[Le mardi c’est permis !] King’s Quest VII : The Princeless Bride

Je continue la plongée dans mes souvenirs avec cette fois-ci un jeu vidéo 🙂 King’s Quest VII : The Princeless Bride date de 1994 et a marqué mon enfance. Je m’en rappelle encore, le Cd-Rom avait été acheté à la FNAC – à l’époque, les jeux PC étaient vendus en CD-Rom et l’on fouillait les bacs à la recherche d’un jeu alléchant, avec pour seules informations celles contenues sur sa jaquette. Toute la fratrie y a joué, à King’s Quest VII. On s’aidait si l’un d’entre nous se retrouvait coincé quelque part dans le jeu (pas d’Internet, à l’époque, juste un numéro de téléphone surtaxé donc autant dire qu’on évitait autant que possible d’y faire appel ! ^^ »). Ce côté « on joue en famille », ainsi que le jeu en lui-même, participe très certainement à la nostalgie que m’évoque King’s Quest VII lorsque j’y rejoue (et oui, j’y ai encore rejoué fin 2019-début 2020 ! Je vous dis, les fêtes, ça me rend toujours nostalgique).

King’s Quest VII est un jeu de type point n click. C’est le premier du genre auquel est joué, et c’est à cause de lui si ce type de jeu vidéo est devenu mon favori ! 🙂 Son fonctionnement est très intuitif : le curseur est en forme de baguette magique dont l’extrémité se met à scintiller lorsqu’elle passe sur un élément avec lequel il est possible d’interagir. Les objets réunis dans l’inventaire, lorsqu’on les sélectionne pour les utiliser avec l’environnement ou des personnages, passent de grisé à blanc si une telle interaction est possible. Comme tout bon point n click, impossible de se planter ou presque* : dialogues avec les personnages et autres détails dans l’environnement donnent des indices pour résoudre les différentes énigmes et ainsi progresser dans le jeu. Les morts des personnages ne sont pas punitivies : on reprend là où on s’est arrêté.

(*une énigme en particulier possède une solution particulièrement illogique. À l’époque, c’était ma soeur aînée qui avait fini par la résoudre. Désespérée, elle avait fini par prendre chaque objet de l’inventaire et le passer partout dans les différents tableaux dans lesquels le personnage était limité jusqu’à ce que l’un des objets devienne blanc, signifiant qu’il fallait l’utiliser à cet endroit. Elle a ensuite partagé la solution avec le reste de la fratrie pour que l’on puisse débloquer nos parties respectives)

L’histoire se divise en 6 chapitres, où l’on contrôle à tour de rôle Valanice de Daventry, la mère, et Rosella, sa fille. La vidéo d’introduction, malgré sa chanson en anglais, est suivie d’un dialogue – traduit, lui – entre mère et fille puis d’une péripétie qui permettent de remettre en contexte le début du jeu, où Valanice se retrouve seule dans un désert inconnu. Dans le chapitre 2, on retrouvera Rosella, métamorphosée en troll et prisonnière du royaume souterrain de Vulcanix. L’objectif principal, bien sûr, c’est pour les deux femmes de se retrouver (et pour Rosella de redevenir humaine). Mais une ennemie de taille se dresse sur leur chemin : la maléfique Malicia, sorcière qui vise pas moins que de détruire le monde. Autant dire qu’il y a du boulot, pour nos deux personnages principaux ! Cerise sur le gâteau, il y a deux fins alternatives ! 🙂

Qui est là au loin ? Je n’y vois rien !

Entre son introduction très Disney, ses personnages façon cartoon et ses tableaux magnifiques (sérieusement, le graphisme a très, très bien vieilli !), King’s Quest VII : The Princeless Bride avait tout pour plaire à la gamine que j’étais à l’époque ! En plus, ses personnages principaux sont féminins donc j’étais d’autant plus ravie. Cela ne veut pas dire pour autant que le jeu est enfantin – la jaquette du Cd-Rom indique « à partir de 12 ans » et j’ai souvenir que le croquemitaine du chapitre 4 m’a valu quelques cauchemars (en même temps, il avait la manie de tomber du ciel sans prévenir pour dévorer Rosella).

Ce qui fait le sel de King’s Quest VII, ce n’est pas seulement ses graphismes superbes ni son fonctionnement intuitif, c’est aussi son scénario, fort sympathique, et son humour présent dès son sous-titre (détournement évident de The Princess Bride). Ajoutez à l’ensemble une touche de mythologie et cela achève d’en faire mon jeu chouchou ! Il faut dire qu’à l’époque, les légendes et la mythologie me bottaient déjà.

King’s Quest VII : The Princeless Bride représente donc un monument de nostalgie vidéoludique, me concernant. Le petit jingle musical qui accompagne le logo de Sierra On-Line, puis celui du menu, les répliques de certains personnages, la musique, les solutions, les objets en 3D que l’on peut manipuler (et qu’il *faut* manipuler, certains comportent des objets cachés…), les décors, les discussions avec mes frère et soeurs pour savoir où ils en étaient et comment résoudre telle énigme sur laquelle je coince, les regarder jouer en attendant mon tour… Tout cela me revient en mémoire à peine le jeu réinstallé. King’s Quest VII, c’est MA madeleine de Proust vidéoludique par excellence.

Et chaque fois que j’entame un nouveau point n click, même moderne, je me rappelle avec tendresse de ce jeu, grâce auquel j’ai découvert le genre. Vous pouvez être certain que je rejouerai encore à ce jeu à l’occasion, même si je le connais par coeur ou presque, je ne m’en lasse pas ! Trop de bons souvenirs y sont rattachés 🙂

L’introduction en français de King’s Quest VII (après la chanson, qui est en anglais)

Cette chronique s’inscrit dans le challenge Madeleine de Proust organisé par Lune.

[Le mardi c’est permis !] Les quatre filles du docteur March

Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott fait partie des romans de mon enfance qui m’ont marquée et que j’ai lu et relu tellement souvent que j’en ai perdu le compte. Ce classique de la littérature américaine fut maintes fois adapté à l’écran, le grand comme le petit. Et c’est de la version réalisée par Gillian Armstrong dont je vais vous parler aujourd’hui, car c’est ma préférée ! 🙂

Je revisionne régulièrement ce long-métrage aux alentours des fêtes de fin d’année. Il faut dire que l’histoire me tient à coeur, entre souvenirs de mes lectures d’enfance, identification à Jo la fondue de livres et future autrice (si elle avait existé, on aurait été bonnes copines !) et nostalgie. Car figure-toi, cher lectorat, que j’ai grandi dans une fratrie de quatre. Pas que des soeurs, un frère s’est glissé dedans, mais n’empêche, ça participe aussi de mon attachement à cette histoire ! Trois filles et un garçon dans la maison, ça donnait beaucoup d’animation ^^ Et je retrouve tout cela – version XIXe siècle, évidemment – dans Les quatre filles du docteur March.

À noter que le film de Gillian Armstrong adapte le livre bien connu mais aussi sa suite, Good Wives (titre terriblement traduit en français par Les quatre filles du docteur March se marient). L’intrigue suit donc Meg, Jo, Beth et Amy de la fameuse année décrite dans le livre éponyme puis quatre ans plus tard, alors qu’au seuil de l’âge adulte, chacune se lance sur sa propre voie.

Jo a toujours été le personnage central du roman, même si ses soeurs ont chacune droit au développement de leur histoire. Jo, à vrai dire, est un peu le miroir de l’autrice. Dans le film, cette projection de l’autrice est poussée à son paroxysme puisque Jo est dépeinte comme écrivant un roman intitulé Little Women. La boucle est bouclée ! 🙂

Ce n’est pas le seul aspect du film qui change par rapport au livre, tout en le respectant, et c’est ce qui participe à mon attachement à cette version. Le côté religieux assez appuyé du livre – qui n’a rien d’étonnant, vu l’époque – est évacué au profit de philosophie, de politique et de féminisme. Celui-ci transparaît ainsi en petites touches, par quelques phrases piquantes de Mme March (incarnée par Susan Sarandon). Cela rend le propos plus moderne.

Dans l’ensemble, le film est attachant. Il suit de près l’évolution de nos quatre héroïnes, mais surtout de Jo, jouée avec beaucoup de fraîcheur par Wynona Ryder. C’est elle qui narre l’histoire, c’est sur elle que l’intrigue tourne le plus et c’est sur une scène avec elle que s’achève le film. Jo restera, à mes yeux, sous les traits de Wynona Ryder (pour sa version filmée) (oui parce que j’ai aussi vu le fameux dessin animé quand j’étais plus petite). C’était déjà mon personnage préféré lors de mes lectures (même si, enfant, je me retrouvais un peu dans chacune) et ça l’est définitivement depuis que j’en ai vu l’interprétation de Wynona Ryder ! 🙂

Il y a dans le film la plupart des événements marquants des deux livres, l’esprit des romans est respecté tout en étant infusé d’un certain renouveau, les acteurs jouent bien, les décors et la musique sont agréables. Le tout mêle événements joyeux et d’autres tristes, mais toujours, on sent le lien très fort qui unit cette famille. Un film qui fait chaud au coeur, quoi, parfait pour les fêtes !

En attendant de voir la nouvelle adaptation (avec Meryl Streep et Emma Watson au casting), Les quatre filles du docteur March version 1994 demeure celle que je préfère et que je revois régulièrement avec un plaisir renouvelé, chaque hiver 🙂

Bande-annonce

Little Women
Réalisé par Gillian Armstrong, scénario de Robin Swicord d’après le roman de Louisa May Alcott, 1994, 1h54

Ce (re)visionnage s’inscrit dans le challenge XIXe organisé par Alphonsine (validation du sous-menu Ruée vers l’or du menu Explorations & découvertes) et le challenge Madeleine de Proust organisé par Lune.

[Le mardi c’est permis !] Le secret de la pyramide

Les fêtes approchent. Comme chaque année, elles me plongent dans une humeur nostalgique, me poussant à revoir ou relire des oeuvres qui me rappellent de délicieux souvenirs d’enfance. Plus connu par chez nous sous le titre Le Secret de la pyramide, le film Young Sherlock Holmes fait partie de ces films que j’ai visionné, enfant, et qui m’ont marquée (en bien). 🙂

La première fois que j’ai vu ce film, c’était à la télévision. Je ne me rappelle plus si je l’ai vu avant ou après Indiana Jones (probablement avant mais ma mémoire peut se tromper) mais toujours est-il que j’estime qu’il fait un bon tremplin vers les aventures du célèbre archéologue (ou vers celles du non moins fameux détective). Parce que le paradoxe, voyez-vous, c’est qu’autant je n’ai jamais accroché aux peu de textes que j’ai lu où figure Sherlock Holmes (même la série avec Benedict Cumberbatch, que je reconnais pourtant excellente, j’ai fini par décrocher car elle attisait trop mon anxiété), autant j’adore voir et revoir Le Secret de la pyramide, qui imagine la toute première aventure de Sherlock Holmes, lorsqu’il était encore un jeune adolescent !

L’intrigue du film nous est narrée par John Watson, alors qu’il débarque un hiver dans sa nouvelle école londonienne. Il se lie très vite d’amitié avec Sherlock Holmes, jeune homme doté d’un sens de la déduction particulièrement développé. Mais voici que des morts étranges sont rapportées par les journaux : suicide, accident… Notre jeune détective ne croit pas à ces hypothèses et décide de mener l’enquête, puisque, malgré ses supplications, l’inspecteur Lestrade estime qu’il n’y a là rien de suspect.

Et nous voilà partis, aux côtés de notre iconique mais encore inexpérimenté duo, dans de folles aventures ! Ajoutez à cela une musique marquante, de l’exotisme avec les éléments égyptiens liés au crime et des scènes hallucinatoires d’anthologie et vous aurez un film qui possède tous les ingrédients pour devenir culte dans la mémoire des adultes d’aujourd’hui, mais enfants d’hier.

Si je vous dis qu’au scénario de ce petit bijou d’aventure se trouve Chris Columbus, à qui l’on doit également le scénario des Goonies et de Gremlins et qui réalisa plus tard Maman, j’ai raté l’avion ! et Mrs Doubtfire, vous me croirez sans peine quand je vous dit qu’on se trouve dans la même optique qualitative en terme de film d’aventure tout public ! 🙂

Me concernant, mes deux éléments favoris du film sont : en premier, ceux rappelant Indiana Jones, avec la secte égyptienne qui n’a rien à envier à celle, indienne, qui dans Le Temple maudit sacrifiait des gens en leur ôtant le coeur (brr !) (mais rassurez-vous, dans Le Secret de la pyramide, c’est moins sombre) (tout public, on a dit !). Et en second (mais ce sont mes scènes chouchoutes, donc last, not least comme disent les Anglais) : les scènes d’hallucinations ! Elles sont très bien réalisées (les effets spéciaux ont plutôt bien vieillis) et ravissaient la petite fille que j’étais alors, déjà fondue de récits qui faisaient la part belle à l’imaginaire. Parce que ces scènes apportent une dose de fantaisie, de surnaturel à un film somme toute d’aventure et de mystère. Je me souviens même qu’un de mes numéros d’Images Doc montrait en photo l’une de ces scènes (celle du chevalier en vitrail) dans un article dédié aux effets spéciaux. Quand je vous dis que ce film est une vraie madeleine de Proust ! 🙂 Et en parlant de madeleine, comment oublier la scène des gâteaux avec Watson ? Franchement ! C’est d’ailleurs ma scène préférée d’entre toutes les scènes d’hallucination ! 🙂

Le Secret de la pyramide, malgré ses 34 ans bien tassés, est un chouette film à regarder en famille, en hiver, avant les fêtes (en plus l’intrigue se déroule durant cette période). Si je n’ai pas vu Les Goonies, à l’époque (ou si c’est le cas, il ne m’avait pas marquée), c’est ce film qui le remplace dans mon coeur de geekette en terme de film d’aventure pour enfants qui a traversé les âges.

Bande-annonce

Young Sherlock Holmes
Réalisé par Barry Levinson, scénario de Chris Columbus, 1985, 1h49

Ce (re)visionnage s’inscrit dans le challenge XIXe organisé par Alphonsine (validation du sous-menu Élémentaire, mon cher du menu Monstres et tréfonds de l’âme humaine) et le challenge Madeleine de Proust organisé par Lune.

[Le mardi c’est permis !]Solo : A Star Wars Story, Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller

Au départ, je voulais chroniquer Solo : A Star Wars Story lors du challenge Summer Star Wars de l’été 2018, mais le temps ainsi qu’une connexion Internet digne de ce nom m’ayant manqué, je ne le fais que cette année. Ce qui, au final, tombe plutôt bien vu que le challenge de cette année porte le doux nom de Solo, justement ! 🙂

Avec la reprise de la franchise Star Wars, Disney compte nous abreuver de films stand-alone en plus de trilogies et autres séries. Solo : A Star Wars Story fait partie de ces stand-alone et raconte l’histoire du plus iconique des contrebandiers spatiaux, j’ai nommé : Han Solo !

Des bas-fonds de Corellia aux rives désertiques de Savareen, nous suivons les aventures du jeune Han et découvrons comment il est devenu celui que nous rencontrons dans l’épisode IV : Un nouvel espoir. Tout commence lorsque Han parvient à mettre la main sur une fiole de coaxium, qui vaut assez de crédits pour lui payer, à lui comme à sa compagne Qi’Ra, leur liberté. Hélas, seul Solo parvient à s’échapper tandis que Qi’Ra est rattrapée par les sbires de leur maîtresse, l’horrible Lady Proxima. Han s’engage alors dans l’armée impériale, dans l’ambition d’y être pilote, avant d’en être éjecté pour finir comme simple troufion à pied. Jusqu’à ce que sa route croise celle de forbans, qu’il compte bien accompagner pour les aider dans leur boulot…

Voilà pour le point de départ du film. Nous restons dans un film de science-fiction léger, sans prise de tête, bref, à l’image du personnage. L’action ne connaît quasiment aucun temps mort et se situe en divers endroits de la galaxie, ce qui permet de visiter différents décors aussi impressionnants les uns que les autres.

J’avoue, avant de me rendre dans les salles obscures, j’avais quelques inquiétudes quant au choix de l’acteur pour incarner le personnage principal. Difficile de passer après l’inoubliable Harrison Ford ! 🙂 Pourtant, au cours du premier, puis second visionnage du film (oui, je l’ai revu cette année pour l’occasion du challenge :)) (on est fangirl ou on ne l’est pas ^^), j’ai été plutôt rassurée. Par moments, même, Alden Ehrenreich arbore des mimiques ou emploie un ton de voix où résonne le Han de la trilogie initiale. Du plutôt bon boulot, donc ! 🙂

Les attributs iconiques du personnage – son pistolet laser, son vaisseau – arrivent au fil de l’histoire, les débuts de sa longue amitié avec Chewbacca sont présentés, nous pouvons même assister à son célèbre parcours du Raid de Kessel en 12 parsecs ! 🙂 Autrement dit, le film remplit son cahier des charges pour ce qui est du respect du personnage. Idem pour l’aventure et l’action, Solo tient ses promesses avec des effets spéciaux bien employés, une musique qui colle bien à l’image et des décors à couper le souffle. Quelques trouvailles comme Enfys Nest viennent apporter un peu de fraîcheur dans cet univers bien connu, ce qui n’est pas un mal en soi.

Pas de surprises, donc, mais la très agréable sensation de familiarité à retrouver un personnage bien-aimé depuis mes 11 ans dans une portion de sa vie qui n’avait pas encore été racontée sur grand écran.

Si le film a été décrié par beaucoup de critiques, j’ai de mon côté beaucoup apprécié mes deux visionnages et je pense que je le visionnerai à nouveau à l’occasion. Han Solo reste mon chouchou (masculin) de la franchise, qu’il ait la trombine de Harrison Ford ou celle de Alden Ehrenreich ! 🙂

Solo : A Star Wars Story
Réalisé par Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller, scénario de Lawrence Kasdan et Jonathan Kasdan, 2018, 2h25

Bande-annonce

Ce visionnage s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Solo organisé par RSF Blog.

[Le mardi c’est permis ! ] J.U.L.I.A. Among the Stars

Sorti en 2014, J.U.L.I.A. Among the Stars est un jeu vidéo de type point n click qui nous entraîne dans une balade dans un système solaire étranger. Le joueur suit en effet Rachel Manner, une astrobiologiste qui accompagnait une vaste expédition spatiale pour explorer ce système solaire. Mais Rachel est brutalement tirée de son sommeil cryogénique par J.U.L.I.A., l’Intelligence Artificielle qui gère le vaisseau, en raison d’avaries. Rachel découvre alors qu’elle a sommeillé pendant 60 ans et que, durant ce laps de temps, le reste de l’équipe d’exploration a disparu du vaisseau. Celui-ci orbitant autour d’une planète inconnue, Rachel, une fois les avaries réparées, n’a pas d’autre choix que d’explorer la planète pour savoir ce qu’il est advenu de ses anciens co-équipiers. J.U.L.I.A. lui fournit l’aide de MOBOT, un robot qui se chargera de ces explorations afin que Rachel reste en sécurité sur le vaisseau.

Voilà le point de départ de ce jeu qui appartient sans nul doute au genre du space opera. Dès le début, le joueur – par l’entremise de MOBOT – doit explorer une planète, plus exactement les restes de la station qui y avait été construite. Comme dans tout bon point n click, il faudra explorer l’environnement, ramasser des objets pour les analyser, être attentif aux informations données via les dialogues ou messageries retrouvées et résoudre quelques puzzles.

Là où le jeu fascine, c’est par son histoire. Une histoire portée par une bande-son (la musique participe à nous mettre dans l’ambiance), une histoire qui, à mesure que l’on progresse sur les différentes planètes de ce système solaire, révèle peu à peu sa tragédie. C’est bien simple : à un moment donné, j’étais tellement prise dans cette histoire que je ne pouvais plus lâcher le jeu, je voulais continuer jusqu’à ce que tout le mystère ait été levé sur le devenir de l’expédition à laquelle appartient Rachel Manner et, au-delà, décider de la marche à suivre pour la suite.

Une scène du jeu qui m’a rappelé un passage de The Dig.

La présence de l’IA et du robot dans les échanges dialogués est assez sympathique – surtout les remarques parfois sarcastiques bien qu’involontairement de MOBOT, qui rappelle parfois C3-PO dans ses meilleurs moments. Le fait que Rachel, en fouillant, peut trouver puis hacker les datapads des membres de l’équipage participe à mieux les connaître et, par ce biais, à reconstituer petit à petit le déroulement des événements.

Quelques cinématiques agrémentent le jeu mais son autre point fort, hormis l’histoire très bien écrite et prenante, ce sont les différents décors dans lequel le joueur va évoluer. Toutes les planètes ou presque du système solaire seront explorées, certaines disposeront de plus de tableaux que d’autres mais cela permet une véritable variété de paysages et d’ambiance, tout en étant liée les unes aux autres (vous ne pourrez donc pas faire l’impasse, il faudra visiter tout le système ! Un vrai space opera, je vous dis et j’en suis ravie ! :)).

Du côté des puzzles, le niveau reste accessible, surtout si l’on a l’habitude des point n click. Par contre, si vous ne parlez pas anglais, vous serez lésés car le jeu n’est disponible que dans cette langue.

Il existe un DLC appelé Untold pour retirer l’ultime zone d’ombre restante à la fin du jeu mais, à mon sens, elle est tout à fait dispensable car on peut facilement la deviner, cette petite part de l’histoire qui reste irrésolue. Sauf si vous avez adoré les puzzles de type blueprints que l’on trouve dans J.U.L.I.A., auquel cas vous serez ravi puisque Untold ne comporte que ce type de puzzle et à foison. Me concernant, ce n’était pas mes préférés…

En bref, si vous aimez les jeu en point n click, le space opera, les histoires pleines de mystères et de drames, les robots et surtout découvrir des planètes étrangères pas toujours aussi vides qu’elles en ont l’air, nul doute que vous apprécierez J.U.L.I.A. Among the Stars ! De mon côté, je me suis régalée ! 🙂

Bande-annonce

Cette chronique s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Solo organisé par RSF Blog.