[Le mardi c’est permis !]Solo : A Star Wars Story, Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller

Au départ, je voulais chroniquer Solo : A Star Wars Story lors du challenge Summer Star Wars de l’été 2018, mais le temps ainsi qu’une connexion Internet digne de ce nom m’ayant manqué, je ne le fais que cette année. Ce qui, au final, tombe plutôt bien vu que le challenge de cette année porte le doux nom de Solo, justement ! 🙂

Avec la reprise de la franchise Star Wars, Disney compte nous abreuver de films stand-alone en plus de trilogies et autres séries. Solo : A Star Wars Story fait partie de ces stand-alone et raconte l’histoire du plus iconique des contrebandiers spatiaux, j’ai nommé : Han Solo !

Des bas-fonds de Corellia aux rives désertiques de Savareen, nous suivons les aventures du jeune Han et découvrons comment il est devenu celui que nous rencontrons dans l’épisode IV : Un nouvel espoir. Tout commence lorsque Han parvient à mettre la main sur une fiole de coaxium, qui vaut assez de crédits pour lui payer, à lui comme à sa compagne Qi’Ra, leur liberté. Hélas, seul Solo parvient à s’échapper tandis que Qi’Ra est rattrapée par les sbires de leur maîtresse, l’horrible Lady Proxima. Han s’engage alors dans l’armée impériale, dans l’ambition d’y être pilote, avant d’en être éjecté pour finir comme simple troufion à pied. Jusqu’à ce que sa route croise celle de forbans, qu’il compte bien accompagner pour les aider dans leur boulot…

Voilà pour le point de départ du film. Nous restons dans un film de science-fiction léger, sans prise de tête, bref, à l’image du personnage. L’action ne connaît quasiment aucun temps mort et se situe en divers endroits de la galaxie, ce qui permet de visiter différents décors aussi impressionnants les uns que les autres.

J’avoue, avant de me rendre dans les salles obscures, j’avais quelques inquiétudes quant au choix de l’acteur pour incarner le personnage principal. Difficile de passer après l’inoubliable Harrison Ford ! 🙂 Pourtant, au cours du premier, puis second visionnage du film (oui, je l’ai revu cette année pour l’occasion du challenge :)) (on est fangirl ou on ne l’est pas ^^), j’ai été plutôt rassurée. Par moments, même, Alden Ehrenreich arbore des mimiques ou emploie un ton de voix où résonne le Han de la trilogie initiale. Du plutôt bon boulot, donc ! 🙂

Les attributs iconiques du personnage – son pistolet laser, son vaisseau – arrivent au fil de l’histoire, les débuts de sa longue amitié avec Chewbacca sont présentés, nous pouvons même assister à son célèbre parcours du Raid de Kessel en 12 parsecs ! 🙂 Autrement dit, le film remplit son cahier des charges pour ce qui est du respect du personnage. Idem pour l’aventure et l’action, Solo tient ses promesses avec des effets spéciaux bien employés, une musique qui colle bien à l’image et des décors à couper le souffle. Quelques trouvailles comme Enfys Nest viennent apporter un peu de fraîcheur dans cet univers bien connu, ce qui n’est pas un mal en soi.

Pas de surprises, donc, mais la très agréable sensation de familiarité à retrouver un personnage bien-aimé depuis mes 11 ans dans une portion de sa vie qui n’avait pas encore été racontée sur grand écran.

Si le film a été décrié par beaucoup de critiques, j’ai de mon côté beaucoup apprécié mes deux visionnages et je pense que je le visionnerai à nouveau à l’occasion. Han Solo reste mon chouchou (masculin) de la franchise, qu’il ait la trombine de Harrison Ford ou celle de Alden Ehrenreich ! 🙂

Solo : A Star Wars Story
Réalisé par Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller, scénario de Lawrence Kasdan et Jonathan Kasdan, 2018, 2h25

Bande-annonce

Ce visionnage s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Solo organisé par RSF Blog.

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[Le mardi c’est permis ! ] J.U.L.I.A. Among the Stars

Sorti en 2014, J.U.L.I.A. Among the Stars est un jeu vidéo de type point n click qui nous entraîne dans une balade dans un système solaire étranger. Le joueur suit en effet Rachel Manner, une astrobiologiste qui accompagnait une vaste expédition spatiale pour explorer ce système solaire. Mais Rachel est brutalement tirée de son sommeil cryogénique par J.U.L.I.A., l’Intelligence Artificielle qui gère le vaisseau, en raison d’avaries. Rachel découvre alors qu’elle a sommeillé pendant 60 ans et que, durant ce laps de temps, le reste de l’équipe d’exploration a disparu du vaisseau. Celui-ci orbitant autour d’une planète inconnue, Rachel, une fois les avaries réparées, n’a pas d’autre choix que d’explorer la planète pour savoir ce qu’il est advenu de ses anciens co-équipiers. J.U.L.I.A. lui fournit l’aide de MOBOT, un robot qui se chargera de ces explorations afin que Rachel reste en sécurité sur le vaisseau.

Voilà le point de départ de ce jeu qui appartient sans nul doute au genre du space opera. Dès le début, le joueur – par l’entremise de MOBOT – doit explorer une planète, plus exactement les restes de la station qui y avait été construite. Comme dans tout bon point n click, il faudra explorer l’environnement, ramasser des objets pour les analyser, être attentif aux informations données via les dialogues ou messageries retrouvées et résoudre quelques puzzles.

Là où le jeu fascine, c’est par son histoire. Une histoire portée par une bande-son (la musique participe à nous mettre dans l’ambiance), une histoire qui, à mesure que l’on progresse sur les différentes planètes de ce système solaire, révèle peu à peu sa tragédie. C’est bien simple : à un moment donné, j’étais tellement prise dans cette histoire que je ne pouvais plus lâcher le jeu, je voulais continuer jusqu’à ce que tout le mystère ait été levé sur le devenir de l’expédition à laquelle appartient Rachel Manner et, au-delà, décider de la marche à suivre pour la suite.

Une scène du jeu qui m’a rappelé un passage de The Dig.

La présence de l’IA et du robot dans les échanges dialogués est assez sympathique – surtout les remarques parfois sarcastiques bien qu’involontairement de MOBOT, qui rappelle parfois C3-PO dans ses meilleurs moments. Le fait que Rachel, en fouillant, peut trouver puis hacker les datapads des membres de l’équipage participe à mieux les connaître et, par ce biais, à reconstituer petit à petit le déroulement des événements.

Quelques cinématiques agrémentent le jeu mais son autre point fort, hormis l’histoire très bien écrite et prenante, ce sont les différents décors dans lequel le joueur va évoluer. Toutes les planètes ou presque du système solaire seront explorées, certaines disposeront de plus de tableaux que d’autres mais cela permet une véritable variété de paysages et d’ambiance, tout en étant liée les unes aux autres (vous ne pourrez donc pas faire l’impasse, il faudra visiter tout le système ! Un vrai space opera, je vous dis et j’en suis ravie ! :)).

Du côté des puzzles, le niveau reste accessible, surtout si l’on a l’habitude des point n click. Par contre, si vous ne parlez pas anglais, vous serez lésés car le jeu n’est disponible que dans cette langue.

Il existe un DLC appelé Untold pour retirer l’ultime zone d’ombre restante à la fin du jeu mais, à mon sens, elle est tout à fait dispensable car on peut facilement la deviner, cette petite part de l’histoire qui reste irrésolue. Sauf si vous avez adoré les puzzles de type blueprints que l’on trouve dans J.U.L.I.A., auquel cas vous serez ravi puisque Untold ne comporte que ce type de puzzle et à foison. Me concernant, ce n’était pas mes préférés…

En bref, si vous aimez les jeu en point n click, le space opera, les histoires pleines de mystères et de drames, les robots et surtout découvrir des planètes étrangères pas toujours aussi vides qu’elles en ont l’air, nul doute que vous apprécierez J.U.L.I.A. Among the Stars ! De mon côté, je me suis régalée ! 🙂

Bande-annonce

Cette chronique s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Solo organisé par RSF Blog.

[Le mardi c’est permis !]The OA (saison 2)

Si vous n’avez pas encore vu la saison 1, passez votre chemin, car cette chronique de la saison 2 vous spoilera la première saison de The OA.

Cette chronique ne contient pas de spoiler de la saison 2.

Souvenez-vous, en 2017, je vous parlais de l’un de mes coups de coeur télévisuels de l’année, à savoir The OA. Parue fin 2016, je l’avais visionnée au cours du challenge Séries télévisées auquel j’avais participé en 2017. J’avais plongé dans cette série étrange, inclassable, sans savoir dans quoi je mettais les pieds. Ce mois-ci, après 2 longues années d’attente, Netflix a mis à disposition la saison 2. Enfin !

Qu’en est-il ? Cette nouvelle saison est-elle à la hauteur de la première, si envoûtante ? Qu’est devenue Prairie/Nina/The OA ? Et les garçons ? Et BBA ? Et les autres captifs ? Et Hap, reçoit-il la punition qu’il mérite ?

Nous démarrons le récit de cette saison 2 alors que Prairie vient tout juste de glisser dans une autre dimension – non, je ne vous spoile pas, c’est annoncé dans la bande-annonce, sans compter qu’il était possible de l’avoir deviné avec le final de la saison 1. Elle se retrouve dans la peau de Nina Azarova, riche héritière russe. Son double, mais au destin tout différent. Dans cette autre dimension, sa route croise celle de Karim, un détective privé engagé pour retrouver une adolescente disparue, Michelle Vu.

Voilà pour le pitch de cette saison 2. Si la première saison se contentait d’effleurer l’élément fantastique, se plaisant à jouer avec les croyances et les doutes du spectateur, The OA embrasse à plein corps le genre dans cette saison 2. Cette fois, le doute n’est plus permis. Mais ce serait sous-estimer les créateurs de cette série décidément surprenante à bien des égards que de penser que, cette fois, on ne se fera pas avoir.

La saison 2, à l’instar de la première, est truffée d’indices et de symboles, certains évidents, d’autres pas. Outre les décalages liés au passage dans une autre dimension, Karim et The OA font face au mystère d’une maison abandonnée qui attire des jeunes, addicts à un puzzle virtuel en réalité augmentée. La dimension d’origine de The OA n’est pas négligée, même si elle apparaît moins souvent que celle où elle se trouve. Ce qui s’y joue n’est pourtant pas négligeable, malgré ce temps de présence moindre.

Je me suis retrouvée aussi envoûtée par cette nouvelle saison que par la première. J’ai englouti tous les épisodes d’un coup, ou presque, incapable de me détacher de cette histoire où se mêle tant de bizarreries, tant d’émotions, tant de profondeur, tant de lumière et d’obscurité mêlés. De nouveaux éléments s’ajoutent à l’immense puzzle constitué par la série, si bien qu’alors que l’on croit, à un moment, détenir enfin quelques pièces bien emboîtées, voilà que d’autres morceaux s’ajoutent et nous obligent à revoir la position des éléments déjà placés. Quant au final… je dois dire que j’en suis encore toute retournée ! Je ne m’attendais absolument pas à cela ! Là, je dois dire que les créateurs de la série ont pris un virage très audacieux. Si audacieux qu’il frise l’insolence ! J’ignore comment ils vont poursuivre le fil de leur histoire (en espérant qu’une saison 3 leur sera permise) mais j’ai tellement aimé chaque moment (ou presque) de cette saison que j’ai hâte de savoir dans quelle direction la série à partir de là !

Le seul moment qui pourrait attirer ma critique serait un élément clairement WTF mais j’ai choisi de ne pas m’y attarder, ce dont j’ai bien fait puisque cet élément n’est, au final, pas d’une importance extrême. Mais il pourrait en désarçonner certains.

Une chose est sûre, si vous faites partie des admirateurs de la saison 1, vous vous laisserez embarquer sans problème dans cette saison 2 ! Elle tient toutes ses promesses et va même au-delà.

The OA
Réalisée par Zal Batmanglij, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce

[Le mardi c’est permis !] Tag : Les séries

Blanche m’a nominée en fin d’année dernière pour ce Tag spécial séries. Nous sommes fin mars, il est donc temps que j’honore cette nomination ! 🙂 On va parler (encore une fois) de séries télévisées avec ce tag, mais après tout, c’est mardi, c’est permis ! 🙂

Ta série favorite de tous les temps

J’hésite entre deux… je peux mettre les deux ? Parce qu’entre Firefly et Buffy contre les vampires, mon coeur balance… Les deux sont signées Joss Whedon et Nathan Fillion a joué dans les deux (tout comme quelques acteurs secondaires), mais ce sont là leurs seuls points communs (avec les dialogues cultes !). La première est du genre space western, la seconde de fantasy urbaine. Firefly a déjà eu droit à un article passionné sur le blog (c’est dire que j’adore cette série !). Buffy, à une chronique d’un essai qui analysait la série. Je ne m’étalerai donc pas davantage si ce n’est pour dire que je les revisionne chaque fois avec un plaisir renouvelé ! ❤

Ne vous battez pas les filles, j’aime vos deux séries ! (Illustration de Karen Hallion)

La série que tu as un peu honte de regarder

Les Chroniques de Shannara. Parce qu’il faut bien dire que c’est très calibré ado et que les personnages semblent pour la plupart sortir d’une revue pour midinettes. Du coup, à mon âge, ça fait un peu désordre de regarder ça… (mais c’est de la fantasy post-apo ! Et y a John Rhys-Davies dedans ! Et un druide badass !)

Ton personnage de série préféré

Il ne faut en choisir qu’un seul ? Mais c’est super dur, comme question ! Je n’ai déjà pas été fichue de choisir une seule série pour la question de la série préférée, alors un seul personnage… Let’s go pour un Top 10 ! 🙂 Ce sera plus simple ^^

Du côté de mes séries favorites de tous les temps, il y a Willow Rosenberg, la sorcière nerd et timide qui a été une vraie aide pour l’ado anxieuse et geekette que j’étais à l’époque où je découvrais Buffy contre les vampires. Il y a aussi Spike, le vampire bad boy aux cheveux péroxydés et qui n’a pas la langue dans sa poche. À bord du Serenity, je pourrais citer tout l’équipage mais puisqu’il faut choisir, je dirai Kaylee Frye pour son optimisme à toute épreuve et le capitaine Malcolm Reynolds, parce que c’est le cap’tain. Ensuite, en vrac, il y a le 10e Docteur (parce que c’est lui qui m’a mise à Doctor Who), Sheldon Cooper de The Big Bang Theory (Bazinga !), Karl « Helo » Agathon de Battlestar Galactica qui a tout de même le cran d’assumer son amour pour une Cylon, Kara « Starbuck » Thrace de la même série parce que cette pilote casse-cou va devoir faire face à un destin aussi lourd qu’étrange, Dirk Gently de la série éponyme à cause de son côté foufou (et parce que j’adore ses vestes aux couleurs vitaminées !) et Jarod aka le Caméléon de la série éponyme, que je regardais quand j’étais ado pendant la fameuse Trilogie du samedi, parce que j’aimais bien la façon dont il aidait son prochain tout comme son côté grand gamin.

Une série que tu as adorée alors que tu ne t’y attendais pas

Battlestar Galactica ! (version 2004) J’avais plutôt bien accroché au pilote, à l’époque où il avait été diffusé pour la première fois à la télévision, mais pas suffisamment pour guetter l’arrivée de la série. D’ailleurs, je ne savais même pas qu’il y aurait une série derrière ce long pilote ! ^^ » Du coup, quand je m’y suis enfin mise en entier, un peu à reculons il faut bien l’avouer, j’ai été très surprise de voir que j’accrochais. Et encore plus de voir que, malgré certains passages  où je me disais que ça n’allais pas le faire, ben j’ai tellement aimé que depuis, j’ai revisionné la série intégralement ! 🙂 Comme quoi…

Une série de ton enfance

Je vais éviter de dévider la liste de mes souvenirs télévisuels, sinon on n’est pas rendus ^^ » Côté dessins animés, c’est clairement Batman en tête. Sombre et stylé, ce DA m’a tellement marquée que Batman est devenu mon super-héros favori et que j’y ai déniché mon poème préféré, Tyger, Tyger de William Blake (si, si, c’est dans l’épisode Le Tigre de la Nuit). Côté séries, je me souviens que j’adorais suivre les aventures d’Alex Mack, l’héroïne des Incroyables pouvoirs d’Alex.

Ton crush dans le monde des séries

Ah ah, vous ne croyez tout de même pas que je vais vous livrer tous mes secrets ! ^^ Je vous dirai juste qu’il n’y en a pas eu qu’un, de crush 😉

Une série que tu as abandonnée après plusieurs saisons

Il y en a quelques unes, le plus récent abandon étant Falling Skies, parce que le scénario part en totale cacahuète à partir de la fin de la saison 3.

Ta plus grande folie pour l’amour d’une série

Je suis allée à Paris Manga pour y rencontrer des acteurs de la série Buffy. Et là-bas, je me suis payé une photo ET un autographe avec James Marsters – soit Spike – himself ! 🙂

Ton méchant préféré

La vampire Drusilla dans Buffy contre les vampires. Au départ compagne de crimes de Spike, sa folie douce et, surtout, l’interprétation de Juliet Landau ont fait de ce personnage ma méchante préférée (je ne compte pas Spike, vu son évolution) !

La série que tout le monde aime sauf toi 

Game of Thrones. Ce n’est pas que je déteste – les derniers volumes de la série tardant à sortir, je continue de visionner pour avoir le fin mot de l’histoire – mais j’ai suffisamment peu apprécié pour décrocher sur deux saisons et pour ne pas être plus impatiente que ça de voir la suite. Bref, après m’avoir bien plu au début, puis une période de déception proche de la détestation, la série me laisse désormais indifférente.

Une série que tu as déjà revue au moins une fois en entier

Firefly et Buffy contre les vampires, bien sûr ! 🙂 Et plus d’une fois pour chacune ^^

Les séries que tu suis en ce moment

Il y en a pas mal, surtout que j’essaie de rattraper un peu mon retard (oui, en plus d’une PAL, j’ai une PAV ^^ »). Outre les actuelles The OA, The Big Bang Theory et Stranger Things dont j’attends les prochaines saisons, je suis en train de me rattraper sur Doctor Who. Et bien sûr, je suis toujours The Librarians ! 🙂

Je ne nomme personne mais si vous avez envie de répondre à ce Tag, n’hésitez pas ! 🙂

[Le mardi c’est permis !] Challenge Séries : bilan 2017

En 2017, je me suis essayée pour la première fois au challenge Séries. Le principe ? Regarder un certain nombre de séries télévisées, toutes saisons confondues, sur une année (pour les règles précises, je vous invite à jeter un oeil par ici).

Je n’ai pas réussi ce challenge et je ne pense pas réitérer l’expérience cette année, mais cette première participation m’a cependant permis de découvrir quelques pépites tout en me mettant un peu à jour sur d’autres séries que je voulais voir depuis un moment. C’est donc une bonne expérience que, je pense, je renouvellerai à l’occasion ! 🙂

Voici donc mon bilan pour le challenge Séries 2017 !

The OA

Prairie réapparaît après 7 ans de disparition. Et, miracle, elle n’est plus aveugle ! Mais elle refuse de raconter ce qui lui est arrivé. Sauf à cinq personnes, quatre adolescents et une professeur.
Située au carrefour de différents genres, se plaisant à brouiller les pistes comme les cartes et les codes, The OA aura été LE coup de coeur 2017 pour moi côté série (avec Dirk Gently). Sa première saison avait d’ailleurs fait l’objet d’un billet sur le blog. La seconde saison a entamé son tournage ce mois-ci, inutile de dire que j’ai hâte de la découvrir ! 🙂

Travelers : Les Voyageurs du temps

Cinq personnes remontent le temps, d’un futur lointain et misérable à notre trépidant XXIe siècle. Mais seule leur conscience effectue le voyage et est transférée dans le corps d’une personne peu de temps avant que celle-ci ne décède.
Voilà le pitch de cette série passée plus ou moins inaperçue. J’ai avalé sa première saison en 2017, visionné sa seconde il y a peu et j’ai apprécié cette façon originale de traiter le voyage dans le temps. J’ai d’ailleurs chroniqué la première saison sur Futurs Présents, si vous souhaitez en savoir plus.

3%

Dans un futur plus ou moins proche. Seuls 3% de la population bénéficient d’une bonne qualité de vie (confort de vie, soins médicaux, technologie de pointe), sur une île artificielle. Le reste survit dans un gigantesque bidonville. Mais, chaque année, les jeunes ayant fêté leur 20 ans peuvent prétendre au Processus de sélection. Seulement 3% d’entre eux parviendront à en franchir toutes les épreuves et obtiendront le précieux ticket d’entrée sur l’île.
Là encore, j’ai chroniqué la première saison sur Futurs présents. Même si j’ai trouvé que cette dystopie brésilienne traitait d’un sujet plutôt convenu, sa façon d’aborder le sujet est rafraîchissante et son casting la hisse aussi vers le haut. Bref, je serai curieuse de connaître la suite !

Crazyhead

Amy souffre d’un trouble psychiatrique : elle voit certaines personnes comme des êtres démoniaques. Sa rencontre avec Raquel va complètement chambouler sa vie. Car Raquel possède le même « pouvoir » qu’elle et elle, elle sait de quoi il s’agit. Auto-proclamée chasseuse de démons, Raquel entraîne Amy dans une série d’aventures aussi dangereuses qu’ébouriffantes.
Mélange de Buffy contre les vampires et Misfits, Crazyhead m’a plu par ses personnages féminins hauts en couleur mais m’a perdue par ses dialogues vulgaires et parfois même au ras des pâquerettes. La série n’aura malheureusement pas d’autres saisons mais si vous êtes nostalgique de Buffy, elle peut valoir le coup d’oeil sans pour autant se hisser à la finesse des dialogues de celle-ci.

Freaks and Geeks

Année scolaire 1980-1981. Lindsey entame sa dernière année de lycée tandis que son frère Sam intègre la première année (équivalent de la 3e en France, aux États-Unis, le lycée dure 4 ans). Lindsey s’intègre au groupe des Freaks, des rebelles que l’on peut aussi qualifier plus ou moins de losers, tandis que Sam appartient au clan des Geeks, ces fans de SF et de technologie nuls en sport. Une année où chacun va évoluer.
J’avais depuis longtemps envie de découvrir cette série et le challenge m’en a donné l’occasion ! Elle n’a malheureusement qu’une seule saison mais elle vaut vraiment le coup d’oeil. C’est, je pense, l’une des meilleures séries à traiter des années lycées. Les personnages sont tous justes, les situations sentent le vécu et, cerise sur le gâteau, c’est un des rares (très rares) cas où les acteurs ont quasi le même âge que les personnages qu’ils interprètent. Le casting est d’ailleurs une petite merveille, puisqu’il est composé d’une brochette de jeunes acteurs qui faisaient alors leurs premiers pas devant la caméra et ont, depuis, fait bien du chemin ! On aura ainsi le plaisir de découvrir les bouilles juvéniles de James Franco, Linda Cardellini, Jason Segel et même, dans une courte apparition, Shia Labeouf ! Ajoutez à tout cela de la bonne musique, la nostalgie 80s et vous aurez une série qui réalise un sans-faute !

Dirk Gently, détective holistique

Une scène de crime inexplicable, une jeune fille disparue, un chien en vadrouille, un chat que tout le monde cherche. Todd, dont la vie était bien morne jusque là, se retrouve embrigadé dans une enquête complètement barrée à la suite de Dirk Gently, détective holistique.
Mon second coup de coeur de l’année 2017 ! 🙂 J’ai adoré cette série aussi loufoque que vitaminée, qui manie le suspense et le sens du WTF? avec célérité ! J’avais d’ailleurs réalisé un billet sur la saison 1. Quant à la saison 2, je l’ai dévorée récemment et elle aura droit elle aussi à son petit billet sur le blog ! 🙂

Doctor Who Firefly

(Switch/Rewatch)
J’ai entamé le challenge en comptant visionner l’intégralité de Doctor Who (nouvelle version, s’entend, sinon ç’aurait été un très, très gros morceau ! ^^ »). Mais comme je partais du milieu de la saison 1, que ce n’était pas la seule série très en retard que j’avais dans ma liste et que, de surcroît, je me suis piquée d’un énième revisionnage de Firefly, j’ai fini par profité de l’option Switch/Rewatch pour remplacer Doctor Who par Firefly (les règles stipulent qu’on peut le faire une seule fois). Mon rattrapage de Doctor Who est donc remis à plus tard, car oui, je compte bien tout visionner, j’adore cette série SF so british !
Quant à Firefly, inutile de vous expliquer pourquoi j’ai eu envie de replonger (avec délices) dans cette série, je l’avais déjà fait dans ce long article 😉

Ascension

En 1963, un vaisseau spatial intergénérationnel est secrètement lancé. Le but ? Un voyage de 100 ans vers une planète destinée à être colonisée. 50 ans après le départ, alors que le vaisseau Ascension approche le point de non-retour, un meurtre est commis à bord. Au fil de l’enquête, l’ensemble de la micro-société qui vit à bord du vaisseau va s’interroger sur le but véritable de l’expédition.
Mini-série de 6 épisodes seulement, Ascension vaut le coup d’oeil. Mariant la SF à l’esthétique 60s, Ascension propose plus qu’une banale enquête policière. Elle passe à la loupe les contraintes qu’impliquent une société vivant dans un espace clos et à dimensions réduites, l’impact que cela peut avoir sur les relations humaines, tout en évoquant une population qui n’a pas connu les différentes évolutions de l’Histoire, étant coupée de la Terre. Elle interroge aussi sur la conquête spatiale. Cerise sur le gâteau, on retrouve l’actrice Tricia Helfer (alias Numéro 6 dans Battlestar Galactica). La série n’ayant jamais connu de suite, la fin reste ouverte mais, pour ma part, je ne l’ai pas trouvé si frustrante que ça. Les possibilités qu’offrent cette fin en appellent en effet à l’imagination sans pour autant priver les spectateurs du bouclage de certains arcs narratifs. En bref, Ascension possède certains défauts qui l’éloignent du statut de série SF culte mais dispose de quelques qualités qui méritent qu’on y jette un oeil curieux. En tout cas, je m’y suis laissée prendre 🙂

Angel

Grande fan de Buffy contre les vampires, je n’avais jusqu’alors jamais regardé la totalité de son spin-off, Angel. Et pour cause, je n’ai jamais été très fan du personnage (#TeamSpike). J’avais bien visionné par curiosité les premiers épisodes mais rapidement décroché. J’ai voulu profiter du challenge pour me mettre à jour car, après tout, les deux séries se sont offert quelques épisodes cross-over et je voulais les voir. Par ailleurs, on m’avait promis le retour de mon vampire préféré.
À la fin de l’année 2017, j’en étais arrivée à l’épisode 7 de la saison 3 et je pense que je vais arrêter là les frais. Je n’accroche toujours pas. Certes, certains épisodes m’ont bien plu (notamment ceux se déroulant à Pylea). Des personnages se sont attirés ma sympathie (Doyle, Fred, Lorne), Cordelia poursuit l’évolution qu’elle avait amorcé dans la série-mère et Wesley bénéficie lui aussi d’une progression personnelle appréciable. Mais… Angel reste Angel. Spike reste aux abonnés absents (à part de brèves apparitions dans la saison 1). Et pour couronner le tout, la série est sombre. J’avais lu qu’elle s’approchait du ton des films noirs et je confirme que ce genre n’est pas du tout ma tasse de thé. De plus, l’humour de Buffy me manquait. La finesse avec laquelle la série-mère traitait de sujets universels me manquait – Angel recourant parfois, trop souvent, aux gros sabots pour les thèmes abordés. Bref, une déception mais je m’y attendais.

The Librarians : Flynn Carson et les nouveaux aventuriers

Ai-je besoin de vous présenter à nouveau cette fort sympathique série qui met en scène des bibliothécaires oeuvrant pour sauvegarder livres et objets magiques de mauvaises mains ? Le challenge Séries m’a permis d’en visionner les première et deuxième saisons, mais j’avais déjà l’intention de visionner cette série depuis les téléfilms. Le challenge n’a donc qu’été un prétexte pour me lancer 🙂 La saison 3 est en cours de visionnage, la 4 de diffusion (gasp, j’ai du retard), inutile de vous préciser que pour chacune, vous aurez un billet sur ce blog 😉

The Crown

Cette série s’attache à nous présenter la vie de la reine Elizabeth II, de son mariage à nos jours. Bien entendu, le reste de la famille royale n’est pas en reste. Servie par un casting impeccable et une reconstitution historique certes romancées, The Crown aurait même plu à la famille royale elle-même ! Recommandée par un collègue, j’ai rapidement été séduite par cette série historique, malgré son rythme lent. J’apprécie aussi le fait que tous les personnages articulent impeccablement, ainsi je n’ai même pas besoin de suivre les sous-titres anglais. Je trouve aussi que The Crown dévoile de manière intéressante de nombreux aspects de la vie de la reine, que ce soit en terme de devoirs ou de vie intime, nous présentant ainsi les coulisses de cette monarchie qui fascine encore nombre de gens aujourd’hui. Que les faits soient parfois romancés ne retire rien à l’intérêt de cette série, que je recommande plutôt aux amateurs du genre.

Odysseus

Dix ans après son départ pour Troie, Ithaque vit dans l’attente du retour hypothétique d’Ulysse. Penelope l’attend avec fidélité, résistant tant bien que mal aux différents prétendants au trône qui cherchent à prendre le pouvoir, jugeant le roi disparu irrévocablement. Quant à Télémaque, devenu un homme, il peine à s’affirmer, entre une mère étouffante et des hommes qui le considèrent encore comme un gamin car inexpérimenté au combat réel.
Inspiré du célèbre mythe, Odysseus s’attache à décrire le quotidien de la famille d’Ulysse en son absence puis les conséquences de son retour. Co-production européenne (France, Italie et Portugal), la série a souffert d’un manque de budget criant par des décors plutôt spartiates. Pour ma part, vu le sujet, j’ai trouvé que ça s’y prêtait plutôt bien. Je suis à la moitié de l’unique saison que comporte cette série. Le rythme est inégal mais je suis ravie que ce classique grec ait enfin servi de support pour une série télévisée. L’ambiance tendue qui règne à Ithaque durant l’absence d’Ulysse est fort bien rendue et le retour de celui-ci, après une absence aussi longue, est elle aussi bien traitée. Car Ulysse, après la guerre puis sa longue odyssée, doit faire face avec le poids de ses souvenirs tout comme celui des années perdues auprès des siens. Bref, j’accroche plutôt bien !

Et vous, avez-vous participé au challenge ? Quelles séries regardez-vous en ce moment ?