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Le Vecteur temporel, Arthur C. Clarke

demain_moisson_d_etoilesVoilà, c’est mon dernier article dans le cadre du challenge Retour vers le futur organisé par Lune et il arrive en ce jour où, comme indiqué dans Retour vers le futur II, Doc et Marty s’apprêtent à débarquer, venus tout droit de 1985 ! 🙂 (et si vous n’avez toujours pas vu cette géniale trilogie de Robert Zemeckis, qu’attendez-vous ?)

Pour fêter ça, un avis de lecture d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke. Située dans le recueil Demain moisson d’étoiles, Le Vecteur temporel est une nouvelle dont la chute est prévisible (ou pas) mais son intérêt réside surtout dans le plaisir anticipé de voir arriver ce fameux final ! 🙂 Le pitch ? Des géologues et paléontologues travaillent sur un chantier de fouilles prometteur, à quelques kilomètres d’un mystérieux laboratoire.

Inutile d’en dire plus puisque, comme je le disais, l’auteur accroche son lecteur même si celui-ci devine la chute. Ce n’est pas un exercice évident, mais il y parvient ! De plus, le texte rend bien les personnages ainsi que l’atmosphère des lieux, entre la fébrilité d’une découverte majeure pour la paléontologie et le mystère provenant du laboratoire dont les illustres scientifiques qui y travaillent refusent de parler. Quels travaux s’y font ? Nul ne le sait mais nous, lecteurs, avons notre petite idée et c’est sourire aux lèvres et emplis d’excitation que l’on attend la fin. Et cette dernière, même si l’effet de surprise n’est pas forcément là, n’en est pas moins forte.

Si ce texte ne marque pas autant que le brillant Un coup de tonnerre de Ray Bradbury, il n’en reste pas moins agréable à lire, à l’instar du reste du recueil. Une petite histoire de voyage dans le temps, en ce 21 octobre, pour patienter en attendant l’heure d’arrivée de Doc et Marty – synchronisez vos montres ! 😉

Demain moisson d’étoiles, éditions Denoël, 213 pages, 2000

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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[Le mardi c’est permis !] Alana ou le futur imparfait

alana_challengeRVLF Parmi les programmes TV de ma génération se trouve une série dont je n’ai pourtant gardé en mémoire qu’un seul épisode. Alors, quand Lune a lancé son challenge Retour vers le futur, j’ai pensé à ce fameux épisode où une jeune fille, venue du futur et coincée à notre époque (enfin, à l’époque où je regardais les programmes jeunesse, c’est-à-dire le début des années 90), se faisait remarquer dans la classe de la fille de son âge qui l’avait recueillie.

Il m’a fallu chercher sur le Net le titre exact de la série (je ne m’en rappelais plus) puis que je me rafraîchisse la mémoire en la visionnant en entier avant de pouvoir vous en parler, car avec un seul épisode en tête, je n’aurai pas été loin ! ^^ » Voir l’intégrale m’a d’ailleurs permis de constater que soit la série m’avait vraiment peu marquée, hormis ce fameux épisode, soit je n’avais jamais pu la voir en entier. C’est désormais chose faite, penchons-nous donc en détail sur la série…

Alana ou le futur imparfait est une série australienne, diffusée en France sur France 3. Alana, c’est le nom d’une jeune adolescente qui vit en l’an 3000, dans une société utopique qui s’est construite après qu’une catastrophe ait failli rayer de la carte l’espèce humaine, ainsi que la Terre. De cette catastrophe, on saura peu de choses, seulement qu’elle fut précédée d’un âge sombre et chaotique. Alana vit donc dans une sorte de paradis : l’humanité a colonisé le système solaire, utilise une technologie avancée, mais a renoncé au système monétaire et ne mange plus de viande. L’une de ses tutrices part en expédition temporelle avec la toute nouvelle machine à voyager dans le temps. Le but ? Etudier l’âge 2500, époque précédent la catastrophe. Mais le voyage tourne mal, elle revient prise en otage par un bandit de 2500 qui repart en laissant la tutrice mais en embarquant Alana. Le duo se retrouve catapulté en 1990.

Côté effets spéciaux, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un visionnage à l’heure actuelle pique les yeux ! Les effets numériques (qui en étaient alors à leurs débuts) ont terriblement mal vieilli et sont mal faits. Cela pouvait sans doute passer à l’époque (et encore…), mais de nos jours, pas vraiment ! Heureusement, ils sont surtout présents dans les premiers épisodes de la première saison, situés en l’an 3000. Par ailleurs, la série est vraiment orientée jeunesse (les héroïnes ont environ 14 ans) et est donc calibrée pour plaire aux enfants et aux jeunes ados (en tout cas, ceux des années 90). De fait, si elle m’avait plu à l’époque, en tant qu’adulte je n’ai pu m’empêcher de pester sur l’abus de cliffhangers (il y en a un à la fin de chaque épisode…) ou de m’ennuyer tant les ficelles sont grosses et l’intrigue, prévisible.

La série a pourtant des qualités : elle montre des ados et un enfant malins et pas conformes pour deux sous – Kelly est une ado rebelle, adepte de rock et au look idoine ; Petey, son petit frère, un geek en herbe fan de films d’horreur (qu’il regarde en douce) et de robots extraterrestres. Voilà qui est rafraîchissant, comparativement aux autres héros de séries du même type ! Leurs plans pour tenter de réussir à retrouver la capsule de voyage dans le temps témoignent aussi d’une solide débrouillardise. Quant aux adultes, ils sont plutôt en arrière-plan dans la première saison (le méchant excepté, caricatural au possible), on les verra un peu plus dans la seconde.

Cette première saison a d’ailleurs pour intrigue principale la recherche de la fameuse capsule, Alana étant coincée dans les années 90. Son principal intérêt réside dans les situations où Alana, habituée à sa société de l’an 3000, peine à comprendre comment fonctionne notre société du XXe siècle. Distributeur d’argent, cours de biologie en classe, usage du micro-ondes ou de la douche… tout est inédit pour elle et sa façon, totalement incongrue, de tenter de se servir d’objets communs prête à sourire plus d’une fois ! 🙂

La seconde saison, qui fait suite directement au dernier épisode de la première, m’a été plus malaisée à regarder. Déjà parce qu’elle se passe majoritairement en l’an 2500 (même si des allers-retours réguliers se font vers 1990) et que les costumes et décors ne sont pas kitsch, à ce stade, mais dignes d’une série Z ! Certaines situations sont tirées par les cheveux, ça part un peu dans tous les sens, bref, je préfère de loin la première saison, qui permet de voir d’un autre oeil notre monde contemporain (enfin… celui des années 90 ! ;)).

The Girl from Tomorrow
Réalisée par Kathy Mueller, créée par Mark Shirrefs et John Thompson, 1992-1993, 2 saisons (24 épisodes)

Générique

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Yoko Tsuno t. 5 : Sous le ciel de Chine, Roger Leloup

yoko_tsuno5Quatrième de couverture

La Chine et tous ses contrastes, la Chine et ses décors sublimes, la Chine d’aujourd’hui et la Chine d’hier… Où, ailleurs qu’en Chine, trouver un dragon bercé par le gazouillis d’une flûte enfantine… mais aussi un autre monstre capable de détruire un port ? Où, ailleurs qu’en Chine, une poupée de tissu peut-elle rappeler le sort horrible d’une enfant princesse sacrifiée au XIe siècle ? Où, ailleurs qu’en Chine, une pagode noyée dans les brumes peut-elle servir de repaire à une créature terrifiante au souffle de feu ? Au fil de ses aventures, Yoko Tsuno va en découvrir les multiples facettes, mais aussi les innombrables pièges.

Mon avis

Yoko Tsuno, bien que d’origine japonaise, a une grand-mère chinoise. Aussi Roger Leloup a-t-il choisi la Chine pour cadre dans plusieurs de ses aventures, rassemblées dans cette cinquième intégrale. Deux d’entre elles ayant lieu également à une époque lointaine, on voyagera autant dans le temps que dans l’espace 🙂

La première aventure, Le Dragon de Hong Kong, nous permet de découvrir comment Yoko rencontra la petite Rosée du Matin et en devint la tutrice (souvenez-vous, on la rencontrait déjà dans l’intégrale t. 3, puisque le découpage des intégrale suit des thématiques plutôt que la chronologie originelle). En séjour dans la ville du même nom, Yoko est confrontée à deux « dragons », l’un avec lequel la petite Rosée entretient une relation qui tient tant du miracle que de l’enchantement, l’autre semant la destruction. Et quand la vie de l’enfant se trouve menacée par ce dernier, Yoko fera tout pour la protéger. Cette histoire me plaît car elle permet de découvrir une nouvelle facette de Yoko, son côté maternel, sans pour autant gommer son statut de femme forte. Protectrice envers Rosée, Yoko n’en reste pas moins capable de lutter contre des personnages aux motivations douteuses, voire violentes. Et, comme toujours, elle tente de vaincre sans user d’inutile violence. Par ailleurs, les sujets de l’histoire – les dragons, même s’ils n’ont de dragons que le nom – offrent autant un aspect légendaire plaisant qu’une réflexion sur l’influence de l’homme sur la nature ou sa soif de reconnaissance et de célébrité.

Les deux autres aventures contenues dans l’intégrale se suivent et étaient parues, originellement, l’une à la suite de l’autre. Dans la première, La Jonque céleste, Yoko remonte le temps pour sauver une enfant. Nommée troisième épouse de l’empereur à l’âge de six ans, Sin-Yi est utilisée par des comploteurs et sera tuée si personne ne la sauve. Ce n’est pas la première fois que Yoko remonte le temps pour sauver la vie d’un personnage – et, à l’instar de l’épisode relaté dans Le matin du monde, il s’avèrera au final que Yoko avait bien fait de suivre son intuition. Les voyages dans le temps donnent parfois ce sentiment de boucle bouclée ! 🙂

Si le début de cette histoire m’a paru tiré par les cheveux – je trouve que Lin accepte trop facilement l’idée d’une machine à voyager dans le temps – et le personnage de Sin-Yi, enfant gâtée et manipulée, semble assez détestable, découvrir la Chine du XIe siècle est en revanche passionnant, sans compter tous les jeux de pouvoirs qui pimentent le tout.

Nous retrouvons cette même époque dans La pagode des brumes. Sin-Yi réclame à revoir sa servante préférée. Son caprice est exaucé, mais surtout parce que le lieu où vit désormais cette jeune femme fait écho aux souvenirs de Yoko, souvenir d’une légende que lui racontait sa grand-mère. Il se dit en effet qu’un dragon dort dans les brumes qui enveloppent la pagode, mais que son esprit s’est détaché de son corps et demeure dans la pagode. Et lorsque Yoko rencontre une jeune fille portant sur elle un équipement trop avancé pour l’époque, le mystère s’épaissit !

Le voyage dans le temps est, de par sa nature, un élément de science-fiction, mais cette aventure-ci est davantage ancrée dans le genre que La Jonque céleste, qui touchait plus à l’aventure historique. J’ai beaucoup apprécié le mariage entre légende chinoise et récit de science-fiction, l’exotisme de l’époque comme du pays apportant du dépaysement.

Si ces trois aventures ne figurent pas parmi mes préférées, elle restent néanmoins d’agréables balades en Chine, au XXe et au XIe siècles, et nous permettent de constater qu’être la tutrice d’une petite fille ne retire en rien à Yoko son sens de l’action. Bien au contraire ! 🙂

Intégrale n°5, comprenant les volumes 16, 22 et 23 de la série

Éditions Dupuis, 164 pages, 2008.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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[Le mardi c’est permis !] Day of the Tentacle

Day_of_the_Tentacle_LogoComme je vous le disais dans mon article sur The Night of the Rabbit, j’ai une affection marquée pour le jeu vidéo en point-n-click. Mais, n’étant pas une gameuse dans l’âme, je n’avais pas vraiment cherché d’autres jeux du même acabit que King’s Quest VII. C’était jusqu’à ce que mon compagnon me pousse à jouer davantage et, de là, à devenir plus curieuse concernant le sujet. Mais revenons-en à ces jeux qu’il m’a conseillé. Parmi eux : Day of the Tentacle.

Déjà, c’est un jeu développé par LucasArts en 1993 (oui, j’avoue aussi un penchant pour les jeux rétros. Nostalgie, quand tu nous tiens !). Et LucasArts, je connaissais pour avoir tâté de Dark Forces (jeu situé dans l’univers de Star Wars, sorti en 1995), un jeu que j’avais bien aimé même si j’étais restée bloquée au même niveau, faute de talent (mais terminer ce jeu faisant partie de mes objectifs, un jour je m’y ré-attaquerai et cette fois, la Force sera avec moi !). Day of the Tentacle, également appelé Maniac Mansion II, fait donc suite au jeu éponyme mais il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour comprendre l’histoire (en tout cas, ça ne m’a pas manqué).

L’histoire démarre alors qu’un Tentacule (un mutant créé par un savant fou) boit des substances toxiques émanant du laboratoire du-dit savant fou, nommé Fred Edison. Qui dit absorption de produits toxiques dit catastrophe en vue et c’est ce qui se produit : le Tentacule Pourpre développe bras comme intelligence et décide de dominer le monde. Son acolyte le Tentacule Vert, inquiet, appelle à la rescousse son ami Bernard, un humain. Ce dernier et ses deux colocataires, Hoagie et Laverne, se rendent donc chez Edison mais libèrent le Tentacule Pourpre. Le Dr Edison les envoie alors dans le temps pour empêcher le Tentacule Pourpre de mener à bien ses projets. Le but : revenir à l’instant où les produits chimiques sont déversés pour éviter le désastre. Mais rien ne se passe comme prévu, les machines rendent l’âme (en même temps, qu’attendre d’autre de machines en forme de WC… ^^ ») et voilà nos trois héros bloqués à des époques différentes ! Bernard, resté dans le présent, Laverne, projetée 200 ans dans le futur dans un monde dominé par les Tentacules et Hoagie, 200 ans dans le passé alors que les Etats-Unis en sont encore à leurs balbutiements. En plus de devoir empêcher le Tentacule de mener à bien ses projets de domination, nos trois héros auront donc fort à faire pour réparer les machines à voyager dans le temps et regagner leur époque.

Vous l’aurez compris, l’humour est le maître mot de ce jeu qui vous emmène dans une série d’énigmes délirantes et des décors aussi sympas qu’amusants (et typiques de l’époque, mais ils ont plutôt bien vieillis, je vous rassure ! :)). Les personnages ne sont pas en reste question drôlerie et l’on s’amuse follement à résoudre les différentes énigmes comme à explorer ces différentes époques et lieux. Mention spéciale au futur dominé par les Tentacules !

Il est impossible de perdre à ce jeu. Si vous restez bloqués c’est que, comme dans tout bon point-n-click, vous êtes passé à côté d’un indice décisif – et ça m’est arrivé. Alors il faut fouiller, et encore fouiller, épuiser les dialogues et faire tourner ses méninges. Mais vu l’univers développé, et l’humour omniprésent, on en redemande ! Le côté savant fou et voyage dans le temps est très agréable également, surtout si l’on est amateur de science-fiction. Les aventures de Laverne dans le futur vous feront rire et sourire tandis que celles de Hoagie dans le passé permettent de découvrir un pan inconnu de l’histoire des Etats-Unis (si vous pensiez savoir d’où venait leur drapeau, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil ! ;)).

Je vous laisse avec l’introduction du jeu, qui donne déjà une bonne idée de son esprit (et de ses graphismes cartoons ^^)

À vos souris ! 🙂

Cet article s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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Thermae Romae, Mari Yamazaki

thermae_romae1Mon avis

Pas de quatrième de couverture pour ce manga puisqu’il n’y en a pas, aussi vais-je vous résumer brièvement l’histoire : Lucius, architecte romain dont l’inspiration s’essouffle, va se ressourcer aux bains publics. Soudain, c’est l’accident et il est aspiré par le siphon d’évacuation d’eau. Lorsqu’il parvient à regagner la surface, tout a changé : il n’est plus dans la Rome de l’Antiquité qu’il connaît bien, mais au Japon de notre époque moderne ! Choc culturel autant qu’historique pour cet homme, qui va donc se pencher sur ce qu’il connaît le mieux, à savoir les bains. Et étudier la façon dont les « visages plats », comme il les appelle, conçoivent leurs bains. Mais alors qu’il commence tout juste à s’adapter, le voilà de retour à son époque… avec en tête des idées innovantes, tirées de ce qu’il a vu au Japon du XXIe siècle.

Thermae Romae, c’est, à la base, un manga que j’avais vu par hasard en librairie lors de la sortie du tome 1. Un ami libraire me l’avait également conseillé, je m’étais donc lancée dans la lecture du volume 1 qui s’était avéré un gros coup de coeur ! Mais j’aurai mis du temps à lire la série en entier (PAL énorme, tout ça…). C’est à présent chose faite, et je puis dire que si l’on peut craindre, lors des premiers volumes, que l’auteur use de manière répétitive les voyages dans le temps de Lucius, il n’en est rien. Progressivement, un fil rouge naît, l’intrigue se densifie et l’histoire s’achève avec le volume 6 sans laisser sur sa faim. Apparemment, l’auteur a écrit la suite du destin de certains personnages secondaires, mais, pour ma part, lorsque j’ai terminé ce 6e et dernier volume, je n’avais pas le sentiment de manquer d’éléments.

On s’en doute, les bains publics sont l’élément central de ce manga. L’auteur, Japonaise ayant étudié en Europe, est passionnée par le sujet et nous délivre, entre deux chapitres, une double page d’informations pour mieux creuser ce que l’on aura vu durant le chapitre précédent – que ce soit au niveau de l’usage des bains par les Romains ou par les Japonais, que sur les références historiques sur lesquelles elle base son histoire. Le tout – le récit comme ces digressions textuelles – est aussi passionnant qu’instructif, car le ton de l’auteur laisse filtrer un tel enthousiaste qu’il est difficile d’y résister ! ^^

Les voyages dans le temps de Lucius ne seront jamais expliqués et, ma foi, cela ne pose aucun problème. Ses allers-retours, via les bains (toujours, ou presque), entre Rome antique et Japon moderne permettent non seulement de relancer sa carrière avec des idées avant-gardistes, mais aussi de présenter des situations et des quiproquos très drôles ! Les expressions de Lucius ou ses pensées quand il découvre la culture des « visages plats » sont hilarantes, notamment lors de ses dégustations de leurs plats typiques. Le fait que Mari Yamazaki utilise les bains publics comme pont entre ces deux cultures que tout sépare – géographiquement, temporellement, culturellement – est aussi une très belle idée. Elle nous rappelle ainsi que, aussi différentes soient-elles, les civilisations peuvent posséder des points communs.

Humour, sujet intéressant traité avec brio, dessin particulièrement bien fait, je comprends sans peine pourquoi Thermae Romae a reçu des prix et je les trouve amplement mérités !

Casterman, collection Sakka, 2012-2013, 6 volumes (série terminée)

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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