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[Le mardi c’est permis !] Galaxy Trucker

06 Sep

galaxy-truckerPrésentation de l’éditeur

Vous avez une tête de pigeon! euh de pilote ? ça tombe bien, Corp. Inc. a besoin de vous !

On ne le sait pas assez mais la conquête spatiale passe par de bonnes canalisations d’égout. Or leur transport est risqué et hors de prix. Chez Corp. Inc., on a eu une idée géniale : plutôt que de transporter les matériaux avec un vaisseau, pourquoi ne pas les utiliser! pour construire le vaisseau lui-même ? Il ne manque qu’un pigeon! euh, un pilote pour livrer le tout à bon port.

C’est là que vous entrez en scène. Signez là, juste là, et vous pourrez vous bichonner un vaisseau préfabriqué à partir de canalisations d’égouts. Et hop ! direction la Périphérie de la galaxie. Pourrez-vous construire un vaisseau suffisamment résistant pour traverser un essaim de météorites ? Vous défendre contre les pirates ? Ou arriver le premier ? Bien sûr que vous le pouvez ! Devenez un camionneur galactique, un vrai, et profitez du voyage !

Mon avis

Inutile d’en préciser davantage que l’éditeur, son résumé vous donnera déjà le ton de ce jeu qui vous garantira de trépidantes aventures spatiales – que vous soyez fauchés ou non, vous aussi, vous pourrez voguer dans l’espace ! 🙂 Mais attention, la galaxie regorge de dangers… et puis, en échange de vos services, Corp. Inc. entend bien que vous arriviez avant vos concurrents, et si possible avec un vaisseau en bon état !

Galaxy Trucker est un jeu à la thématique space opera mais aussi puzzle. En effet, au début de la partie, votre vaisseau est en pièces détachées – puisque votre mission est de convoyer les dites pièces détachées à bon port. Mais vous n’êtes pas le seul sur les rangs ! Ainsi, chaque tour (il y en a trois) débute par une phase d’assemblage du vaisseau. Les pièces sont mélangées, face cachée, et mises en tas au centre de la table. Au top départ, les joueurs se servent et assemblent leur vaisseau – avec une seule main et les tuiles devant être dévoilée au-dessus de votre plateau personnel, sinon c’est trop facile :p . Bien évidemment, arrivera toujours ce moment où les tuiles dont vous avez désespérément besoin auront d’ores et déjà été récupérées par l’un de vos voisins.

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Photographie personnelle

En plus de veiller à être rapide pour ne pas être doublé par un concurrent sur une tuile, il vous faudra faire attention à ce que votre vaisseau soit correctement assemblé – il y a trois types de connectiques et il faudra bien évidemment que les pièces soient accolées à des connectiques qui leur correspondent. Ajoutez à ça le fait qu’il vous faudra aussi penser en terme d’efficacité : laser, bouclier, cabine de pilotage, espace de stockage, réacteurs, toutes ces tuiles vous seront utiles mais votre espace est limité. Il faudra équilibrer le tout… quand les autres vous en laissent le choix !

S’en suit une phase de voyage à travers la galaxie. On retourne des cartes, le paquet ayant préalablement été préparé (durant la phase d’assemblage, vous pouvez jeter un oeil aux premières cartes histoire d’avoir un aperçu des pépins folles aventures qui vous attendent… et vous aider à décider si, oui ou non, un 4e laser est bien nécessaire !). Ces cartes vous indiqueront si vous croisez le chemin d’une sympathique planète où vous pourrez faire des courses, ou d’un essaim de météorites qui criblera votre vaisseau de trous (ou non, là c’est les dés et la solidité de votre esquif qui décideront des dégâts !). Les espaces intersidéraux sont l’occasion de mettre la gomme pour être en tête de la course (c’est là que le nombre de réacteurs s’avère utile), les épidémies pourront faire des ravages parmi votre équipage si vous avez eu le malheur d’accoler vos cabines de pilotage, les pirates vous pourchasseront, ou pire encore, bref, vous atteindrez la ligne d’arrivée épuisé après toutes ces péripéties !

Ensuite, on compte les points ou plutôt devrais-je dire les crédits. L’entreprise vous récompense si votre vaisseau arrive intact, mais aussi selon votre position sur la ligne d’arrivée et elle vous rachète les cargos éventuels que vous auriez récupérés. Ensuite, c’est parti pour un autre tour. À chaque tour, la taille du vaisseau grandit. Il devient dont plus difficile de construire des vaisseaux à la fois beaux et efficaces ! À la fin du troisième tour, on décompte tous les crédits cumulés et celui qui en a le plus remporte la partie.

Précisons que, naturellement, tout vaisseau sans pilote perd la course, idem si vous perdez tous vos réacteurs, en cas de nouvel espace intersidéral, vous dériverez pour toujours et serez donc exclu de la course… Eh oui, Corp. Inc. n’a jamais dit que voyager dans l’espace serait une croisière de plaisance !

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Starlord, pilote aguerri (Photographie personnelle)

Galaxy Trucker est donc un très chouette jeu, amusant jusque dans son livret de règles. S’il peut être un peu long à être appréhendé – du fait de son côté puzzle et rapidité – son mécanisme offre justement de beaux instants ludiques. La phase de voyage spatial est toujours riche en émotions (et en amusement… enfin, tout dépend des situations et du joueur qui en fait les frais ^^ »). Il existe des extensions, histoire de varier les plaisirs, mais le mécanisme de base reste le même. À noter, de jolis clins d’oeil au monde de la SF, comme ce plateau où l’on peut choisir la forme classique de vaisseau ou son alternative, l’Enterprise ! 😉

Alors, prêt à jouer les camionneurs de l’espace ?

Un jeu de Vlaada Chvatil, éditions Iello, pour 2 à 4 joueurs, 2011

Pour en savoir plus

Cet article s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Episode VII du blog RSF Blog.

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3 Commentaires

Publié par le 6 septembre 2016 dans Pêle-mêle

 

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3 réponses à “[Le mardi c’est permis !] Galaxy Trucker

  1. Colcoriane

    9 septembre 2016 at 9:20

    J’ai eu l’occasion de tester ce jeu il y a un ou deux ans… C’était très amusant ! (mon vaisseau a volé en éclats 😥 ^^)

     
    • Lullaby

      11 septembre 2016 at 7:58

      Arf… un essaim de météorites ? ça arrive, hélas. Une fois, on a eu un joueur qui est parvenu au bout de la course avec une seule tuile restante (la cabine de pilotage) et un pilote qu’on a appelé Chuck Norris ^^ (après coup, on s’est aussi aperçu que le joueur en question avait oublié de passer au vaisseau de la taille manche n°2, ce qui n’a pas aidé ^^ »)

       
      • Colcoriane

        11 septembre 2016 at 8:42

        Je ne sais plus, y avait eu des attaques de pirates aussi je crois… En tout cas, on avait bien ri !

         

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