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Archives de Tag: Anthologie

Parution de l’anthologie Les Eléments III : L’eau

eau_200Comme annoncé, l’anthologie Les Éléments III : L’Eau, dirigée par Magali Duez, est parue aux éditions Griffe d’Encre le 25 mai dernier. Vous y trouverez donc mon texte Les âmes des anciens, aux côtés d’oeuvres de Tepthida Hay, Isabelle Guso, Marianne Lesage et bien d’autres plumes – neuf en tout en comptant la mienne ! 🙂

Les âmes des anciens est une nouvelle à mi-chemin entre fantastique et fantasy urbaine. Pierre, quinze ans, en est le héros. L’adolescent doit faire face à sa peur de l’eau depuis qu’il a été attaqué par un requin. Et sa vie pourrait bien changer davantage lors d’un séjour sur l’archipel des Tuamotu…

C’est un texte qui me tient particulièrement à coeur – non pas que mes autres textes me plaisent moins, bien entendu – du fait de son sujet et de la légende sur laquelle je me suis basée pour le rédiger. Je suis donc d’autant plus heureuse qu’il figure à bord de l’anthologie ! 🙂

L’anthologie sera présente sur le stand de l’éditeur aux Imaginales, ce week-end. Si vous faites partie des chanceux qui y vont, vous pourrez donc vous la procurez et profiter d’une bafouille de Magali Duez (l’anthologiste), Tepthida Hay et Andoryss Mel (auteurs figurant au sommaire).

Les Éléments III ; L’Eau, anthologie dirigée par Magali Duez, éditions Griffe d’encre, mai 2015, 15 euros (commander)

Sommaire :

  • Lacrimosa de Andoryss Mel
  • RH250 de Alix Le Guinec
  • Mare a mare de Livia Galeazzi
  • Fleur d’eau de Marie Barthelet
  • Larmes de pluie de Isabelle Guso
  • L’Hiver est ma demeure de Marianne Lesage
  • A consommer sans modération de Michel Féret
  • Mémoire d’une teigne marine de Tepthida Hay
  • Les âmes des anciens de Magali Lefebvre

Quatrième de couverture

Elle couvre 70% de la planète et compose de 55 à 75% du corps humain. Autant dire que l’eau est un élément qui a de quoi mettre la pression.

Ils ont levé la tête vers les cieux gorgés de pluie, plongé au cœur des océans, des lacs et des rivières, parcouru les banquises…

Leur eau peut être douce ou salée, abondante ou insuffisante, porteuse de vie ou de désastre…

Venez le découvrir, et dans ces pages assouvir votre soif d’imaginaire.

Critique des « Éléments III : L’Eau » :

[…] Le recueil se termine sur l’océan, les vagues et les requins, une inquiétante attraction avec « Les âmes des anciens » de Magali Lefebvre. Neuf nouvelles, neuf mondes, neuf facettes d’un élément aux formes infinies.

Des récits qui coulent de source

Magali Duez a fait un très bon travail de sélection : le lecteur rencontre des mondes différents et des approches originales autour de ce thème de l’eau au fil de ces neuf nouvelles. L’eau est tour à tour compagnon, ennemi, mystère, nécessité. Quand l’un parle de sciences, un autre explore d’anciennes mythologies.[…]

[…] Magali Lefebvre propose elle un homme-requin (Âmes des Anciens) dans un récit agréable mais trop conventionnel

[…] Un peu à part, on découvre Les âmes des anciens, récit fantastique qui puise sa source dans les croyances anciennes des îles pacifiques.

 
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Publié par le 29 mai 2015 dans Publication

 

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À paraître : une nouvelle dans une anthologie des éditions Griffe d’Encre

eau_200C’est annoncé depuis ce jour sur le site de l’éditeur, l’anthologie Les Éléments III : L’Eau paraîtra aux éditions Griffe d’Encre à la fin du mois. Et, vous l’aurez deviné, je figure à son sommaire, accompagnée de 8 autres auteurs 🙂 Il s’agit là du fameux texte accepté dont je vous parlais dans mon bilan de l’année passée et j’ai hâte de découvrir les oeuvres de mes compagnons de sommaire ! 🙂

Voici donc le sommaire complet de l’anthologie, ainsi que la quatrième de couverture :

Elle couvre 70% de la planète et compose de 55 à 75% du corps humain. Autant dire que l’eau est un élément qui a de quoi mettre la pression.

Ils ont levé la tête vers les cieux gorgés de pluie, plongé au cœur des océans, des lacs et des rivières, parcouru les banquises… 

Leur eau peut être douce ou salée, abondante ou insuffisante, porteuse de vie ou de désastre…

Venez le découvrir, et dans ces pages assouvir votre soif d’imaginaire.

  • Lacrimosa de Andoryss Mel
  • RH250 de Alix Le Guinec
  • Mare a mare de Livia Galeazzi
  • Fleur d’eau de Marie Barthelet
  • Larmes de pluie de Isabelle Guso
  • L’Hiver est ma demeure de Marianne Lesage
  • A consommer sans modération de Michel Féret
  • Mémoire d’une teigne marine de Tepthida Hay
  • Les âmes des anciens de Magali Lefebvre

La couverture est illustrée par Magali Villeneuve et l’ouvrage, dont la sortie est prévue pour le 25 mai prochain, sera bientôt en souscription.

EDIT : ça y est, la souscription est ouverte ! 🙂

 
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Publié par le 10 mai 2015 dans Publication

 

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Halloween, anthologie dirigée par Paula Guran

Quatrième de couverture

Shivers and spirits…the mystical and macabre…our darkest fears and sweetest fantasies…the fun and frivolity of tricks, treats, festivities, and masquerades mixed with the deepest and most profound of frights. Halloween is a holiday filled with both delight and dread, beloved by youngsters and adults alike. Celebrate the most magical season of the year with this sensational treasury of seasonal tales — spooky, suspenseful, terrifying, telling, and teasing — harvested from a multitude of master storytellers.

Mon avis

Photographie personnelle

Photographie personnelle

Rien de tel comme lecture halloweenesque qu’une anthologie intitulée Halloween ! Celle-ci réunit des textes – non inédits – de pointures comme Lovecraft, Bradbury, de Lint ou Straub et des noms moins connus mais non moins talentueux. Tous se déroulent lors de la fameuse nuit d’Halloween. En avant pour un festival d’Halloweens !

Conversations in a Dead Language de Thomas Ligotti : on ouvre le bal avec un texte qui laisse volontairement un certain flou régner. Au lecteur de comprendre, au final, où se trouve l’horreur. Un texte dans la plus pure veine du fantastique, halloweenesque à souhait. Et que les non anglophones se consolent, il est disponible en français dans le tout récent recueil de l’auteur paru chez Dystopia.

Monsters de Stewart O’Nan : quand un malheureux incident se produit le jour même d’Halloween… point de fantastique dans ce texte qui n’en remue pas moins les tripes, puisqu’il est à hauteur d’enfant et que l’on y ressent ce que peut ressentir le dit-enfant lors de pareil incident. Poignant.

The Halloween Man de William F. Nolan : retour au fantastique pur jus avec cette nouvelle où une petite fille trop imaginative se laisse convaincre de l’existence du Halloween Man. Les conséquences en seront terrifiantes.

The Young Tamlane de Sir Walter Scott : un poème autour de Tamlin, où un homme, capturé par la Reine des fées, ne pourra en être délivré que si celle qui l’aime remplit avec exactitude plusieurs conditions. Et seule la nuit d’Halloween pourra permettre cette libération, puisqu’en cette nuit les portes entre les royaumes – féeriques et humains – sont grandes ouvertes. Si la lecture est quelque peu ardue en VO du fait que Sir Walter Scott est écossais et qu’il s’agit d’un anglais plutôt vieillot, l’histoire, très féerique et ancrée dans le folklore anglo-saxon, est fort agréable à découvrir (ou redécouvrir).

Pork Pie Hat de Peter Straub : un jeune homme interviewe une légende du jazz qui raconte un souvenir d’enfance, un Halloween qui le dégoûta à tout jamais de cette fête. Si l’auteur est célèbre pour ses oeuvres horrifiques, je dois dire que j’ai été quelque peu déçue par ce texte. L’action met longtemps à se mettre en place, trop longtemps, et je pense que le texte aurait gagné à être un peu plus épuré car il est vraiment long. Une première déception pour cette anthologie jusque là de très bon niveau.

Three Doors de Norman Partridge : une variation sur le fameux conte de la Patte de singe, où s’exprime la douleur de la perte de l’être aimé et l’un des aspects d’Halloween, seule nuit de l’année où le voile entre le monde des morts et des vivants, de la magie et de la réalité, disparaît.

Auntie Elspeth’s Halloween Story (or The Gourd, The Bad, And The Ugly) de Esther Friesner : quand l’horreur rencontre l’humour. Se retrouvant avec ses trois neveux-nièces sur les bras, tante Elspeth, pas très contente de ce fait, leur raconte une histoire. Mais une histoire d’Halloween ! Où l’on suit les péripéties d’une petite citrouille, qu’un hibou a convaincu qu’être choisie pour devenir une « jack o’ lantern » était la meilleure chose qui soit. Le final sera bien loin de ce que vous pensez et vous, adultes, en sourirez malgré vous en songeant aux enfants qui écoutent pareille histoire. Sacrée tante Elspeth !

Struwwelpeter de Glen Hirshberg : un jeune adolescent, aussi intelligent que malicieux, propose à ses amis, tous fascinés par ses actes défiant l’ordre établi, d’aller faire sonner la cloche qui trône dans le jardin d’un vieil homme acariâtre. Cloche qui, à l’en croire, réveillerait les morts. Un texte qui prend son temps pour bien poser la psychologie de ses personnages et avec raison, car ce sont eux qui donnent toute sa puissance à ce texte qui mêle avec brio surnaturel et réel, horreur bien humaine et celle née de l’occulte. L’histoire n’est pas sans rappeler Monsters, que l’on découvrait plus tôt dans l’anthologie, mais avec des personnages plus âgés.

Hallowe’en in a Suburb de H.P. Lovecraft : encore un poème – oui, Lovecraft a aussi écrit des poèmes ! Je le découvre avec cette pièce, sympathique à lire, qui contient notamment des goules que l’on croise dans d’autres oeuvres du même auteur.

On the Reef de Caitlin R. Kiernan : dans cette nouvelle aux airs lovecraftiens (d’où son placement dans le sommaire), Halloween est l’une des nuits de l’année où d’étranges pélerins se réunissent à un certain endroit bien connu des amateurs de l’oeuvre de Lovecraft – Innsmouth. Ou plutôt devrai-je dire, les ruines d’Innsmouth. Pour y faire quoi ? Je vous laisse le découvrir…

The Sticks de Charlee Jacob : quand Halloween se mêle au vaudou… voici comment l’on pourrait résumer cette nouvelle dont l’action se déroule au sein de The Sticks, un petit bourg planté dans les marais, et où, chaque Halloween, les habitants souffrent de trois nuits de fléaux, l’apex étant la nuit d’Halloween qui verra disparaître un enfant. Ceux-ci, abandonnés des adultes qui déambulent grimés en morts, doivent donc veiller toutes bougies allumées, en priant pour ne pas être celui choisi cette année. Un texte original et puissant.

Riding Bitch de K.W. Jeter : je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi de ce texte qui mêle deuil, motos et croque-morts. Mais si je suis plutôt passée à côté de l’intrigue, la tristesse qui émane de son personnage principal a été assez bien rendue pour que je perçoive les émotions de cette nouvelle.

Memories of el Dia de los Muertos de Nancy Kilpatrick : un très court texte évoquant la célébration mexicaine du Jour des Morts. Subtil, mais fort.

Halloween Street de Steve Rasnic Tem : l’auteur imagine toute une rue dédiée à Halloween, pas moins ! Je vous laisse découvrir son univers original, introduit par cette nouvelle, et dont l’exploration se poursuit avec Tricks & Treats: One Night on Halloween Street, texte situé juste après dans le sommaire et qui rassemble, sous la forme de douze vignettes, autant d’aperçus de cette rue très spéciale.

Memories de Peter Crowther : retour à l’horreur avec ce texte, qui contient majoritairement un dialogue téléphonique. L’horreur n’en est que plus présente, le surnaturel s’infiltrant à pas de loup. Méfiez-vous des ombres, lors de la nuit d’Halloween, et de votre mémoire. Il se pourrait que des souvenirs importants, des personnes même, en aient été effacés…

Ulalume de Edgar Allan Poe : un troisième poème, cette fois signé par Poe. On y retrouve un thème identique à celui du fameux poème Le Corbeau, le poème évoquant un voyage onirique du narrateur, qui a perdu l’être aimé, voyage qui, se déroulant une nuit d’octobre, lui rappellera la triste réalité de son deuil.

Mask Game de John Shirley : une famille américaine – mère divorcée, deux enfants, le beau-père, le petit dernier que le père a eu avec sa nouvelle femme et une amie – attend l’arrivée de la cousine Neva qui, pour cette année, propose un jeu avec des masques qu’elle a elle-même confectionnés. Très beau texte, qui aborde habilement le sujet des secrets familiaux et de la force des traditions – ici, la puissance magique liée à Halloween est évoquée d’une façon qui rappelle le paganisme. Quant au masque, il est également utilisé avec tout ce qu’il symbolise, notamment le fait qu’il révèle autant qu’il dissimule.

By the Book de Nancy Holder : un peu de légèreté avec cette réjouissante nouvelle où une mère au foyer dépassée va trouver une bouée via… un livre du type « romance Harlequin ». Si Halloween ne figure là qu’en fête provoquant de multiples préparatifs, le texte prête à sourire – et même à rire, rien que de repenser à une certaine image, vers la fin de la nouvelle, je m’esclaffe ! – et offre une pause bienvenue. Tout en rappelant, mine de rien, que prendre du temps pour soi (par exemple en lisant une romance… ;)) de temps en temps peut avoir des conséquences aussi sympathiques que… surprenantes !

Hornets de Al Sarrantonio : si vous avez la phobie des frelons, passez votre chemin pour aller directement au texte suivant. Si vous ne l’avez pas, je gage que vous l’aurez une fois terminée la lecture de ce texte, avec l’impression persistante d’entendre la bestiole du titre vrombir aux alentours. Quant au rapport entre les frelons et Halloween, vous le découvrirez en lisant cette nouvelle. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler – le titre donne déjà suffisamment d’indices et le texte, qui se déroule selon un schéma somme toute classique, joue surtout sur l’ambiance qu’il instaure au fil des phrases – et je me contente de vous préciser que, pour ce qui est de vous laisser tout frissonnant d’horreur à la fin, Hornets remplit fort bien son office.

Pranks de Nina Kiriki Hoffman : un ton plus léger avec ce texte qui nous invite à suivre la nuit d’Halloween d’un esprit malin qui prend la forme d’un petit garçon qui adore les farces – mais n’a aucune conscience des conséquences que les dites farces peuvent prendre. Ton plus léger, certes, mais c’est Halloween et la noirceur n’est jamais bien loin.

Pumpkin Night de Gary McMahon : on repart sur un texte très fort, là encore sur le deuil de l’être aimé, mais aussi sur les jack o’ lantern, ces citrouilles sculptées. Que peut-il arriver si celles-ci revêtent le visage de la disparue ? Un texte dont l’horreur n’est pas tant due à l’action qu’à la terrible perte vécue par le personnage principal. Le final achève complètement le lecteur sur ce point.

The Universal Soldier de Charles de Lint : décidément, il faudra que je me procure un jour un recueil de cet auteur. On retrouve un texte magique, empli de tendresse malgré son sujet – la guerre et ses fantômes, dont l’un revient un soir d’Halloween – et qui évoque la force des histoires au travers de deux personnages très particuliers – mais, en l’occurrence, des histoires humaines. Un très beau texte qui figure parmi mes préférés de cette anthologie et qui offre un vibrant plaidoyer pour la paix et l’importance de garder en mémoire les destinées passées.

Night Out de Tina Rath : très bref, très classique aussi, ce texte m’a rappelé une célèbre série télévisée. Se lit agréablement malgré son dénouement des plus téléphonés.

One Thin Dime de Stewart Moore : un texte qui, je pense, aurait mérité un peu plus de développement. Le thème du cirque et des monstres de foire y est évoqué, mais je n’ai pas saisi le lien avec Halloween – bien que l’action se déroule durant cette nuit-là. En fait, j’ai eu l’impression qu’il me manquait des morceaux pour pleinement appréhender cette histoire et c’est dommage.

Man-Size in Marble de E. Nesbit : célèbre pour ses récits pour enfants, Edith Nesbit a également commis des textes fantastiques pour les grands. Elle nous offre ici un texte classique pour le genre, avec un charmant côté suranné, et une approche de la nuit d’Halloween totalement dénuée de citrouilles et autres trick or treats – mais pas de spectre, loin de là !

The Great Pumpkin Arrives at Last de Sarah Langan : deux jeunes gens s’apprêtent à effectuer une séance de spiritisme la nuit d’Halloween. Un texte qui monte en puissance au fil des phrases et s’achève sur un final horrifique.

Sugar Skulls de Chelsea Quinn Yarbro : on retrouve la célébration mexicaine avec cette belle tranche de vie, bien que marquée par le deuil et la misère, d’une grand-mère et de sa petite-fille en train de confectionner les célèbres crânes en sucre. J’aurai aimé que le texte se poursuive et lève davantage le voile sur la destinée de ces deux personnages, mais je pense qu’il laisse suffisamment d’indices pour se faire sa propre idée à ce sujet.

On a Dark October de Joe R. Lansdale : un texte horrifique classique, mettant en scène des hommes vénérant une créature aux appétits spéciaux. Sympa par son côté « gore classique », malgré cette énième revisitation de la face occulte du succès de certains hommes d’affaire.

The Vow on Halloween de Lyllian Huntley Harris : mêlant une intrigue convenue et des dialogues peu crédibles par leur emphase, ce texte vaut surtout par son côté suranné.

The October Game de Ray Bradbury : une nouvelle que j’avais déjà lue, en français, dans le recueil Bien après minuit. Du coup, si le dénouement m’est rapidement revenu en mémoire, j’ai cependant savouré la redécouverte de ce texte noir en VO. Avec, comme toujours, le talent de novelliste de Ray Bradbury.

The November Game de F. Paul Wilson : texte-hommage à la nouvelle précédente, il en est aussi sa suite. Je n’en dis pas plus car cela reviendrait à spoiler deux textes en un seul ^^ »

Tessellations de Gary Braunbeck : un final en forme de novella qui m’a déplu. L’histoire suit une famille tellement corrompue par son obsession de la transmission de la mémoire et par la culpabilité qu’elle en tourne au glauque – et pas qu’un peu. J’aurai préféré terminer l’anthologie sur une note moins malsaine.

Au final, Halloween s’avère un bon petit pavé – 500 pages ! – mais offre un bon bouquet d’histoires d’Halloween, souvent placées sous l’angle de la terreur et du fantastique. De fait ma petite âme sensible a trouvé qu’il y en avait un peu trop, heureusement qu’il y avait des textes plus « légers ». Comme anthologie à thème, malgré la qualité parfois inégale des textes proposés, Halloween est la lecture parfaite pour cette fête et vous permettra, ce soir-là, une lecture et des frissons d’horreur (avec quelques fous rires ici et là) garantis tout au long de la nuit.

Éditions Prime Books, 528 pages, 2011

challenge_lecture_halloween

 
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Publié par le 27 octobre 2014 dans Lecture

 

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Parution dans une anthologie chez Malpertuis : les infos !

malpertuisVVous les attendiez, les voici ces fameux détails au sujet de l’anthologie Malpertuis V, dans laquelle j’ai la joie de participer ! 🙂

L’anthologie est dirigée par Thomas Bauduret et comporte pas moins de vingt-quatre nouvelles – le sommaire est donc conséquent mais tous les textes, malgré leur diversité, ont en commun leur genre : le fantastique.

Je vous avais déjà donné le titre et le pitch de mon texte, petit rappel pour ceux/celles qui n’auraient pas suivi : Umiko, jeune femme d’origine japonaise, va tenter d’affronter une nouvelle blessure amoureuse avec ses armes habituelles : la calligraphie et la mer…

Quant à mes compagnons d’anthologie, vous pouvez les découvrir avec le sommaire complet :

  • Le test de Jean-Michel Calvez
  • Création de Bénédicte Coudière
  • Émoi dans le beffroi de Véronique Pingault
  • Château-chariot de Sabine Sur
  • Le dormeur de Hélène Marchetto
  • Ablutions de Phil Becker
  • L’amante de David Coulon
  • Oedipe superstar de Johan Scipion
  • Boudin Zombie de Anne-Sophie Rouveloux
  • La prédation des lumières de Georges Mugand
  • Les lavandières de la nuit de Julie Conseil
  • Rasta Boy de Morgane Caussarieu
  • L’arbre aux lucioles de NokomisM
  • Le souffle du dragon de Léa Silva
  • Des oiseaux tombés du ciel de Jacques Fuentealba
  • La voix de Romain Jolly
  • De larmes, de sel, d’encre de Magali Lefebvre
  • Notre-Dame des Volutes de Denis Moreau
  • La fille du quinzième de Jennifer Flajolet-Toubas
  • Merci pour les fleurs de David Miserque
  • Plus j’écris, plus tu existes de Agnès Marot
  • Vent de cendres de Guillaume Suzanne
  • Ton regard d’Amélie Ferrando
  • Éternel étranger de Mathieu Rivero
  • Passent les secondes d’Olivier Gay

Illustration de couverture de Nemo Sandman

Une belle anthologie, mêlant jeunes plumes et plumes plus connues, qui devrait ravir les amateurs de fantastique ! 🙂

Malpertuis V, anthologie dirigée par Thomas Bauduret, éditions Malpertuis, mai 2014, 16 euros (commander)

Quatrième de couverture

Qui sont ces prédateurs surgis de l’ombre laissant derrière eux des cadavres mutilés, mais que nul n’a jamais vus ? Quel est ce test auquel tout le monde redoute d’échouer, mais dont vous ignorez tout ? Un animal familier peut-il revenir d’entre les morts, a fortiori un rat ? Quel cet étrange château où la fête semble perpétuelle – au point que nul n’y trouve jamais le repos ?

24 auteurs s’efforcent de répondre à ces questions, et bien d’autres, dans cette cinquième édition où une fois de plus, l’imagination est au pouvoir…

Critiques de « Malpertuis V »

À venir…

 
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Publié par le 4 juin 2014 dans Publication

 

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Lancelot

lancelotQuatrième de couverture

Lancelot est le plus grand des chevaliers de la Table ronde mais aussi celui dont le destin est le plus tragique lorsqu’il trahit Arthur, son roi, en tombant amoureux de Guenièvre.

Loyal, pur et traître, il ne cesse de nous interroger depuis des siècles, se réinventant à chaque époque.

Neuf auteurs confirmés de l’imaginaire se sont emparés de sa figure pour lui inventer de nouvelles aventures, donnant un éclairage nouveau à ce personnage résolument moderne. Neuf éclats de son âme. Et un peu de la nôtre.

Mon avis

La légende arthurienne me passionne. C’est donc les yeux fermés que je me suis jetée sur cette nouvelle anthologie portant sur le thème, parue cette année aux éditions ActuSF à l’occasion du festival Zone Franche. Cette fois, et comme le titre l’indique, l’anthologie se concentre sur un personnage particulier : Lancelot.

Lancelot, l’ambivalent : meilleur chevalier de la Table Ronde, beau comme un astre mais qui trahit son roi, pour l’amour d’une femme inacessible. Un paradoxe, un amour interdit, un déchirement entre la fidélité due à son seigneur et ses sentiments. Une chute, une tragédie qui ne pouvait qu’inspirer. La série télévisée Kaamelott avait d’ailleurs bien rendu, à mes yeux, cette dualité propre au personnage : parfait d’un côté mais qui, aveuglé par sa passion, fini par commettre l’irréparable, contribuant ainsi à la chute de Camelot.

Mais voyons ce que les auteurs au sommaire de cette anthologie pensent de Lancelot du Lac ! 🙂

Le Donjon noir de Nathalie Dau : on démarre l’ouvrage avec un texte féerique, dans tous les sens du terme. Nathalie Dau, au fil de sa plume toujours aussi envoûtante, exploite l’ascendance féerique de Lancelot, élevé par la Dame du Lac. Elle puise notamment en cette éducation particulière un motif tissé tant de magie que de drame, car c’est là que se trouvera l’origine des tourments du chevalier. Je n’en dis pas plus pour ne pas trop en dévoiler, mais ce premier texte m’a littéralement enchantée et j’ai été ravie de voir la facette féerique de certains éléments de la légende arthurienne retranscrite de façon si émouvante, si belle.

Lancelot-Dragon de Fabien Clavel : Lancelot part en quête du Graal et se retrouve perdu, confronté à d’étranges visites et visions. Un texte hypnotique, qui rend à merveille la situation de Lancelot qui tourne en rond au milieu de divers sortilèges. Un texte qui interroge, aussi, comment le meilleur des chevaliers a bien pu chuter si bas. S’il ne m’a pas marquée véritablement, je me suis laissée prendre par l’atmosphère de ce récit, comme Lancelot est pris au piège de son échec.

Le meilleur d’entre eux de Lionel Davoust : Lancelot s’en retourne dans un royaume en pleine déliquescence, rapporter à Arthur le résultat de sa quête. Une nouvelle très forte, qui prend aux tripes autant qu’elle fait réfléchir. Le sacrifice prend ici tout son sens, dans ce qu’il a de plus noble comme de plus déchirant. L’une de mes favorites du recueil !

Le voeu d’oubli d’Armand Cabasson : un mystérieux guerrier, redoutablement doué, prête son épée à divers meneurs d’homme… où l’on découvre un Lancelot amnésique, guerroyant à l’étranger. Las ! Le mythe, toujours, le rattrape. Comme toujours, Armand Cabasson sait nous emmener dans une Europe et un Moyen-Orient médiéval avec brio, tout comme il retrace le fracas des armes mieux que ne le ferait un cinéaste. S’ajoute la réflexion sur la légende, plus forte que le destin individuel, ce qui donne un texte plaisant à lire et un Lancelot qui tente désespérément de fuit sa chute, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Oedipe…

Je crois que chevalerie y sera d’Anne Fakhouri : partis à la recherche de Lancelot, disparu, quatre chevaliers – Gauvain, Lionel, Bohort et Hector – vont durant un étrange voyage découvrir différentes images du chevalier… Un conte surprenant, envoûtant, où l’auteur se saisit de l’image archétypale liée au personnage de Lancelot pour nous offrir un joli jeu de miroirs avec ces Lancelots projetés par les perceptions qu’en a son entourage. Un texte qui m’a bien plu par son côté « conte » et par cette approche multiple.

La Tête qui crachait des dragons de Thomas Geha : Camelot a été envahi par des dragons. Le royaume est saccagé, les victimes nombreuses. Seul espoir : que Lancelot, qui vit en ermite, traite le mal à la racine… Cette fois, la légende est clairement tordue dans le sens où nous plongeons en pleine fantasy dragonienne ! Un dépaysement surprenant autant qu’agréable, où l’on croise un Lancelot qui préfère se réfugier dans des visions qu’affronter la terrible réalité.

Les Gens des pierres de Franck Ferric : sur une île hors du temps, les chevaliers de la Table Ronde maintiennent en bon état les murailles du château. Au loin, la jeune Elaine s’étiole : elle vit recluse en sa tour. Jamais elle ne peut en sortir, sous peine d’attirer le malheur sur le royaume… Ce texte figure également parmi mes coups de coeur de l’anthologie, en raison de sa très belle reprise de l’histoire de la Dame de Shalott. Une histoire superbe autant que triste.

Lance de Jeanne-A Debats : 1936. Raphaël, vampire de son état, est chargé par le Vatican de réveiller Lancelot de son éternel sommeil afin que ce dernier élimine un dragon réveillé par les Nazis. Là encore, du dépaysement est au programme ! Le personnage du vampire est issu d’un roman du même auteur, Métaphysique du vampire, mais la nouvelle se lit fort bien indépendamment. Elle nous balade et nous présente un Lancelot en total décalage avec l’époque durant laquelle se déroule les événements ! Ceci ajouté à la personnalité fort particulière du vampire nous offre un texte réjouissant 🙂 Cependant, nous ne sommes pas là dans l’humour jovial, mais grinçant. D’autant plus que Lancelot n’apparaît pas sous son meilleur jour dans le texte et pour cause… l’antisémitisme ne fut hélas pas l’apanage des Nazis dans l’Histoire européenne. Un texte sans concession malgré son vernis humoristique.

Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer de Karim Berrouka : on boucle avec un autre texte humoristique – mais clairement barré, cette fois ! Là, encore, les personnages des brigadiers sont issus d’un roman du même auteur (Fées, weed et guillotine) mais le texte peut se lire tout seul (je précise que dans ce cas comme dans celui de la nouvelle précédente, je n’ai pas lu les dits-romans). Un événement étrange a eu lieu près d’Huelgoat, en Bretagne et notre équipe est chargée d’élucider l’affaire, qui mêle écureuils tueurs et vieillard fou se battant à l’épée. Ne cherchez pas de sérieux ici, il n’y en a pas ! 🙂 On aura affaire à un Lancelot qui a quelque peu perdu l’esprit au fil des siècles, à un combat d’anthologie entre deux chevaliers multi-centenaires (à noter que les multiples insultes que se lancent les belligérants valent leur pesant de cacahuètes ^^), sans oublier les fameux écureuils tueurs, évidemment. ^^

Neuf histoires mettant en scène Lancelot, neuf textes qui ont chacun leur propre vision du personnage, leur ambiance, leur ton. Neuf nouvelles qui m’ont régalée, si bien que, si je puis désigner quelques coups de coeur, je dois avouer que c’est vraiment pour en distinguer, car tous les textes m’ont plu ! 🙂 Une excellente anthologie qui ravira tous les passionnés du mythe.

Éditions ActuSF, 373 pages, 2014

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Publié par le 1 juin 2014 dans Lecture

 

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