Fille d’Hécate t. 3 : Le chant de la Lune, Cécile Guillot

fille-d-hecate-tome-3Quatrième de couverture

« Je pensais que découvrir d’où je viens serait une sorte d’accomplissement… Hélas, les choses se passent rarement comme prévu et me voilà au milieu d’une histoire mêlant malédiction, prophétie et déesse oubliée. Suis-je assez forte pour jouer les héroïnes ? Rien n’est moins sûr ! » Maëlys et ses amies sorcières vont devoir plonger au cœur des Ardennes et de ses troubles légendes. Terre de féerie mais aussi de sombres dangers, car si retrouver ses racines est source de joie, c’est aussi la plus grande épreuve que la jeune femme ait jamais eu à affronter.

Mon avis

Le chant de la Lune marque la fin de la trilogie Fille d’Hécate de Cécile Guillot. Ce troisième tome nous emmène dans les Ardennes, où Maëlys va pouvoir enfin lever le voile sur ses origines tout en étant entraînée dans une nouvelle aventure.

À l’instar des volumes précédents, la couverture est superbe et le livre, peu épais, se dévore rapidement. Il faut dire aussi que c’est un plaisir de retrouver Maëlys et de découvrir les lieux pittoresques de la région, ainsi que son folklore.

Au fil des tomes, on a vu la jeune femme trouver sa voie et mûrir, devenir une adulte, en somme. Le chant de la Lune marque la dernière étape de ce mûrissement, tout en ouvrant, via son épilogue, une autre étape de la vie de l’héroïne. En ce sens, le personnage reste très plausible avec ses doutes, ses hésitations, ses erreurs et cette évolution. Et très attachant également ! 🙂

La magie ainsi que la Wicca imprègnent toujours le récit et je dois dire, malgré les obstacles rencontrés par les personnages durant l’histoire, que j’ai trouvé ce livre apaisant. Le lire avait pour moi l’effet d’une balade en forêt, tranquille, entourée d’amis. Je ne sais si c’est voulu ou pas, mais j’ai apprécié cette lecture en forme de respiration !

J’ai d’ailleurs regretté la présence de quelques coquilles. Mais ce serait pinailler, car à lire ce tome, on sent aussi toute l’affection que porte l’auteur à ses personnages et on referme l’ouvrage avec le sentiment d’un cycle achevé, d’un nouveau qui commence, plutôt que d’une fin façon couperet.

Un joli point final à cette trilogie qui fait la part belle à la Wicca ! 🙂

Éditions du Chat Noir, 2015, 154 pages

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre, catégorie Fantastique.

challenge_jesuiseclectique2015

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Fille d’Hécate t. 2 : Le Parfum du mal, Cécile Guillot

Fille d'Hécate t. 2 : Le Parfum du mal, Cécile GuillotQuatrième de couverture

«Il parait que je suis devenue une femme et une sorcière accomplie… pourtant j’ai besoin plus que jamais qu’Hécate guide mes pas. Me voilà au service de la police, à tenter d’élucider des meurtres grâce à mes pouvoirs naissants. Ajoutez à cela ma recherche de boulot et mon ex qui refait surface… Voilà de quoi être déboussolée ! »

Après la découverte de ses dons d’empathie, Maëlys est propulsée au sein d’une enquête macabre : des jeunes filles ont été retrouvées atrocement mutilées, les scènes de crime évoquant la magie noire. Elle et ses amies vont devoir explorer les côtés les plus sombres de Marseille tandis que la vie sentimentale et professionnelle de notre héroïne ne fait que se compliquer de plus en plus…

Mon avis

Après le premier tome qui m’avait bien plu, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Maëlys. L’intrigue se déroule quelques mois plus tard. Diplômée, en recherche d’emploi, la jeune femme décroche un petit boulot dans un service dédié aux adolescents en difficulté. Dans le même temps, elle est approchée, avec ses amies, par la police pour aider à résoudre une enquête. Car Marseille est ensanglantée par des meurtres dont la mise en scène désigne la magie noire… et qui d’autres que trois sorcières wiccanes pour décrypter les symboles magiques ?

Ajoutez à cela le fait que Maëlys ignore toujours ses origines, fait face à une situation sentimentale un peu compliquée et poursuit sa progression dans la voie de la Wicca et vous aurez le résumé général de l’intrigue. Le Parfum du mal, aussi court que le premier tome, se dévore tout aussi vite, parce qu’il est agréable à lire lui aussi. Maëlys est toujours aussi sympathique, malgré ses maladresses et son manque de confiance en elle qui ne la rendent que plus attachante. On assiste à son évolution tant en tant que femme qu’en tant que sorcière et c’est un plaisir de la voir progresser, pas à pas, malgré ses erreurs.

La Wicca est toujours dépeinte de façon subtile, notamment au travers de rêves très révélateurs pour l’héroïne. L’intrigue sentimentale est assez bien amenée et plutôt en retrait, ce que j’ai apprécié. C’est réellement l’intrigue policière qui est au devant de la scène cette fois et le mystère plane du début à la fin – me laissant impatiente de lire le troisième tome, qui n’est pas encore paru.

Un second tome dans la lignée du premier, avec des descriptions magnifiques (les rêves de Maëlys où Hécate lui délivre son message) qui permettent de donner de la lumière au texte malgré l’intrigue sombre (les meurtres). Si vous recherchez une lecture plaisante, divertissante, sur la Wicca, avec un soupçon de mystère et de frissons, cette série est faite pour vous ! 🙂

Éditions du Chat Noir, 2013, 160 pages. challenge-francofou

Fille d’Hécate t. 1 : La Voie de la Sorcière, Cécile Guillot

QuatrièmeFille d'Hécate t. 1 : La Voie de la Sorcière, Cécile Guillot de couverture

« Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ?
Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »

Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Mon avis

J’avais pu aborder l’univers de Fille d’Hécate dans la nouvelle Ce qui nous lie du même auteur, parue dans l’anthologie Saisons païennes. La nouvelle, totalement indépendante du roman (et maintenant que j’ai lu ce dernier, je confirme, on retrouve simplement un personnage commun), m’avait beaucoup plu par son atmosphère sereine et sa façon d’aborder la Wicca. La Wicca est, d’ailleurs, fortement présente dans ce premier tome de Fille d’Hécate puisque l’on y suit le parcours de Maëlys qui découvre un jour, par hasard, ses dons de sorcière-née.

Si vous ne savez pas ce que c’est que la Wicca, ce roman vous offrira l’occasion de la découvrir en douceur, aux côtés de l’héroïne. Si vous la connaissez – que ce soit de manière très superficielle, comme c’est mon cas, ou approfondie – vous serez ravis de constater que Cécile Guillot évoque ce mouvement spirituel avec respect et sans renforts d’effets spéciaux ! Pour ma part, cela m’a plu car j’aime cette façon d’aborder la sorcellerie non pas comme un déluge de super-pouvoirs, mais comme une relation forte, respectueuse et connaisseuse avec la Nature et ses déités. Bon, cela ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier le personnage de Willow dans la série Buffy contre les Vampires, mais Willow, sorcière dotée de grands pouvoirs, a travaillé dur pour recevoir ces pouvoirs et a un parcours de sorcellerie – et de vie ! – fort intéressant tout au long des 7 saisons de la série télévisée.

Mais revenons à La Voie de la Sorcière ! Maëlys, l’héroïne, est une jeune fille maladroite, timide. Une jeune fille touchante à laquelle on s’attache vite, et ce d’autant plus qu’on pourrait lui ressembler. Par ailleurs, c’est une jeune fille solitaire, qui a connu son lot d’épreuves. De ce côté-là, l’auteur dépeint son personnage principal avec justesse et psychologie, le portrait de son héroïne est bien campé, aussi crédible que bien dessiné. C’est donc avec bonheur que l’on suit ses premiers pas dans la Wicca.

Certes, son acceptation de ses dons pourrait sembler rapide à certains lecteurs mais à mes yeux, cela reflète plutôt la recherche de Maëlys de sa place, de son chemin de vie, et cela ne m’a donc pas gênée. Par ailleurs, La Voie de la Sorcière est véritablement un roman initiatique – pour l’héroïne, mais aussi pour les lecteurs qui découvriraient cet univers de la Wicca – tout en mettant en place les personnages. L’action n’y est donc présente qu’avec parcimonie, ce qui n’est pas gênant en soi puisque l’auteur peut ainsi déployer univers et personnages sans aucune fausse note.

Le roman est court et prenant – je l’ai dévoré en quelques heures tellement je ne pouvais plus le lâcher ! C’est un vrai bonheur de suivre le parcours de Maëlys, de découvrir la Wicca ainsi dépeinte (et l’auteur cite deux ouvrages à la fin pour ceux qui veulent creuser davantage sur la question, ce qui représente un plus !). Pour ajouter à ce cocktail fort sympathique, Cécile Guillot ajoute une pointe de suspense avec une entité négative s’attaquant à Maëlys et dont on découvrira l’origine à la fin. Si, comme moi, vous croyez avoir déniché le coupable, méfiez-vous ! Cécile Guillot se rit autant des clichés habituels (et malheureux) liés à la sorcellerie que de ceux des romans du même genre. Ainsi, la lecture est aussi agréable que rafraîchissante.

Une très bonne lecture que ce premier volume ! Le second étant d’ores et déjà paru, je pense qu’il ne va pas tarder à rejoindre mes étagères 😉

Éditions du Chat Noir, 2012, 138 pages.