complexes qu’on ne le pense au premier abord. Parmi ceux-ci, deux m’ont surtout marquée.

Du féminisme…

Joss Whedon est connu pour être féministe et il le proclame lui-même. La simple existence de Buffy le prouvait déjà : le personnage principal est une jeune fille frêle et blonde qui colle de sacrées raclées aux monstres ! Dans Firefly, on retrouve avec les personnages féminins cet aspect féministe. Zoé en est le plus bel exemple : elle a fait la guerre, elle n’a besoin de personne pour la défendre, et elle est déjà mariée dès le pilote, ce qui signifie que ce n’est pas une histoire sentimentale qui forme son moteur (le fameux « centre d’intérêt amoureux »). Kaylee aussi est un joli pied de nez aux stéréotypes rien que par ses qualifications : c’est une mécano, très douée de surcroît. Et bien qu’elle porte souvent une combinaison pour des raisons pratiques, Kaylee aime aussi les froufrous. Cerise sur le gâteau, elle assume totalement sa sexualité et n’a pas peur d’en parler ouvertement sans que cela choque personne, comme le montrent quelques scènes.

Enfin, Zoe et Wash forment un couple mixte. Personnellement, ça ne m’avait pas sauté aux yeux tellement l’alchimie entre les deux personnages fonctionne, ce n’est que lorsque j’ai lu un article sur la série où l’auteur se réjouissait de ce fait que j’ai réalisé qu’en effet, voir un couple mixte sur le petit écran, et sans que cela soit souligné comme exceptionnel, eh bien c’était assez rare pour être noté.

… à la politique

Ce n’est pas flagrant dans la série – c’est plus exploité dans le film, dont je vous parle plus loin – mais Firefly possède aussi un contenu politique. Ne serait-ce qu’avec la guerre qui a opposé l’Alliance et les Browncoats. Comme je le disais dans la présentation de l’univers de la série, cette guerre sanglante n’a au final rien changé pour les habitants des Borders, les planètes extérieures, qui voulaient conserver leur indépendance et qui n’ont rien gagné avec l’Union. (cliquez sur les images pour les agrandir)

firefly_dialogue1firefly_dialogue2firefly_dialogue3

La série pose donc la question de l’ingérence gouvernementale, mais aussi de son abandon, comme dans l’épisode The Train Job où l’homme de loi local doit se débrouiller seul avec quelques hommes pour retrouver des biens médicaux, sans l’appui d’une garnison fédérale pourtant présente sur les lieux. Il y a aussi les expériences menées sur River, dont nous saurons tout dans le film Serenity.

Il y aurait encore beaucoup à dire, comme sur le fait que pour une fois, toutes les scènes qui se passent dans l’espace sont silencieuses ce qui est appréciable puisqu’il n’y a pas de son dans le vide sidéral. Ou encore la musique, qui renforce le côté western de la série. Mais je préfère vous laisser découvrir par vous-même tout ce que je n’ai pas dévoilé et vous laisse donc avec la musique du générique, qui résume à elle seule l’esprit de Firefly (je vous aurai volontiers présenté le générique en lui-même, mais la Fox, non contente d’avoir annulé la série, s’accroche farouchement à ses droits qu’elle possède encore et fait supprimer toutes les vidéos présentant le générique >_<)

Musique du générique

affiche_Serenity

Lorsque la série fut annulée, laissant en suspense de nombreuses questions, ce fut un véritable crève-coeur tant pour l’équipe que pour les fans que Firefly rassemblait déjà. Mais, trois ans plus tard, Joss Whedon proposa sous forme de long-métrage une sorte de conclusion à l’arc narratif impliquant River Tam, pour notre plus grand bonheur. C’est le film Serenity.

Bien que le réalisateur se soit efforcé de replacer l’intrigue dans son contexte à l’aide d’une introduction sous forme de flash-back, il est clair que le film parle davantage aux personnes qui ont visionné auparavant la série. Ainsi, les personnages ne sont pas présentés – cela aurait nécessité trop de temps, vu leur nombre ! – et deux ont même quitté le vaisseau (mais on les retrouve au cours du film, rassurez-vous !).

Le format cinématographique permet de meilleurs effets spéciaux et le réalisateur ne s’en prive pas. De fait, l’histoire perd un peu son côté western mais honnêtement, c’est un tel plaisir de pouvoir partager encore quelques aventures de plus avec l’équipage du Serenity qu’on ne s’en plaint pas ! 🙂

Je ne m’étendrai pas davantage sur le film, si ce n’est pour rappeler que la thématique politique y est cette fois abordée frontalement. Le voile étant levé concernant ce qu’a vécu River, on peut y ajouter le thème de la bioéthique. Évidemment – et la bande-annonce ne ment pas – on a aussi un film d’action qui s’équilibre bien avec des scènes plus calmes. Les répliques d’anthologie sont, quant à elle, toujours en place.

Bref, Serenity offre une bien belle conclusion à la série, même si on regrette quand même que Firefly n’ait pu offrir tout son potentiel. Ainsi, il reste des zones d’ombre, comme en ce qui concerne Book et Inara (oui, je sais qu’il existe des comics en anglais pour « boucher les trous », mais comme j’ai été échaudée par la saison 8 de Buffy dans ce format, je préfère passer mon chemin et rester sur le visionnage du format TV/ciné. Bien sûr, libre à vous de vous lancer, ce n’est que mon avis !)

Bande-annonce

Et maintenant ?

Si les différents acteurs de la série ont chacun poursuivi leur chemin, tous ont gardé un souvenir vivace de Firefly et sont les premiers à avoir regretté son arrêt. Plusieurs d’entre eux en ont la nostalgie et font régulièrement référence à la série, Nathan Fillion le premier, lui qui a pu bénéficier pour la première fois du rôle d’un personnage principal grâce à Firefly (il y incarne le capitaine Reynolds) et qui joue à présent Richard Castle dans la série du même nom. On peut même y voir l’acteur émailler sa prestation de références à Firefly !

Les fans, eux, se consolent avec les différents produits dérivés parus : comics, jeu de rôle, jeu de société et bientôt jeu en ligne (tous dans la langue de Shakespeare). Si je n’ai pas lu les comics, j’ai eu l’occasion de tester le jeu de société à quelques reprises et je peux vous dire que vous pouvez y aller les yeux fermés ! 🙂 Chaque joueur incarne le capitaine d’un vaisseau et doit recruter un équipage, trouver du boulot et continuer à voler malgré les dangers qui parsèment l’espace (ou les missions). Find a crew, find a job, keep flying, c’est un peu le credo de la série et les joueurs peuvent même varier les plaisirs grâce à différents scénarios et aux extensions. Quant au jeu en ligne, Firefly Online, il verra le jour ce printemps mais on sait d’ores et déjà que le casting de la série sera présent vocalement 🙂

Avec cet intérêt toujours présent pour la série, peut-on espérer qu’un jour Firefly se voit enfin offrir l’occasion de poursuivre son aventure sous le format TV ou cinéma ? Avec la vague des reboots et autres reprises, on peut en toute légitimité se poser le question. Et le fait que Whedon ne souhaite pas poursuivre avec la franchise Avengers n’aide en rien à faire taire cet espoir qu’un jour, peut-être, Firefly bénéficiera d’une suite.

firefly2
FOX, I hate you

En janvier, la Fox – propriétaire des droits sur Firefly – a annoncé son intention de commander des épisodes inédits de X-Files avec l’équipe originelle. Cette annonce a fait grand effet et ravivé bien des espoirs. Mais, hélas, la chaîne semble vouloir garder jalousement la main-mise sur la série, tout en ne faisant rien avec. Comme si l’arrêter une première fois en plein envol n’était pas suffisant.

Alors oui, c’est peut-être un espoir vain que celui d’une saison 2 ou d’un autre film. Mais… no power in the ‘Verse can stop it.

Firefly
Réalisée par Joss Whedon, 2002, 1 saison (14 épisodes)
Serenity
Réalisé par Joss Whedon, scénario de Joss Whedon, 2005, 1h59

Ils en ont parlé

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16 commentaires sur « [Le mardi c’est permis !] Firefly et Serenity de Joss Whedon »

    1. N’hésite pas à y jeter un oeil, 14 épisodes, c’est vite passé ! (trop vite, d’ailleurs, *snif*) Et jJ’assume toute responsabilité si tu deviens toi aussi une mordue ^^
      Si tu regardes, n’hésites pas non plus à faire un retour (même si tu n’aimes pas – les goûts et les couleurs, tout ça) 🙂

  1. L’une des rares séries que j’adore et que j’ai vu jusqu’au bout ! Merci pour cet article qui me replonge dedans. (Et je ne savais même pas pour les produits dérivés) (et merci pour m’avoir fichu le générique dans la tête maintenant…) (et si je me couche tard parce que j’écris une fanfic de Firefly / ou je revoie des épisodes : TU seras la fautive !!!!)
    Bref, tout ça pour dire que moi aussi j’adore cette série !

    1. Ah mais remettre le générique dans vos têtes était voulu ! Y a pas de raison que je sois la seule à chantonner « You can’t take the sky from me » tout au long de la journée lors de mes périodes de revisionnage ^^
      Je suis contente de voir qu’il y a d’autres Browncoats dans le coin, ça fait plaisir ! 🙂

  2. Super article, vraiment complet ! J’ai vu Firefly il y a un certain temps maintenant et cela me rafraichit la mémoire. Surtout les extraits de dialogues !
    Et bravo pour la recherche contextuelle actuelle. En effet, on ne peut qu’espérer que Joss Whedon s’y remette… Mais bon, si Nathan Fillion veut revenir, il va falloir qu’il perde 20kg… 😉

    1. Roh c’est que je vais finir par rougir ^^ Merci beaucoup !
      Oui, si ça devait se refaire (continuons d’espérer !), il lui faudrait une tite remise en forme, à Nathan Fillion, c’est sûr. Mais vu comment il continue de twitter sur le sujet, je pense que ça le motiverait fissa pour perdre du poids ! 😉

  3. Quand je disais que les acteurs sont toujours nostalgiques de Firefly… Alan Tudyk (Wash) et Nathan Fillion (Malcolm) ont lancé il y a peu une campagne de crowdfunding. Pourquoi faire ? Pour lancer une Web Série, Con Man (pour Convention Man, oui, en français, Con Man ça sonne mal) qui a pour sujet deux acteurs, tous deux ayant autrefois joué dans une série SF annulée trop tôt. Mais là où l’un est depuis devenue une vraie star, l’autre doit se contenter d’être un guest-star dans plein de conventions… vous les voyez les gros clins d’oeil, là ? 😉
    ça se passe par ici :https://www.indiegogo.com/projects/con-man/x/643782
    Et si vous descendez en bas de la page, vous verrez que même les vêtements des personnages joués par les 2 acteurs dans cette série de SF fictive rappelle vachement ceux qu’ils portaient dans Firefly ^^

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