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Nous sommes les Gardiens de la Galaxie, présenté par Stan Lee

Quatrième de couverture

De leur création en 1969 à l’explosion de leur popularité au XXIe siècle, notamment grâce aux deux films qui leur sont consacrés, les Gardiens de la Galaxie connaissent plusieurs formations. Ce volume présente les récits fondateurs du groupe, ses aventures emblématiques ainsi que de nombreux articles vous révélant tout ce qu’il faut savoir sur l’équipe la plus cosmique de l’univers Marvel.

Mon avis

Avant d’aller voir les films qui les mettent en scène, je ne connaissais pas ces super-héros devenus aujourd’hui très célèbres. Vous vous en doutez, j’ai adoré les longs-métrages de James Gunn ! 🙂 Du coup, j’avais envie d’en savoir un peu plus sur les héros des films sans pour autant devoir me farcir l’intégralité de leurs aventures – celles-ci remontant à 1969, autant dire que j’en avais pour un moment…

Fort heureusement, les éditions Panini Comics et Marvel proposent une collection d’anthologies qui réunissent plusieurs aventures centrées autour d’un personnage emblématique. Les Gardiens de la Galaxie n’ont pas échappé à cette rétrospective. Avec Nous sommes les Gardiens de la Galaxie, c’est tout un historique de ce groupe si éclectique qui nous est offert.

L’anthologie alterne les aventures dessinées avec des articles, ces derniers permettant d’en savoir plus sur les évolutions qu’ont connu ces super-héros et ainsi d’approfondir sa connaissance du sujet tout en reliant les points entre deux aventures – certaines étant séparées de plusieurs années, on pourrait y perdre le fil sans ces explications complémentaires ! Il faut dire qu’entre leurs débuts et leurs aventures actuelles, les Gardiens de la Galaxie ont connu des compositions très différentes. Ainsi, leur toute première aventure ouvre le bal du volume. On y découvre quatre personnages très différents : Vance Astro, un Terrien du XXe siècle qui a hiberné pendant mille ans pour effectuer un voyage spatial ; Charlie-27, un être génétiquement modifié pour être adapté au climat de Jupiter et qui s’avérera être le costaud de la bande ; Martinex, lui aussi modifié pour être adapté à Pluton et qui a l’apparence d’un être cristallin et enfin Yondu, un alien à la peau bleue et à la crête rouge qui maîtrise des flèches réagissant au son. Ces quatre personnages hétéroclites vont unir leurs forces pour lutter contre les Badoons, des extraterrestres à l’apparence reptilienne qui tiennent l’empire humain (et bien d’autres) sous leur joug.

Comme on peut le voir, de ces quatre membres de base des Gardiens, seul Yondu est encore connu aujourd’hui mais dans un autre rôle ! Au fil de la lecture, j’ai également pu découvrir que, lors de sa première apparition, Groot était loin d’être aussi adorable que dans les films – c’était même un vilain au sens « comics » du terme – mais aussi que Rocket a officié sur un monde où des industriels du jouet se livraient une guerre sans merci (et que Rocket avait une petite copine aussi mignonne que lui puisqu’il s’agit… d’une loutre ! ^^). Le groupe des Gardiens va connaître de nouveaux membres, d’autres vont partir, entre-temps, il y aura eu de nombreux cross-over avec d’autres personnages issus du vaste monde des super-héros. Mais ce n’est qu’arrivée aux dernières aventures contenues dans cette anthologie que l’on découvre enfin Star-Lord et les autres Gardiens actuels. La boucle est bouclée ! 🙂

Nous sommes les Gardiens de la Galaxie est donc, à mon sens, une excellente lecture pour tout fan des films qui n’aurait pas forcément la passion du comics au point de se plonger dans toutes les aventures dessinées de ces super-héros. L’anthologie, en alliant sélection avisée d’aventures dessinées et articles complémentaires, permet de balayer toute l’histoire des Gardiens – de leur création à nos jours, en passant par leurs tribulations éditoriales. De fait, je recommande aussi la lecture de cette anthologie à tout curieux du sujet. Les passionnées de comics tout court pourraient éventuellement être intéressés, eux aussi – peut-être y a-t-il dans la sélection des aventures désormais introuvables sur le marché.

En tout cas, pour ma part, j’ai été ravie de pouvoir découvrir les Gardiens de la Galaxie avec un seul volume – certes conséquent, mais bien plaisant ! 🙂 Seul bémol, s’il faut en donner un, l’anthologie ne permet pas de donner l’intégralité de certaines aventures qui se suivent, donnant ainsi une certaine frustration pour quelques arcs narratifs restés inachevés dans ce volume. Mais, dans le même temps, il fallait bien que l’épaisseur de ce livre conserve des proportions raisonnables donc ce bémol est, au final, aisément pardonné ! 🙂

En bref : I’m hooked on a feeling… 😉

Éditions Panini Comis, éditions Marvel, 2017.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Rogue One du blog RSF Blog.

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Publié dans Pêle-mêle

[TAG] Quel personnage de roman choisiriez-vous ?

Ayant aperçu ce Tag sur le blog d’Audrey, j’en ai trouvé l’idée fort sympathique (et les réponses d’Audrey tout autant ! ^^). Du coup, je me suis piquée à y répondre aussi ! 🙂

1. Quel est le personnage qui vous aiderait à survivre à l’Apocalypse? 

If the Apocalypse comes, beep me (S01E05)

Sans surprise, je rejoins Audrey et cite Buffy Summers ! 🙂 Certes, le personnage provient d’une série télévisée, à la base, mais outre le fait que la série poursuit son cours sous forme de comics, Buffy Contre les Vampires (Buffy The Vampire Slayer en V.O.) connaît aussi des aventures sous forme de romans ! Autant dire qu’elle est non seulement qualifiée pour m’aider à survivre à l’Apocalypse, mais aussi comme personnage de roman 😉

2. Quel est le personnage avec qui vous aimeriez vous retrouver sur une île déserte? 

Quitte à se retrouver coincée sur une île déserte, autant que ce soit avec The Girl in the Sultan’s Gardens, l’un des (nombreux) personnages du diptyque The Orphan’s Tales de Catherynne Valente. Comme cette jeune fille porte d’étranges tatouages autour des yeux qui sont en fait de très nombreuses histoires, on aurait de quoi passer le temps 🙂

3. Quel est le personnage qui serait votre meilleur ami au lycée? 

Jo March. Je sais, j’ai déjà indiqué sa famille en réponse à la question Quelle est la famille qui serait votre famille d’adoption ? Mais qui a dit qu’on ne pouvait pas avoir sa soeur comme meilleure amie, même d’adoption ? 😉 Franchement, Jo est le personnage avec lequel j’ai toujours pensé que, si elle avait existé dans le monde réel, on se serait très bien entendues ! Alors je garde ce choix : Jo March, nom d’un p’tit bonhomme !

4. Quel est le personnage qui serait votre pire ennemi au lycée? 

Lavinia – l’une des ennemies de Sara dans Petite princesse de Frances Hodgson Burnett. Le genre de petite peste qui me prenait systématiquement en grippe, à l’école. Inutile de dire que j’avais tôt fait de grincer des dents quand je lisais les passages du livre où Lavinia sévissait (et elle est encore pire dans le célèbre dessin animé tiré de l’ouvrage !).

5. Quel est le personnage qui serait votre allié dans Hunger Games (mais à la fin, il n’y a bien qu’un seul vainqueur… vous savez)? 

Katniss Everdeen, voyons. Qui d’autre ?

6. Quels sont les trois personnages avec qui vous partiriez en vacances (tous ensemble)? 

Question difficile… mais à laquelle je vais tâcher de répondre ! 😉 Si je pouvais partir en vacances avec trois personnages (tous ensemble), ce serait :

  • Samwise Gamegie – parce que parmi tous les Hobbits, c’est lui qui me semble le plus sympathique (sans compter sa délicieuse recette de lapin aux pommes de terre ! ^^)
  • la Belle – histoire d’échanger autour de nos lectures pendant le voyage, voire même de se prêter des bouquins 😉
  • Eusèbe – parce qu’il est trop mignon ! 🙂 Non, en vrai, parce que c’est un ami indéfectible et débrouillard malgré sa confondante naïveté. Et parce qu’il est trop mignon ^^

7. Quelle est la famille qui serait votre famille d’adoption? 

Alors là, la réponse fuse sans une once d’hésitation : la famille March des Quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott ! Ce roman est mon préféré depuis mon enfance. J’adore ces quatre filles dans lesquelles je nous retrouvais, moi et mes soeurs ; j’aime la façon dont, malgré leurs différences de caractères et les inévitables disputes qui peuvent en découler, elles restent profondément unies. Et puis Jo partage mon goût pour l’écriture comme les livres, on pourrait donc disserter pendant des heures sur ces sujets 🙂

8. Quel est le personnage avec qui vous feriez du shopping? 

Je ne suis pas une férue de shopping – sauf si c’est pour une virée en librairie. Mais si je devais effectuer des achats, ce serait avec Pyanfar Chanur. Capitaine aguerrie, elle a l’habitude de voyager dans l’espace pour commercer avec les différentes espèces. Ainsi, je profiterai autant de ses conseils que de la balade 😉 Et si la balade s’avère mouvementée, au moins serai-je entre de bonnes mains.

Chanur’s Homecoming II © Michael Whelan

9. Quel est le personnage à qui vous laisseriez choisir la musique dans la voiture? 

Jay, bien sûr. Qui d’autre pour dénicher le meilleur morceau à écouter, sur la route vers Frontier ?

10. Quel serait le personnage qui vous prêterait ses livres? 

Isaac Vainio, bibliomancien de son état et passionné de SFFF, dispose d’une bibliothèque fournie en la matière. Si un personnage devait me prêter ses livres, ce serait lui ! ^^

11. Quel est le personnage qui vous initierait au combat? 

Yoko Tsuno ! 🙂 Pratiquante de divers arts martiaux (karaté, judo, kyudo et aïkido), on ne peut rêver meilleur professeur.

Extrait de l’album n°4 Aventures électroniques

12. Quel est le personnage qui vous cuisinerait de bons petits plats? 

Aimant les plaisirs de la bonne chair chère, Nounou Ogg serait le personnage qui me préparerait des bons petits plats – ou plutôt, qui m’apprendrait à en concocter ^^ » Après tout, elle est l’auteur d’un livre de recettes ! 😉

13. Quel est le personnage avec lequel vous échangeriez votre vie pendant 24 heures? 

Thursday Next, pour avoir un aperçu de ce monde où les livres sont si précieux qu’ils ont une brigade dédiée et où les personnages de fiction mènent une vie propre. Mais juste pour 24 heures, car ce monde-là n’est pas de tout repos avec son actualité internationale (et nationale) très tendue !

14. Quel est le personnage avec qui vous accepteriez un rendez-vous galant? 

Bigby ❤ de la série Fables – autrement dit le Grand Méchant Loup. À ceci près que, dans la série, il officie comme shérif et se trouve la plupart du temps sous forme humaine. Il ne retrouve son apparence de loup (parfois de taille fort respectable) que lorsque les circonstances l’exigent ou que son tempérament lui joue des tours. Le choix de ce personnage est logique, puisque après tout, je suis amatrice de loups-garous ! 😉 Et puis, si même Blanche-Neige a fini par succomber à ses charmes – certes sauvages – c’est qu’il n’est pas si mauvais, au fond, ce loup 😉

Capture d’écran du jeu vidéo The Wolf Among Us

15. Quel est le personnage qui vous aiderait à réviser vos cours pour un examen? 

Le Bibliothécaire de l’Université de l’Invisible. Peut-être pas le meilleur comparse d’étude, mais au moins un collègue bibliothécaire (et qui aime les bananes !) 😉

Quiet please © Paul Kidby

Et vous ? Quels personnages de roman choisiriez-vous ?

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Des vampires dans la citronneraie, Karen Russell

Quatrième de couverture

Finaliste du Prix Pulitzer pour son formidable roman Swamplandia, la jeune Karen Russell, à l’imaginaire débridé, excelle dans tous les registres et s’impose une fois encore, avec ce recueil, comme un maître du réalisme magique.

Des fillettes retenues prisonnières dans une manufacture japonaise sont lentement métamorphosées en vers à soie… Une masseuse se découvre dotée d’étranges pouvoirs en manipulant les tatouages d’un jeune soldat revenu d’Irak… Deux vampires prisonniers d’une citronneraie brûlée par le soleil tentent désespérément d’étancher leur soif de sang, au risque de mettre un terme à leur relation immortelle… 

Autant de mondes parallèles fascinants, entre mythe et réalité, qui confirment la subtile extravagance et l’inventivité hors pair d’un des meilleurs écrivains de sa génération.

Mon avis

C’est la quatrième de couverture de ce recueil qui a attiré mon attention. Et je n’ai pas été déçue ! Des vampires dans la citronneraie est un superbe recueil où chaque nouvelle se situe sur cette frontière mouvante qui sépare le réalisme du fantastique. Difficile, donc, de coller une quelconque étiquette de genre sur ces textes, aussi nous contenterons-nous de celle de « réalisme magique« .

De quoi parlent ces textes ? La nouvelle d’ouverture, Des vampires dans la citronneraie, nous présente des vampires qui cherchent à étancher leur soif inextinguible à l’aide de citrons. On trouve d’emblée le cadre réaliste (l’Italie contemporaine) et la touche fantastique (les vampires), bien que les créatures aux dents longues en question n’aient que peu de rapport avec celles du folklore. L’histoire est à l’image des citrons : acidulée, tirant même sur l’amer. Karen Russell a su bien rendre la quête de ces êtres pour apaiser leur soif.

Vient ensuite un texte plus dérangeant. De la soie pour l’Empire met en effet en scène des jeunes filles japonaises qui se métamorphosent lentement en vers à soie. Métaphore de l’exploitation des ouvriers par l’industrie (qu’il s’agisse de celle des animaux ou de celle des hommes), ce très beau mais très perturbant texte témoigne d’une capacité à brosser de subtils mais forts portraits de femmes. De fait, le dérangement finit par disparaître pour laisser place à un final superbe.

Alors que la nouvelle précédente laisse quand même une impression positive, Une armée de mouettes à Strong Beach, 1979 va nous entraîner sur la pente inverse. Le langage de l’auteur se fait ici plus proche de la voix interne du narrateur, Nal, un jeune ado qui a vu sa seule porte de sortie vers un avenir meilleur lui être claquée au nez. Il découvre par hasard un nid formé par les mouettes qui envahissent la plage lors de cet été morne. Nid fabriqué à partir de tickets, coupons, et autres menus objets qui sont pourtant autant de facteurs d’influence majeurs sur la destinée des habitants. Une armée de mouettes à Strong Beach, 1979 nous glisse habilement dans la peau de ce garçon affligé par un avenir aussi obscur que morose.

La Fenêtre de la Hox River nous emmène cette fois au temps de la colonisation des Etats-Unis. On y suit la quête acharnée de colons pour obtenir un titre de propriété sur une terre plus que rétive à leur permettre de subvenir à leurs besoins. Très peu de surnaturel dans ce texte, cette fois, voire même pas du tout, malgré certains passages oniriques. Mais cela n’empêche pas la nouvelle de transmettre l’espoir qui confine à la folie de ces personnages qui cherchent à devenir propriétaires de leur terrain, aussi aride soit-il.

La Grange à la fin de notre mandat offre une petite pause bienvenue après ces textes qui exploraient le renoncement désespéré et l’acharnement fou. D’anciens présidents américains se réincarnent en chevaux, dans une mystérieuse Grange. Une nouvelle douce-amère dans laquelle on se laisse emmener tranquillement, en souriant parfois face à ces équidés autrefois hommes les plus puissants du pays.

On continue dans le léger, mais cette fois sous le signe de l’absurde avec Règles à respecter pour soutenir son équipe dans l’Antarctique qui évoque toute une série de conseils pour les supporters des Krills – équipe qui perd systématiquement ses matches contre les Baleines. Absurde, mais aussi un peu triste.

Retour à une nouvelle très forte avec Les Nouveaux Vétérans. Je vous défie de ne pas avoir les tripes nouées en lisant ce récit d’une masseuse qui se découvre un étrange pouvoir alors qu’elle s’occupe d’un vétéran, traumatisé par la perte d’un camarade et qui porte un tatouage à sa mémoire. Le texte évoque avec brio le syndrome du stress post-traumatique mais aussi, à travers le personnage de la masseuse, le poids de certaines épreuves qui finissent par engluer dans une routine malheureuse. Les deux personnages sont construits très finement et le pouvoir de Beverly, la masseuse, va peut-être pouvoir aider ces deux êtres à retrouver une sérénité d’esprit. Peut-être.

On poursuit dans l’émotion avec La Marionnette sans sépulture d’Eric Mutis qui a pour personnage principal et narrateur un adolescent bagarreur. Habitué à harceler d’autres élèves, Larry et ses amis vont un jour faire une étrange découverte : quelqu’un a attaché à un arbre une marionnette grandeur nature à l’effigie de l’une de leurs anciennes victimes, qui a quitté la ville depuis. Dans ce texte final, l’auteur donne de la voix à ces terreurs de cour d’école. Et, au final, confronté à cette imitation sans vie d’Eric Mutis, Larry va réaliser à quel point il cherche une rédemption – en vain.

Huit textes, huit parcours de personnages aux vies désespérées lancés dans une quête du bonheur qui n’aboutira pas forcément. Huit nouvelles qui se trouvent à mi-chemin entre l’émerveillement et l’effroi et qui, servies par une plume maîtrisée, offrent au regard du lecteur l’exploration de ces failles qui hantent l’humain.

Un bijou acide, adouci par une pointe de sucre.

Éditions Albin Michel, 303 pages, 2017

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Conseils d’écriture #1

Après avoir testé diverses méthodes et outils pour améliorer mes techniques d’écriture, j’ai pensé à vous proposer une série de billets sur le sujet. Ces billets n’auront cependant pas pour vocation de vous fournir, clé en mains, LA méthode qui marche à tous les coups. Tout simplement parce que, au fil de la pratique, chaque auteur se construit sa propre méthode. Et un même auteur peut très bien user d’un procédé différent selon ses oeuvres ! 😉

L’idée de ces billets, c’est avant tout de vous fournir des pistes à explorer. Bien entendu, vous n’êtes pas obligés de les suivre si elles ne vous disent rien car le premier conseil à suivre en matière de techniques d’écriture c’est : il n’y a aucune obligation à appliquer les conseils d’écriture ! 🙂

Pour ce premier billet, on va parler créativité et inspiration – c’est un peu la base, quand on écrit ! ^^ On connaît tous le syndrome de la page blanche, on a tous eu un jour cette crainte de se retrouver à sec, sans idées.

Rassurez-vous ! Tout d’abord, rappelez-vous que, comme tout être vivant, vous suivez des cycles. Votre inspiration, votre créativité, passera par des phases actives et d’autres d’endormissement. Ce qui n’est pas un mal en soi : imaginez un peu ce que cela donnerait si vous débordiez d’idées en permanence ! Votre esprit serait constamment en ébullition et ça deviendrait vite infernal (Neil Gaiman y a pensé, puisque un passage de sa BD Sandman présente un écrivain qui séquestre une Muse. Quand la Muse est libérée, elle punit le dit-auteur d’un flot ininterrompu d’inspirations, si bien qu’il en devient fou).

Mais, à l’inverse, l’inspiration peut se faire trop longuement désirer et la créativité, se montrer congrue. Or, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas une fatalité ! L’inspiration – que je lie à la créativité – c’est comme les muscles : on peut la travailler ! 🙂 Voici quelques pistes pour vous permettre de développer votre créativité et, par extension, faciliter la venue d’idées lorsque vous en avez besoin.

Toute idée est bonne à être notée

C’est un conseil que j’ai lu dans Wonderbook de Jeff VanderMeer, un ouvrage sur l’écriture et la construction de mondes dont je vous fournirai une critique dès que j’aurai terminé de l’explorer dans tous les sens ! ^^. Le premier chapitre porte, justement, sur la créativité et l’inspiration, et j’avais été frappée par ce conseil de l’auteur : ne pas s’auto-censurer. Dès qu’une idée vient, ne pas l’écarter en se disant « bof, ça ne vaut rien ». Peut-être qu’elle ne vaudra effectivement rien, mais le fait de la prendre en compte en la notant envoie une sorte de signal à votre subconscient, une façon de lui dire : « envoie tout ce que tu veux, j’en prends compte ! ». De fait, à force de noter les idées qui viennent sans faire le tri d’emblée, notre esprit prend l’habitude de faire remonter à la surface toutes les idées qui lui viennent.

Après avoir lu cela, j’ai commencé à appliquer ce conseil. Chaque fois qu’une idée me vient, même si je la trouve peu voire pas du tout exploitable, je la note. Petit à petit, à force d’appliquer ce principe, j’ai remarqué que les idées me viennent plus facilement. Comme si le fait d’arrêter l’auto-censure permet de libérer plus facilement le flot créatif. Bien entendu, cela ne veut pas dire que j’ai en permanence de nouvelles idées, simplement, j’ai moins de mal à trouver l’inspiration quand j’en ai besoin !

Par ailleurs, j’ai retrouvé le conseil de Jeff VanderMeer lors d’un atelier Brainstorming pendant une convention du forum CoCyclics. Pour l’exercice pratique, MadManu (qui animait l’atelier) nous a recommandés de ne pas censurer les premières idées qui venaient, même si elles étaient mauvaises, parce qu’elles faisaient figure de « décrassage » du moteur à bonnes idées avant qu’il se mette à fonctionner à plein régime. Comme quoi, même les pires idées méritent d’être notées, elles ont leur utilité ! 😉

Lire, voir, écouter

Vous aimez lire, regarder une bonne série télévisée ou vous perdre dans les notes de votre chanson préférée ? Eh bien sachez que ces activités sont aussi excellentes pour nourrir votre créativité ! 🙂

Comment cela, me direz-vous ? Eh bien, le fait de s’intéresser à des oeuvres artistiques, quelles qu’elles soient, va en quelque sorte donner du grain à moudre à votre inspiration. Même si vous ne vous en rendez pas compte, toutes ces lectures, ces écoutes, ces visionnages vont, à la manière des ingrédients nutritifs contenus dans un terreau, permettre à des idées de votre cru de germer.

Bien sûr, d’autres éléments se mêleront à ce terreau comme les expériences personnelles ou les observations que l’on peut faire du quotidien, par exemple. Mais en plus de nourrir vos propres idées, observer le déroulement narratif d’autres histoires va aussi vous donner des tuyaux sur vos propres écrits. Cerise sur la gâteau, cela divertit donc, c’est du tout bénéf’ ! 🙂

Le plus bel exemple de la créativité donnée par ces oeuvres issues de l’esprit d’autres personnes, ce sont les fan-fictions (Cindy Van Wilder a rédigé 2 billets sur le sujet que je vous invite à lire, ici et ici)

Jouer

Les amateurs de jeux de rôles le savent bien, l’histoire ne se construit pas seulement à partir du manuel du Maître de Jeu. Elle se fait aussi avec les joueurs. Si vous pratiquez cette activité, vous vous habituez également à mettre en scène un personnage (le vôtre), même si c’est dans un univers pré-établi et sur un scénario guidé par le MJ.

En dehors du jeu de rôles, les jeux de société offrent aussi un beau terrain de jeu pour votre créativité (sans mauvais jeu de mots ! :p). En particulier ceux qui font la part belle à l’imagination. On peut ainsi citer Il était une fois – où l’on construit une histoire, à plusieurs, en fonction des cartes. Mais ceux qui me semblent le plus intéressants, ce sont ceux dont l’on peut détourner le principe d’origine pour en faire de vrais supports à l’inspiration. Il s’agit des jeux suivants :

84 cartes dans la boîte de base soit autant d’illustrations différentes, toutes poétiques et propices à mille interprétations. Une base parfaite pour créer des histoires de toutes pièces ! 🙂

C’est Vestrit qui m’a donné l’idée d’utiliser ces dés. Il existe différents jeu de cubes, avec des thèmes différents, vous pouvez donc piocher en fonction de vos genres de prédilections. Pour ma part, je les utilise régulièrement, notamment quand j’ai un bout de texte en tête mais qu’il me manque des éléments. Je n’utilise pas forcément tous les résultats de mon jet de dés, mais ça m’aide à débloquer le reste de l’histoire ! 🙂

Pratiquer

Une autre façon de faire travailler le muscle de l’inspiration, c’est de pratiquer des exercices d’écriture à contrainte. Par exemple, il y a les 24h de la nouvelle (contrainte de sujet + de temps), ou bien les exercices de l’Oulipo (plus axés sur les jeux de langue). Vous pouvez aussi vous créez vos propres contraintes : prendre un mot, une situation, une émotion et écrire un texte de longueur variable sur le sujet. Tout est possible !

Voilà, j’espère que parmi ces différentes pistes, vous en trouverez qui vous permettront de développer votre créativité et, ainsi, de faire venir plus facilement l’inspiration ! 🙂 Et si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Bonne écriture ! 🙂

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Parution dans l’anthologie numérique Nutty Wolves

L’anthologie numérique Nutty Wolves est désormais disponible ! 🙂 Éditée par les éditions Nutty Sheep, cette anthologie a pour thème les loups-garous. Un thème qui, vous le savez, me plaît beaucoup.

Vous retrouverez donc au sommaire une nouvelle signée de ma main, intitulée La belle et la bête. Aucun rapport avec le célèbre conte dans cette histoire de fantasy, bien qu’elle narre l’étrange relation qui va lier une jeune femme et un homme-loup.

Au sommaire figurent également 14 autres histoires de garou. Voici les noms des 15 auteurs de ces textes : Patrick Quélard, Patrick Boutin, Céline Thomas, Anthony Holay, Emmanuel Delporte, Yann Dambo, Mathilde Chau, Justine Suzat, Guillaume Sauvage, Fabien Rey, Magali Lefebvre, Valentine Dewer, A. R. Morency, Jean-Michel Gernier et Marc Legrand.

15 histoires de loups-garous, 15 histoires pour hurler à la pleine lune. L’anthologie – sous forme numérique – est disponible sur la boutique de l’éditeur et chez vos fournisseurs habituels pour votre liseuse.

Bonnes lectures garouesques ! 🙂

EDIT : la version papier est également disponible ! 🙂

Nutty Wolves, éditions Nutty Sheep, juin 2017, version numérique 5,99 euros (commander), version papier 17,99 euros (commander)

Quatrième de couverture

Si le mythe du loup-garou est l’un des plus classiques et tenaces de la culture populaire, ce n’est pas un hasard : ces créatures n’amusaient pas du tout nos ancêtres, qui jugèrent et brûlèrent environ 100 000 personnes pour « lycanthropie » entre 1500 et 1700.

15 auteurs vous livrent ici 15 histoires de loups-garous, du passé, du présent ou du futur, de ce monde ou d’un autre, fleurant bon le terroir, la chair fraîche et le sang qui fume. Le loup-garou peut y être un prédateur, un monstre, un fou ou une victime, mais aussi parfois une allégorie de la nature sauvage et indomptée. Son dernier rempart contre la civilisation humaine. Un écolo de la première heure, en quelque sorte !

S’il est vrai que le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit, vous resterez toutefois libres de hurler avec les loups… À moins que vous ne préfériez libérer la bête qui sommeille en vous ?

Critiques de Nutty Wolves

Encore une belle sélection de nouvelles. Tous les aspects de la lycanthropie nous sont livrés avec bonheur, sans oublier la petite touche de folie propre à la maison d’édition. (Livall)

Anthologie réalisée pour les fans des bébêtes poilues en tout genre.
Certaines de ces nouvelles sont de vraies pépites avec des coups de coeur pour certaines. Certaines sont assez flippantes, j’ai sursauté à 3-4 reprises.
Chacune des histoires est très bien écrite, d’un très bon niveau. Que l’on accroche ou pas, les atmosphères sont très bien retranscrites et assez angoissantes.
Un vrai plaisir – A découvrir de toute urgence