La Fée, la Pie et le Printemps, Elisabeth Ebory

Quatrième de couverture

En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine…
Mais Philomène, voleuse aux doigts de fée, croise sa route. Philomène fait main basse sur une terrible monture, des encres magiques, un chaudron d’or et même cette drôle de clé qui change de forme sans arrêt. Tant pis si les malédictions se collent à elle comme son ombre… Philomène est davantage préoccupée par ses nouveaux compagnons parmi lesquels un assassin repenti et le pire cuisinier du pays. Tous marchent vers Londres avec, en poche, le secret le plus précieux du royaume.

Mon avis

J’ai découvert la plume d’Elisabeth Ebory lors de ses premières publications dans les anthologies des éditions de L’Oxymore et dès lors, je suis tombée sous le charme de son style ! Je me suis jetée sur son recueil et sa novella parus chez Griffe d’Encre, que j’ai adorés. Puis, il y a eu une longue période de silence, une période de 6 ans sans parution. Alors, quand les éditions ActuSF ont annoncé un roman d’Elisabeth Ebory dans le cadre de la rentrée littéraire des Indés de l’imaginaire, vous vous doutez bien que j’étais totalement ravie ! 🙂

Dans La Fée, le Pie et le Printemps, nous suivons deux voix : celle de Philomène, une fée voleuse qui a quitté le monde des fées (une prison magique où celles-ci ont jadis été enfermées et où règne un épais brouillard) pour suivre les traces d’une autre fée en Angleterre. L’autre voix est omnisciente et trace le parcours de cette autre fée, Rêvage, qui complote pour libérer ses comparses et, pour ce faire, a glissé un changelin dans le berceau royal… Ajoutez une bande de bandits à la petite semaine, dont les membres sont aussi différents qu’ils sont unis (l’étrange Od, l’impérieuse Vik, le charmant Clem et l’intriguant S) et vous obtenez une belle brochette de personnages dont les trajectoires télescopées vont finir par s’emmêler.

Vous l’aurez compris, La Fée, la Pie et le Printemps est un roman féerique ! On pourrait même le qualifier de fantasy urbaine puisque son intrigue se déroule dans et autour de Londres – le Londres du XIXe siècle – à l’exception, bien sûr, des passages qui se déroulent dans la prison des fées. De fait, le roman est infusé d’une vraie magie, aussi ensorcelante que celle dont usent les fées pour convaincre les humains de leur dévoiler leurs secrets. J’ai retrouvé avec bonheur un univers féerique où les fées, loin des clichés plein d’ailes battantes et de paillettes, sont des créatures qui ont leur propres lois et, surtout, leur amoralité. Malgré tout, Philomène la voleuse nous est vite très attachante, tout comme les personnages avec qui elle va tisser des liens (de mauvais gré d’abord).

Encre magique, cheval de cauchemar, dame au chaudron, Elisabeth Ebory égrène les éléments de son propre monde féerique en laissant, ici et là, quelques airs de déjà-vu, comme si elle avait puisé son inspiration dans les contes et légendes pour élaborer l’univers de son roman mais que l’on n’arrive plus à retracer le chemin vers ces racines. Air de déjà-vu qui trouve aussi peut-être sa source dans le fait que j’avais déjà pu voir des encres magiques à l’oeuvre dans son recueil, À l’orée sombre. Entre originalité et familiarité, tourner les pages de ce roman a donc été un vrai régal pour moi, qui adore les histoires féeriques et en particulier quand elles reprennent le caractère si autre de ces créatures magiques !

Il faut dire que le style de l’auteur reste aussi enchanteur que dans ses précédents récits. Je l’ai trouvé plus accessible, cela dit, moins emperlé de rêve et d’enchantements, mais cela n’a en rien diminué mon plaisir à parcourir ce roman, au contraire je pense que cela sied mieux au format long.

Bref, vous l’aurez compris, je reste subjuguée par cette histoire de fée voleuse et de fée comploteuse et j’espère que, la prochaine fois, Elisabeth Ebory n’attendra pas autant d’années avant de nous ensorceler avec un nouveau sort d’encre, une nouvelle histoire de fée. Une histoire à la lumière claire-obscure, à l’image de ses fées.

Éditions ActuSF, 428 pages, 2017

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d’un service presse – merci aux éditions ActuSF pour leur confiance.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de féerie organisé par le blog Bazar de la littérature

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Roi du matin, reine du jour, Ian McDonald

Quatrième de couverture

Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacCall, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d’autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu’il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d’on ne sait où.

Mon avis

C’est la première fois que je lis un ouvrage de Ian McDonald, après en avoir entendu beaucoup de bien. Par son thème – la féerie et l’Irlande – c’est Roi du matin, reine du jour que j’ai choisi pour découvrir la bibliographie de cet auteur. Et, après avoir refermé cet ouvrage, je puis dire que c’est de la qualité mais c’est tellement riche que c’en est touffu, tellement dense que la lecture nécessite parfois des pauses.

Le roman se divise en trois parties, chacune suit une femme liée aux autres, des femmes irlandaises de différentes générations, ce qui permet de découvrir, en filigrane, l’histoire de ce pays. Comme je connais bien l’Irlande, ce fut un plaisir d’en retrouver l’atmosphère à travers les descriptions, les personnages, les lieux croisés au fil de l’histoire. Sans compter le sujet central, à savoir les légendes, le folklore qui imprègnent si fortement cette île. La première partie du livre, d’ailleurs, répond tout à fait à l’ambiance enchanteresse que l’on se fait de l’Irlande, entre nature foisonnante et féerie omniprésente, le tout sous le regard d’une adolescente à l’imagination féconde.

Mais la féerie, ce n’est pas du rose et des paillettes, surtout s’il s’agit de la féerie qui a donné naissance à tant de contes et de légendes, à travers les siècles. Et quand s’y ajoute le subconscient humain, autant dire que l’enchantement vire bientôt au cauchemar. Et c’est dans cette frontière entre rêve et horreur que le roman va s’installer, colorant d’ombres les figures magiques des histoires qui nous ont bercées. Les personnages principaux, de caractères différents, y feront face d’autant de manières différentes. Emily, la rêveuse trop naïve aux parents eux-même trop enclins à se laisser aller à leur propre imagination ; Jessica, la menteuse qui jure comme une charretière, forte de caractère mais dont la vie va être bouleversée par la découverte d’un secret et enfin Enye, aussi froide que fière, combattante sans faille, qui va découvrir qu’être une véritable guerrière implique aussi de se connaître intimement et de vaincre ses propres démons. Trois femmes auprès desquelles la féerie se manifeste, de plus en plus sombre au fil du temps (les créatures qu’affronte Enye tiennent davantage de la fantasmagorie cauchemardesque que de l’imagerie féerique, tout en en gardant des traces).

L’auteur maîtrise son sujet, cela se sent, mais cela rend le récit d’autant plus dense. Entre cette densité et la noirceur croissante du récit, je dois dire que j’ai parfois eu du mal à poursuivre ma lecture (un passage en particulier est choquant pour les âmes les plus sensibles). La dernière partie, consacrée à Enye, flirtait même avec un sentiment de dépression mais le personnage principal devant faire avec ses propres démons intérieurs, après une longue phase de déni, cela n’est peut-être pas si étonnant. J’ai tenu bon, cependant, à cause de l’Irlande, à cause de ces destins liés, à cause de cet entremêlement de mythes et de subconscient, et le final m’a apporté raison. Ian McDonald maîtrise de bout en bout son histoire et apporte un final qui boucle la boucle tout en ouvrant le champ à de nouvelles possibilités.

Roi du matin, reine du jour est donc un roman qui ne s’offre pas facilement mais qui, pour toute personne s’intéressant à l’Irlande et/ou à la féerie, apportera toute satisfaction. Ne vous attendez pas à être éblouis, mais attendez-vous plutôt à être charmés dans le sens le plus ensorcelant du terme. La magie qui règne dans ce livre offre autant d’ombres que de lumières. Et reste en mémoire le destin de ces trois femmes, aux caractères nuancés et qui embrasseront, chacune à leur façon, la féerie.

Éditions Denoël, 490 pages, 2009

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

Les petites fées de New York, Martin Millar

les_petites_fees_new_yorkQuatrième de couverture

Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises ayant quitté précipitamment leur terre natale, et fraîchement débarquées à New York, découvrent un monde qu’elles n’auraient jamais pu imaginer : un monde où les sans-abri meurent dans l’indifférence générale, un monde où les gens ont à peine de quoi payer leur logement, un monde qui n’a, tout de même, pas l’air de tourner bien rond. Mais plus elles vont vouloir changer les choses et aider Dinnie et Kerry, deux humains qu’elles ont rencontrés à leur arrivée, plus ce sera… pire !

Mon avis

Dès la première page, on est mis dans le bain : Les petites fées de New York est un roman de fantasy urbaine qui fait la part belle à un humour aussi absurde qu’il est grossier ! ^^ » En effet, Morag et Heather, deux fées écossaises, débarquent dans l’appartement new-yorkais du détestable Dinnie en étant complètement déchirées et vomissent sur sa moquette. En plus, elles se disputent ! Si bien que l’un d’elles s’envole chez la voisine d’en face, Kerry, une artiste qui souffre de la maladie de Crohn et qui assemble un alphabet des fleurs pour un concours d’art. Ailleurs, en Angleterre, les fées se retrouvent contraintes à l’usine par les vues industrielles de leur roi, inspiré de ce qui se fait chez les humains… Ajoutez à ça une sans-abri qui se prend pour Xénophon, un pavot gallois à trois têtes d’humeur très, très baladeuse et des fées locales qui ne voient pas tout ça d’un très bon oeil, et vous comprendrez que Les petites fées de New York offre un joyeux bordel ! 🙂

Si l’on est loin de la finesse d’un Terry Pratchett, la gouaille de l’auteur – qui frôle la vulgarité – donne un sel particulièrement relevé à ce roman qui se lit avec grand plaisir ! J’ai apprécié cette lecture légère, particulièrement quand elle tombait après une longue journée, et j’ai bien rigolé en lisant certains passages (surtout au début ! ^^). Il faut dire que Morag et Heather, malgré leurs bonnes intentions, voient systématiquement leurs actions tourner au désastre ! Jusqu’au bout, je me suis demandé si elles finiraient par se sortir un jour de l’enchaînement de catastrophes dans lesquelles elles ne manquaient pas de tomber. Sans parler du pavot, qui se promène tellement qu’il paraît presque impossible qu’il revienne un jour à son point de départ (et, accessoirement, dans les mains de sa « propriétaire »).

Ces fées écossaises donnent de sérieux coups de pied à l’image habituelle des fées, et, ma foi, ça fait du bien ! 🙂 Une lecture réjouissante, qui ne vole pas haut mais qui secoue bien dans tous les sens, qui se fiche royalement de la bienséance et qui nous balade avec gouaille de la première à la dernière page – un peu comme ce pavot, somme toute ! 🙂

Éditions Folio, 353 pages, 2016

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

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La dernière fée de Bourbon, Ophélie Bruneau

derniere_fee_de_bourbonQuatrième de couverture

Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses.
Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise.
C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent.
Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

Mon avis

J’attendais beaucoup de ce roman, peut-être un peu trop. J’ai donc été plutôt déçue durant la première moitié de ma lecture. La dernière fée de Bourbon est – comme son titre l’indique – une uchronie qui se déroule entièrement sur l’île de la Réunion. Si, comme moi, vous ne connaissez pas ou peu l’histoire de l’île, seule la présence anglaise en lieu et place des Français vous marquera comme point de divergence. Mais cela n’empêche pas de goûter à l’exploration de cette île comme à l’histoire revisitée ici par Ophélie Bruneau. Une connaissance ou méconnaissance de l’Histoire ne sera donc pas un désavantage !

Au contraire, l’île de la Réunion est un décor peu utilisé dans les littératures de l’imaginaire. J’ai trouvé rafraîchissant le fait que le roman y prenne place et en exploite le folklore féerique. C’est d’ailleurs pour ces raisons que je me suis laissée séduire par le roman. Alors pourquoi une déception en première partie de lecture ? Parce que j’ai trouvé que la moitié du livre mettait du temps à mettre en place personnages et décor. Trop de temps. Je me suis ennuyée et j’ai parfois été à deux doigts d’abandonner. J’ai persévéré parce que j’avais vu de très bonnes critiques du livre et parce que, ayant déjà lu d’autres ouvrages de la même auteure, je voulais croire que le rythme finirait par prendre.

Bien m’en a pris car la seconde moitié du livre, contrairement à la deuxième, m’a happée au point que cette fois, je ne voulais plus lâcher le roman ! 🙂 Les événements s’emballent, Lisha prend enfin toute la mesure de son rôle et les diwas ont la part belle (alors qu’ils se montraient plutôt discrets jusque là, à mon grand dam). Sans parler de la fameuse fée qui donne son titre au livre qui est bien plus présente durant cette seconde moitié 🙂

Une lecture en demi-teinte, donc, mais que je choisis néanmoins de chroniquer sur le blog parce que honnêtement, rien que pour le cadre – la Réunion – le roman vaut la lecture. J’ai aussi beaucoup aimé partir à la rencontre des diwas et de cette dernière fée de Bourbon. Quand on est amateur de folklore féerique, un tel dépaysement ne se refuse pas ! Et puis la seconde partie étant réellement accrocheuse, je pense qu’elle rattrape la lenteur de la première qui permet, somme toute, de bien planter le décor, ce qui ne m’a été inutile vu le peu que je savais de l’histoire (ici revisitée, je le rappelle) de l’île.

Éditions du Chat Noir, 334 pages, 2015

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

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Morwenna de Jo Walton

morwenna_waltonQuatrième de couverture

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Mon avis

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi absorbée par un livre. Une fois ma lecture commencée, il m’a été difficile de lâcher Morwenna. Pourtant, il ne s’agit pas d’un roman à suspense. On lit le journal d’une adolescente galloise, entre 1979 et 1980, qui a perdu sa soeur jumelle dans un accident tragique et en a conservé des séquelles. Morwenna – c’est son nom – est une lectrice férue de science-fiction et, de plus, elle est capable de voir des fées. Elle est en rupture avec sa mère – folle – et bien que rendue à la garde de son père, elle ne connaît pas vraiment celui-ci, puisqu’il a quitté le domicile conjugal bien des années auparavant.

Alors pourquoi n’ai-je pas pu lâcher ce livre avant d’arriver à la fin ? Parce que Morwenna est le portrait subtil et bouleversant d’une ado qui se reconstruit grâce à la lecture. Parce que, d’une certaine manière, je me suis reconnue dans ce personnage – au même âge, j’étais plongée aussi souvent qu’elle dans des livres appartenant aux genre de l’imaginaire. Parce que Morwenna est une véritable ode autant au pouvoir de la littérature de science-fiction qu’à celui de l’imagination.

Et parce que les fées. Morwenna, en effet, voit des fées. Elle interagit avec elles depuis son enfance. Mais la touche de magie féerique reste cependant discrète, elle apporte un parfum de merveilleux à cette histoire émouvante sans la transformer en un récit de fantasy urbaine pure. Les fées, la magie, sont ici étroitement liés à l’environnement dans lequel a grandi Morwenna – à savoir le pays de Galles et son riche folklore. De fait, le merveilleux dont la jeune fille a toujours paré sa région et sa vie apparaît comme un subtil jeu entre véritable magie et foisonnement de l’imagination de Morwenna. Au lecteur de trancher, même si l’auteur maintient un jeu d’équilibriste qui ne permet pas de trancher, justement. Pour notre plus grand bonheur.

Car au final, Morwenna parlera à tous ceux pour qui la lecture est bien plus qu’un loisir mais une façon de vivre, voire même de survivre. Il plaira aussi aux férus de féerie par sa façon de dépeindre celle-ci, ainsi qu’aux amoureux de la SFFF.

C’est ma lecture coup de coeur de cette fin d’année. Un grand merci à Sumitsuki pour me l’avoir prêté ! 🙂

Éditions Denoël, 334 pages, 2014

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

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