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Rachel Morgan t. 4 : Pour une poignée de charmes, Kim Harrison

Quatrième de couverture

Rachel Morgan est devenue une sorcière des arts noirs ! Il faut bien ça pour se débarrasser des êtres maléfiques qui en ont après ses charmes : tous veulent la posséder, coucher avec elle et la tuer. et pas forcément dans cet ordre. Pour preuve, Nick, un mortel qui a aimé puis abandonné Rachel, est de retour dans sa vie. Il est hanté par les secrets de son passé et traqué par des créatures prêtes à tout pour obtenir ce qu’il possède. Rachel doit agir, et vite, car la meute se rassemble pour la première fois depuis des millénaires pour ravager et conquérir le monde. Les garous et les vampires vont se battre pour la suprématie !

Mon avis

Revoici les aventures de Rachel Morgan, sorcière de son état ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle va se fourrer dans un sacré pétrin pour sauver les fesses de Nick, son ex, mais aussi l’un des fils de Jenx, son associé pixie avec lequel elle est en froid suite aux événements survenus dans le tome 3.

Oubliez la quatrième de couverture dont le résumé est plus qu’approximatif même s’il contient une part de vérité, Pour une poignée de charmes va vous emmener dans une enquête trépidante, tendue, où Rachel et ses amis auront fort à faire tout d’abord pour accomplir leur mission puis pour sauver leurs propres vies… et même le monde, tant qu’à faire ! Cette nouvelle aventure, bien que comportant les créatures de l’Outre-Monde que nous avons déjà rencontrées (vampires, pixies, sorciers…) fait cette fois la part belle aux loups garous. Autant dire que j’étais ravie ! 🙂

Hélas, plus j’avance dans la série, plus les aspects de la bit-lit que j’aime le moins ressortent de plus en plus. L’auteur avait pourtant réussi à éviter ces écueils jusque là (encore que, lors du tome 3, j’avais eu peine à rentrer dedans comme je l’avais mentionné dans ma critique) mais là, ça devient limite. Si je n’étais pas aussi intéressée par la présence des garous en premier plan, si je n’étais pas aussi attachée aux personnages principaux (Rachel, toujours en train de se fourrer dans des situations plus catastrophiques les unes que les autres ; Jenx et son humour 😀 ; Ivy et ses démons intérieurs), j’aurai peut-être lâché l’affaire. Ce que je reproche en particulier ? Eh bien alors que jusque là, l’enquête et l’action primaient, les atermoiements sentimentaux de l’héroïne prennent de plus en plus de place. Sans parler de sa libido galopante – qu’elle confesse trouver à croquer tel ou tel homme, passe encore, mais que ce soit répété des dizaines de fois au fil du texte et concernant les mêmes personnages, comment dire… ça devient lassant.

Mais puisque les chroniques de ce blog visent avant tout à partager les lectures que j’ai aimées, pourquoi est-ce que je parle de ce tome 4 ? Eh bien parce que mine de rien, malgré ces passages qui m’ont fait ronchonner, je dois dire que j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de ces trois Coureurs. Plus encore, j’ai vibré avec eux lorsque, plus d’une fois, leurs vies se sont retrouvées en danger. D’ailleurs, l’auteur n’épargne pas ses personnages et une atmosphère douce-amère demeure tout du long suite à une certaine révélation.

En bref, si vous avez aimé jusqu’au tome 3, vous pouvez poursuivre l’aventure mais attendez-vous quand même à une petite baisse de qualité. Par contre, côté garou, on est servi avec une meute de belle taille et même de vrais loups ! 🙂

Me reste encore le tome 5 à lire, j’espère que l’auteur va rectifier le tir (et qu’il y aura encore du garou dedans, même si rien n’est moins sûr ^^ »)

Éditions Milady, 697 pages, 2010.

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Alpha & Omega t. 1 : Le cri du loup, Patricia Briggs

alpha_et_omega1Quatrième de couverture

Anna a toujours ignoré l’existence des loups-garous, jusqu’à la nuit où elle a survécu à une violente agression… et en est devenue un elle aussi. Dans sa meute, elle a appris à faire profil bas et à se méfier des mâles dominants jusqu’à ce que Charles Cornick, Alpha, et fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord entre dans sa vie.
Il affirme qu’Anna est non seulement sa compagne, mais qu’elle est aussi une Omega d’une puissance rare… ce qui se révélera très utile pour traquer un loup-garou doté d’une magie si sombre qu’il pourrait menacer l’ensemble de la meute.

Mon avis

Après avoir lu les deux premiers volumes de Mercy Thompson – que j’ai choisi de ne pas chroniquer ici car ce ne fut pas un coup de coeur ni même une bonne lecture – je me suis lancée dans une autre série de Patricia Briggs sise dans le même univers, Alpha & Omega, en espérant accrocher, cette fois. Et ce fut le cas ! 🙂

J’adore les loups-garous, les métamorphes, et c’est la raison première qui m’a menée aux deux séries de Patricia Briggs – suivie du fait que je n’en ai entendu que du bien. Mais ce qui m’a posé problème avec Mercy Thompson, ce n’est pas que l’histoire est mauvaise ou les personnages insipides, non, c’est le ton, le style, la façon de raconter. Je ne sais si c’est du à la traduction ou pas mais toujours est-il qu’avec Mercy, je n’arrivais pas à éprouver des émotions envers les personnages. En fait, je lisais l’histoire comme j’aurais lu un article de journal. Du coup, j’ai assez vite décroché de la série – je lirai peut-être la suite un jour, mais juste par curiosité pour cet univers.

Comme le reste me paraissait bon (intrigue, univers, etc) et qu’il n’y avait que ce problème d’immersion, j’ai tenté ma chance avec le spin-off. J’ai lu le tome 0 (un mini-tome qui relie les deux séries) mais je l’ai trouvé plutôt moyen. Tout se passe trop vite et, au final, je ne le trouve pas si indispensable (sauf pour les aficionados de cet univers, évidemment !). Le tome 1, par contre, m’a nettement plus emballée ! 🙂 (j’y viens, j’y viens !)

Anna arrive dans la meute du Marrok, accompagnée de Charles – l’un des deux fils du Marrok, le Marrok étant LE chef ultime des loups-garous d’Amérique du Nord. Si leurs deux loups se sont d’ores et déjà choisis comme compagnons, ce n’est pas forcément le cas pour eux (leur part humaine). En particulier pour Anna, qui a été violentée dans son ancienne meute. Comme si leur situation personnelle n’était pas assez délicate, Charles est envoyé dans la forêt pour enquêter sur des attaques qui semblent être celles d’un garou solitaire. Or, l’existence d’un loup incontrôlable serait d’autant plus dangereuse que Bran, le Marrok, songe à dévoiler l’existence des garous, les faes ayant été effectué leur coming out

Le Cri du loup est donc un roman de bit-lit avec une intrigue policière d’un côté, et une sentimentale de l’autre. Mais cette dernière ne prévaut pas tant que cela – Anna et Charles forment déjà un couple, tout du moins en ce qui concerne leur moitié louve, et leur relation évolue surtout sur leur plan humain et compte tenu de leurs passés respectifs. Patricia Briggs a bien su rendre la complexité d’une telle relation et on s’attache vite à Anna, projetée dans cette meute inconnue. Les personnages secondaires sont cependant ceux qui m’ont le plus parlé – Bran, Asil, Sage, Leah – et apportent beaucoup au roman.

Quant à l’enquête, elle offre autant de rebondissements (même si l’auteur dévoile des indices pour permettre au lecteur d’effectuer ses propres déductions) que de frissons. La violence n’est pas occultée – mais est-il possible de parler de garous sans violence ? – et le passé de certains personnages se dévoile, qu’il soit empreint d’horreur ou de tristesse, au fil de cette enquête dans les bois enneigés.

Mais ce qui m’a vraiment plu, c’est le statut d’Anna au sein de la meute : celui d’Omega. Patricia Briggs s’est documentée sur le fonctionnement des meutes de loups pour élaborer la meute de garous de son roman. Cela se sent – la hiérarchie prégnante, l’Alpha qui prend les décisions et auquel on ne peut désobéir, etc. – et c’est très agréable de le constater ! L’Omega n’est pas une invention de l’auteur mais je n’avais, jusque là, entendu parler qu’une fois de cette position particulière au sein des meutes de loups. Dans son univers, Patricia Briggs va un peu plus loin et fait de l’Omega un garou en dehors de toute hiérarchie mais dont la présence apaise et délie les souffrances. Cela donne toute son originalité au roman, avec ce personnage garou dont le rôle n’est ni de tuer ni d’user de force pour asseoir une quelconque position, mais de calmer, d’apaiser et de révéler les préoccupations les plus profondes de certains personnages. Autant dire qu’Anna ne va pas forcément être accueillie à bras ouverts partout avec pareil don, même si d’autres, au contraire vont justement l’apprécier pour ça !

Au final, si j’ai trouvé le même défaut qu’à Mercy Thompson, à savoir un ton un peu trop clinique, j’ai tout de même beaucoup plus accroché à ce premier volume d’Alpha & Omega. Et ce, grâce à ses différents personnages, l’approche détaillée et très crédible de la meute et, surtout, du concept d’Omega ! 🙂

.Éditions Milady, 2012, 377 pages.

Cette lecture s’inscrit dans les challenges Attention à la pleine lune et Je suis éclectique (catégorie Bit-Lit) du forum Mort-Sûre.

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Ana l’étoilée t. 1 : L’ours et la colombe, Ophélie Bruneau

ana-l-etoilee-tome-1Quatrième de couverture

Ana Montañez au civil, Estrellada de mon nom de sorcière, je vis à Londres où j’exerce le beau métier de praticienne occulte.
Un contrat inattendu me tombe dessus alors que je voulais justement changer d’air : un dénommé Federico Ruiz, nouveau propriétaire d’une maison hantée à Madrid, fait appel à moi pour libérer le fantôme. Un client séduisant, le soleil de mon Espagne natale… Voilà la parenthèse dont j’avais besoin.
En théorie, je ne devrais pas court-circuiter ainsi les Sœurs de Diane, le cercle magique local ; encore moins sachant que ce sont elles, à l’origine, qui ont détecté mes pouvoirs. Pour un simple exorcisme, je peux me le permettre, je suppose. Qu’est-ce que je risque après tout ? Je connais mon métier. Mais les spectres madrilènes ont parfois la peau dure. Je crois que j’avais oublié à quel point.

Mon avis

Entre une couverture plus qu’engageante et un pitch alléchant, sans compter une plume que j’ai déjà lue et appréciée par ailleurs, je suis partie dans ma lecture en étant, d’emblée, prête à passer un bon moment. Et, la dernière page tournée, cette attente n’a pas été déçue !

Ce premier volume d’Ana l’étoilée s’inscrit dans le courant de la bit-lit. On suit Ana, sorcière appelée à Madrid pour résoudre une affaire de maison hantée. Ana est une Espagnole exilée à Londres, on voyage donc d’emblée entre l’évocation de sa ville d’adoption et la balade en Espagne. J’ai beau n’avoir jamais mis les pieds en cette ville, Ophélie Bruneau a su m’y emmener sans aucun problème : que ce soit le climat ou l’ambiance, esquissés rapidement en quelques mots, ou les bâtiments et rues décrites, j’ai senti l’auteure habituée (ou bien documentée). Dans tous les cas, sûre du cheminement géographique de ses personnages et cela fait mouche puisqu’on s’y croirait.

Concernant Ana, elle fait partie de ces héroïnes de caractère qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Mais elle a aussi ses failles, ce qui la rend attachante, et elle sait reconnaître ses erreurs (surtout quand les dites erreurs lui coûtent tout de même…). Bref, c’est une héroïne qui m’a plu d’emblée ! 🙂 La description de l’univers paranormal dans lequel elle évolue est un peu trop succincte à mon goût mais m’a beaucoup plu également.

Le récit se déroule sans temps mort. J’ai ainsi dévoré l’ouvrage (plutôt court, au demeurant) rapidement. Dans l’ensemble, j’ai trouvé au roman un ton léger, à l’exception – évidemment – de l’histoire du fantôme lorsqu’elle est révélée (attention, certaines personnes pourraient en être heurtées, même si je trouve que l’auteur a su évoquer ce sujet grave sans tomber dans l’excès de noirceur – ni dans l’excès inverse, d’ailleurs). Si j’aurais aimé plus de descriptions et de détails, je dois avouer que lire ainsi un court roman, avec un personnage principal qui avance dans son enquête avec confiance (ou presque) et une histoire sans temps mort formait la lecture idéale après une longue journée.

L’Ours et la colombe est donc une lecture agréable, à défaut d’être réellement marquante, mais idéale si on cherche une lecture pas prise de tête (et ça fait un bien fou, de temps en temps). En plus, avec une sorcière espagnole et du paranormal au menu, le tout servi par une plume directe et plaisante, il y a de quoi passer un bon petit moment ! Une chose est sûre, si ce livre ne s’est pas hissé jusqu’au coup de coeur, je n’en ai pas moins apprécié l’expérience et je compte bien lire le tome 2 quand il sortira ! 🙂

Éditions du Chat noir, 126 pages, 2016.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre (catégorie Bit-Lit).

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Rachel Morgan t. 3 : Sorcière blanche, coeur noir, Kim Harrison

rachel_morgan3Quatrième de couverture

Il n’y pas à Cincinnati de sorcière plus sexy, dure à cuire et tarée que Rachel Morgan. La chasseuse de primes a déjà mis en péril à maintes reprises sa vie amoureuse, et même son âme, pour expédier les créatures de la nuit derrière les barreau. Mais dans le milieu la guerre fait rage, et il est temps pour Rachel de prendre parti. D’autant qu’elle a largement contribué à mettre l’ex-parrain de la ville sous les verrous… non sans avoir passé un accord avec un puissant démon. Accord qui pourrait lui coûter une éternité de souffrances ! Or, justement, son sombre « maître » vient chercher sa récompense…

Mon avis

Revoilà donc Rachel Morgan, sorcière à Cincinnati, dans un monde où les Outres (les créatures surnaturelles) se sont révélées et cohabitent avec les humains (mais si vous lisez cette chronique, j’ose espérer que vous avez lu les tomes précédents et que vous connaissez donc cet univers ^^). Sa dernière aventure n’avait pas été de tout repos et Rachel va devoir en payer les conséquences. Faire un pacte avec un démon, surtout quand on a déjà des dettes envers lui, ce n’est pas vraiment l’idéal pour mener une vie tranquille. Encore plus lorsque le dit-pacte a été conclu pour mettre au frais un seigneur vampire local…

Suite directe du tome 2, Sorcière blanche, coeur noir nous présente donc toutes les conséquences de l’aventure précédente. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la pauvre Rachel va, une fois de plus, en baver pour se tirer de tous ses mauvais pas ! Ce qui m’accrochait dans les tomes précédents est toujours là, avec cette héroïne dure à cuire mais maladroite, qui n’a pas son pareil pour se fourrer dans des situations catastrophiques (mais tente de s’en tirer toute seule quand même. Même quand il vaudrait mieux qu’elle demande de l’aide ^^ »). Par ailleurs, elle entame un drôle de jeu avec Kisten, le vampire. Il faut dire que Nick, pas très à l’aise après les derniers événements, s’est un peu éloigné.

De ce côté-là, ce que je craignais est arrivé avec de longs moments passés sur la vie sentimentale de l’héroïne. Que l’on en parle, je veux bien – cela fait partie intrinsèque du personnage – mais de là à ce qu’un rendez-vous déguisé en pari dure des pages et des pages… j’ai bien failli décrocher. Fort heureusement, l’action pointe à nouveau le bout de son nez de manière très inattendue, puis l’intrigue reprend enfin un bon rythme de croisière passé cette première partie. Si ce troisième tome, passé son introduction, s’enlise donc un peu, ce n’est que pour mieux reprendre par la suite. Et, pour ne rien gâcher, il y a du garou dedans ! 🙂

Ivy, la colocataire vampire, n’est pas laissée de côté, au contraire, la relation amicale entre elle et Rachel continue de progresser – c’est que ce n’est pas simple, d’être à la fois l’amie et la coloc’ d’une vampire ! Surtout quand celle-ci est devenue le scion du seigneur vampire local emprisonné par Rachel.

En résumé, ce troisième volume est un peu en-dessous des deux précédents mais il continue de creuser l’univers mis en place tout en incluant de nouveaux personnages. Les personnages principaux, quant à eux, évoluent et ont à faire à d’autres menaces.

Il ne me reste qu’à m’attaquer à la suite, qui promet du garou au menu, et là, je m’en pourlèche les babines d’avance ! 🙂

Éditions Milady, 599 pages, 2010.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre, catégorie Bit-Lit.

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Rachel Morgan t. 2 : Le bon, la brute et le mort-vivant, Kim Harrison

rachel_morgan_2Quatrième de couverture

Rachel Morgan est une femme indépendante, sexy… et sorcière ! Elle gagne sa vie comme chasseuse de primes dans la banlieue glauque de Cincinnati. Les vamps et les garous ne lui font pas peur, et elle peut même s’en tirer contre un ou deux démons. Mais sa mission se complique quand un tueur en série se met à semer les cadavres sur son passage. Et pas n’importe quelles victimes : des spécialistes d’une redoutable magie noire ! Cette fois, Rachel aura de la chance si elle s’en tire sans y laisser sa peau… ou son âme.

Mon avis

Après un tome 1 réjouissant, place au tome 2 dont le titre laisse augurer une toute aussi bonne lecture ! 🙂 Et l’attente est amplement comblée ! À noter qu’il s’agit de la suite directe du tome précédent, ce qui signifie qu’il est donc indispensable de lire cette série dans l’ordre. Mais vous pouvez lire cet avis – garanti sans (trop de) spoilers – si vous voulez vous rassurer quand à la qualité égale des romans au fil des tomes 😉

On retrouve Rachel quelques mois après la conclusion des événements du tome 1. J’avais dit que l’un des aspects de la série qui me plaisait était que l’intrigue n’était pas exclusivement centrée sur la vie sentimentale de l’héroïne, avec en arrière-plan une sous-intrigue quelconque. Non ! Dans Rachel Morgan, on suit les aventures policières et magiques de Rachel, tout en découvrant son quotidien (sentimental compris) à côté. Kim Harrison évite l’écueil du jeu amoureux avec ses hésitations et autres atermoiements qui peut si facilement virer au mièvre ou à l’ennuyeux en évitant carrément cette étape. Celle-ci est laissée dans l’ellipse temporelle située entre les deux tomes et, ma foi, ne pas connaître comment Rachel et son petit ami se sont tournés autour avant de se fréquenter ne m’a absolument pas manqué, d’autant plus qu’il était clair dans le tome 1 que l’alchimie fonctionnait entre ces deux-là.

Par contre, l’auteur approfondi les relations entre Rachel et Ivy, sa colocataire vampire. Une relation complexe, et pour cause au vu de la nature d’Ivy ! On découvre aussi davantage de choses concernant le passé de notre sorcière préférée, en particulier familial, et ce pour notre plus grand plaisir. Kim Harrison développe ses personnages comme son univers avec une plume toujours aussi agréable à lire et une maîtrise du détail impressionnante – ainsi certains éléments paraissant peu importants s’avèrent des indices de taille par la suite.

L’intrigue principale de ce tome 2 tourne donc autour des crimes annoncés en quatrième de couverture. Notre héroïne va s’y trouver mêlée bien malgré elle et son enquête ne sera pas de tout repos, loin de là ! Le suspense est bien ménagé, les scènes d’action se succèdent aux scènes plus calmes pendant que lentement, le voile se lève sur le meurtrier (et sur d’autres mystères, mais chut ! À vous de lire ! ;)).

L’humour ironique qui m’avait bien plu dans le tome 1 est toujours présent. Rachel garde sa propension à se fourrer dans des situations catastrophiques et à attirer la poisse, ce qui m’a fallu quelques fous rires ^^ (la pauvre !). Mais ce tome 2 s’avère aussi plus sombre, notamment dans le passage où l’héroïne parcourt les dossiers concernant les victimes. Âmes sensibles, attention, les descriptions contenues dans ce passage particulier peuvent vous heurter. Malgré cette atmosphère plus noire, Le Bon, la brute et le mort-vivant a été aussi chouette à lire que Sorcière pour l’échafaud et c’est donc sans hésitation que je m’attaquerai au tome 3 de la série 🙂

Éditions Milady, 572 pages, 2010.

Cette lecture s’inscrit dans les challenges Je suis éclectique du forum Mort-Sûre, catégorie Bit-Lit, et SFFF au féminin du Dragon galactique.

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