La mille et unième nuit, Etienne Le Roux et Vincent Froissard

Quatrième de couverture

Venez ! Approchez-vous ! Prenez le temps de vous asseoir confortablement. Maintenant, regardez vers l’Orient. Entre le désert et les montagnes se dissimule la cité de Rum.

Mon avis

La collection Métamorphose des éditions Soleil propose des bandes dessinées aux dessins magnifiques et aux récits enchanteurs, quoique parfois bien sombres ou torturés. L’une d’entre elles avait attiré mon attention à sa sortie : La mille et unième nuit. Pour la passionnée de contes que je suis, ce titre sonnait tout de suite comme une invite !

Un pélerin s’égare en la ville de Rum, où règne le sultan Shahriar, qui chaque nuit ne se lasse pas d’écouter les contes merveilleux de son épouse, Shéhérazade. Mais cela fait déjà de nombreuses nuits, et sa soeur Dinarzade s’inquiète qu’elle n’épuise ses histoires. Partant en quête de nouvelles histoires, Dinarzade tombe sur le pélerin égaré et le surprend en pleine conversation avec sa mule ! Il lui conte alors son histoire, tandis que le sultan, parti à la chasse, s’égare au royaume des lions…

Nous voilà donc avec un conte inédit des Mille et une nuits, comme le titre l’indique. Commençons par étudier l’objet livre : la couverture comme le dos sont agrémentés de superbes dorures ; des motifs moyen-orientaux viennent sublimer l’illustration principale. À l’intérieur, le dessin, splendide, nous transporte à merveille en ces contrées désertiques, peuplées de djinns et de lions, où l’on voyage à bord de tapis volants et où les tempêtes sont une proie rêvée pour le grand roi Salomon. Le style de dessins me rappelait celui de Edmund Dulac, illustrateur anglais qui a notamment illustré des contes, dont ceux des Mille et une nuits.

Penchons-nous à présent sur le récit. L’histoire est digne des mille et une nuit ! Il s’y mêle amour et cruauté, ruse et mésaventure. Plusieurs récits s’entremêlent : celui du pélerin, celui de Shéhérazade et de sa soeur Dinarzade, celui du sultan. Passé et présent se mélangent, lorsque les personnages content leurs mésaventures, avant qu’au final, chaque histoire ne trouve sa résolution. Comme dans les contes originaux, cette bande dessinée n’est pas à mettre entre toutes les mains : le cruel sultan était prêt à tuer sa femme si elle ne l’avait pas diverti tout ce temps avec ses histoires ; un épisode ne sera jamais explicité quant à sa nature (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler) ; en résumé, vous ne trouverez pas là d’exemples de relations saines, qu’elles soient amoureuses ou simplement humaines !

En revanche, toute l’ambiance aussi magique que sombre des contes est là, avec ses djinns, ses animaux parlants, ses objets magiques, ses personnages humains aux prises avec des êtres qui ne le sont pas. Enchantement et effroi bien dosés offrent un conte digne de ceux des temps anciens, sublimé par l’illustration.

Une bande dessinée qui tient toutes les promesses faites par sa belle couverture comme son titre !

Éditions Soleil, collection Métamorphose, 2017, 82 pages

3 commentaires sur « La mille et unième nuit, Etienne Le Roux et Vincent Froissard »

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