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Flynn Carson et les nouveaux aventuriers (saison 1)

Après les trois téléfilms qui nous ouvraient les portes de la Metropolitan Public Library et nous présentait son nouveau Bibliothécaire, à savoir Flynn Carson, l’univers de cette bibliothèque tout sauf ordinaire a trouvé un développement dans une série télévisée. Intitulée Flynn Carson et les nouveaux aventuriers en VF, The Librarians en VO, la série en est actuellement à sa 4e saison. Mais commençons par le commencement…

La fin du Secret de la Coupe maudite nous avait laissé entrevoir une origine extraordinaire pour la Bibliothèque où officie Flynn. Pour rappel, ce gigantesque bâtiment recèle, outre des livres de toutes sortes (dont des documents magiques), de nombreux objets légendaires tels que l’épée Excalibur, la boîte de Pandore, etc. De fait, pour une Bibliothèque, on pourrait parler aussi de musée ! ^^ » La première saison de The Librarians démarre pourtant sans faire de référence à ce dernier téléfilm, si ce n’est pour indiquer qu’entre-temps, le professeur Proton Judson a quitté sa forme mortelle (il apparaît encore sous forme d’ectoplasme lors du double épisode de démarrage de la saison). Il ne sera pas fait mention non plus du second téléfilm, en revanche, on retrouve dès le début des références au tout premier téléfilm, Le mystère de la lance sacrée. S’il n’est pas nécessaire d’avoir visionné les films avant de se lancer dans la série (quelques flash-backs rappellent comment Flynn est arrivé sur ce poste), vous saurez donc que c’est surtout Le mystère de la lance sacrée qui vaut le coup d’oeil. Et si vous êtes tatillon sur la chronologie, n’hésitez pas à vous lancer dans les trois téléfilms pour suivre les aventures de Flynn ! 🙂

Flynn, d’ailleurs, ne figure pas parmi les personnages récurrents. Mis à part le double épisode de départ et le final, il apparaîtra ponctuellement – une apparition toujours plaisante, l’excentrique Flynn n’ayant pas changé au fil des ans – mais c’est tout. Par contre, The Librarians nous présente de nouveaux personnages. Tout d’abord, Eve Baird, une agent anti-terroriste que la Bibliothèque recrute comme Gardienne – c’est-à-dire protectrice du Bibliothécaire en place, un rôle que l’on avait déjà vu pris par Nicole dans le premier téléfilm. La très terre-à-terre Eve aura d’ailleurs du mal, au début, à se faire à l’idée de cette Bibliothèque magique ! La rejoindront trois aspirants-Bibliothécaires : Cassandra, une surdouée des mathématiques qui visualise ses calculs en synesthésie ; Ezekiel, voleur aussi talentueux que gouailleur et Jacob, génie issu d’une famille d’ouvriers et spécialiste en histoire et en architecture.

Lors du double premier épisode, on apprend que ces trois aspirants-Bibliothécaires sont les seuls survivants de tous les candidats qu’avaient sélectionné la Bibliothèque, avant que Flynn n’obtienne le poste. Ce sont aussi les trois seuls qui ne s’étaient pas rendus à l’entretien. Tous trois, suivant Flynn et sa nouvelle Gardienne, vont devoir affronter un nouvel ennemi d’envergure dès cette première aventure. Ils découvrent au passage – et nous aussi – l’existence d’une Annexe à la Bibliothèque, dirigée par Jenkins, un homme qui verra sa précieuse solitude perturbée par cette équipe haute en couleurs.

Eve (Rebecca Romijn) et Jacob (Christian Kane) de la Bibliothèque dans une bibliothèque municipale ordinaire (S1E6 And the Fables of Doom)

À partir du troisième épisode, notre trio d’apprentis Bibliothécaires et leur Gardienne (Flynn a estimé être trop expérimenté pour en avoir besoin, contrairement aux trois nouveaux) va devoir assumer seul sa mission : récupérer des objets aussi magiques que légendaires pour les stocker à l’Annexe et ainsi, éviter qu’ils ne tombent dans de mauvaises mains.

À l’instar des trois téléfilms, les intrigues des épisodes de cette première saison se centrent donc surtout sur des objets de légende, tels la pomme de la Discorde ou un stéréotype de maison hantée. Mais la série va plus loin puisqu’elle présente même des êtres légendaires ! Cependant, je ne regrette pas le peu de livres magiques présents (hormis dans l’épisode 6, And the Fables of Doom, où un ouvrage est le sujet central). Entre l’Annexe, la façon de résoudre les énigmes de nos nouveaux venus, la découverte progressive de ces derniers (personnalités, passé et alchimie qui se créé entre eux), la reprise de nombreuses légendes (mythe arthurien, le père Noël, le Minotaure…), je me suis régalée avec cette première saison ! 🙂 De la vraie fantasy urbaine, spécialité Bibliothèque, donc du bonheur en barre ! On a même une touche de steampunk avec l’épisode 9, And the City of Light qui évoque le célèbre Nikola Tesla.

Pour ne rien gâcher, cette première saison s’offre quelques guest-stars au casting. On retrouve ainsi Tricia Helfer (Battlestar Galactica), Jerry O’Connell (Sliders), Bruce Campbell (trilogie Evil Dead, dans un rôle à contre-emploi ! XD)… en plus du casting principal, qui campe des personnages aussi originaux qu’attachants ! De là à dire que tout bibliothécaire est une personne un poil excentrique et un peu folle, il n’y a qu’un pas… que je franchirai allègrement ! ^^

En bref, cette première saison remplit toutes ses promesses avec son univers qui rend hommage au monde des bibliothèques, ses personnages sympathiques et son ton léger malgré l’action. Cette absence de « prise au sérieux » permet d’ailleurs de passer outre les effets spéciaux plutôt cheap, d’autant que les personnages sont les premiers à tourner en dérision ce qui leur arrive. Si vous aimez les livres, les mythes, les légendes et si vous voulez passer un bon moment, The Librarians est fait pour vous ! 🙂

The Librarians
Réalisée par Dean Devlin, Marc Roskin, Jonathan Frakes, John Harrison et Tawnia McKiernan, créée par John Rogers d’après la trilogie de téléfilms Les aventures de Flynn Carson, 2014, 10 épisodes.

Bande-annonce de la saison 1

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Les Aventures de Flynn Carson : Le Secret de la coupe maudite, Jonathan Frakes

flynn_carson3 Dernier volet de la trilogie de téléfilms à l’origine de la série TV The Librarians, Le Secret de la coupe maudite est aussi, à mes yeux, le moins bon du lot. Récapitulons l’histoire : Flynn Carson est désormais un bibliothécaire plus aguerri. Le film s’ouvre alors qu’il assiste à une vente aux enchères, durant laquelle il tâche de mettre la main sur un vase précieux pour le compte de la Bibliothèque. Dans le même temps, sa petite amie a de nombreux reproches à lui faire au téléphone. Suite à cela, Flynn revient avec la pierre philosophale (dissimulée dans le vase) mais célibataire. Il faut dire que travailler pour la Bibliothèque empiète considérablement sur son temps libre. Furieux de ce fait, Flynn obtient un congé qu’il va mettre à profit pour suivre un rêve étrange. Rêve qui le conduit sur les traces du calice de Judas, à la Nouvelle Orléans, et qui va lui permettre de rencontrer la mystérieuse Simone.

Je n’ai pas été emballée par ce 3e téléfilm. Si les précédents, malgré leurs grosses ficelles et moyens limités, sauvaient la mise en se moquant d’eux-mêmes ou en tirant volontairement sur les clichés du genre, j’ai eu beaucoup de mal à apprécier cet opus. En cause, le fait qu’on y parle de vampires – or, c’est loin d’être mon sujet de prédilection – que j’ai assez vite identifié le méchant de l’histoire et l’identité de Simone et surtout, surtout, que la Bibliothèque est à peine survolée. Même ce pauvre manuscrit que Judson propose à Flynn d’étudier ne se verra accorder aucune attention. Pourtant, on a au fil du film quelques indices, quelques dialogues et événements qui laissent entendre que nous allons en savoir plus sur les origines de cette gigantesque Bibliothèque qui, en plus de contenir des livres par milliers, regorge d’artefacts mythiques.

Las ! Il n’en sera rien et le plan final ne fera que frustrer davantage le spectateur à ce sujet. Effectivement, cela laissait le champ libre pour la série, afin de creuser les origines de la Bibliothèque, mais cela fait trop de frustration et pas assez de bons moments pour que ce film me reste en mémoire. Je n’ai donc plus qu’à visionner la série pour voir de quel bois elle est faite, en espérant qu’elle apportera plus d’informations sur cette fameuse Bibliothèque !

The Librarian : The Curse of the Judas Chalice
Réalisé par Jonathan Frakes, scénario de Marco Schnabel, 2008, 1h26

Bande-annonce

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Les Aventures de Flynn Carson : Le trésor du roi Salomon, Jonathan Frakes

flynn_carson2Dans le premier téléfilm, nous faisions connaissance de Flynn Carson ainsi que de la Bibliothèque où il venait d’être embauché – bibliothèque qui, je le rappelle, en plus d’employer le professeur Proton, pardon, Judson, conserve entre deux rangées de livres des objets légendaires et magiques (boîte de Pandore, arche d’Alliance, Excalibur, etc.). Ce second volet ne s’attardera donc pas (hélas !) sur la Bibliothèque en question. En revanche, il dévoile un peu plus du personnage principal.

Flynn, bien qu’ayant désormais acquis un peu plus d’expérience en matière de recherche d’objets mythiques pour les ramener en lieu sûr (c’est-à-dire à la Bibliothèque), a encore à apprendre. Alors qu’il fête son 32e anniversaire (âge auquel son père est décédé, de fait, la célébration a pour lui un goût triste), il reçoit un mystérieux paquet et son appartement est cambriolé. Or, il s’avère que le paquet en question comporte une carte indiquant où se cache le trésor du roi Salomon. La Bibliothèque approuve le souhait de Flynn de garder le lieu de ce trésor secret – et pour cause, le trésor en question abrite également un livre dont la possession permet de maîtriser l’espace et le temps.

Voilà pour le pitch. À l’instar du premier volet, nous avons là un film d’aventures à petit budget qui joue, justement, sur son manque de moyens. Et heureusement, car sinon ça ne passerait pas ! L’humour est omniprésent, les clichés de ce genre de films sont repris et très appuyés afin de mieux en jouer, bref, on passe un bon moment bien qu’il s’agisse d’un téléfilm et non d’un chef d’oeuvre. Et si le scénario est cousu de fil blanc, c’est ce traitement comique des passages obligés du film d’aventures qui donne tout son sel à l’histoire (le coup des hippopotames ! ^^).

La Bibliothèque étant peu évoquée, de même que les livres (mis à part le fameux livre de Salomon), je suis un peu restée sur ma faim sur ce sujet. Mais malgré tout, il reste agréable de voir que les archéologues n’ont pas l’apanage des aventures en pays lointains – de nombreuses références à Indiana Jones émaillent d’ailleurs le film.

Au final, ce second volet des aventures de Flyn Carson se place dans la lignée du précédent, il ne prétend pas à être un film grandiose et propose un divertissement honnête, avec une Bibliothèque que j’aimerais beaucoup visiter si elle n’était pas fictive !  (mais on peut toujours rêver, non ? ;))

The Librarian : Return to King Solomon’s Mines
Réalisé par Jonathan Frakes, scénario de Marco Schnabel et David N. Titcher, 2006, 1h28

Bande annonce

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Les Aventures de Flynn Carson : Le mystère de la lance sacrée, Peter Winther

flynn_carson1Avant de me lancer dans le visionnage de la série The Librarians (Flynn Carson et les Nouveaux Aventuriers en VF), j’ai préféré commencer par le commencement, à savoir : la série de téléfilms mettant en scène Flynn Carson (The Librarian), téléfilms qui ont ensuite donné naissance à la fameuse série, donc.

La première aventure de Flynn s’intitule Le mystère de la lance sacrée et nous ouvre les portes d’une bibliothèque très particulière ! Flynn (incarné par Noah Wyle, le Dr Carter de la série TV Urgences) nous est présenté au premier abord. Infatigable apprenant, cet éternel étudiant vit toujours chez sa mère et passe de formation en formation, validant diplôme après diplôme sans jamais se lancer dans la vie active. Doté d’une mémoire phénoménale – c’est ainsi qu’il retient quasiment tout ce qu’il a appris durant ses études, tout du moins je ne vois pas comment il peut faire autrement ! – il se voit validé son diplôme en cours d’année, ce qui l’oblige à rechercher un emploi. Enfin, rechercher… c’est un grand mot ! Flynn préfère passer du temps dans sa chambre à travailler sur ses livres. C’est là que lui parvient une missive lui proposant un entretien pour un poste de bibliothécaire. Missive qui, d’ores et déjà, donne la couleur quant à ce qui va l’attendre !

Flynn est, au début, un peu la caricature du bibliothécaire avec son côté « encyclopédie sur pattes » et son asociabilité (sa mère se charge de ses rendez-vous amoureux !). Heureusement, son immaturité et sa maladresse constante le rendent sympathique malgré cette reprise des clichés (que l’on trouve aussi chez les autres membres du personnel de la bibliothèque. Et je ne parle même pas de la tenue, tirée à quatre épingles, des collègues ! Encore un cliché… enfin, au moins, personne ne porte des lunettes ou un chignon, c’est déjà ça ;)) Revenons en film (pardon pour la digression ^^) : Flynn, malgré ses défauts, finit par être attachant.

Flynn découvre une étrange boîte à la bibliothèque © TNT
Flynn découvre la bibliothèque et ses artefacts © TNT

Et quand il découvre la bibliothèque qui va l’employer… là, je dois dire que mon souffle s’est suspendu dans l’attente de l’ouverture des portes ! L’immensité des lieux m’a donné envie de sauter à travers l’écran pour vagabonder parmi les travées. Mais cette bibliothèque  a aussi comme fait particulier celui de conserver, outre de très nombreux ouvrages, des artefacts mythiques : l’arche d’alliance (coucou Indiana Jones !), la boîte de Pandore, Excalibur… et, évidemment, un fragment de la fameuse lance sacrée du titre ! J’ai d’ailleurs regretté que l’accent soit davantage mis sur ces artefacts plutôt que sur les livres – en l’occurrence, on se rapproche plus du musée que de la bibliothèque…

Une fois l’exposition du personnage principal et de son nouvel emploi faite, le film laisse la place à l’action ! Le mystère de la lance sacrée reste, avant tout, un film d’aventure et remplit donc son cahier des charges avec péripéties en pagaille, scènes dans la jungle et autres chutes d’avion au menu. Certes, pour les habitués, tout cela sonne clichés et les effets spéciaux sont assez cheap. Mais, fort heureusement, le film ne se prend pas au sérieux, ce qui permet de faire passer la pilule. Il ne cherche pas non plus à marcher sur les plate-bandes d’un célèbre archéologue portant le Fedora comme personne – de toute façon, il aurait souffert de la comparaison. De fait, j’ai passé un agréable moment même si mon côté bibliothécaire s’est étonné de la résistance du livre que trimballe Flynn Carson – chute libre, chute d’eau, moiteur de la jungle, et pas une page de gondolée, m’est avis que cet ouvrage là doit aussi être un peu magique !

Nager dans la rivière avec un livre unique, ou tout ce qu'il ne faut pas faire ! © TNT
Nager dans la rivière avec un exemplaire unique, ou tout ce qu’il ne faut pas faire, M. le Bibliothécaire ! © TNT

Le mystère de la lance sacrée est donc un téléfilm d’aventure correct, qui remplit son rôle de divertissement. Le genre que l’on regarde pour se reposer la tête ou pour faire autre chose en même temps. Et qui a donc l’intérêt de mettre en scène un bibliothécaire hors des murs de son établissement, dans un rôle d’habitude révolu à d’autres corps de métier. Un film où les livres donnent des pistes et où leur usage permet de résoudre des énigmes. Je regrette juste, comme déjà dit, que l’accent soit plus mis sur les artefacts que sur les ouvrages, mais bon, il ne s’agit que du premier volet d’une trilogie, les choses vont peut-être changer par la suite !

En tout cas, la bibliothécaire que je suis a passé un bon moment avec ce film qui, s’il ne restera pas dans les annales, m’aura tout du moins offert de la distraction et un certain amusement 🙂

The Librarian : Quest for the Spear
Réalisé par Peter Winther, scénario de David N. Titcher, 2004, 1h30

Bande-annonce

Et par ici pour l’analyse de Notorious Bib 🙂

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The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore, William Joyce et Brandon Oldenburg

The_Fantastic_Flying_Books_of_Mr._Morris_Lessmore_posterUn beau matin, je jetais un petit coup d’oeil sur le Web. Quand je suis tombée sur un court-métrage partagée par l’amie Psyché (que je remercie encore aujourd’hui pour celle belle et émouvante découverte :)). Ce court-métrage s’intitule The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore et, à la fin de mon visionnage, je me suis retrouvée avec des larmes au coin des yeux, un sourire aux lèvres et le coeur touché. Car non seulement c’est un petit bijou, mais c’est aussi un superbe hommage à tous les amoureux du livre, qu’ils soient auteurs, lecteurs, bibliothécaires ou libraires, mais aussi au livre lui-même.

On suit Morris Lessmore, qui consigne ses pensées, observations, dans un livre. Survient une violente tempête. La ville est dévastée, le livre de Morris perd tous ses mots, et le monde ses couleurs. S’éloignant des ruines, Morris est soudain survolé par une jeune femme qui tient un bouquet de livres volants. Sur son passage renaissent les couleurs. Elle envoie son livre rejoindre Morris et le guider en un lieu où nichent nombre de livres volants…

Cette histoire est née d’un auteur de livres pour enfants, William Joyce. Celui-ci écrivit le récit d’un homme qui consacrait sa vie aux livres, alors qu’il se rendait chez son mentor, William Morris (éditeur de livres pour enfants chez HarperCollins). William Morris décéda hélas peu de temps après, et l’on peut supposer que le prénom du personnage du court-métrage lui est un hommage.

Mais le récit de cet homme amoureux des livres n’allait pas en rester là. Le destin allait bientôt en faire la coqueluche des amoureux du livre dans la vraie vie 🙂 Car cette histoire est devenue un court-métrage. S’y sont ajoutées d’autres références. Ainsi, l’apparence du personnage principal est-elle un clin d’oeil à Buster Keaton. La tempête qui frappe la ville de Morris Lessmore fait tant écho au Magicien d’Oz (de même que son jeu de noir et blanc/couleurs) qu’à l’ouragan Katrina, qui frappa la Nouvelle Orléans en 2005.

En effet, le court-métrage se veut aussi l’illustration des pouvoirs curatifs de la lecture. Ainsi voit-on Morris Lessmore retrouver sourire et couleur en un lieu où nichent des livres volants 🙂 Des livres aussi nombreux et variés que sympathiques. Et Morris, tout en prenant soin d’eux, leur trouvera des lecteurs adoptifs, des lecteurs victimes eux aussi de la tempête et auxquels les livres redonneront la joie de vivre.

Morris découvre l'abri des livres volants © Moonbot Studios
Morris découvre l’abri des livres volants © Moonbot Studios

Morris se fait tour à tour auteur, bibliothécaire (ou libraire), lecteur dans l’histoire. Mais malgré ces différentes casquettes de métiers du livre, toujours demeure l’amour du livre. The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore se fait un plaisir de montrer toutes les émotions que l’on peut ressentir à la lecture, l’importance que revêt celle-ci, et son intemporalité.

Au-delà du contenu, les techniques mêmes utilisées pour réaliser le court-métrage en font un bijou d’animation ! Car ce n’est pas que de l’animation pure. S’y mêlent le modélisme et l’imagerie numérique. Le résultat est époustouflant, donne toute leur profondeur aux personnages et objets, une sensation « tactile » qui ne rend l’histoire que plus vivante.

Pareil bijou ne pouvait passer inaperçu. Outre un franc succès sur le Web – les amoureux du livre, nombreux, ne s’y sont pas trompés 🙂 – les critiques professionnels ont aussi salué les qualités de The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore.  Pas moins de 14 récompenses ont été attribuées au court-métrage, dont, en 2012, l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation !

Un bien beau destin qui s’est prolongé également par un… livre ! ^^ Livre dont je vous parlerai très bientôt puisque, vous vous en doutez, j’ai craqué et l’ai ajouté à mes étagères 🙂

En attendant, vous pouvez admirer et vous émouvoir devant le court-métrage, visible en intégralité en cliquant sur ce lien.

The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore

Réalisé par William Joyce et Brandon Oldenburg, histoire de William Joyce, 2011, 15 min.

Tout connaître sur le making-of, l’aventure et les prolongements du court-métrage : http://morrislessmore.com/