[Le mardi c’est permis !] Heroes of Might and Magic III

En janvier 2020, lors d’une précédente édition du challenge Madeleine de Proust de Lune, je vous parlais d’un jeu vidéo qui avait marqué mon enfance et auquel je jouais encore de temps à autre, même aujourd’hui : King’s Quest VII !

En 2021, j’ai été prise à nouveau d’un accès de nostalgie vidéoludique, et j’ai replongé cette fois dans Heroes of Might and Magic III ! (de son petit nom HoMM III). Ce jeu est sorti en 1999. À l’époque, j’avais 16 ans, j’étais donc au lycée et si Internet commençait tout doucement à entrer dans les foyers, il restait peu présent et soumis à forfait (ah, le doux souvenir de cette époque où on devait garder un oeil sur l’heure tout en surfant, pour ne pas dépasser !).

HoMM III est un jeu de stratégie au tour par tour – il est possible d’y jouer seul ou à plusieurs. Dans ce dernier cas, cela signifie à plusieurs sur le même PC (rappelez-vous qu’Internet n’était pas très répandu, alors). Je me souviens de nombreuses parties, soit en solo, soit avec la fratrie, soit avec les copines, rassemblé(e)s autour de l’unique ordinateur familial, à papoter en attendant notre tour de jouer. C’était chouette ! 🙂

Concrètement, on a le choix entre des campagnes ou des scénarios, eux-mêmes peuvent être choisis selon le niveau de difficulté, la taille de la carte, etc. Bref, on sélectionne ce qui nous convient le mieux, en fonction de notre temps disponible ou de nos envies.

La carte, des ressources et des points à visiter. Les créatures visibles sont à affronter – mais si votre personnage est assez fort ou dispose de compétences adéquates, elles fuiront ou rejoindront votre armée.

Comment se joue HoMM III ? C’est très simple. On contrôle une ville (appelée faction) et un héros. Au fil de la partie, on doit améliorer notre ville en construisant, à raison d’un bâtiment par tour et selon nos ressources disponibles. Ces bâtiments permettent de recruter des créatures, d’enseigner des sorts à notre héros (ou héroïne), de consolider les défenses, de générer de l’or, de recruter d’autres héros/héroïnes, etc.

Le héros ou l’héroïne est un personnage que l’on va envoyer se promener sur la carte. Comme dans le jeu de rôle, iel démarre avec des points de caractéristiques bas qui s’amélioreront au fil de ses expériences – combat, apprentissage, etc. Le héros/l’héroïne est aussi le moyen de récolter des ressources éparpillées sur la carte, prendre le contrôle de mines, et, bien entendu, d’aller attaquer ses voisins (quand ce ne sont pas nos alliés) !

Le système de combat est relativement simple également. Chaque armée se fait face, les créatures (rassemblées par types) s’affrontent les unes après les autres, et on peut utiliser les sorts appris, selon notre réserve de points de magie (qui n’est pas infinie). Il s’agit donc de bien doser les efforts, de connaître les points forts et points faibles de nos créatures pour optimiser notre attaque comme notre défense.

Voilà brièvement pour le système de jeu. Alors, pourquoi j’adorais ce jeu adolescente, et pourquoi j’y replonge encore de temps en temps ?

La faction Conflux, disponible dans l’extension Armageddon’s Blade, avec tous ses bâtiments construits. En revanche, les créatures visibles ne sont pas celles qu’elle produit.

Parce que l’univers, d’abord. J’étais déjà une geekette, à cette époque, même si je ne l’assumais pas encore – je vous rappelle qu’Internet n’était guère répandu et j’habitais un petit patelin. Autant dire que je me sentais un peu seule, au niveau de mes goûts qui me portaient vers la fantasy. Et HoMM III, c’était du bonheur en barre pour moi à ce niveau-là ! Il existe en effet dans la version de base huit factions (les fameuses villes) qui proposent chacune sept types de créatures différentes, liées à l’ambiance de la dite-faction.

On retrouve ainsi dans la faction Rempart des elfes archers, des chevaux ailés, des licornes, des arbres qui n’auraient pas reniés leur parentèle avec les Ents, etc. Plus obscur, chez la Nécropole, on lorgne plutôt vers les vampires, chevaliers noirs et autres dragons squelettes (mais le truc pratique, quand on contrôle un héros nécromancien, c’est qu’on peut récupérer une part des troupes tombées au combat sous la forme de squelettes 😉 ). Ou encore, le Donjon, avec ses harpies, ses Méduses et ses manticores qui ravissaient la fan de mythologie que j’étais (et suis toujours) ! Bref, j’étais chaque fois ravie de découvrir, au fur et à mesure des améliorations apportées à ma faction, les différentes créatures proposées.

En plus de cela, les graphismes étaient plutôt jolis – ils ont d’ailleurs bien vieilli – et la musique sympa. Les fiches des personnages, l’inventaire, les objets magiques qu’on récolte, ça avait un avant-goût du jeu de rôles (que je ne pratiquais pas encore à l’époque), et j’aimais bien progresser au fur et à mesure de la partie. Bon, c’était moins drôle quand mon héros/héroïne ou ma ville était laminé par un ennemi, mais il était toujours possible d’enregistrer avant une bataille. Ou de lancer une nouvelle partie, tout bêtement ! ^^

HoMM III avait été un gros succès à l’époque et, si j’en crois la page Wikipédia fort fournie qui lui est consacrée, je gage que je ne suis pas la seule à avoir adoré jouer à ce jeu ! 🙂

Il est disponible à prix doux sur GOG, avec ses deux extensions, si vous souhaitez replonger (ou découvrir).

Je vous laisse avec la bande-son :

Cet article s’inscrit dans le challenge Madeleine de Proust organisé par Lune.

4 commentaires sur « [Le mardi c’est permis !] Heroes of Might and Magic III »

  1. Ahhhhhh, ce jeu fait encore parti des mes préférés ! le cheat code « nwcavertingoureyes » me reste encore en tête plus de 20 ans aprés ! Non pas que j’adore les archanges, je serais plutôt monstres en tous genres, mais c’était les plus forts. ^^

  2. J’y jouai avec mon papa à la sortie de la version HD en 2015! Que de souvenirs, je me souvenais que mon papa rallait parce que je mettais trop de temps a finir mes tours!

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