10 bibliothécaires qui sauvent le monde

Les livres sont des objets de pouvoir par leur contenu. Ils offrent une porte sur d’autres mondes, ils permettent d’enrichir nos connaissances. Les livres, ce sont aussi des armes. Contre l’ignorance ou l’ennui, selon que l’on veuille s’instruire ou se détendre en les lisant. Des objets qui sont donc tout sauf anodins. Que dire alors de ceux dont le métier est d’être leurs gardiens ?

Si les super-héros sont à la mode avec les adaptations des comics qui déferlent sur nos écrans, petits comme grands, et qu’ils s’affichent désormais partout, les bibliothécaires qui sauvent le monde restent, quant à eux, bien discrets. Serait-ce un trait de leur attitude professionnelle, qui est de mettre en avant le livre, et non leur gardien ? On pourrait se le demander…

En tout cas, lorsque j’ai découvert ces listes de bibliothécaires qui, en plus de leur métier de jour, sauve régulièrement le monde la nuit (ou le jour aussi, d’ailleurs), je me suis dit que j’allais me fendre de mon petit panthéon personnel de « super-héros » dont le métier est le même que le mien. Certains utilisent d’ailleurs les livres qu’ils conservent pour les aider dans leur périlleuse mission 😉

  • 1. Rupert Giles

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L’Observateur de Buffy, dans la série télévisée Buffy contre les vampires, est chargé de guider et former la Tueuse. Giles officie également comme bibliothécaire au lycée où étudie cette dernière. Doté d’un flegme britannique à toute épreuve (encore que certains épisodes dévoilent qu’il conserve quelques restes de son passé mouvementé…), Giles possède nombre de vieux ouvrages traitant des démons et autres créatures maléfiques que Buffy doit combattre, ainsi que des livres de magie. Grâce à des recherches dans ces livres datés, qu’il effectue seul ou avec l’aide de la bande, Giles offre maintes fois la clé pour vaincre un monstre ou déjouer l’Apocalypse. Aussi, si ce n’est pas toujours lui qui officie sur le terrain, n’en possède-t-il pas moins un rôle des plus importants !

  • 2. Evelyn Carnahan
Oups ! © Universal Pictures
Oups ! © Universal Pictures

Alors oui, vous allez me dire qu’Evelyn est responsable du réveil de la momie dans le film du même nom (comme quoi la lecture à voix haute de livre ésotérique et millénaire doit être évitée. Et ce n’est pas Ash qui me contredira ! ). N’empêche que cette jeune femme maladroite va se révéler pleine de ressources et que ses connaissances en matière d’Égypte antique seront de précieux atouts pour vaincre la dite-momie.

  • 3. le bibliothécaire du Disque Monde
Quiet please © Paul Kidby
Quiet please © Paul Kidby

Transformé en orang-outan, le bibliothécaire de l’Université de l’Invisible a préféré garder cette forme, plus pratique pour aller chercher des livres sur les plus hautes étagères. Comme la ville d’Ankh-Morpork – en particulier l’Université – est régulièrement confrontée à d’inquiétants phénomènes menaçant l’intégrité du Disque-Monde, le bibliothécaire a plus d’une fois participé à rétablir l’ordre des choses.

(je reste volontairement floue car si je connais un fan au savoir encyclopédique qui m’a confirmé le rôle  essentiel du bibliothécaire, je ne veux pas me spoiler : il me reste encore des tomes des Annales du Disque-Monde à lire ! ^^ »)

  • 4. Flynn Carsen (Carson en VF)
Flynn Carsen © Electric Entertainment, TNT
Flynn Carsen © TNT

Héros des trois téléfilms The Librarian, Flynn Carsen possède 22 diplômes (!) et travaille au sein d’une bibliothèque qui conserve, entre deux rangées de livres, des artefacts mythiques tels que la lance du Destin, la boîte de Pandore, etc. En partant à la recherche d’objets légendaires et magiques pour les rapporter à la Bibliothèque où ils seront précieusement conservés, Flynn évite qu’ils tombent entre de mauvaises mains ce qui provoquerait, à coup sûr, la fin du monde.

  • 5. The Librarians
Cassandra (Lindy Booth), Eve (Rebecca Romijn), Jacob (Christian Kane), Jenkins (John Larroquette) et Ezekiel (John Harlan Kim) dans l’Annexe en désordre (S2E5 And the Hollow Men)

C’est le nom donné tant à la série qu’à l’équipe qui prend la suite de Flynn Carsen. Composée de trois bibliothécaires talentueux et de leur gardienne, cette fine équipe est plus d’une fois amenée à sauver le monde. Que ce soit d’un personnage malfaisant échappé d’un livre ou des conséquences malencontreuses d’un artefact légendaire, Cassandra, Ezekiel, Jacob et Eve ont du pain sur la planche ! Tout ceci en devant gérer leur Annexe, souvent mise à mal elle aussi.

  • 6. les bibliothécaires de Library Wars
Affiche du film live Library Wars

Library Wars, à la base, c’est une série de light novels de Hiro Arikawa. L’histoire a ensuite été adaptée en une série de mangas, puis en série d’animation, en film d’animation et enfin en film live. Rien que ça ! L’intrigue principale, c’est l’instauration d’une loi de censure qui condamne littéralement la plupart des livres. Révoltés, les bibliothécaires s’organisent alors en factions paramilitaires pour défendre les précieux ouvrages. Iku Kasahara, une fervente lectrice, rêve d’ailleurs d’intégrer leurs rangs. Le contexte science-fictif de l’histoire renforce l’idée du bibliothécaire défenseur du savoir face à l’obscurantisme qui menace le monde.

  • 7. Barbara Gordon

Qui, en l’occurrence, appartient bien à l’écurie des super-héros ! En effet, cette employée de la Bibliothèque municipale de Gotham City revêt le costume de Batgirl pour lutter contre divers criminels et autres vilains. Plus tard, elle deviendra Oracle, l’agent de renseignement de bien des super-héros.

  • 8. Bufkin
Couverture de Fables réalisée par Joao Ruas

Attention spoilers ! Si vous n’avez pas lu la série Fables de Bill Willingham, ne lisez pas ce paragraphe !

Bibliothécaire de Fableville, on ne catalogue pas Bufkin dans la catégorie « sauveurs du monde » dans les premiers volumes de la série. Mais alors, vraiment pas ! Pourtant, c’est bien lui qui, tandis qu’il est bloqué dans les ruines de la ville des Fables, s’occupera de « faire le ménage » avant de se rendre à Oz, sa patrie d’origine, pour libérer le pays de la tyrannie. Il se fera ensuite fervent défenseur des opprimés, où qu’ils soient, tout au long de sa vie. Pas mal, non, pour un singe ailé amateur de bouteille ?

  • 9. La Mémoire dans Mémoire de sable de Isabelle Dethan
Première page du premier tome de la BD Mémoire de sable de Isabelle Dethan

Cette drôle de créature possède un savoir qui remonte aux temps anciens. Animal familier du bibliothécaire, elle assiste à la destruction des ouvrages contenus dans la tour, destruction ordonnée par le tyran Shemenit VII dont la plus grande crainte est que son peuple ne découvre qu’il est en fait un usurpateur. La Mémoire, du fait de son savoir, risque alors sa vie. Elle va croiser sur sa route Naomi et le Conteur et, tous trois vont vivre d’incroyables aventures… Si la Mémoire ne sauve pas le monde à proprement parler, elle va cependant participer à la transformation de ce pays désertique.

  • 10. Isaac Vainio de la série Magie Ex Libris de Jim C. Hines

Isaac Vainio, en plus d’être bibliothécaire, est un bibliomancien : il peut sortir un objet d’un livre ! Et comme c’est un fan de SFFF, il ne s’en prive pas ! 🙂 Il est aussi membre de l’organisation secrète les Douze Gardiens de la Porte, fondée par Gutenberg lui-même afin de préserver la Terre des menaces magiques. Et dès le premier volume de la série, dès les premières pages, même, Isaac va faire face à une attaque de vampires, avant-goût d’une série de problèmes de taille !

Mais, il importe de le souligner, en tout bibliothécaire sommeille un super-héros ! 🙂

Photographie personnelle

Pour aller plus loin

Et comme les super-héros ne sont rien sans leurs super-vilains :

On n’est jamais bizarre sur Internet (ou presque), Felicia Day

Quatrième de couverture

Salut. Je m’appelle Felicia Day. Je suis actrice. La nana bizarre dans cette série de SF ? Mais si, vous voyez de qui je veux parler. Je ne suis jamais sur l’affiche, mais j’ai quelques chouettes scènes qui font rire les téléspectateurs. Vu que je suis rousse, je collectionne les sixièmes rôles, et j’ai pratiquement inventé l’archétype de la hackeuse mignonne mais complètement barrée. (Pardon, mais quand j’ai commencé, c’était complètement nouveau. Je vous jure.)
Je suis la scénariste, la productrice et l’actrice/hôtesse/personnalité de centaines de vidéos sur le Web. Pour de vrai. Je suis très connue par certaines personnes. Et totalement inconnue par d’autres. J’aime à penser que je suis l’objet d’une « reconnaissance situationnelle ». C’est une formulation beaucoup plus gratifiante que « célèbre sur le Net », qui me donne l’impression d’être rangée dans la catégorie du chat handicapé mental ou du gamin qui fait du Yo-Yo tout en chevauchant un bâton sauteur. Je connais cet enfant : il est superdoué. En revanche, le chat… bof.
Il y a sept ans, j’ai commencé à tourner des vidéos dans mon garage avec une caméra d’emprunt. Aujourd’hui, je jongle entre mes rôles à la télé, l’écriture, la production et la gestion d’une compagnie de vidéos Internet appelée Geek & Sundry. Je suis également une fana des médias sociaux (« accro » est mon deuxième prénom) : plus de deux millions et demi de personnes me suivent sur Twitter et je suis souvent la seule femme sur la liste des nerds les plus éminents, ce qui m’a valu de me faire introniser « Reine des Geeks » par la presse. Personnellement, je refuse d’utiliser ce titre, mais quand quelqu’un d’autre l’utilise je ne discute pas. Je le prends comme un compliment. C’est vrai, quoi ! Qui n’a jamais rêvé d’hériter d’une dynastie juste parce que c’est dans son sang ? Pas besoin de bosser. Vous êtes l’élue !

Mon avis

Felicia Day est une actrice connue pour ses rôles secondaires (voire même très secondaires), pour sa présence sur le Web et pour sa websérie The Guild, qu’elle a également produite et réalisée, entre autres activités. Bref, Felicia Day, comme elle aime à le souligner, sera célèbre pour certaines personnes et une parfaite inconnue pour d’autres. Me concernant, je la connaît pour ses petits rôles (je suis une fan de Buffy, faut-il le rappeler ? ^^) et je suis aussi plus ou moins Geek and Sundry, la chaîne Youtube qu’elle a lancée. Du coup, lorsque sa biographie, traduite en français, est parue sous format numérique, je me suis dit « pourquoi pas ? »

Eh bien ma foi, je n’ai absolument pas regretté cette acquisition ! 🙂 Je savais déjà, au vu des tweets de l’actrice, qu’elle savait faire preuve d’auto-dérision et d’humour. Cette personnalité pétillante ressort de chaque paragraphe ou presque ! C’est avec plaisir que l’on suit donc Felicia Day nous raconter son enfance atypique, son adolescence, ses débuts dans la grande industrie du cinéma et de la télévision. Loin d’avoir la grosse tête, Felicia Day ponctue son récit de photographies ou illustrations rigolotes qu’elle a elle-même sélectionné (voire même créé). On découvre donc, sourire aux lèvres, son parcours de scolarisée à domicile, son apprentissage du violon, la naissance de son addiction aux jeux vidéos et bien d’autres choses !

Sur son parcours professionnel, on apprend aussi des détails intéressants. Les difficultés de ses débuts d’actrice, son idée pour The Guild qui est restée si longtemps une idée, jusqu’à ce que quelques amies finissent par l’aider à se décider à enfin la réaliser et, surtout, à se rendre compte que son addiction au jeu vidéo avait atteint des proportions intolérables. Les difficultés à réaliser The Guild alors qu’elle n’avait que très peu de moyens, et toute la débrouille dont elle a usé pour faire de son idée une réalité. Le tout, toujours d’un ton enjoué ! Et Felicia Day ne se regarde pas que le nombril : régulièrement, elle alpague le lecteur et, lors des passages où elle évoque le travail de conception de The Guild, elle donne aussi des conseils. En tant qu’auteure, j’ai adoré sa façon d’encourager ses lecteurs à persévérer dans leurs aspirations autant que sa façon de remettre les célébrités sur un pied d’égalité avec monsieur et madame Tout-le-monde. Ainsi, elle nous raconte qu’elle-même, à ses débuts, rêvait d’être l’une de ces actrices reconnues. Et qu’au fil de ses expériences, elle s’est rendu compte que rêver, c’était bien beau, mais que ces personnes avaient travaillé dur pour arriver là où elles étaient. Et qu’elle aussi devrait travailler dur pour y parvenir. Felicia Day, en racontant les différents systèmes D utilisés pour parvenir à créer The Guild, donne aussi une belle leçon de débrouille et de persévérance.

Elle ne se contente pas non plus de rester dans l’optimisme ou la gaieté. Felicia Day ne cache rien des revers de la célébrité, même situationnelle – fans étranges et intrusifs, vie privée difficile à protéger – ni de ses propres faiblesses. Car Felicia Day reste un être humain. Souffrant d’anxiété sociale, elle a aussi connu, lors du lancement de l’entreprise Geek and Sundry, une période de stress intense. Trop intense, même, au point d’avoir vu sa santé se dégrader. Et elle ne cache rien de cet épisode.

Cette franchise, dans le ton comme dans le récit, m’a beaucoup plu. Quand j’ai refermé l’ouvrage (façon de parler, puisqu’il était numérique ! ^^), j’ai eu la sensation d’avoir achevé une longue conversation avec une bonne copine où, entre deux tranches de vie, j’aurai reçu des conseils bienveillants et encourageants pour mes écrits.

Du fait de son sujet – tout le monde ne connaît pas Felicia Day – je recommande surtout cette lecture à ceux et celles qui connaissent l’actrice. Ils ne seront pas déçus ! 🙂

Éditions Bragelonne, 250 pages, 2016

Philoséries : Buffy, Tueuse de vampires, Sylvie Allouche et Sandra Laugier (dir.)

Quatrième de couverture

Entre Twin Peaks ou The Wire, plus récemment Breaking Bad ou Game of Thrones… en quelques décennies, les États-Unis ont révolutionné le genre de la série télévisée par la qualité de leur production, laquelle a suscité un important travail d’analyse dans le monde anglo-américain. La parution du premier ouvrage français consacré à la série pionnière Buffy contre les vampires (1997-2003) constitue à ce titre un jalon important dans un pays qui accuse encore du retard pour ce qui est de la recherche sur les médias et la culture populaire.
Buffy est en effet particulièrement emblématique, par sa qualité d’écriture et son intérêt philosophique, des ambitions théoriques dont sont capables les séries.
C’est ce que vise à montrer cet ouvrage riche des contributions de disciplines variées : philosophie, mais aussi anthropologie, littérature comparée, psychanalyse et sociologie.

Mon avis

Photographie personnelle

Ah ! Buffy The Vampire Slayer ! Ou Buffy contre les vampires en VF, telle que je l’ai découverte durant mes jeunes années, lorsqu’elle était diffusée dans le cadre de la Trilogie du samedi aux côtés d’autres bonnes séries. Et puis, bien plus tard, j’ai visionné la série en VO (nettement mieux ! La traduction laisse franchement à désirer, et comme l’un des ingrédients phares de la série sont ses dialogues…), en long, en large, en travers… Buffy, c’est ma série culte, celle que j’ai vu en intégralité plus d’une fois (je ne compte même plus). Celle que je revois encore et encore avec autant de plaisir. Alors quand j’ai su que Bragelonne sortait un essai sur le sujet, j’ai foncé.

Et je n’ai pas regretté ! 🙂 Jugez plutôt : j’ai englouti le livre en quelques jours. Mais d’abord, petit rappel sur la recette du succès de la série, qui a duré 7 saisons. Elle se poursuit en comics (saison 9 en cours), mais j’ai laissé tomber en cours de route ce format, échaudée par des retours plus qu’improbables de personnages censés disparus pour de bon et une incohérence de taille que Joss Whedon a lui-même reconnu (pour info, c’est lui le papa de Buffy, ainsi que d’une autre super série qui a – hélas ! – connu une durée de vie bien plus brève et c’en est très dommage, j’ai nommé Firefly).

Bref ! Je disais donc, rappel du succès de la série : de l’humour (les dialogues sont sa-vou-reux ! 🙂 ), des effets spéciaux kitschouilles volontairement (la série ne se prend pas au sérieux), une héroïne forte (à l’époque, voir une fille dérouiller du méchant, ce n’était pas courant), des personnages aussi fouillés qu’attachants et vraisemblables (et bien campés !) et surtout un aperçu métaphorique de l’adolescence  tellement vrai qu’il parle véritablement à son public. Et ce, quelque soit son âge : même maintenant, la série continue à me toucher, ne serait-ce que parce qu’au fil des 7 saisons, les personnages grandissent et mûrissent, passant progressivement de l’adolescence à l’âge adulte.

Et, donc, voilà un essai qui s’attache à creuser davantage encore dans les richesses que contient cette série. Un essai accessible même aux non-spécialistes de la philosophie, sociologie, psychologie, etc, par contre, mieux vaut avoir une bonne connaissance de la série – cela dit, je pense que seuls les aficionados liront l’ouvrage. Qu’ils foncent sans souci : l’ouvrage est vraiment passionnant ! 🙂

Après de courts articles qui exposent en quoi Buffy est une série bien plus profonde et complexe qu’il n’y paraît et comment elle a réunit les ingrédients nécessaire pour en faire une série-culte pour adolescents, on rentre ensuite dans une deuxième partie plus approfondie. Composée de trois longs articles, qui chacun se basent sur un épisode bien précis pour l’analyser avant de partir sur un champ de réflexion plus vaste, cette seconde partie témoigne à elle seule de la richesse de Buffy. Je pensais avoir une analyse personnelle plutôt bien poussée, ayant lu divers articles sur le sujet, mais ces trois analyses m’ont prouvé qu’il y avait encore beaucoup à découvrir concernant ma série préférée ! Je n’en dis pas plus pour ne pas vous ruiner la découverte, mais cette deuxième partie, après une première plutôt frustrante car reprenant des éléments que je connaissais déjà, vaut à elle seule la lecture de ce livre. On y découvre les épisodes Sans défense (Helpless, saison 3, épisode 12), Cohabitation difficile (Living Conditions, saison 4, épisode 2) et Un silence de mort (Hush, saison 4, épisode 10) sous un angle totalement nouveau. C’est à tel point qu’une fois terminée ma lecture de ces articles passionnants, je me suis demandé combien d’autres pistes toutes aussi passionnantes pouvaient être explorées, dans d’autres épisodes ?

Suit ensuite une troisième partie où sont évoquées la sexualité dans la série (loin d’être racoleur, cet article met en lumière bien des choses concernant les personnages et le fait que la série parle autant à son public) et la mythologie que Buffy s’est créée, le Buffyverse. Deux articles eux aussi très intéressants, qui concluent bien l’ouvrage – cependant, j’aurai aimé que le dernier article soit un peu plus développé, ou tout du moins se termine moins abruptement.

Gros coup de coeur, donc, pour cet essai qui traite bien d’une série-culte ! Je n’aurai que deux bémols à souligner. Le premier, c’est que, justement, c’est si passionnant et j’ai appris tant de choses que j’aurai aimé qu’il y en ait plus ! 🙂 La seconde partie m’a vraiment épatée et s’il avait été possible de faire des analyses d’autres épisodes de la même manière, ç’aurait été génial ! (ç’aurait aussi été un pavé ^^ »). Donc, bon, petit bémol en l’occurrence ^^ L’autre – plus sérieux – c’est le prix. 32 euros pour 210 pages, même si plusieurs auteurs sont au sommaire, ça fait mal au porte-monnaie. Heureusement que la qualité est au rendez-vous, sinon, il y aurait eu de quoi grincer des dents.

En tout cas, même si ce seul essai est loin de faire le tour de tout ce qu’on pourrait dire au sujet de la série télévisée, il offre aux fans francophones de biens intéressantes analyses et la preuve, s’il y en avait encore besoin, que Buffy The Vampire Slayer n’est pas devenue une série-culte à partir de rien. Elle possède d’innombrables qualités et cet essai en offre un bon aperçu ! Un livre à offrir à ou se faire offrir à tous les fans de la série 🙂

Éditions Bragelonne, 210 pages, 2014

Et pour la séquence nostalgie, voici le générique de la saison 1, avec la qualité d’image qui va avec le souvenir – enjoy ! 🙂