Publié dans Lecture

Fairest t. 4 : Des hommes et des souris, Marc Andreyko et Shawn McManus

fairest_4Quatrième de couverture

Cendrillon, l’espionne la plus branchée de Fableville est rappelée en service pour démêler le vrai du faux d’une affaire séculaire remontant au célèbre bal de minuit, dont elle ne se souvient que trop bien. Une menace rôde dans la petite communauté des fables, un danger mi homme-mi rongeur aussi redoutable que déterminé. Cendrillon saura-t-elle affronter les fantômes de son passé et empêcher le funeste dessein réservé à la petite ville ?

Mon avis

Vous connaissez l’histoire de Cendrillon : les demi-soeurs abusives, la belle-mère acariâtre, la marraine fée, la citrouille transformée en carrosse qui redevient citrouille à minuit, la pantoufle de vair, etc (tout du moins dans la version la plus connue, car il en existe de multiples variations, surtout si l’on remonte le fil du conte, sa version originelle étant bien différente de celle répandue de nos jours !). De fait, ce quatrième tome de Fairest part sur la base de ce conte en imaginant ce qui se serait produit si l’une des souris transformées en cocher avait refusé de redevenir souris à minuit.

Avant toute chose, sachez qu’il est utile (à mon sens) d’avoir lu auparavant Cendrillon : Bons baisers de Fableville – en effet, un personnage commun y apparaît et sa situation dans Des hommes et des souris est la conséquence de ce qui s’est déroulé dans Cendrillon.

Cendrillon, parlons-en justement ! Notre espionne préférée est toujours aussi charmante et prompte à l’action – une vraie James Bond au féminin ! 🙂 L’intrigue est plutôt sympathique, dans la même veine que Bons baisers de Fableville (je trouve d’ailleurs que ce volume de Fairest aurait pu s’insérer sans peine dans le spin-off dédié à Cendrillon mais bon…). À noter que ce volume est aussi bien inséré dans l’histoire racontée dans Fables (il vaut donc mieux être à jour dans la série-mère !) puisque un petit mystère y trouve enfin son dévoilement.

On retrouve une pointe de mythologie indienne avec le personnage de Rama – qui apparaît hélas bien trop furtivement – mais l’ensemble du récit est véritablement centré sur l’histoire (enfin, le conte) de Cendrillon. Il n’y a quasiment aucun temps mort, l’action est au rendez-vous à chaque case ou presque et le tout est pimenté par une dose d’humour et un lot de charme – un cocktail idéal pour une lecture détente !

Le dessin, vif et coloré, suit cette dynamique – même si les traits de certains personnages se ressemblent un peu trop et donnent lieu, pour le lecteur, à quelques confusions.

Une chose est sûre : ce quatrième volume de Fairest, s’il ne comporte pas la même richesse que ces prédécesseurs (que ce soit en terme d’émotions ou d’exploration du vaste monde des contes de fées) n’en pose pas moins sa propre version du conte. Une version enlevée, drôle et pimentée, mais une nouvelle version de Cendrillon tout de même. Les fans du personnage seront ravis ! 🙂

Éditions Urban Comics, 133 pages, 2015

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