Mécanique en apesanteur, Bénédicte Coudière

Quatrième de couverture

Cassandre est sans conteste la meilleure mécanicienne de sa génération. Il faut dire qu’elle dispose d’un atout non négligeable : elle peut dialoguer avec les machines qu’elle répare.

Appelée en urgence sur la station spatiale internationale suite à de multiples et étranges avaries, Cassandre y retrouve la capacité à se mouvoir librement grâce à l’apesanteur. Mais surtout, elle va faire la connaissance de l’être le plus passionnant et étrange qu’elle n’ait jamais rencontré.

Mon avis

Futur proche. Les progrès technologiques ont permit à la Station Spatiale Internationale de s’agrandir et de disposer d’un module habité bénéficiant de la gravité artificielle. Sur Terre, Cassandre est une mécanicienne douée pour dialoguer avec les machines. Clouée dans un fauteuil roulant, elle est pourtant envoyée sur l’ISS pour y déterminer l’origine de mystérieuses avaries. Cassandre goûte alors la liberté offerte par l’apesanteur, tout en découvrant quelque chose à laquelle elle ne s’attendait pas !

Courte novella, Mécanique en apesanteur n’est pas là pour pour nous proposer de suspense ni un mystère qui s’étire. Le texte vaut davantage pour sa mise en avant d’un personnage atypique, de par sa façon de penser, capable de dialoguer avec les intelligences artificielles que d’autres humains considèrent comme de simples machines ayant besoin de simples besoins mécaniques.

L’autre qualité de la novella, c’est de nous proposer une histoire toute en douceur, toute en humanité. Cassandre est un personnage attachant, et c’est un plaisir de la voir savourer son séjour dans l’ISS ainsi que sa quête de réponses pour trouver l’origine des avaries subies par l’équipage.

Court, mais riche en réflexion, la novella pose également la question de la place laissée aux personnes invalides – ici, dans la conquête spatiale, mais on peut également songer à notre espace bien terrien, qui n’est pas toujours adapté à toutes et tous. Également, la question du rapport aux intelligences artificielles. L’intrigue se situant dans un futur proche, il ne s’agit pas d’androïdes comme ceux rencontrés dans d’autres oeuvres de science-fiction, mais la réflexion reste pertinente : où s’arrête la machine pure et où commence l’être intelligent et autonome, la conscience individuelle ?

Mécanique en apesanteur est donc une jolie novella, sensible et qui prête à réflexion. Une lecture parfaite si l’on cherche une lecture courte, mais dont les qualités n’ont rien à envier à celles d’un gros roman, bien au contraire !

Éditions Armada, 36 pages, 2021

Cette lecture s’inscrit dans le cadre du challenge Summer Star Wars organisé par RSF Blog, via la « dérogation Pesquet ».

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