Locke & Key, Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Quatrième de couverture

Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir…
Après le meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes…

Mon avis

Série de comics en 6 volumes reliés, Locke & Key est signée par Joe Hill (fils de Stephen King) au scénario et Gabriel Rodriguez au dessin. La série a été couronnée par les Eisner et British Fantasy Award, excusez du peu ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est mérité !

Poussée par la diffusion proche de son adaptation télévisée, j’ai commencé à lire le volume 1 un soir. Je ne sais comment, je me suis retrouvée quelques heures plus tard à refermer le volume 6 ! ^^ J’avais été tellement happée par le suspense de cette histoire, frissonnant face aux manigances de Dodge ou à la folie meutrière de Sam Lesser, que je ne pouvais tout simplement pas ne pas lire immédiatement la suite.

Locke & Key suit la famille Locke – plus exactement les enfants, l’aîné, Tyler, la cadette Kinsey, et le petit dernier, Bode – alors qu’ils emménagent à Keyhouse, suite à la mort brutale de leur père. Traumatisés tant par cette perte que par les circonstances qui l’ont entourée, chacun essaie de se reconstruire. Mais Bode commence à trouver de mystérieuses clés, la première lui permettant de devenir un fantôme lorsqu’elle ouvre la bonne porte. Et il rencontre une mystérieuse dame dans un puits, qui se présente comme son amie mais semble également en contact avec Sam Lesser, le tueur survivant du père des enfants Locke. Quelques jours plus tard, un nouvel élève, Dodge, arrive au lycée fréquenté par Tyler et Kinsay et se rapproche d’eux. Pendant que la maison livre peu à peu ses terrifiants secrets, une toile d’araignée mortelle se tisse autour des enfants Locke…

Voilà le point de départ de la série. Joe Hill se pose là en digne fils de son père. Il possède un talent indéniable pour construire une atmosphère sombre, angoissante. Il pose efficacement tous les petits cailloux noirs de son intrigue, développe ses personnages de manière convaincante – Tyler, qui peine à admettre la violence dont il a fait preuve pour défendre les siens ; Kinsey, incapable de surmonter son trauma sauf à le nier ; Bode l’enfant qui se réfugie dans le jeu de quête des clés ; Nina qui sombre dans l’alcoolisme ; chacun va évoluer au fil des événements. L’accent est surtout mis sur les trois enfants Locke, les adultes étant pour la plupart aveugles face aux événements surnaturels qui ne manquent pas de se produire.

Le système des clés, chacune disposant d’une forme et d’un pouvoir unique, s’avère passionnant. On est avide de connaître d’autres clés, curieux de connaître leurs capacité. Au fil du récit, passé et présent s’entremêlent de plus en plus, nous permettant de mieux saisir l’ampleur des maléfices entourant Keyhouse et ses origines. Jusqu’au final, époustouflant, où toutes les pièces s’imbriquent, où toutes les pistes jetées se dénouent, où tout trouve sa résolution. Un ultime retournement de situation achèvera le lecteur, tout tourneboulé par tant de tragédies

Depuis, la série a été diffusée sur Netflix. Celle-ci, adaptée par Joe Hill lui-même, s’adresse à un public plus large, plus jeune que les comics. Elle est beaucoup plus édulcorée, ses personnages lissés, les événements adoucis (si je puis dire). Malgré ses qualités en terme de décors et de jeu d’acteurs, je n’accroche donc pas car j’ai encore en tête la complexité et la noirceur qui infusent si brillamment les comics originaux.

Mais les comics, mazette, ça faisait longtemps que je n’avais pas frissonné comme ça en lisant une BD ! On est dans un récit fantastique horrifique de haute volée et le dessin superbe de Gabriel Rodriguez y participe pour beaucoup également. Une lecture recommandée si vous recherchez un bon récit d’horreur ! 🙂

Éditions Bragelonne, collection Milady Graphics, 2013-2014, 6 volumes (série terminée)

Comme un conte, Graham Joyce

Quatrième de couverture

Il y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n’a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l’air toujours aussi jeune… après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l’histoire de sa soeur, qui prétend avoir été enlevée par des fées…

Mon avis

Comme un conte, d’entrée de jeu, aborde une thématique fréquente dans les légendes féeriques : le passage d’un être humain au pays des fées. À l’instar de Thomas le Rimeur, Tara a un jour disparu. Envolée, l’adolescente. Vingt ans plus tard, ses proches ont reconstruit ce qu’ils ont pu sur le trou béant laissé par l’absente. Vingt ans plus tard, une jeune femme se présente à la porte du domicile parental et se désigne comme la disparue. En vingt ans, elle n’a pas pris une ride. Son frère Peter peine à croire qu’il s »agit bien d’elle, tout comme il peine à croire son histoire. Tara aurait, en effet, suivit un homme-fée en terres féeriques…

Voilà pour le postulat de départ. Tout au long du roman, l’auteur reste dans un constant équilibre sur le fil, laissant au lecteur le doute subsister quant à la véracité du récit de Tara. De fait, le point du vue de Peter, celui qui doute, est le plus souvent abordé. Mais le frère et la soeur ne sont pas les seuls personnages qui viennent apporter leur grain de sel dans cette histoire. Il y a Richie, l’ex-petit ami de Tara qui avait été suspecté par la police lors de sa disparition et dont la vie fut tout aussi dévastée par cette disparition que la famille de Tara. Il y a les enfants de Peter, il y a cette vieille voisine. Et il y a Tara. Tara et ses mystères.

Les amateurs de féerie seront décontenancés par la description du pays des fées réalisée par Tara. Pourtant, quand on connaît bien les fées, on sait qu’elles ont leur propre système de morale, différent de celui des humains. J’ai donc été plutôt heureuse de voir que, tout en respectant ce point, Graham Joyce a livré sa propre version du code moral si étranger des fées, de leurs façons de vivre, à la fois si bizarrement séduisantes et si dérangeantes en même temps.

Le fait que le doute subsiste constamment, ou presque, se marie très bien avec le contexte contemporain de l’histoire. La magie se glisse à petites touches, permettant ainsi plus facilement le glissement vers le surnaturel.

Comme un conte, j’ai eu du mal à rentrer dedans et puis, finalement, je me suis laissée prendre au récit de Tara, aux dilemmes de Peter, tiraillé entre sa joie de retrouver sa soeur et ses doutes, et à tout ce qui arrive aux différents personnages.

Une variation sympathique sur le thème de l’enlèvement par les fées, dans un contexte contemporain, et sur la difficulté des enlevés à refaire leur vie lors de leur retour dans le monde réel. Entre fantasy et fantastique, Comme un conte est un roman subtil qui pourra plaire autant aux amateurs de fées qu’à celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de lire ce genre de récits.

Éditions Bragelonne, 384 pages, 2015

On n’est jamais bizarre sur Internet (ou presque), Felicia Day

Quatrième de couverture

Salut. Je m’appelle Felicia Day. Je suis actrice. La nana bizarre dans cette série de SF ? Mais si, vous voyez de qui je veux parler. Je ne suis jamais sur l’affiche, mais j’ai quelques chouettes scènes qui font rire les téléspectateurs. Vu que je suis rousse, je collectionne les sixièmes rôles, et j’ai pratiquement inventé l’archétype de la hackeuse mignonne mais complètement barrée. (Pardon, mais quand j’ai commencé, c’était complètement nouveau. Je vous jure.)
Je suis la scénariste, la productrice et l’actrice/hôtesse/personnalité de centaines de vidéos sur le Web. Pour de vrai. Je suis très connue par certaines personnes. Et totalement inconnue par d’autres. J’aime à penser que je suis l’objet d’une « reconnaissance situationnelle ». C’est une formulation beaucoup plus gratifiante que « célèbre sur le Net », qui me donne l’impression d’être rangée dans la catégorie du chat handicapé mental ou du gamin qui fait du Yo-Yo tout en chevauchant un bâton sauteur. Je connais cet enfant : il est superdoué. En revanche, le chat… bof.
Il y a sept ans, j’ai commencé à tourner des vidéos dans mon garage avec une caméra d’emprunt. Aujourd’hui, je jongle entre mes rôles à la télé, l’écriture, la production et la gestion d’une compagnie de vidéos Internet appelée Geek & Sundry. Je suis également une fana des médias sociaux (« accro » est mon deuxième prénom) : plus de deux millions et demi de personnes me suivent sur Twitter et je suis souvent la seule femme sur la liste des nerds les plus éminents, ce qui m’a valu de me faire introniser « Reine des Geeks » par la presse. Personnellement, je refuse d’utiliser ce titre, mais quand quelqu’un d’autre l’utilise je ne discute pas. Je le prends comme un compliment. C’est vrai, quoi ! Qui n’a jamais rêvé d’hériter d’une dynastie juste parce que c’est dans son sang ? Pas besoin de bosser. Vous êtes l’élue !

Mon avis

Felicia Day est une actrice connue pour ses rôles secondaires (voire même très secondaires), pour sa présence sur le Web et pour sa websérie The Guild, qu’elle a également produite et réalisée, entre autres activités. Bref, Felicia Day, comme elle aime à le souligner, sera célèbre pour certaines personnes et une parfaite inconnue pour d’autres. Me concernant, je la connaît pour ses petits rôles (je suis une fan de Buffy, faut-il le rappeler ? ^^) et je suis aussi plus ou moins Geek and Sundry, la chaîne Youtube qu’elle a lancée. Du coup, lorsque sa biographie, traduite en français, est parue sous format numérique, je me suis dit « pourquoi pas ? »

Eh bien ma foi, je n’ai absolument pas regretté cette acquisition ! 🙂 Je savais déjà, au vu des tweets de l’actrice, qu’elle savait faire preuve d’auto-dérision et d’humour. Cette personnalité pétillante ressort de chaque paragraphe ou presque ! C’est avec plaisir que l’on suit donc Felicia Day nous raconter son enfance atypique, son adolescence, ses débuts dans la grande industrie du cinéma et de la télévision. Loin d’avoir la grosse tête, Felicia Day ponctue son récit de photographies ou illustrations rigolotes qu’elle a elle-même sélectionné (voire même créé). On découvre donc, sourire aux lèvres, son parcours de scolarisée à domicile, son apprentissage du violon, la naissance de son addiction aux jeux vidéos et bien d’autres choses !

Sur son parcours professionnel, on apprend aussi des détails intéressants. Les difficultés de ses débuts d’actrice, son idée pour The Guild qui est restée si longtemps une idée, jusqu’à ce que quelques amies finissent par l’aider à se décider à enfin la réaliser et, surtout, à se rendre compte que son addiction au jeu vidéo avait atteint des proportions intolérables. Les difficultés à réaliser The Guild alors qu’elle n’avait que très peu de moyens, et toute la débrouille dont elle a usé pour faire de son idée une réalité. Le tout, toujours d’un ton enjoué ! Et Felicia Day ne se regarde pas que le nombril : régulièrement, elle alpague le lecteur et, lors des passages où elle évoque le travail de conception de The Guild, elle donne aussi des conseils. En tant qu’auteure, j’ai adoré sa façon d’encourager ses lecteurs à persévérer dans leurs aspirations autant que sa façon de remettre les célébrités sur un pied d’égalité avec monsieur et madame Tout-le-monde. Ainsi, elle nous raconte qu’elle-même, à ses débuts, rêvait d’être l’une de ces actrices reconnues. Et qu’au fil de ses expériences, elle s’est rendu compte que rêver, c’était bien beau, mais que ces personnes avaient travaillé dur pour arriver là où elles étaient. Et qu’elle aussi devrait travailler dur pour y parvenir. Felicia Day, en racontant les différents systèmes D utilisés pour parvenir à créer The Guild, donne aussi une belle leçon de débrouille et de persévérance.

Elle ne se contente pas non plus de rester dans l’optimisme ou la gaieté. Felicia Day ne cache rien des revers de la célébrité, même situationnelle – fans étranges et intrusifs, vie privée difficile à protéger – ni de ses propres faiblesses. Car Felicia Day reste un être humain. Souffrant d’anxiété sociale, elle a aussi connu, lors du lancement de l’entreprise Geek and Sundry, une période de stress intense. Trop intense, même, au point d’avoir vu sa santé se dégrader. Et elle ne cache rien de cet épisode.

Cette franchise, dans le ton comme dans le récit, m’a beaucoup plu. Quand j’ai refermé l’ouvrage (façon de parler, puisqu’il était numérique ! ^^), j’ai eu la sensation d’avoir achevé une longue conversation avec une bonne copine où, entre deux tranches de vie, j’aurai reçu des conseils bienveillants et encourageants pour mes écrits.

Du fait de son sujet – tout le monde ne connaît pas Felicia Day – je recommande surtout cette lecture à ceux et celles qui connaissent l’actrice. Ils ne seront pas déçus ! 🙂

Éditions Bragelonne, 250 pages, 2016

Philoséries : Buffy, Tueuse de vampires, Sylvie Allouche et Sandra Laugier (dir.)

Quatrième de couverture

Entre Twin Peaks ou The Wire, plus récemment Breaking Bad ou Game of Thrones… en quelques décennies, les États-Unis ont révolutionné le genre de la série télévisée par la qualité de leur production, laquelle a suscité un important travail d’analyse dans le monde anglo-américain. La parution du premier ouvrage français consacré à la série pionnière Buffy contre les vampires (1997-2003) constitue à ce titre un jalon important dans un pays qui accuse encore du retard pour ce qui est de la recherche sur les médias et la culture populaire.
Buffy est en effet particulièrement emblématique, par sa qualité d’écriture et son intérêt philosophique, des ambitions théoriques dont sont capables les séries.
C’est ce que vise à montrer cet ouvrage riche des contributions de disciplines variées : philosophie, mais aussi anthropologie, littérature comparée, psychanalyse et sociologie.

Mon avis

Photographie personnelle

Ah ! Buffy The Vampire Slayer ! Ou Buffy contre les vampires en VF, telle que je l’ai découverte durant mes jeunes années, lorsqu’elle était diffusée dans le cadre de la Trilogie du samedi aux côtés d’autres bonnes séries. Et puis, bien plus tard, j’ai visionné la série en VO (nettement mieux ! La traduction laisse franchement à désirer, et comme l’un des ingrédients phares de la série sont ses dialogues…), en long, en large, en travers… Buffy, c’est ma série culte, celle que j’ai vu en intégralité plus d’une fois (je ne compte même plus). Celle que je revois encore et encore avec autant de plaisir. Alors quand j’ai su que Bragelonne sortait un essai sur le sujet, j’ai foncé.

Et je n’ai pas regretté ! 🙂 Jugez plutôt : j’ai englouti le livre en quelques jours. Mais d’abord, petit rappel sur la recette du succès de la série, qui a duré 7 saisons. Elle se poursuit en comics (saison 9 en cours), mais j’ai laissé tomber en cours de route ce format, échaudée par des retours plus qu’improbables de personnages censés disparus pour de bon et une incohérence de taille que Joss Whedon a lui-même reconnu (pour info, c’est lui le papa de Buffy, ainsi que d’une autre super série qui a – hélas ! – connu une durée de vie bien plus brève et c’en est très dommage, j’ai nommé Firefly).

Bref ! Je disais donc, rappel du succès de la série : de l’humour (les dialogues sont sa-vou-reux ! 🙂 ), des effets spéciaux kitschouilles volontairement (la série ne se prend pas au sérieux), une héroïne forte (à l’époque, voir une fille dérouiller du méchant, ce n’était pas courant), des personnages aussi fouillés qu’attachants et vraisemblables (et bien campés !) et surtout un aperçu métaphorique de l’adolescence  tellement vrai qu’il parle véritablement à son public. Et ce, quelque soit son âge : même maintenant, la série continue à me toucher, ne serait-ce que parce qu’au fil des 7 saisons, les personnages grandissent et mûrissent, passant progressivement de l’adolescence à l’âge adulte.

Et, donc, voilà un essai qui s’attache à creuser davantage encore dans les richesses que contient cette série. Un essai accessible même aux non-spécialistes de la philosophie, sociologie, psychologie, etc, par contre, mieux vaut avoir une bonne connaissance de la série – cela dit, je pense que seuls les aficionados liront l’ouvrage. Qu’ils foncent sans souci : l’ouvrage est vraiment passionnant ! 🙂

Après de courts articles qui exposent en quoi Buffy est une série bien plus profonde et complexe qu’il n’y paraît et comment elle a réunit les ingrédients nécessaire pour en faire une série-culte pour adolescents, on rentre ensuite dans une deuxième partie plus approfondie. Composée de trois longs articles, qui chacun se basent sur un épisode bien précis pour l’analyser avant de partir sur un champ de réflexion plus vaste, cette seconde partie témoigne à elle seule de la richesse de Buffy. Je pensais avoir une analyse personnelle plutôt bien poussée, ayant lu divers articles sur le sujet, mais ces trois analyses m’ont prouvé qu’il y avait encore beaucoup à découvrir concernant ma série préférée ! Je n’en dis pas plus pour ne pas vous ruiner la découverte, mais cette deuxième partie, après une première plutôt frustrante car reprenant des éléments que je connaissais déjà, vaut à elle seule la lecture de ce livre. On y découvre les épisodes Sans défense (Helpless, saison 3, épisode 12), Cohabitation difficile (Living Conditions, saison 4, épisode 2) et Un silence de mort (Hush, saison 4, épisode 10) sous un angle totalement nouveau. C’est à tel point qu’une fois terminée ma lecture de ces articles passionnants, je me suis demandé combien d’autres pistes toutes aussi passionnantes pouvaient être explorées, dans d’autres épisodes ?

Suit ensuite une troisième partie où sont évoquées la sexualité dans la série (loin d’être racoleur, cet article met en lumière bien des choses concernant les personnages et le fait que la série parle autant à son public) et la mythologie que Buffy s’est créée, le Buffyverse. Deux articles eux aussi très intéressants, qui concluent bien l’ouvrage – cependant, j’aurai aimé que le dernier article soit un peu plus développé, ou tout du moins se termine moins abruptement.

Gros coup de coeur, donc, pour cet essai qui traite bien d’une série-culte ! Je n’aurai que deux bémols à souligner. Le premier, c’est que, justement, c’est si passionnant et j’ai appris tant de choses que j’aurai aimé qu’il y en ait plus ! 🙂 La seconde partie m’a vraiment épatée et s’il avait été possible de faire des analyses d’autres épisodes de la même manière, ç’aurait été génial ! (ç’aurait aussi été un pavé ^^ »). Donc, bon, petit bémol en l’occurrence ^^ L’autre – plus sérieux – c’est le prix. 32 euros pour 210 pages, même si plusieurs auteurs sont au sommaire, ça fait mal au porte-monnaie. Heureusement que la qualité est au rendez-vous, sinon, il y aurait eu de quoi grincer des dents.

En tout cas, même si ce seul essai est loin de faire le tour de tout ce qu’on pourrait dire au sujet de la série télévisée, il offre aux fans francophones de biens intéressantes analyses et la preuve, s’il y en avait encore besoin, que Buffy The Vampire Slayer n’est pas devenue une série-culte à partir de rien. Elle possède d’innombrables qualités et cet essai en offre un bon aperçu ! Un livre à offrir à ou se faire offrir à tous les fans de la série 🙂

Éditions Bragelonne, 210 pages, 2014

Et pour la séquence nostalgie, voici le générique de la saison 1, avec la qualité d’image qui va avec le souvenir – enjoy ! 🙂