Point Plume – Octobre

Photo CC0 by Clark Young via Unsplash

Octobre s’est terminé avec la célébration d’Halloween et nous voici en novembre (oui, mon bilan arrive avec une semaine de retard ^^ »). Novembre, pour les scribouilleurs, c’est le mois du NaNoWriMo. Cette année, je n’y participe pas, ne voulant pas m’infliger la pression des 50 000 mots à écrire en un mois alors que je retrouve tout juste le plaisir d’écrire. Sans compter que, devant composer avec des soucis de santé, j’ai davantage besoin de suivre mon rythme pour pouvoir me chouchouter que de faire le marathon d’écriture que représente le NaNo.

Malgré tout, je vais suivre le hashtag #Nanoandchill instauré par Betty Piccioli pour partager mes petites avancées au cours du mois de novembre. Pour éviter toute forme de pression, je ne remplis pas ma page du NaNoWriMo. Je reste fidèle à ma ligne de conduite, instaurée le mois dernier, qui est : m’écouter (voir mon Point Plume de septembre)

Mais cette ligne de conduite, qu’a-t-elle donné en octobre ? Il est temps de faire le bilan mensuel !

Écriture

Ce mois-ci, et sous les bons conseils de Cécile Duquenne qui me coache, j’ai tenu un journal d’écriture.  En parlant de ça, je vous ferai probablement un billet à l’issue de ce coaching littéraire qui m’aide bien, en cette période où j’ai rencontré de gros blocages au niveau de l’écriture. Cécile vient aussi d’ouvrir une école d’écriture en ligne, en plus de ses activités de coach littéraire et d’autrice, si cela vous intéresse, c’est par ici : https://cecileduquenne.podia.com.

Outre que ce journal me facilite le travail pour réaliser mon bilan mensuel, il s’avère diablement efficace contre ma petite voix négative qui me susurre régulièrement que je « ne fais rien du tout » côté écriture. Eh bien, un regard sur les pages noircies de mon carnet lui rabat net son caquet !

Moi face à la voix négative : allégorie.

En octobre, donc, mes projets d’écriture ont certes avancé à petits pas, mais ils ont avancé. Surtout – et c’était le plus important pour moi suite aux grosses difficultés rencontrées les mois précédents – j’ai a-do-ré écrire. À mon rythme – si mon corps réclamait plusieurs jours de pause hors écriture, je les lui octroyait sans culpabiliser (là aussi, c’est nouveau et ma foi, qu’est-ce que c’est plus efficace de faire une réelle pause que de ronger son frein en arrière-plan).

Le résultat ? Du côté de TCDF, dont je n’avais pas touché au premier jet depuis longtemps, j’ai repris les 4 premiers chapitres déjà écrits pour me remettre dans le bain et en profiter pour leur apporter des corrections – parfois même de sévères coupes. L’occasion de repartir du bon pied pour la suite 😉

Aidée du refus très détaillé d’une maison d’édition, j’ai aussi décidé de refaire une ultime passe de corrections sur Bibliomancienne avant de poursuivre les soumissions pour ce manuscrit. Les 3 premiers chapitres sont passés à cette nouvelle moulinette.

Enfin, j’ai écrit (ou plutôt terminé) une nouvelle ! Il s’agissait du texte que je destinais au départ pour l’AT Halloween de la revue Gandahar. Je n’en avais écris que moins de la moitié, alors, et j’ai voulu le reprendre en ce mois d’octobre, inspirée sans doute par la fête d’Halloween qui approchait. J’ai bouclé le texte en 2 jours (corrections comprises) et j’étais tellement contente du résultat que je l’ai soumis aux éditions Malpertuis dans le cadre de leur AT annuel.

Prévisions pour novembre

Comme pour octobre, je ne me fixe aucun gros objectif si ce n’est celui de continuer à avancer sur mes projets d’écriture en suivant mon rythme. Mes avancées, quelles qu’elles soient (corrections, 1er jet, nouvelles…), seront mentionnées sur Twitter avec le hashtag #Nanoandchill mais je ne m’impose rien en terme de nombre de mots.

Si vous participez au NaNo, je vous souhaite par avance bon courage et bonne écriture ! 🙂

Let’s go writing !

Point Plume – Septembre

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Cette fois, je prends un peu (un tout petit peu) d’avance pour tirer le bilan d’écriture de septembre. Septembre, c’est la rentrée des classes, le début de l’automne, bref, on quitte doucement l’ambiance vacancière pour entrer dans une période plus « active », avant l’hiver et l’hibernation. Septembre fut aussi, me concernant, un mois charnière. Ce bilan sera donc long et assez personnel mais je pense que tout auteur et toute autrice peut, un jour, être confronté(e) à cela et cela me semblait donc important de le partager, malgré ce caractère personnel.

Attention, pavé !

Écriture

Ce mois de septembre aura donc marqué, pour moi, la fin d’une longue période et (je l’espère) le début d’une nouvelle. Vous l’avez peut-être remarqué au fil de mes bilans, ces derniers mois j’ai lutté avec l’écriture. Avancer les mots sur le papier (enfin, plutôt l’écran) devenait chaque jour plus compliqué. J’avais le sentiment tenace que ce que j’écrivais était bien loin de la qualité de certains textes écrits auparavant et dont j’étais bien plus fière. Le sentiment de ramer plus que de raison pour chaque phrase. De devoir me battre pour extirper chaque phrase et, en la relisant, de me dire « tout ça pour ça ? ». S’est ajouté un énième refus pour un de mes deux romans en cours de soumission – et c’est là que je me suis rendue compte à quel point, lorsque notre confiance en soi est fragile et le syndrome de l’imposteur trop costaud, on se focalise bien vite sur le négatif et pas assez sur le positif. Ce refus de plus, je n’en ai retenu que ça. Le refus. Alors qu’il était très, très détaillé, soulignait beaucoup de bons points, proposait des pistes de re-travail et, en somme, se montrait aussi bienveillant qu’encourageant. Mais comme, depuis des mois, je regardais ma pratique avec une vision de plus en plus sombre, ça n’a pas loupé : mon esprit a évacué tout ce positif pour ne garder que le « non ».

Bref, ça n’allait pas du tout.

Même Felicia Day a fait un burn-out, quand elle créait Geek and Sundry, et elle en parle dans son livre.

J’ai finalement touché le fond ce mois-ci car un beau soir je me suis retrouvée à envisager d’abandonner purement et simplement l’écriture. Il faut savoir qu’imaginer des histoires, ça a toujours fait partie de moi. Petite, je m’inventais des histoires pour m’endormir ou simplement parce que j’en avais envie. Je créais des scénarios pour mes jouets. Quand j’ai eu mes premiers coups de coeur littéraires, je piquais sans vergogne mes personnages préférés pour écrire de petites histoires inédites où ils figuraient. J’en imaginais d’autres de mon cru, avec mes mots d’enfants. L’écriture, j’avais ça dans le sang.

Mais ce mois-ci, après tous ces mois à me *forcer* à écrire sans plus tirer aucun plaisir de cette activité, sans plus ressentir cette poussée d’enthousiasme qui me fait oublier jusqu’à l’heure, je me suis sérieusement posé cette question : est-ce que ça valait le coup de continuer ? Est-ce que je n’avais pas perdu ce mojo, cette flamme qui me pousse chaque fois à mettre sur le papier les histoires qui se créent dans ma tête ? Et surtout, qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire de mon état psychique si j’envisageais d’arrêter une activité qui faisait tellement partie de moi jusque là ?

Heureusement, je suis bien entourée. J’en ai parlé à mon homme, je suis allée voir des amis, je me suis confiée à des proches. Et ça m’a fait un bien fou. Je m’étais également inscrite à la newsletter de Cécile Duquenne, qui partage chaque jour une pensée bienveillante autour de l’écriture. Le lendemain de cette soirée où j’ai eu vraiment la sensation de toucher le fond, après une longue discussion avec mon homme qui a su poser les mots que j’avais besoin d’entendre, après avoir relu quelques uns des messages de Cécile (notamment celui qui dit qu’il faut savoir s’écouter et ne pas culpabiliser lorsqu’on n’écrit pas), j’ai compris.

Mes proches ❤ ❤ ❤

Je ne voulais pas abandonner l’écriture. Je n’avais pas perdu mon mojo. Par contre, j’avais besoin de prendre soin de moi. De souffler. Mon année 2019 est en effet, sur le plan de la santé, pas mal éprouvante et c’est loin d’être terminé. Cela n’est pas sans effet sur le psychique aussi. Depuis tous ces mois, mon corps et mon esprit me soufflaient tout simplement qu’ils avaient besoin d’une pause, une vraie, pas celles du genre où je culpabilise en arrière-plan parce que je n’avance pas dans mes projets d’écriture comme je le souhaiterais.

Une fois ce simple constat fait, je me suis remise au clavier. Pas parce que je me suis forcée. Non. J’étais mue, à nouveau, par cette flamme, ce mojo. J’ai écris ma nouvelle pour l’AT Noir des éditions Noir d’Absinthe, à mon rythme. Sans culpabiliser les jours où je n’y touchais pas et où je faisais, enfin, de véritables pauses.

Résultat ? J’ai pris énormément de plaisir à rédiger ce texte (alors qu’il est très sombre, paradoxalement). J’ai retrouvé avec beaucoup de soulagement cet élan créateur que je croyais avoir perdu tout au long de ces derniers mois.

J’ai conscience que cet enthousiasme retrouvé est encore fragile. Aussi, je vais donc y aller tranquillement sur les projets longs, sans forcer. Quitte à ne pas suivre de réels objectifs. Pour le moment, l’objectif premier est de consolider ce plaisir d’écrire tout récemment retrouvé en écoutant mes besoins. En faisant de *vraies* pauses. Les problèmes de santé sont toujours là, le besoin de me préserver et de prendre soin de moi prime. Je l’avais oublié en voulant trop produire, en confondant mes difficultés avec de la simple procrastination. Je suis en mesure de faire la différence entre les deux, à présent, et c’est une nuance bien plus essentielle qu’on ne le pense.

Au menu de « Se chouchouter », bouquiner, bouquiner, bouquiner ! ❤

Pour octobre, donc, pas d’objectifs précis, j’avancerai au rythme qu’il faudra pour ne pas malmener davantage ma santé !

Prenez soin de vous ! 🙂

Point Plume – Août

Photo CC0 by Clark Young via Unsplash

Août est fini, août, mois de l’indolence et du repos… nous voici déjà en septembre, c’est la rentrée, l’automne se rapproche. Il est donc temps de faire le bilan du mois écoulé ! 🙂

Écriture

J’ai consacré mon mois à deux phases de l’écriture qui ne peuvent malheureusement pas être quantifiées : les recherches et ce que j’appelle la « rêverie », c’est-à-dire réfléchir à mon histoire pour éclaircir des points restés flous.

Ces recherches comme la rêverie ont concerné tant TCDF que ma nouvelle pour Noir d’Absinthe. Pour le premier, parce que j’arrivais à un point du récit où je n’allais pas tarder à être bloquée par mon absence de synopsis (vraiment, je crois que bascule de plus en plus du côté architecture de la Force, le jardinage commence à me peser plus qu’à me ravir. En tout cas sur ce projet). Pour le second, parce que l’histoire se déroule dans un milieu spécifique et il me fallait me documenter un minimum avant de me lancer dans l’écriture de la nouvelle.

À part la nouvelle pour l’AT Dimension Sports et Loisirs de Rivière Blanche, je n’aurai donc pas avancé en terme d’écriture proprement dite, bien que je considère que ces deux étapes en sont partie intégrante.

Prévisions pour septembre

Outre la nouvelle pour l’AT Noir de Noir d’Absinthe, avancer sur le 1er jet de TCDF à présent que j’ai débroussaillé les points qui me gênaient. Du coup, les corrections de LSDC sont (encore) repoussées. Mais l’avantage, c’est que j’ai une idée claire de ce que je veux apporter à ce 1er jet, puisque j’ai eu largement le temps d’y réfléchir ! ^^ » (oui je suis en mode « voir le verre à moitié plein »)

Lecture

Lecture, comment ça lecture, me direz-vous ? Eh bien je tiens à le souligner : j’ai presque terminé de rattraper mon retard de chroniques de lectures ! 🙂 (bon, pour ce qui est des lectures en elles-même, c’est un autre sujet… ^^ »)

Point Plume – Juillet

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Juillet a filé trop vite et mon écriture avancé trop lentement : il est temps de faire le bilan pour le Camp NaNoWriMo et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce bilan n’est pas reluisant…

Écriture

J’avais prévu comme objectif pour le Camp 56h de travail consacrées exclusivement à la rédaction du 1er jet de TCDF. Je ne sais pas comment je m’y suis prise (sans doute encore ma légendaire inaptitude aux mathématiques) mais je me suis donné un sacré handicap dès le départ ! Car si j’avais bien pris en compte dans mes calculs le fait que je travaillais tout le mois de juillet à la bibliothèque, j’ai complètement oublié les réunions familiales et autres activités sociales. Du coup l’objectif devenait utopique. Et sans surprise, je termine le mois (et le Camp) avec un score catastrophique de… 10h. Ouch.

Je peux tout de même y ajouter 2h30 de travail sur une nouvelle (révisions et corrections d’un texte existant) pour l’AT Fables et contes de la revue Etherval.

Cet échec m’a cependant appris plusieurs choses : déjà, mieux calculer mes objectifs. Cela ne sert à rien de me fixer un but s’il n’est pas accessible de base (duh). Ensuite, je crois que j’arrive aux limites du jardinage. Jusque là, ça m’allait bien mais force m’est de constater que ça me va de moins en moins pour le format long du roman. J’ai perdu du temps durant le Camp parce que j’avais des plot holes à fixer, des points de recherche à faire, des moments de blocage du style « et entre cette scène là et cette scène là, qu’est-ce qui se passe pour faire avancer l’intrigue ? ».

Je suis trop avancée dans TCDF pour architecturer maintenant mais une chose est sûre, le prochain projet sera minutieusement préparé (ça tombe bien, j’ai déjà un synopsis !) (oui, moi, la jardinière, j’ai rédigé un synopsis *avant* le roman lui-même) (je crois que je suis en train de tomber du côté architecte de la Force)

Une autre leçon que j’ai également tiré de tout ça c’est : stick with GTD !!! Souvenez-vous, j’avais commencé à appliquer cette méthode, après l’avoir découverte sur le site de Lionel Davoust. Effectivement, j’avais vite vu tous les bénéfices de cette méthode (c’est comme ça que j’ai bouclé les corrections de Bibliomancienne en 2-3 mois au lieu de 2-3 *ans*). Hélas… je suis tombée du train, pour reprendre l’expression de Lionel Davoust à qui cela est également arrivé. Et l’effet n’a pas tardé à se faire sentir : outre un ralentissement net dans ma productivité (même si les idées, elles, continuent d’affluer), mon bureau ressemble à un capharnaüm de piles de trucs à traiter/trier/ranger/travailler (rayer la mention inutile) (tiens, c’est drôle, à l’inverse mon bureau à la bibliothèque qui est toujours envahi de trucs en cours est actuellement rangé et débarrassé de toute tâche en souffrance) (je me demande s’il y a un lien…)

Bref, je n’ai plus qu’à me remettre sur les rails de la méthode Getting Things Done ! 😉

Prévisions pour août

Comme je n’ai pas bouclé le 1er jet de TCDF, les corrections de LSDC sont repoussées à septembre. Août sera donc consacré à TCDF mais pas que ! Participer à l’AT de la revue Etherval (même si c’était avec un texte que j’avais déjà sous le coude) m’a fait renouer avec mes premières amours : les nouvelles ! Je compte donc plancher aussi sur deux textes courts durant le mois d’août, pour les ATs Dimensions Sport et loisirs de Rivière Blanche et Noir de Noir d’Absinthe. En plus, la nouvelle pour l’AT de Rivière Blanche est déjà entamée, quant à celle pour Noir d’Absinthe, je tiens déjà mon intrigue et je suis en phase de recherches.

Bref, un échec en juillet, oui, mais une motivation intacte malgré tout !

*Ce post n’est pas sponsorisé par Felicia Day mais comme j’avais retenu de son bouquin, entre autres choses, qu’il ne faut jamais lâcher le morceau malgré les difficultés, je trouve qu’elle a sa place dans ce bilan où, somme toute, malgré l’échec de mon Camp, je suis prête à poursuivre le défi ! 🙂

**Les tentacules évoqués par l’actrice dans le 2e GIF auront été reconnus des joueurs, notamment grâce aux petites icônes en bas à gauche. Il s’agit du jeu Le Signe des Anciens (excellent, au demeurant).

Point Plume – Juin

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Juillet démarre en fanfare, entre fin de canicule et arrivée prochaine de la nouvelle saison de Stranger Things. Mais là n’est pas le sujet, il est temps de faire le bilan d’écriture du mois de juin ! Juin a été particulier pour moi puisque j’ai passé une dizaine de jours au Japon ! 🙂 Un voyage enchanteur, prévu de longue date, et pendant lequel, vous vous en doutez bien, je n’ai pas écrit ^^ C’est d’ailleurs pour cela que mes prévisions d’écriture pour juin, lors de mon bilan de mai, était légères 😉

Écriture

À mon retour, j’ai avancé sur le 1er jet de TCDF mais la canicule a interrompu ma reprise – après une journée de travail par des températures entre 32 et 35 degrés *dans les locaux*, je n’étais plus bonne à rien le soir, où la chaleur restait étouffante.

Prévision pour juillet

Qui dit juillet dit Camp Nano ! J’ai bien l’intention de carburer sur mon 1er jet durant ce mois (je vise d’ailleurs l’objectif officieux de le boucler avant août). Cette année, j’ai décidé d’opter pour un objectif chiffré différent de d’habitude. Au lieu de viser un certain nombre de mots, je vise un nombre précis d’heures de travail. Très exactement 56h qui, sur le mois, seront consacrées exclusivement à l’écriture du 1er jet de TCDF.

Et vous, participez-vous au Camp Nano ?