Les chants de Nüying, Émilie Querbalec

Quatrième de couverture

La planète Nüying, située à vingt-quatre années-lumière du Système solaire, partage de nombreux traits avec la Terre d’il y a trois milliards d’années. On y trouve de l’eau à l’état liquide. Son activité volcanique est importante. Ses fonds marins sont parcourus de failles et comportent quantités de sources hydrothermales. Elle possède une magnétosphère et une atmosphère dense, protectrice. Tout cela en fait une bonne candidate pour héberger la vie. La sonde Mariner a transmis des enregistrements sonores de Nüying : des chants qui évoquent par analogie ceux des baleines. Quand elle était enfant, Brume a entendu cet appel. Désormais adulte, spécialisée dans le domaine de la bioacoustique marine, elle s’apprête à participer à la plus grande aventure dans laquelle se soit jamais lancée l’Humanité : rejoindre Nüying au terme d’un voyage spatial de vingt-sept années. Que va-t-elle découvrir là-bas ? Une civilisation extraterrestre ou une remise en cause totale de ses certitudes ?

Mon avis

Ayant beaucoup aimé Quitter les monts d’Automne, j’étais impatiente de lire le nouveau roman de Émilie Querbalec ! Comme son roman précédent, la couverture est signé Manchu et donne envie de plonger aussitôt à la découverte de cette mystérieuse planète.

La 4e de couverture présente l’ouvrage comme un récit de premier contact, centré autour du personnage de Brume. En fait, le récit va surtout s’attarder sur les préparatifs puis le voyage vers Nüying. Par ailleurs, il s’agit d’un roman choral. Cette histoire est bien plus riche que ce que le résumé pourrait laisser croire !

Je n’ose imaginer la montagne de documentation qu’a du parcourir Emilie Querbalec pour nous offrir ce roman. Elle y aborde en effet de façon à la fois accessible et précise toutes les contraintes techniques d’un voyage spatial au long cours, celles, éthiques, d’un possible premier contact avec une entité intelligente extraterrestre, mais aussi les effets sur la société et l’humain de la colonisation comme du voyage spatial, etc.

Avant même d’aborder la question d’un premier contact, Les chants de Nüying aborde des thématiques très humaines : les conséquences d’un tel voyage, celles du développement de la réalité virtuelle, la spiritualité qui peut être autant une aide dans une situation désespérée que devenir l’instrument de la folie, celles causées par le financement et l’ingérance d’un individu de pouvoir dans une expédition si importante pour la science comme l’humanité (le nom d’Elon Musk traverse l’esprit lorsqu’on croise Jonathan, financeur du projet et, bien évidemment, maître à bord), etc.

En dépit de la richesse et de la profondeur des thématiques, l’histoire est fluide, les sujets techniques sont abordés avec clarté, et le passage d’un point de vue à l’autre se fait de façon tellement naturelle qu’on glisse d’un chapitre à l’autre avec aisance. Et, surtout, l’envie de savoir ce qu’il va advenir ! J’avais du mal à lâcher le livre, impatiente de connaître la suite.

Situé dans une chronologie différente de la nôtre, le roman n’oublie pas d’être au plus près de ses personnages. Si j’ai été déçue que la partie exploration soit concentrée sur si peu de pages – j’aurais aimé en savoir plus sur cette planète et son écosystème – j’ai été passionnée et tenue en haleine par tout le long voyage spatial, attachée à Brume, Dana, William.

Au final, Les chants de Nüying est un roman impressionnant par la maîtrise tant de ses sujets, de son intrigue, de ses personnages que de la plume. Prêts pour un voyage de 24 années-lumières ?

Lecture réalisée dans le cadre d’un service presse, merci aux éditions Albin Michel Imaginaire pour leur confiance.

Cette lecture s’inscrit dans les challenges Pumpkin Autumn Challenge, catégorie You cannot eat the money du Menu Automne rayonnant et Cocorico Challenge catégorie Marie Curie.

Retrouvez aussi les avis du Chien critique, Au pays des cave-trolls, L’épaule d’Orion, Le nocher des livres et Les lectures du Maki.

Éditions Albin Michel Imaginaire, 2022, 467 pages

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8 commentaires sur « Les chants de Nüying, Émilie Querbalec »

  1. J’ai eu la chance de le recevoir en cadeau en gagnant un concours instagram ! Je l’ai reçu il y a quelques jours, il sera très vite lu parce que je n’en lis quasiment que de bons retours, parce que j’avais bien aimé Quitter les monts d’automne et aussi parce que je voudrais le lire avant le vote des 25 pour le plib, qui va arriver assez vite (courant novembre).
    J’ai hâte !

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