Publié dans Monde du livre

Fermeture des éditions Argemmios

L’annonce est parue sur le profil Facebook de la maison d’édition :

Ce matin, nous sommes en mesure de vous annoncer officiellement la fin des éditions Argemmios.
La maison d’édition ne sera pas reprise (et nous pensons qu’au final, c’est mieux comme ça).
Les délais légaux avant cessation totale d’activité nous permettront d’assurer encore quelques ventes sur la boutique en ligne. Nous allons solder tout ce que nous avons le droit de solder. Ensuite, il faudra vous arranger directement avec les auteurs (du moins, ceux d’entre eux qui souhaiteront racheter à prix coûtant tout ou partie de leurs livres) ou fureter sur le marché de l’occasion.
Nous ne regrettons rien : ce fut une belle aventure qui aura permis de belles rencontres, mais même les meilleures choses ont une fin.
Nous vous remercions par avance d’accueillir cette information avec courtoisie et dignité, sans colère ni bêtises proférées, sans colporter de rumeurs mensongères quant aux raisons de tout ceci, et de respecter notre deuil, car c’est un rêve (et une certaine idée de la littérature de « mauvais » genre) que nous nous apprêtons à enterrer. Là, nous venons de débrancher le respirateur artificiel. Le cœur va lentement cesser de battre, puis nous procéderons en temps voulu à l’inhumation définitive.
Les éditions Argemmios ont bien vécu, en faisant de leur mieux. Puisse-t-on les laisser reposer en paix.

Je vous avais annoncé, l’an dernier, la recherche d’un repreneur par la maison. Au final, Argemmios ferme ses portes. C’est avec tristesse que j’apprends cette nouvelle, ayant été enchantée par nombre des parutions estampillées Argemmios. Mais c’est aussi avec compréhension.

Si vous souhaitez compléter votre collection, la boutique est encore ouverte (mais pour peu de temps) et les livres soldés.

Quant à moi, je remercie l’équipe pour cette belle aventure qui a donné naissance à tant de superbes ouvrages, pour ces lectures enchantées qu’ils nous on offertes. Merci !

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ReLIRE : la suite

Logo de la pétition sur Change.org
Logo de la pétition sur Change.org

L’an dernier, le collectif Le Droit du Serf avait déposé un recours auprès du Conseil Constitutionnel concernant ReLIRE. ReLIRE, opération qui consiste à numériser et commercialiser les oeuvres indisponibles du XXe siècle sans en parler aux auteurs auparavant (c’est à eux de s’informer et de s’opposer avant la date limite). J’avais déjà évoqué ce projet plus d’une fois sur ce blog, ainsi que mon désaccord vis-à-vis de ce projet qui traite par-dessus la jambe de le rôle de l’auteur et son investissement dans ses créations.

Et le verdict est tombé récemment : le Conseil Constitutionnel a jugé ReLIRE conforme à la Constitution.

La réaction de la communauté des écrivains ne s’est pas faite attendre : Lionel Davoust, Silène Edgar, Lucie Chenu et Léa Silhol se sont déjà exprimés face à ce verdict. Je partage leur fatigue, leur dégoût, face à ce verdict qui ne tient pas compte des attentes légitimes des auteurs.

Je connais des gens qui trouvent que ReLIRE est une bonne initiative. Pensent-ils seulement à l’auteur qui a passé de longues heures sur son oeuvre ? Qui y a mis son âme, ses tripes, son coeur ? Qui est complètement mis de côté dans le processus alors que c’est lui, le créateur de ces oeuvres ?

Un auteur = un être humain. Un être humain qui entretient une relation très intime avec ses créations : ne sont-elles pas issues de son esprit, des profondeurs de son être ? En rendant ce verdict, le Conseil Constitutionnel fait plus qu’ignorer les revendications légitimes des auteurs. Il balaie leur statut de créateur.

La mobilisation est-elle donc finie, avec ce verdict ? Je ne le sais pas. Mais, ainsi que le dit Silène Edgar en évoquant l’exemple de Thomas Bernhard, dont les ayant-droits n’ont pas respecté son souhait testamentaire :

Nous sommes vivants.
Et nous ne renonçons pas.

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Quand la librairie indie répond à Amazon

Récemment, Amazon a annoncé que la firme étudiait la possibilité de livrer via des drones. Si, au final, cette annonce relevait du simple coup publicitaire, elle a été reprise par les libraires indépendants pour former des réponses en forme de pieds de nez au cybermarchand. Et non sans humour !

La preuve en vidéo :

Pour aller plus loin

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L’art des piles de livres

L’un des [Livres d’images] vous avait proposé quelques piles de livres intéressantes, belles, artistiques. Des créations photographiques, sculptées ou dessinées autour de ces amoncellements de livres. Mais, dans la vraie vie, d’autres s’ingénient à faire de ces empilement un art. Ainsi, au Japon, des libraires et autres vendeurs de livres rivalisent de doigté et d’imagination pour offrir la plus originale et la plus belle pile de livres. Bien entendu, il s’agit aussi de s’offrir un peu de publicité par ce biais. Mais il n’en reste pas moins que ce sont de jolies piles ! 🙂

Voici quelques exemples en photo, d’autres sont à découvrir en suivant ce lien.

Notez cependant qu’il vaut mieux ne pas laisser trop longtemps des livres dans de telles constructions – cela risque de les abîmer au bout d’un moment.

 Source
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Circul’Livre : des livres en goguette à Paris (et ailleurs)

Logo de Circul'LivreLe bookcrossing, vous connaissez ? Il s’agit de lâcher un livre en pleine nature, après l’avoir au préalable enregistré sur le site et collé dessus son identifiant correspondant. L’ancien propriétaire de l’ouvrage peut ainsi suivre les péripéties de son livre, qui l’a lu, ce que le lecteur en a pensé, et suivre ses pérégrinations au fil de relâchages par les lecteurs suivants.

Circul’Livre fait penser à ce principe, à la différence près qu’au lieu d’être lâchés en pleine nature où il faut les dénicher, les ouvrages sont distribués dans des lieux précis et à des dates précises. Un peu comme une bibliothèque mobile, en somme (oui, mon long billet sur le sujet sera terminé et publié un jour ^^ »). Sauf qu’il n’y a pas besoin d’inscription. La seule obligation, c’est de retourner l’ouvrage ainsi emprunté soit en le ramenant dans l’un des points de distribution, soit en le déposant dans un lieu public – d’où le rapprochement avec le bookcrossing.

Les livres qui circulent par ce biais sont tous issus de dons et estampillés. Ils permettent aux personnes n’ayant pas accès aux bibliothèques ou n’osant pas y entrer – ou encore n’ayant pas connaissance de leur existence dans le quartier, eh oui, ça arrive – d’avoir un accès au livre proche de chez eux, gratuitement, et également de rencontrer d’autres lecteurs.

Une belle initiative bien implantée désormais à Paris et qui germe dans d’autres villes de France. La chaîne de télévision France 5 a d’ailleurs réalisé un petit reportage sur le sujet dans son magazine La Quotidienne de vendredi dernier, visible en ligne pendant une semaine à partir de la date de diffusion.

En savoir plus sur Circul’Livre

Et sur le bookcrossing