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Archives de Tag: Fables

[Le mardi c’est permis !] The Wolf Among Us

the_wolf_among_usCe n’est pas un secret, Fables est ma série de comics préférée. Je vous ai déjà parlé en ces lieux de Fairest, l’un de ses spin-off, et j’ai bien l’intention de vous chroniquer les tomes de la série-mère un de ces jours. En attendant, je vais vous parler de The Wolf Among Us, un jeu vidéo qui se situe dans l’univers de la série ! 😉

Développé par Telltale Games et composé de 5 épisodes, le jeu se situe, chronologiquement parlant, quelques années avant les événements relatés dans le tome 1 de Fables. De fait, le jeu peut être joué tant par des lecteurs de la BD que par des néophytes. Le jeu se présente globalement sous la forme d’un point-n-click, avec quelques phases de combats qui nécessiteront d’autres mouvements (mais le joueur est guidé pour ce faire, il lui faudra juste être rapide à la détente ! ^^ »). Par ailleurs, le déroulement de l’histoire est influencé par le choix du joueur – parfois même de façon décisive.

Quid de l’histoire ? On suit (et incarne) Bigby Wolf, alias Le Grand Méchant Loup, devenu shérif de Fableville. Les Fables, ce sont des personnages de contes, réfugiés dans notre monde après avoir été chassé de leurs Royaumes par un redoutable et mystérieux Adversaire. Dans le jeu, Bigby doit enquêter sur le meurtre d’une prostituée. L’enquête va le mener dans les bas-fonds de la ville et sera loin d’être simple…

Les fans de Fables seront ravis de retrouver certains personnages emblématiques de la série. De nouveaux Fables, qui n’apparaissent pas dans la BD, sont présents en nombre dans le jeu et c’est un plaisir de les rencontrer, même si leur histoire est parfois tragique ou s’ils sont effrayants – mais Fables, après tout, n’est pas une bande dessinée pour les enfants, pas plus que les contes originels ! 😉 A noter que plusieurs d’entre eux sont issus des nursery rhymes et ne seront peut-être pas identifiables facilement par les joueurs francophones. D’autres proviennent de légendes urbaines ou encore de classiques de la littérature enfantine.

Les non-connaisseurs, quant à eux, pourront avoir un bel aperçu de la série grâce à ce jeu, entre la découverte de Fableville (même si c’est son côté le moins « glamour »), les personnages principaux qui sont aussi des personnages de premier plan dans la BD et l’esquisse de certains arcs narratifs qui seront véritablement développés par la suite dans Fables.

Pour ma part, et sans surprise, j’ai adoré ce jeu ! 🙂 Bien sûr, parce que je suis fan de Fables, mais pas seulement (par exemple, je n’ai pas lu le spin-off Jack of Fables car je ne supporte pas ce personnage). Mais aussi et surtout parce que Bigby est mon Fable préféré et qu’il en est le héros. Également parce que c’est du point n click, parce que l’ambiance – digne d’un polar bien noir – est très bien rendue, parce que le jeu est bien conçu. Graphiquement, on retrouve le style du comic. L’univers est très bien respecté, ainsi que les personnalités des Fables présents dans la BD. Le jeu est fluide (je n’ai souffert que d’un bug, lors d’une cinématique, mais en quittant puis reprenant le jeu, il s’est résolu tout seul) et l’enquête bien ficelée.

À noter, pour les férus des trophées, que certains ne peuvent se débloquer qu’en effectuant des choix opposés, ce qui impliquera de jouer deux fois.

Les fans seront donc comblés par ce jeu et si vous ne connaissez pas la série, ça peut être un excellent point d’entrée 😉

Bande-annonce

 
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Publié par le 24 mai 2016 dans Pêle-mêle

 

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Fairest t. 4 : Des hommes et des souris, Marc Andreyko et Shawn McManus

fairest_4Quatrième de couverture

Cendrillon, l’espionne la plus branchée de Fableville est rappelée en service pour démêler le vrai du faux d’une affaire séculaire remontant au célèbre bal de minuit, dont elle ne se souvient que trop bien. Une menace rôde dans la petite communauté des fables, un danger mi homme-mi rongeur aussi redoutable que déterminé. Cendrillon saura-t-elle affronter les fantômes de son passé et empêcher le funeste dessein réservé à la petite ville ?

Mon avis

Vous connaissez l’histoire de Cendrillon : les demi-soeurs abusives, la belle-mère acariâtre, la marraine fée, la citrouille transformée en carrosse qui redevient citrouille à minuit, la pantoufle de vair, etc (tout du moins dans la version la plus connue, car il en existe de multiples variations, surtout si l’on remonte le fil du conte, sa version originelle étant bien différente de celle répandue de nos jours !). De fait, ce quatrième tome de Fairest part sur la base de ce conte en imaginant ce qui se serait produit si l’une des souris transformées en cocher avait refusé de redevenir souris à minuit.

Avant toute chose, sachez qu’il est utile (à mon sens) d’avoir lu auparavant Cendrillon : Bons baisers de Fableville – en effet, un personnage commun y apparaît et sa situation dans Des hommes et des souris est la conséquence de ce qui s’est déroulé dans Cendrillon.

Cendrillon, parlons-en justement ! Notre espionne préférée est toujours aussi charmante et prompte à l’action – une vraie James Bond au féminin ! 🙂 L’intrigue est plutôt sympathique, dans la même veine que Bons baisers de Fableville (je trouve d’ailleurs que ce volume de Fairest aurait pu s’insérer sans peine dans le spin-off dédié à Cendrillon mais bon…). À noter que ce volume est aussi bien inséré dans l’histoire racontée dans Fables (il vaut donc mieux être à jour dans la série-mère !) puisque un petit mystère y trouve enfin son dévoilement.

On retrouve une pointe de mythologie indienne avec le personnage de Rama – qui apparaît hélas bien trop furtivement – mais l’ensemble du récit est véritablement centré sur l’histoire (enfin, le conte) de Cendrillon. Il n’y a quasiment aucun temps mort, l’action est au rendez-vous à chaque case ou presque et le tout est pimenté par une dose d’humour et un lot de charme – un cocktail idéal pour une lecture détente !

Le dessin, vif et coloré, suit cette dynamique – même si les traits de certains personnages se ressemblent un peu trop et donnent lieu, pour le lecteur, à quelques confusions.

Une chose est sûre : ce quatrième volume de Fairest, s’il ne comporte pas la même richesse que ces prédécesseurs (que ce soit en terme d’émotions ou d’exploration du vaste monde des contes de fées) n’en pose pas moins sa propre version du conte. Une version enlevée, drôle et pimentée, mais une nouvelle version de Cendrillon tout de même. Les fans du personnage seront ravis ! 🙂

Éditions Urban Comics, 133 pages, 2015

 
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Publié par le 19 avril 2016 dans Lecture

 

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Cendrillon : Bons baisers de Fableville, Chris Roberson et Shawn McManus

cendrillon-bons-baisers-de-fablevilleQuatrième de couverture

Lorsque de mystérieux artefacts magiques transitent des Royaumes jusqu’au monde des Communs, il revient à Cendrillon, meilleur agent secret en service, d’entrer en action. De Manhattan à Dubaï, la belle infiltre le milieu de Fables exilés et découvre l’implication d’un certain Aladdin.

Mon avis

Les lecteurs de Fables connaissent le personnage de Cendrillon et son rôle au sein de Fableville : agent secret. Mais, jusqu’alors, on avait surtout vu ses missions liées à la sécurité de la communauté et à la guerre contre l’Adversaire. Avec Cendrillon : bons baisers de Fableville, nous avons droit à une double aventure complète et indépendante de l’arc narratif principal. De quoi régaler les fans de la gérante du magasin de chaussures ! 🙂

La première aventure de l’album nous plonge en plein trafic d’artefacts magiques. Cendrillon doit enquêter et découvrir qui, et pourquoi, déplace ainsi des objets magiques des Royaumes vers le monde des Communs – notre monde. Un acte d’autant plus lourd de conséquences que la communauté de Fableville s’est toujours efforcée de cacher son existence comme celle de la magie et des Royaumes aux Communs, dont le monde est dénué d’enchantements. Au fil de cette enquête, Cendrillon va rencontrer Aladdin, jusque là grand absent de la série-mère (nous avions croisé Sinbad mais pas le détenteur de la lampe !)

Action échevelée, héroïne glamour mais qui n’a pas besoin qu’on la défende (dans le même temps, avoir été formée par le Grand Méchant Loup en personne lui donne de sacrées qualités de combat !), objets magiques, suspense, situations périlleuses et, bien sûr, un zeste de sensualité pour pimenter le tout, cette première aventure offre un bon récit divertissant. On pourrait même dire que Cendrillon y joue le rôle de James Bond au pays des contes tant la ressemblance – jusque dans la scène de charme obligatoire – y est ! Ce qui n’est pas pour nous déplaire, ni même à Cendrillon, qui proclame régulièrement qu’elle adore son job ! 🙂

La deuxième aventure met notre agent secret sur les traces d’une mystérieuse mercenaire (et assassine) dont l’identité sera plus difficile à percer pour le public français – en effet, le premier indice donné ne lui sera pas d’utilité s’il ne connaît du Magicien d’Oz que la version filmée, où un changement pour cause de Technicolor, faussera nos attentes ! Pour ceux qui connaissent le livre, en revanche, il n’y aura pas tant de suspense ou d’interrogation. On reste de toute façon dans un récit d’action, l’absence de questionnement n’est donc pas un bémol.

Léger et distrayant, ce sont les termes qui me viennent à l’esprit pour qualifier cet album. Il n’apporte certes rien à l’arc narratif de la série-mère, mais pour une lecture à part, il se déguste très bien ! Mon seul bémol sera sur le dessin, certains personnages féminins se ressemblant tellement qu’il me devenait parfois difficile d’identifier la personne. Pour le reste, voir une héroïne de contes de fées enfiler ainsi le costume de James Bond, alors qu’elle est habituellement cantonnée à un rôle plus passif, ça fait plaisir à voir ! 🙂

Éditions Urban Comics, 288 pages, 2014

 
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Publié par le 8 mars 2016 dans Lecture

 

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Fairest t. 3 : Le retour du Maharaja, Sean E. Williams, Stephen Sadowski, Phil Jimenez

fairest_3Quatrième de couverture

Loyale et éblouissante, elle est l’unique protectrice d’un village dépossédé de ses hommes depuis l’attaque de l’Adversaire. Son nom est Nalayani et elle ne ressemble à aucune femme que le Prince Charmant ait connue. Après trois mariages ratés et un sacrifice au nom de Fableville, l’incontrôlable séducteur a fait le choix de s’installer en tant que Maharaja dans un Royaume lointain et enchanté. De l’argent, du pouvoir et un harem à sa disposition, que pourrait-il vouloir de plus ? Nalayani est sur le point de le lui montrer…

Mon avis

Attention, cet avis de lecture peut contenir des spoilers sur la série-mère, Fables. Si vous ne l’avez pas encore lue ou n’en êtes encore qu’aux premiers volumes, il y a des spoilers !

Après un second volume qui nous entraînait au Japon, le troisième est tout aussi dépaysant puisque nous voilà transportés en Inde ! L’Inde des légendes, évidemment. Cette fois, point de personnage féminin célèbre des contes occidentaux, c’est Nalayani qui est l’héroïne de l’histoire. Le nom m’étant absolument inconnu, une petite recherche Internet s’est imposée et m’a permis de la relier à un personnage du Mahabharata, épopée sanskrite. Cet article (en anglais), où les scénaristes s’expriment, permet d’en savoir un peu plus sur elle et sur les connaissances qu’ont les auteurs des légendes indiennes, sur lesquelles ils se sont appuyés pour élaborer l’histoire.

Pour ma part, mes connaissances en la matière sont plutôt succinctes et, en l’absence de notes explicatives, il se peut que j’ai manqué des références. Mais, et c’est là le point positif, on ne peut que saluer l’effort des auteurs d’explorer les contes et légendes d’autres pays ! Par ailleurs, l’histoire est compréhensible, les éléments légendaires de l’Inde bien amenés, si bien que, malgré mon manque de connaissance en la matière, j’ai dévoré ce troisième tome d’une traite, sans trop me poser de questions sur les personnages et créatures rencontrés, issus du terreau des légendes de l’Inde.  J’ai regretté, d’ailleurs, que ces derniers ne soient pas plus nombreux mais, à la réflexion, je pense que cela évite justement à un public de néophytes d’êtres trop perdus.

Comme le principe de Fairest est de suivre les personnages féminins des contes, on ne pas fait exception avec les aventures de Nalayani. Celle-ci est décidée à sauver son village des dholes, qui ne cessent de l’attaquer. Pour se faire, elle se rend auprès du nouveau Maharaja, afin de demander de l’aide, car il n’y a plus un seul homme valide dans le village suite à la bataille contre l’Adversaire et, si elle-même se débrouille fort bien au combat, ce n’est pas le cas de tous les habitants restants. Quant à l’identité de ce nouveau Maharaja… il s’agit ni plus ni moins du Prince Charmant !

Attachez donc vos ceintures de chasteté, le Prince est de retour ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, malgré son sacrifice durant la guerre qui aurait pu faire évoluer son caractère, il n’a pas changé d’un iota ! Toujours aussi séducteur, volage, charmeur, et en plus, cette fois il dispose d’un harem. De fait, il en éclipse presque Nalayani, avec sa sexualité insatiable et les conséquences qui suivent ! Mais, heureusement, Nalayani est un personnage à part et elle saura conserver une place de premier plan dans l’intrigue. Elle réserve même une sacrée surprise pour le Prince ! 😉

Je n’en dis pas plus, toujours est-il que, si j’ai trouvé ce troisième tome en-dessous du précédent (mais ce dernier plaçait la barre tellement haut qu’il est difficile de garder le niveau tout du long ^^ »), je n’en ai pas moins savouré cette petite épopée dans l’Inde légendaire, aux côtés d’un personnage féminin qui ne s’en laisse pas conter. Les auteurs ont vraiment cherché à rendre certains éléments des contes de l’Inde sans perdre leur lectorat, y sont parvenus avec succès, et le dessin, superbe, épouse parfaitement le récit.

Décidément, Fairest est véritablement un spin-off à suivre pour les fans de Fables ! 🙂

Éditions Urban Comics, 132 pages, 2015

 
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Publié par le 7 juillet 2015 dans Lecture

 

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Fairest t. 2 : Le royaume caché, Bill Willingham, Lauren Beukes et Inaki Miranda

fairest2Quatrième de couverture

Pour Raiponce, la pousse (trop) rapide de ses cheveux est le moindre de ses soucis. Sa belle-mère ne voit en elle qu’une lamentable dépravée, un sinistre message lui a récemment été apporté par un oiseau de papier, et les fantômes de son passé la poussent bientôt à gagner les terres du Soleil Levant. Sur place, deux rencontres risquent fort de bouleverser sa vie…

Mon avis

Le premier volume de Fairest présageait d’un spin-off de qualité et ce second volume le confirme puisqu’il relève encore plus le niveau, déjà de bonne facture.

L’histoire principale suit le personnage de Raiponce, que l’on n’avait fait guère plus que croiser ici et là dans la série-mère. Chronologiquement parlant, l’intrigue se déroule avant les événements relatés dans les premiers volumes de Fables, mais certains éléments de l’histoire risquent, à mon avis, de faire écho à des mystères soulevés dans les volumes Blanche-Neige et Camelot de Fables. Raiponce reçoit un message sous la forme d’origamis, message qui la pousse à retourner au Japon, accompagnée de Joël, son coiffeur attitré, et de Jack. Là-bas, elle va replonger dans un passé bien plus mouvementé qu’on pourrait le croire…

Le royaume caché nous permet donc de découvrir plus avant le personnage de Raiponce. Ici, on va bien plus loin que les pans connus de son histoire. Raiponce, étant une Fable, a un passé aussi long que chargé et c’est tout un pan de celui-ci qui nous est dévoilé, lié au Japon.

Jusque là totalement absent de l’univers de Fables – qui reprend les contes de fées – le folklore japonais fait une entrée fracassante dans cet opus ! Et quelle entrée ! Le traditionnel se mêle au moderne de manière fluide, enrichissant considérablement l’univers de cette série de comics. Kappa, kitsune, et bien d’autres créatures de la mythologie japonaise emplissent les pages de ce volume, avec à leurs côtés des créatures issues des légendes urbaines modernes, comme cette référence au spectre qui hante le film Ring de Nakata. Ce mélange détonnant est, par ailleurs, un bon reflet de la société japonaise qui marie ses traditions à des technologies de pointe.

Je puis le dire, j’ai été absolument ravie de découvrir enfin l’univers des contes japonais dans cet opus, de la même façon que le tome Les Mille et une Nuits (et jours) de la série-mère m’avait plu par son exploration des Fables issus des Mille et une Nuits. Avec Le royaume caché, l’équipe créatrice de Fables continue de montrer que le terreau de leur oeuvre, les contes, n’a pas de limites géographiques et c’est tant mieux !

C’est d’autant meilleur que le scénario a été confié à Lauren Beukes, romancière déjà couronnée par le prix Arthur C. Clarke en 2011 et le British Fantasy Award en 2014 – excusez du peu ! Avec une plume pareille, le scénario est garanti de qualité et en effet, l’intrigue offre une richesse et un lot d’émotions qui font de ce volume une vraie pépite. En plus d’offrir d’intéressantes hypothèses quant à certaines questions encore en suspens dans la série-mère, Lauren Beukes nous offre une vision de Raiponce toute en nuances et en profondeur. Elle aborde également des thèmes aussi forts que la maternité, les relations difficiles entre mère et fille, les relations amoureuses (et ici, peu importe qu’elles soient hétérosexuelles ou homosexuelles), la trahison, le mensonge ou le poids des erreurs et de la culpabilité.

Un volume dense, donc, servi par un dessin impeccable et illuminé ici et là d’un peu de légèreté grâce au personnage de Jack, qui n’a pas d’autre utilité que faire l’idiot tête-à-claques (comme d’habitude, me direz-vous ^^ ») mais qui permet au lecteur de respirer, tant Le royaume caché est riche en émotions.

Un second tome de très, très bon niveau et j’en attends avec d’autant plus d’impatience la suite de ce spin-off ! 🙂

Éditions Urban Comics, 168 pages, 2014

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Winter Mythic Fiction.

winterfiction

 
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Publié par le 4 février 2015 dans Lecture

 

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