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Votez Cthulhu : 42 propositions électorales des Super-Vilains pour la France, Guillaume Balsamo et Marthe Picard

Quatrième de couverture

Réjouissez-vous, misérables humains, vous n’aurez plus à voter pour le moins pire des prétendants à la Présidence de la République.
Le Grand Cthulhu a entendu votre détresse : il est candidat.

Soutenu par son parti, les Super-Vilains pour la France, il incarne la rupture tant attendue pour sauver la masse grouillante que vous formez.

Découvrez les 42 propositions électorales pétries de bon sens qui vont révolutionner votre quotidien.

Voter Cthulhu c’est :
– Choisir des ministres experts dans leur domaine :
Cersei Lannister, Godzilla, Judge Dredd, Dracula, Dark Vador…
– Opter pour un programme politique radical :
Semaine de travail de 85 heures, rétablissement de la servitude consentie, accélération du réchauffement climatique…
– Adopter des mesures enfin efficaces :
Un seul leader omnipotent, sacrifices humains, destruction par le feu des opposants…

Tous aux urnes pour une nouvelle France !

« Un programme pour les gouverner tous ! » Sauron (Le Seigneur des Anneaux)

Mon avis

En ces temps électoraux plutôt tendus, le rire est bienvenu ! Avec Votez Cthulhu, soyez certains que vos zygomatiques seront sollicitées ! ^^ J’ai pris connaissance de ce livre grâce à Lune et, quand je suis tombée dessus lors d’une brocante, j’en ai profité pour l’acquérir et le lire dans la foulée.

Le principe ? Le grand Cthulhu se propose comme candidat à la présidentielle. Il est aidé par les plus grands méchants que la Terre (et l’Univers) aient jamais porté et qui se sont constitués un parti, le parti des Super-Vilains pour la France (ou SVPF). Ce livre propose le programme complet de Cthulhu ainsi que ses propositions de gouvernement et des interviews de certains personnages appelés à faire partie du gouvernement de Cthulhu.

Que dire de plus ? J’ai beaucoup pouffé de rire durant ma lecture :). Entre Judge Dredd en Garde des Sceaux (parce que la Loi, c’est lui ! justifie Cthulhu) ; le Joker Secrétaire d’État à la Psychologie et la Psychothérapie et son interview à l’image du personnage ; les propositions de loi rassemblées sous des titres aussi parodiques que savoureux (ex. : L’acharnement, c’est maintenant pour les propositions sur l’Intérieur ou Ensemble, tout devient non euclidien pour les propositions autour de l’éducation) ou encore les suggestions de compositions de ministère (découvrez ci-contre la composition du Ministère de la Culture, un régal !), Votez Cthulhu est un délicieux hommage aux cultures geek tout en offrant une satire mordante de la vie politique française (le passage sur les propositions de lois autour du travail est particulièrement ironique !).

Je ne vous dévoile pas plus du programme de Cthulhu, ni des noms des vilains appelés à gouverner à ses côtés. Ce qui fait aussi le sel de ce livre, c’est la découverte 😉

Éditions Marabout, 189 pages, 2016

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Par bonheur, le lait de Neil Gaiman et Boulet

bonheur-gaiman-boulet-couvertureQuatrième de couverture

Un concentré d’action tonique et débridée, hommage au petit-déjeuner, à l’imagination, aux enfants et à tous les parents.

Mon avis

Étant une fan du travail de Boulet et appréciant les écrits de Neil Gaiman, je me suis précipitée sur cette collaboration. Est-ce qu’elle est aussi bonne que le laissait présager l’union de ces deux noms ? La réponse est oui.

Court roman jeunesse, abondamment illustré par Boulet, Par bonheur, le lait est, avant tout, une ode à la fantaisie. Neil Gaiman – à travers le personnage du père parti acheter le lait et qui explique pourquoi il a mis autant de temps à revenir – nous embarque dans un voyage complètement délirant, illogique, mais tellement dépaysant par ces trouvailles complètement incongrues. À chaque page, on se dit qu’il ne peut guère nous emmener plus loin dans le loufoque et à chaque page on est surpris de voir que si, Neil Gaiman va plus loin. Et le pire, c’est qu’on le suit sans sourciller, heureux de pouvoir lâcher toute barrière ! 🙂

Les illustrations de Boulet apportent un gros plus à ce texte pas comme les autres. Je pense que le récit fonctionnerait moins bien sans. D’autant plus que la patte de Boulet se marie très bien avec la fantaisie de Par bonheur, le lait.

Le livre plaira autant aux enfants qu’aux parents. Il rend hommage tant à ceux-ci qu’à l’imagination. En plus, sa brièveté (comme sa fantaisie joyeuse) en fait le récit parfait pour entamer sa journée ! Un conseil : lisez-le pendant que vous prenez votre petit déjeuner 😉

Éditions Au Diable Vauvert, 104 pages, 2015

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique (catégorie Jeunesse) du forum Mort-Sûre.

challenge_jesuiseclectique2016

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Lasser t. 4 : Dans les arènes du temps, Sylvie Miller et Philippe Ward

lasser4Quatrième de couverture

1937, Le Caire. Ils sont fous, ces Romains ! Quand la déesse Isis lui ordonne de partir à Pompéi récupérer une statue volée, Lasser se demande dans quel pétrin il va bien pouvoir se fourrer. Son instinct ne le trompe pas : là-bas, il doit tour à tour frayer avec la Mafia, travailler pour Jupiter, affronter la colère d’un volcan et… devenir l’assistant de Fazimel.
L’affaire se complique encore lorsque, par accident, Lasser est propulsé dans les arènes du temps, là où les dieux eux-mêmes n’osent pas mettre les pieds.
Tentatives de meurtre, complots en tous genres, poursuites échevelées, ces aventures vont faire émerger de nouvelles facettes des deux détectives.

Mon avis

Revoilà Jean-Philippe Lasser, le célèbre détective des dieux, plongé dans une enquête qui va s’avérer des plus trépidantes ! À voir l’épaisseur du livre (le plus gros des 4 volumes que compte à ce jour la série, c’est lui), on s’attend à ce que l’enquête ne se passe pas aussi bien ni aussi vite que prévu. Et on n’est pas déçu ! 🙂

Après l’Égypte, la Mésopotamie et la Grèce, voici donc le tour du panthéon romain d’être revisité par Sylvie Miller et Philippe Ward. Les deux auteurs démontre une nouvelle fois leur connaissance de la mythologie pour mieux l’épicer d’humour et d’une touche moderne des plus jouissives !

Dans les arènes du temps est une enquête en deux parties (nos héros soufflent un peu entre deux, et heureusement, car le rythme est échevelé !). Fazimel, l’assistante pleine de ressources de Lasser, va cette fois être au premier plan, les chapitres offrant tantôt son point de vue, tantôt celui de Lasser – jusqu’alors, nous n’avions que Lasser comme narrateur.

Outre le plaisir d’en savoir plus sur ce personnage jusque là secondaire, ce changement de narrateur apporte une fraîcheur des plus agréables (Lasser a beau être très attachant, ses ronchonneries perpétuelles ne font pas le poids face à la pétillante Fazimel ! ^^). Mais, évidemment, c’est toujours un plaisir, aussi, de voir Lasser se fourrer dans les pires pétrins – et on peut dire qu’il va en voir de toutes les couleurs (pardon : les époques !) cette fois ! 😉 Fazimel ne sera pas en reste, puisqu’elle sera au coeur de l’action également.

Au menu, donc, une double enquête en pays romain. Et qui dit dieux romains dit caprices des dieux, orgies, arènes, catastrophes naturelles et un dieu mineur véhément. Ajoutez à cela un Jean-Philippe Lasser en perdition dans les « arènes du temps », une Fazimel au passé comme aux accointances troubles, un hommage à une oeuvre et son auteur très connus (le moment où je l’ai réalisé, j’ai pensé « bon sang mais c’est bien sûr ! ») et, comme toujours, l’humour omniprésent et le frisson du danger, et vous aurez là une chouette lecture mêlant policier, light fantasy, aventure, uchronie et voyage dans le temps ! 🙂

4e tome peut-être, mais les auteurs, loin de s’essouffler, nous proposent une nouvelle suite de haut vol – vivement le prochain tome ! 🙂

Éditions Critic, 2015, 481 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre (catégorie Fantasy).

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Les annales du Disque-Monde : Le Père Porcher, Terry Pratchett

pere_porcherQuatrième de couverture

La nuit du père Porcher…
Neige, rouges-gorges, chorales et sapins décorés…
Mais le gros bonhomme de rouge vêtu, celui qu’on attend en cette nuit de fête… a disparu.
En lieu et place, faisant fonction, un autre bonhomme de rouge vêtu, dans son traîneau tiré par des cochons sauvages, avec sa hotte, sa fausse barbe et son oreiller pour simuler un ventre qu’il n’a pas. Un bonhomme plus habitué à manier la faux qu’à descendre dans les cheminées distribuer des jouets par milliers.
Mais quand le devoir appelle…
Car certains préméditent l’assassinat du père Porcher. Et s’ils arrivent à leurs fins…
… le soleil ne se lèvera pas.

Mon avis

Pour Noël dernier, en guise de lecture de saison, j’ai choisi Le Père Porcher de Terry Pratchett – car quoi de mieux qu’un volume des Annales du Disque-Monde qui parodie Noël pour être dans l’esprit des fêtes ? 😉 L’emploi du temps rempli aidant, je n’ai terminé ma lecture que début 2016. Mais peu importe, car c’est l’une des meilleures lectures sur et de Noël que j’ai lues. LA meilleure, même ! 🙂

Si j’ai eu un peu de mal à accrocher au début – l’intrigue suit plusieurs personnages situés en des lieux différents et l’auteur zappe des uns aux autres – une fois dedans, il m’a été impossible de lâcher le roman !

Imaginez… C’est le coeur de l’hiver sur le Disque-Monde. Tout le monde s’apprête à célébrer la fête du Porcher (le Porcher étant un bonhomme barbu et vêtu de rouge qui distribue des cadeaux aux enfants sages durant la nuit du Porcher, aidé de son traîneau tiré par des cochons). Tout le monde ? Non. Dans l’ombre, de mystérieux êtres mettent en place un plan machiavélique : éliminer le père Porcher, à l’aide d’un assassin particulièrement effrayant, embauché auprès de la Guilde. Mais retirer un tel personnage du monde risque de déséquilibrer les forces magiques… surtout quand la Mort décide alors d’endosser le rôle du père Porcher.

Voilà pour la base de l’intrigue. Si vous ne connaissez pas l’univers du Disque-Monde, ne soyez pas effrayés par la mention de la Mort. Dans le monde imaginé par Terry Pratchett, la Mort est de sexe masculin, s’exprime en majuscules, et porte une certaine affection aux humains (d’ailleurs il prend très à coeur son rôle de père Porcher remplaçant, trop même, selon son assistant !). Bref, c’est un personnage attachant que je n’avais fait que croiser jusque là et c’est un plaisir d’en savoir plus sur lui.

Parmi la galerie de personnages hauts en couleurs qui mènent le récit se trouve également Suzanne, gouvernante qui chasse les monstres de sous le lit à coups de tisonnier (et ce, quand bien même les autres adultes ne voient rien et pensent qu’il s’agit de psychologie enfantine rusée) et qui est, accessoirement, la petite-fille de la Mort.

On croise également les mages de l’Université (Ridculle, qui fait ouvrir une porte pourtant marquée d’une mention indiquant qu’il ne faut l’ouvrir sous aucun prétexte, l’économe, et bien d’autres !), des bandits un peu dépassés, la Mort-aux-Rats et un corbeau, et un oh bon dieu de la gueule de bois qui n’a pas la charge facile !

Comme d’habitude avec Terry Pratchett, le roman nous régale de nombreux moments savoureux (malgré l’inquiétant monsieur Lheureduthé, l’assassin). Tellement nombreux et savoureux que je préfère ne pas vous en citer quelques exemples afin que vous gardiez intacte la surprise si vous vous lancez dans la lecture du Père Porcher ! 😉

Mais loin d’être une simple parodie qui vous fera rire et sourire (et frissonner avec Lheureduthé), Le Père Porcher est une belle revisitation de notre fête de Noël. Tout y passe : de ses racines folkloriques à son aspect consumériste d’aujourd’hui, de son ancienne signification de changement de saison (Noël marque la nuit la plus longue de l’année et le début du rallongement des jours) célébrée par tous à sa récupération commerciale qui en fait une fête pour les enfants, bref, tous les aspects de Noëls sont abordés, parfois étrillés, parfois détournés, parfois sous forme d’hommage, mais rien n’est oublié !

Et c’est ce qui fait tout le sel de ce roman. Que vous aimiez Noël ou que vous vilipendiez cette célébration, croyez-moi, Le Père Porcher est la lecture de Noël qu’il vous faut ! Pour ma part, je me suis ré-ga-lée ! 🙂 Je savais déjà que Terry Pratchett était un auteur de talent, je savais que je passerai un bon moment, mais pour le coup, cette lecture de Noël a plus que dépassé mes attentes et est un gros coup de coeur ! 🙂

D’ailleurs, j’ai vu qu’il avait été adapté sous forme de téléfilm et je sais donc déjà quel sera mon film de Noël 2016 😉

Éditions L’Atalante, 397 pages, 2002.

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Lasser t. 3 : Mystère en Atlantide, Sylvie Miller et Philippe Ward

lasser3Quatrième de couverture

1936, Le Caire. « Nom de Zeus ! » C’est ce que pourrait s’écrier Jean-Philippe lasser lorsque le roi des dieux grecs vient l’engager pour retrouver l’Atlantide. Mais comment localiser un continent disparu depuis trois mille ans ? Les dieux eux-mêmes ignorent son emplacement !
Troquant sa panoplie de détective contre celle d’aventurier, Lasser se lance dans cette quête impossible. Dans son périple l’accompagnent un mystérieux professeur d’archéologie, un djinn malicieux et un chat… qui déteste autant l’eau que lui. Ensemble, ils vont voyager hors de l’Égypte, à travers la Mare Nostrum, et même au-delà…
Entre découvertes, tempêtes, émotions fortes et révélations, le détective découvrira que l’amitié peut prendre d’autres dimensions.

Mon avis

Et voici Jean-Philippe Lasser, le détective des dieux, embarqués dans une nouvelle aventure ! La fin du tome précédent en annonçait la couleur : nous partons cette fois-ci en terres crétoises, à la recherche d’une île mythique : l’Atlantide. C’est que Zeus a engagé Lasser pour la retrouver, avec pour seul indice le disque de Phaïstos. Inutile de dire qu’une fois de plus, notre détective amateur de whisky va devoir partir de peu pour arriver au bout de son enquête… et il n’a pas le choix, s’il ne retrouve pas la mystérieuse île disparue, Zeus sera très mécontent. Or, les dieux en colère ont tendance à vaporiser les humains qui essuient leurs foudres divines.

C’est avec bonheur que j’ai retrouvé l’univers développé par Sylvie Miller et Philippe Ward, un univers presque semblable au nôtre mais dont le cours de l’histoire a dévié car les dieux vivent et marchent parmi les hommes. C’est aussi le cas de créatures mythologiques et folkloriques – comme Amr, le djinn rencontré dans le tome 2, qui accompagne Lasser dans ce 3e volet.

Dans les tomes précédents, j’avais pu explorer le panthéon égyptien, puis avoir un bel aperçu de la Mésopotamie, et voici à présent la Crète et l’Atlantide ! D’autres petites références se sont glissées au fil des pages (l’illustration de couverture vous en spoile une ;)) et ça fait plaisir de voir comment les auteurs ont intégré dans le récit les différentes déités et mythes. Leur essence est respectée, mais, bien sûr, le tout est adapté à cet univers d’aventures, auquel s’ajoute une touche d’humour – et du charme ! Lasser n’a rien à envier à Indiana Jones… certes, avec une bouteille en place de chapeau et nombre de compagnons d’enquêtes.

Si j’ai trouvé ce tome 3 moins riche en rebondissements que ses prédécesseurs et que certaines révélations étaient facilement devinables bien avant, je n’en ai pas moins été ravie par la balade ! Si Lasser déteste l’eau, moi, j’adore, et cette quête de l’Atlantide, mêlée aux mythes grecs, fut un vrai régal à lire !

En résumé, si vous êtes déjà mordu du détective, vous apprécierez cette nouvelle aventure. Et si ce n’est pas le cas, les auteurs rappellent les aventures précédentes et les circonstances de rencontre de tel ou tel compagnon, si bien que vous pouvez embarquer à bord dès ce volume !

Amateurs de mythologie, d’aventures, de polar, de légèreté, d’uchronie, n’hésitez pas à vous lancer à la suite de Lasser ! 🙂

Éditions Critic, 2014, 338 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique du forum Mort-Sûre (catégorie Thriller).

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