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[Le mardi c’est permis !] Dirk Gently, détective holistique

À la base, Dirk Gently est le héros d’une série de romans éponymes de Douglas Adams (également auteur du fameux Guide du voyageur galactique – et non, je n’ai lu ni les uns, ni l’autre mais un jour, peut-être, je comblerai cette lacune !). Les livres avaient déjà connu une première adaptation sous le format télévisé. Fin 2016 a débarqué sur les petits écrans une nouvelle adaptation qui, si elle reprend bien le personnage éponyme, a fait le choix de situer son action à la suite de la première série (même si l’équipe n’a rien à voir). Un choix qui explique donc les libertés prises avec l’intrigue, la série imaginant de nouvelles aventures au détective.

Personnellement, comme je ne connaissait pas le-dit détective, c’est la bande-annonce et la présence d’Elijah Wood au casting qui ont attisé ma curiosité. J’ai donc entamé le visionnage sans d’attentes particulières. Que dire de mes impressions après le premier épisode ? L’expression What the fuck ?! les résume assez bien ! ^^ Dès le début, on est catapulté dans un mystère de taille (qui a commis le crime ?) et on nous présente des personnages très différents : Todd qui semble mener une vie plutôt morose mais qui prend soin de sa soeur ; Amanda (la soeur, donc) qui souffre d’une maladie l’obligeant à rester cloîtrée chez elle car elle lui provoque des crises hallucinatoires très douloureuses (pararibulitis – ne cherchez pas dans un dictionnaire médical, ce mal est fictif ^^) et Dirk Gently, détective aussi barré que ses tenues sont vitaminées.

« Barré » » et « vitaminée » sont deux mots qui décrivent fort bien cette première saison ! Dès le début, on n’a pas la moindre idée de la destination où l’histoire va nous mener. D’ailleurs, il vaut mieux ne pas trop chercher à comprendre dès le premier épisode – croyez-moi, tout s’expliquera plus tard. Au début, ça ne sert à rien, profitez juste du spectacle ! ^^ (J’avoue cependant que, habituée à certains ressorts de la SF, une des scènes mystérieuses du premier épisode ne l’était pas trop pour moi. Mais à part ça, j’étais complètement paumée – et ravie de l’être !). Dirk Gently part tellement dans tous les sens (mais plus on avance dans la saison et plus les pièces du puzzle se mettent en place) que même les scènes violentes n’ont pas fait pousser les hauts cris à ma petite âme sensible.

J’ai vraiment adoré cette saison menée tambour battant, j’ai adoré me demander (dans le désordre) pourquoi tout le monde faisait-il donc tout un foin pour un corgi, qui était cette folle meurtrière peut-être pas si folle, comment diable pareille scène de crime pouvait exister, que signifiait ces filatures et pourquoi y avait-il un chaton dans cette histoire ?

Le casting en lui-même est super : Samuel Barnett campe fort bien un Dirk Gently qui donne l’impression à la fois de savoir où il va et à la fois de n’en avoir aucune idée ; Elijah Wood reprend, après Frodo, un rôle de « héros malgré lui ». Ce qui donne un beau duo ! 🙂 On retrouvera aussi Aaron Douglas (le Chief de Battlestar Galactica), méconnaissable.

Bref, les 8 épisodes ont été vus (et revus !) avec un plaisir renouvelé et j’attends donc avec impatience la saison 2 – prévue pour cet automne, avec quelques ajouts au casting qui avivent mon impatience (Alan Tudyk, notamment, alias Wash dans Firefly).

Si vous cherchez une série qui mêle science-fiction, policier et humour absurde, le tout dans un tourbillon jubilatoire, Dirk Gently fera votre bonheur ! 🙂

Dirk Gently’s Holistic Detective Agency
Réalisée par Paco Cabezas, Michael Patrick Jann et Dean Parisot, créée par Max Landis d’après les romans de Douglas Adams, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce de la saison 1

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[TAG] Quel personnage de roman choisiriez-vous ?

Ayant aperçu ce Tag sur le blog d’Audrey, j’en ai trouvé l’idée fort sympathique (et les réponses d’Audrey tout autant ! ^^). Du coup, je me suis piquée à y répondre aussi ! 🙂

1. Quel est le personnage qui vous aiderait à survivre à l’Apocalypse? 

If the Apocalypse comes, beep me (S01E05)

Sans surprise, je rejoins Audrey et cite Buffy Summers ! 🙂 Certes, le personnage provient d’une série télévisée, à la base, mais outre le fait que la série poursuit son cours sous forme de comics, Buffy Contre les Vampires (Buffy The Vampire Slayer en V.O.) connaît aussi des aventures sous forme de romans ! Autant dire qu’elle est non seulement qualifiée pour m’aider à survivre à l’Apocalypse, mais aussi comme personnage de roman 😉

2. Quel est le personnage avec qui vous aimeriez vous retrouver sur une île déserte? 

Quitte à se retrouver coincée sur une île déserte, autant que ce soit avec The Girl in the Sultan’s Gardens, l’un des (nombreux) personnages du diptyque The Orphan’s Tales de Catherynne Valente. Comme cette jeune fille porte d’étranges tatouages autour des yeux qui sont en fait de très nombreuses histoires, on aurait de quoi passer le temps 🙂

3. Quel est le personnage qui serait votre meilleur ami au lycée? 

Jo March. Je sais, j’ai déjà indiqué sa famille en réponse à la question Quelle est la famille qui serait votre famille d’adoption ? Mais qui a dit qu’on ne pouvait pas avoir sa soeur comme meilleure amie, même d’adoption ? 😉 Franchement, Jo est le personnage avec lequel j’ai toujours pensé que, si elle avait existé dans le monde réel, on se serait très bien entendues ! Alors je garde ce choix : Jo March, nom d’un p’tit bonhomme !

4. Quel est le personnage qui serait votre pire ennemi au lycée? 

Lavinia – l’une des ennemies de Sara dans Petite princesse de Frances Hodgson Burnett. Le genre de petite peste qui me prenait systématiquement en grippe, à l’école. Inutile de dire que j’avais tôt fait de grincer des dents quand je lisais les passages du livre où Lavinia sévissait (et elle est encore pire dans le célèbre dessin animé tiré de l’ouvrage !).

5. Quel est le personnage qui serait votre allié dans Hunger Games (mais à la fin, il n’y a bien qu’un seul vainqueur… vous savez)? 

Katniss Everdeen, voyons. Qui d’autre ?

6. Quels sont les trois personnages avec qui vous partiriez en vacances (tous ensemble)? 

Question difficile… mais à laquelle je vais tâcher de répondre ! 😉 Si je pouvais partir en vacances avec trois personnages (tous ensemble), ce serait :

  • Samwise Gamegie – parce que parmi tous les Hobbits, c’est lui qui me semble le plus sympathique (sans compter sa délicieuse recette de lapin aux pommes de terre ! ^^)
  • la Belle – histoire d’échanger autour de nos lectures pendant le voyage, voire même de se prêter des bouquins 😉
  • Eusèbe – parce qu’il est trop mignon ! 🙂 Non, en vrai, parce que c’est un ami indéfectible et débrouillard malgré sa confondante naïveté. Et parce qu’il est trop mignon ^^

7. Quelle est la famille qui serait votre famille d’adoption? 

Alors là, la réponse fuse sans une once d’hésitation : la famille March des Quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott ! Ce roman est mon préféré depuis mon enfance. J’adore ces quatre filles dans lesquelles je nous retrouvais, moi et mes soeurs ; j’aime la façon dont, malgré leurs différences de caractères et les inévitables disputes qui peuvent en découler, elles restent profondément unies. Et puis Jo partage mon goût pour l’écriture comme les livres, on pourrait donc disserter pendant des heures sur ces sujets 🙂

8. Quel est le personnage avec qui vous feriez du shopping? 

Je ne suis pas une férue de shopping – sauf si c’est pour une virée en librairie. Mais si je devais effectuer des achats, ce serait avec Pyanfar Chanur. Capitaine aguerrie, elle a l’habitude de voyager dans l’espace pour commercer avec les différentes espèces. Ainsi, je profiterai autant de ses conseils que de la balade 😉 Et si la balade s’avère mouvementée, au moins serai-je entre de bonnes mains.

Chanur’s Homecoming II © Michael Whelan

9. Quel est le personnage à qui vous laisseriez choisir la musique dans la voiture? 

Jay, bien sûr. Qui d’autre pour dénicher le meilleur morceau à écouter, sur la route vers Frontier ?

10. Quel serait le personnage qui vous prêterait ses livres? 

Isaac Vainio, bibliomancien de son état et passionné de SFFF, dispose d’une bibliothèque fournie en la matière. Si un personnage devait me prêter ses livres, ce serait lui ! ^^

11. Quel est le personnage qui vous initierait au combat? 

Yoko Tsuno ! 🙂 Pratiquante de divers arts martiaux (karaté, judo, kyudo et aïkido), on ne peut rêver meilleur professeur.

Extrait de l’album n°4 Aventures électroniques

12. Quel est le personnage qui vous cuisinerait de bons petits plats? 

Aimant les plaisirs de la bonne chair chère, Nounou Ogg serait le personnage qui me préparerait des bons petits plats – ou plutôt, qui m’apprendrait à en concocter ^^ » Après tout, elle est l’auteur d’un livre de recettes ! 😉

13. Quel est le personnage avec lequel vous échangeriez votre vie pendant 24 heures? 

Thursday Next, pour avoir un aperçu de ce monde où les livres sont si précieux qu’ils ont une brigade dédiée et où les personnages de fiction mènent une vie propre. Mais juste pour 24 heures, car ce monde-là n’est pas de tout repos avec son actualité internationale (et nationale) très tendue !

14. Quel est le personnage avec qui vous accepteriez un rendez-vous galant? 

Bigby ❤ de la série Fables – autrement dit le Grand Méchant Loup. À ceci près que, dans la série, il officie comme shérif et se trouve la plupart du temps sous forme humaine. Il ne retrouve son apparence de loup (parfois de taille fort respectable) que lorsque les circonstances l’exigent ou que son tempérament lui joue des tours. Le choix de ce personnage est logique, puisque après tout, je suis amatrice de loups-garous ! 😉 Et puis, si même Blanche-Neige a fini par succomber à ses charmes – certes sauvages – c’est qu’il n’est pas si mauvais, au fond, ce loup 😉

Capture d’écran du jeu vidéo The Wolf Among Us

15. Quel est le personnage qui vous aiderait à réviser vos cours pour un examen? 

Le Bibliothécaire de l’Université de l’Invisible. Peut-être pas le meilleur comparse d’étude, mais au moins un collègue bibliothécaire (et qui aime les bananes !) 😉

Quiet please © Paul Kidby

Et vous ? Quels personnages de roman choisiriez-vous ?

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[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables

J’ai réalisé il y a quelque semaines mon Top Ten des génériques de séries SF les plus inoubliables – concept piqué sur le blog de Blanche avec son accord :). Mais je suis restée frustrée de m’être limitée aux séries télévisées de science-fiction. J’ai donc décidé de vous partager deux Top Ten supplémentaires : l’un concernant les génériques les plus inoubliables (me concernant) de séries TV appartenant au genre fantastique et l’autre les génériques mémorables de séries TV fantasy.

Il est difficile de distinguer fantastique et fantasy (dans le premier, le surnaturel n’est pas censé être normal tandis que ça l’est dans le second, si l’on veut faire rapidement) mais j’ai essayé de faire au mieux. C’est donc parti pour les génériques de séries fantastiques qui m’ont marquée, sans ordre de préférence même si c’est numéroté !

Si vous souhaitez vous aussi partager votre Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables sur votre blog, n’hésitez pas à indiquer en commentaire un lien vers votre billet 🙂

1 – Stranger Things

Je ne vais pas mentir : la série m’a autant marquée que le générique ! 🙂 J’avoue apprécier la typographie du titre, qui me rappelle mes premières lectures des ouvrages de Stephen King (à l’époque, je piquais ceux de ma soeur aînée, dont la typo utilisée en couverture est celle qui a inspiré celle du titre de Stranger Things. Autant vous dire à quel point c’est une madeleine de Proust, pour moi, cette typo ! :)). Quant à la musique, entre les synthés façon années 80 et la mélodie pleine de suspense, elle m’est restée en tête pendant des jours après avoir fini de visionner la saison 1.

2 – Crazyhead

Série de ce top la plus fraîche en date, puisque sortie en octobre 2016, j’ai complètement craqué pour son générique à base de rock’n’roll, couleurs pétantes et restes des démons savatés par nos tueuses anglaises en herbe ! Un mélange badass et girly qui m’a bien plu, agrémenté d’une chanson qu’on aurait dit écrite exprès pour la série ! 🙂 Mélange de Misfits et de Buffy contre les vampires, j’ai cependant choisi de classer Crazyhead en fantastique (après tout, on ne sait pas trop si les dit-démons existent vraiment ou si nos héroïnes ne sont pas un peu timbrées…), alors que sa grande soeur, Buffy, apparaîtra dans mon Top Ten des génériques de séries TV fantasy. Je n’ai malheureusement pas pu trouver de vidéo du générique, alors vous devrez vous contenter de la chanson utilisée pour celui-ci :

3 – Tru Calling

Lorsque la série Buffy contre les vampires s’est terminée, une autre série a par la suite été diffusée dans la Trilogie du Samedi avec, dans le rôle-titre, Eliza Dushku aka Faith dans Buffy ! Inutile de dire qu’en bonne fan de Buffy, je me suis lancée dans le visionnage de Tru Calling 🙂 Et je me souviens que déjà, à l’époque, j’adorais son générique ! Quant à la série en elle-même, elle me plaisait aussi avec son principe qui me rappelait celui de Demain à la une mais c’est bel et bien son générique, avec cette musique pêchue, qui rappelle bien l’action présente dans la série (l’héroïne a quelques heures pour sauver la vie d’une personne).

4 – Constantine

Si ma petite âme sensible a interrompu le visionnage de l’unique saison de la série TV mettant en scène le fameux anti-héros, je continue à adorer le générique qui, à mes yeux, représente bien l’esprit de la série : musique rappelant le son du clavecin et qui évoque quelque chose de démoniaque, soulignée par les scènes infernales. Constantine luttant contre divers démons, avec un cynisme bien appuyé, le générique ne pouvait pas mieux coller ! Le jour où j’en trouverai le courage, je compte bien, d’ailleurs, regarder le reste des épisodes.

5 – Kingdom Hospital

Je n’ai jamais regardé la série dans son entier. C’est tout juste si je me souviens si je suis bien allée au bout du pilote (en 2 épisodes). Pourtant adaptée par Stephen King himself qui réalise là un remake, Kingdom Hospital avait de quoi m’attirer, entre la patte du maître de l’horreur et son hôpital plein de fantômes et de mystères (comme ce fourmilier géant !). Or, non seulement je n’ai pas poursuivi le visionnage, mais c’est bien le générique qui m’a le plus marquée. Que ce soit le visuel – avec ces saynètes un poil macabre, qui mêlent nature inquiétante, silhouettes fantomatiques et mains qui se cherchent – ou la musique – Worry About You de Ivy m’avait tellement plu que j’avais même fini par craquer pour l’album du groupe dont est tirée la chanson – ce générique est resté dans mes annales.

6 – Fais-moi peur !

Avant même de lire les grands noms du genre (comme Stephen King pour ne pas le nommer), j’avais déjà commencé à me frotter au genre horrifique alors que j’étais toute gamine, via Chair de poule pour les bouquins et Fais-moi peur ! pour la série TV. Dans cette dernière, on découvrait les histoires toutes plus terrifiantes les unes que les autres que se racontent les membres de la Société de Minuit (des enfants et ados qui se réunissent autour d’un feu de camp). Si j’ai aussi visionné, à l’époque, la série télévisée adaptée des livres Chair de poule, je ne me rappelle pas de son générique (ce sont plutôt les épisodes qui m’ont marquée !). En revanche, Fais-moi peur ! m’a autant marquée par les épisodes que par son générique. D’emblée, l’ambiance est de mise avec ces endroits abandonnés dans la nuit, ces bruitages inquiétants, et surtout cette musique ! Brrr, j’en frissonne encore.

7 – Dead Zone

À la base, Dead Zone est un excellent roman de Stephen King. Il a d’abord été adapté au cinéma par David Cronenberg, avec Christopher Walken dans le rôle-titre, avant de devenir une série télévisée. Si j’ai fini par décrocher de celle-ci – elle s’éloignait trop du matériau originel – son générique m’est resté en tête, avec sa musique un peu mystique et les visions de Johnny Smith.

8 – L’Odyssée fantastique

Le seul souvenir que j’ai de la série, c’est un passage où la mère du garçon lui fait faire ses exercices de kinésithérapie alors qu’il est toujours plongé dans le coma. Par contre, le générique m’est resté. Il résume l’histoire : un jeune garçon tombe dans le coma suite à un accident. Pendant que sa mère s’inquiète – on la comprend – le héros va vivre des tas d’aventures dans un monde imaginaire. Je pense que c’est pour ça que je me souviens plutôt du générique : c’est une mini-histoire à lui tout seul ! Les épisodes, eux, n’ont pas laissé de trace marquante dans mes souvenirs…

9 – Medium

Encore une série que je n’ai pas suivie jusqu’au bout, alors que j’avais accroché aux premiers épisodes. Medium nous narre comment une mère de famille, dotée de dons psychiques (visions de personnes décédées, voire même de l’avenir), met ses capacités au service de la police pour résoudre des enquêtes. J’ai plutôt retenu de la série son générique, entre sa musique mystérieuse, les taches suspectes et les traces de main en surbrillance, façon test de Rorschach.

10 -Demain à la une

On termine avec cette série qui, j’en suis sûre, rappellera des souvenirs à ceux qui ont grandi dans les années 90 ! 🙂 Le postulat de base de Demain à la une ? Un homme reçoit chaque matin le journal du lendemain. À lui de faire en sorte d’éviter une catastrophe, accident, etc. La série en elle-même était sympa à regarder, ne serait-ce que pour l’acteur Kyle Chandler, mais c’est surtout le générique qui est resté dans mes souvenirs, avec cette musique joyeuse et le fameux chat qui délivre le journal ! ^^

Et vous, quels sont les génériques de séries fantastiques qui vous ont marqué ?

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[TAG] Blogger Recognition Award

vu_sur_fb_limaginauteJ’ai été taguée par Albédo et je l’en remercie – d’ailleurs, je la remercie aussi pour sa patience, car j’ai mis quelque temps à répondre à ce Tag ! ^^ » Le principe de ce Blogger Recognition Award ? Rédiger un post rappelant la brève histoire de son blog, donner un ou deux conseils aux blogueurs puis nommer 15 autres blogs.

Racontons-donc l’histoire des Histoires de Lullaby…

Le blog est né de différentes envies. Il y avait celle de partager mes écrits et de mettre en lumière mes parutions. Une façon de rassembler, sur un même site, mon actualité autour de l’écriture, qu’il s’agisse de publications ou tout simplement de faire des bilans, des points sur mes avancées, voire même de partager mes ressentis après des challenges tels que le NaNoWriMo ou les 24h de la nouvelle. S’y ajoutait une autre envie, celle de partager la passion qui a donné lieu à ma profession à savoir la passion du livre. Plus que parler simplement de mes lectures, je voulais parler des bibliothèques, de leur image, ainsi que de ceux qui les fréquentent comme ceux qui y travaillent. Enfin, je voulais partager mes avis de lecture, lorsque ceux-ci ne pouvaient rentrer ni dans les critères des chroniques pour Fées Divers (webzine sur la féerie, les contes et légendes) ou La Lune Mauve (webzine à la thématique clair-obscure). Lorsque ces deux webzines ont fermé leurs portes, j’ai donc élargi mes articles de blog aux coups de coeur musicaux et cinématographiques pour compenser leur absence.

Au fond, ce blog est né d’une envie de partager mes différentes passions – l’écriture, la lecture, les bibliothèques, les oeuvres qui me font vibrer, et, dans une moindre mesure, les jeux, même si ces derniers prennent un peu plus de place désormais (et pour cause, j’aime jouer aussi !). Ce qui explique le pluriel des « Histoires » du titre, ainsi que le sous-titre, « Lire ou écrire, il n’y a pas à choisir » car entre les deux, impossible de trancher ! 🙂

Quant à Lullaby, c’est tout bonnement mon pseudo, qui remonte à mes premiers pas dans un forum, sur le Net. Je l’ai gardé et comme, sur mon blog, je partage autant mes histoires que celles des autres, ça me semblait approprié de l’introduire dans le titre du blog.

Nouveaux blogueurs, quelques conseils :

  • Soyez vous-même : c’est que qui fera toute l’identité de votre blog, même si la thématique est déjà reprise de nombreuses fois (les blogs de lecture sont légion, mais ce qui fait qu’on a des affinités avec les uns ou les autres sera le feeling que l’on a vis-à-vis de la personnalité de son propriétaire ;))
  • Soignez votre ligne éditoriale : de quoi voulez-vous parler sur votre blog ? Si vous souhaitez, de temps en temps, aborder des thèmes « hors-sujets », comment les intégrer ? Autant de questions qu’il faut avoir en tête au moment de concevoir son blog. Un blog à la thématique bien identifiée est, je trouve, plus agréable à suivre qu’un blog « fourre-tout » (sauf si votre ligne éditoriale est le fourre-tout, auquel cas on le sait d’emblée et ça ne pose pas de problème :))
  • Ne vous forcez pas : parfois, on n’a tout simplement pas le temps/l’envie/la motivation. Inutile, dans ces cas-là, de se forcer à publier un billet pour que le blog reste actif. À moins d’être blogueur professionnel – auquel cas, le blog étant un gagne-pain, le fait de poster régulièrement est donc une obligation – si vous bloguez pour le plaisir, il ne sert à rien de se forcer. Parfois, pour des raisons diverses et variées, on ne pourra pas poster de billets aussi régulièrement qu’on le voudrait. Ce n’est pas grave : vos abonnés seront toujours là à votre retour. Votre blog doit rester un loisir qui vous fait plaisir, non une autre source de pression.

Les nominés

Quinze, ça fait beaucoup, alors je vais nommer cinq personnes seulement. Ces cinq personnes sont donc invitées à répondre, à leur tour, à ce tag 🙂 (à moins que ce ne soit déjà fait, désolée par avance si vous avez déjà été nominés ! )

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[Le mardi c’est permis !] The OA

the_oaC’est à pas feutrés que The OA, dernière série estampillée Netflix, a été mise en ligne sur la plateforme. Elle avait été précédée d’une bande-annonce quelques jours avant, mais c’est tout. Depuis, la série fait parler d’elle mais, quand je me suis lancée dans le visionnage des huit épisodes que comporte la première saison (on attend toujours confirmation d’une éventuelle saison 2), je ne savais alors rien d’autre que ce que présentait la bande-annonce. J’étais intriguée, curieuse, et la présence de Brit Marling tant dans la team créatrice que dans le rôle principal a achevé de me convaincre – j’avais beaucoup aimé sa prestation dans Another Earth. J’ai donc regardé le premier épisode une fin d’après-midi… Le lendemain, j’avais fini de tout voir, et encore, j’avais du me faire violence pour aller dormir sinon j’aurai tout regardé d’une traite ! ^^

The OA nous raconte l’histoire de Prairie Johnson, jeune aveugle portée disparue 7 ans auparavant, qui refait surface sans que l’on sache ce qu’il est advenu d’elle au cours de ces 7 années. La jeune femme refuse de répondre aux questions de ses parents adoptifs comme à celles des autorités mais, d’emblée, se pose un autre mystère que celui de sa disparition : Prairie n’est plus aveugle. Se faisant appeler The OA, elle va réunir autour d’elle quatre ados et une prof, tous aussi paumés les uns que les autres, et commencer à leur raconter son histoire.

Voilà pour le pitch. The OA est, je pense, le genre de série qui ne fera pas l’unanimité. Elle possède des qualités, mais aussi des défauts. Elle mélange les genres, brouille les pistes mais offre des personnages secondaires très attachants, avec leurs fêlures. Elle tisse une intrigue aux couches multiples mais offre un final des plus déroutants. Pour ceux qui, comme moi, se laisseront happer par la voix envoûtante de Prairie, l’épisode final pourra d’ailleurs peut-être tenir lieu d’épreuve. Car ce dernier épisode – sans trop spoiler – est une vraie montagne russe après une valse lente. Il risque d’en voir décrocher certains, voire même de transformer leur fascination en détestation. Mais, pour d’autres et pour moi, cette fin est bouleversante, profondément émouvante. Autant vous le dire d’emblée, si le travail du chorégraphe Ryan Heffington vous a toujours laissé de marbre, il y a des chances pour que cette vague d’émotions ne vous atteigne pas et que vous trouviez le final ridicule – pour vous donner une idée, le chorégraphe est à l’origine des mouvements de danse dans plusieurs clips de Sia (Elastic Heart, Big Girl Cry, The Greatest, etc).

Ce que j’en ai pensé ? Au premier visionnage de l’épisode 8, j’ai oscillé entre le « Tout ça pour ça ? » déçu suivi par beaucoup d’émotion mais celle-ci était encore parasitée par la déception précédente pour que je me laisse complètement porter. Et puis… et puis, rien à faire, alors que je pensais n’avoir pas tant accroché que ça, je ne cessais de revenir à la série, d’y repenser, d’en réexaminer les éléments. Trop de questions sans réponse ? Oui, bien sûr. Mais pas que. L’histoire de Prairie/The OA, mais aussi celles de BBA, de French, de Buck, de Jesse, de Steve me hantaient toujours et j’ai fini par me lancer dans un second visionnage. Cette fois, pas de déception car je m’étais forgé mes petites hypothèses sur les points qui me chiffonnaient. Parce que finalement, les mystères restés en suspens ne me dérangeaient pas autant que je l’aurai pensé. Dès lors, j’ai pu savourer la série, final compris, dans son ensemble ! 🙂

De ce fait, entre le brouillage des cartes, des genres, les partis pris osé – notamment celui de laisser volontairement des énigmes non résolues – et les thèmes abordés (les NDE, la force du storytelling, le fait de croire ou non (mais rien de religieux – il s’agit là plutôt de croire en l’autre comme en soi, au sens de la confiance), etc…), la série ne parlera pas à tout le monde. Me concernant, ça a fait mouche. Je me suis laissée envoûter, je me suis attachée aux cinq personnages qui écoutent le récit de Prairie – même à Steve, qui pourtant m’était des plus antipathiques au début. Chapeau bas, d’ailleurs, aux jeunes acteurs et notamment à Ian Alexander, dans le rôle de Buck, qui livre ici sa première prestation à l’écran. L’acteur, transgenre, a été choisi parce que l’équipe du film voulait une telle personne pour interpréter Buck, un personnage lui-même transgenre. Une démarche louable, à mes yeux, d’autant plus que la situation de Buck n’est pas mise en avant, ce n’est pas un point central de la série. The OA nous parle de nombreux sujets et, à travers l’histoire de Prairie/The OA et celles de ses cinq auditeurs, elle nous parle aussi du sens de la vie, du sens de *sa* vie, le tout au gré d’une narration éclatée qui se déploie à l’image de poupées russes, avec un récit au présent, un au passé, auxquels s’imbriquent les récits des différents protagonistes.

Je pourrais en dire encore davantage sur la série mais ce serait vous gâcher la découverte de cet OVNI qu’on peine à ranger dans une case ou une autre (ésotérique ? thriller ? conte ? drame social ? récit initiatique ? fantastique ?). Elle offre de multiples interprétations et c’est aussi, je pense, ce qui m’a tant plu : le fait qu’on laissait notre imagination remplir les blancs, broder les parties découses, sans pour autant laisser trop de frustration ; le fait qu’on nous laisse le loisir d’interpréter comme bon nous semble le sous-texte (des pistes sont données, mais pas des clés). Bien sûr, cela ne m’empêchera pas de visionner la saison 2 si celle-ci devait être confirmée et diffusée ! ^^ Je me contenterai donc de résumer mes impressions ainsi : un gros coup de coeur ! 🙂

Et vous, l’avez-vous vue ? Qu’en avez-vous pensé ?

The OA
Réalisée par Zal Batmanglij, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce