[Le mardi c’est permis !] Aviary Attorney


Vous connaissez mon amour pour le jeu vidéo point n click. J’explore régulièrement les jeux vidéos de ce type, à la recherche de quelque pépite à me mettre sous la dent. Aviary Attorney m’a tout de suite attirée par ses graphismes, avec ces gravures d’animaux anthropomorphisés.

Contrairement aux jeux d’aventure auxquels je suis habituée, Aviary Attorney ne vous demandera pas de fouiller attentivement chaque décor à la recherche d’objets et d’indices pour poursuivre votre aventure. Dans ce jeu, vous incarnez Jayjay Falcon, un avocat de la défense qui exerce dans le Paris de 1848. Chaque affaire vous entraîne sur les lieux du crime – où là, il vous faudra chercher des indices – puis, à interroger différentes personnes dans différents lieux, accompagné de votre fidèle (quoique pas toujours très malin) employé Sparrowson. Mais vous avez un temps limité pour ce faire avant le procès… Au cours duquel vous devrez faire de votre mieux pour défendre votre client.

Au départ simple jeu d’enquête sans prise de tête, à mesure que les affaires se succèdent, Jayjay Falcon va se retrouver bien malgré lui entraîné dans les remous de l’Histoire et l’histoire du jeu se colorer d’une teinte plus noire de drame. Nous sommes en effet à l’aube d’une révolution, celle qui donnera naissance à la Seconde République.

Plutôt court (j’ai bouclé le jeu en un peu plus de 3h), Aviary Attorney propose plusieurs fins alternatives selon les choix que vous aurez fait au cours du jeu. Je n’ai pas exploré toutes les fins, préférant rester sur celle que j’ai débloqué, qui me semblait conforme à la morale que je voulais donner à Jayjay mais libre à vous de vous amuser à voir ce que donneraient des décisions moins scrupuleuses ! ^^

L’ambiance du jeu est très XIXe siècle d’une part par son contexte – le Paris de 1848 – mais aussi et surtout par ses graphimes. Comme je le disais au début de cet article, c’est ce qui m’a attirée en premier lieu vers ce jeu ! Les illustrations sont en effet inspirées directement de celles de Jean-Jacques Grandville, un illustrateur du XIXe siècle dont l’oeuvre comporte majoritairement des animaux anthropomorphisés. Autre source d’inspiration d’époque, musicale cette fois, les compositions de Camille Saint-Saëns forment la bande-son du jeu. L’ensemble donne un effet suranné délicieux au jeu, qu’une touche d’humour rend définitivement agréable à jouer malgré sa durée de vie courte et son apparente simplicité d’intrigue.

Le jeu n’existe hélas qu’en anglais, mais les auteurs se sont amusés à glisser des mots et insultes en français pour jouer avec, pour le plus grand bonheur des francophones qui pourront ainsi en goûter tout le sel ! ^^

En résumé, j’ai passé un bon moment avec ce petit jeu, agréable autant à l’oeil à qu’oreille, dont l’histoire, avec ces enquêtes et cette dramatisation progressive, n’est pas prise de tête pour un sou (même si elle nécessite quand même un minimum de réflexion !). L’idéal quand on n’a pas forcément beaucoup de temps devant soi mais qu’on veut aller se perdre un peu dans un jeu d’aventure.

Bande-annonce

Ce jeu s’inscrit dans le challenge XIXe organisé par Alphonsine (validation du sous-menu La Commune n’est pas morte du menu Le Siècle des révolutions).

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