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[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables

J’ai réalisé il y a quelque semaines mon Top Ten des génériques de séries SF les plus inoubliables – concept piqué sur le blog de Blanche avec son accord :). Mais je suis restée frustrée de m’être limitée aux séries télévisées de science-fiction. J’ai donc décidé de vous partager deux Top Ten supplémentaires : l’un concernant les génériques les plus inoubliables (me concernant) de séries TV appartenant au genre fantastique et l’autre les génériques mémorables de séries TV fantasy.

Il est difficile de distinguer fantastique et fantasy (dans le premier, le surnaturel n’est pas censé être normal tandis que ça l’est dans le second, si l’on veut faire rapidement) mais j’ai essayé de faire au mieux. C’est donc parti pour les génériques de séries fantastiques qui m’ont marquée, sans ordre de préférence même si c’est numéroté !

Si vous souhaitez vous aussi partager votre Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables sur votre blog, n’hésitez pas à indiquer en commentaire un lien vers votre billet 🙂

1 – Stranger Things

Je ne vais pas mentir : la série m’a autant marquée que le générique ! 🙂 J’avoue apprécier la typographie du titre, qui me rappelle mes premières lectures des ouvrages de Stephen King (à l’époque, je piquais ceux de ma soeur aînée, dont la typo utilisée en couverture est celle qui a inspiré celle du titre de Stranger Things. Autant vous dire à quel point c’est une madeleine de Proust, pour moi, cette typo ! :)). Quant à la musique, entre les synthés façon années 80 et la mélodie pleine de suspense, elle m’est restée en tête pendant des jours après avoir fini de visionner la saison 1.

2 – Crazyhead

Série de ce top la plus fraîche en date, puisque sortie en octobre 2016, j’ai complètement craqué pour son générique à base de rock’n’roll, couleurs pétantes et restes des démons savatés par nos tueuses anglaises en herbe ! Un mélange badass et girly qui m’a bien plu, agrémenté d’une chanson qu’on aurait dit écrite exprès pour la série ! 🙂 Mélange de Misfits et de Buffy contre les vampires, j’ai cependant choisi de classer Crazyhead en fantastique (après tout, on ne sait pas trop si les dit-démons existent vraiment ou si nos héroïnes ne sont pas un peu timbrées…), alors que sa grande soeur, Buffy, apparaîtra dans mon Top Ten des génériques de séries TV fantasy. Je n’ai malheureusement pas pu trouver de vidéo du générique, alors vous devrez vous contenter de la chanson utilisée pour celui-ci :

3 – Tru Calling

Lorsque la série Buffy contre les vampires s’est terminée, une autre série a par la suite été diffusée dans la Trilogie du Samedi avec, dans le rôle-titre, Eliza Dushku aka Faith dans Buffy ! Inutile de dire qu’en bonne fan de Buffy, je me suis lancée dans le visionnage de Tru Calling 🙂 Et je me souviens que déjà, à l’époque, j’adorais son générique ! Quant à la série en elle-même, elle me plaisait aussi avec son principe qui me rappelait celui de Demain à la une mais c’est bel et bien son générique, avec cette musique pêchue, qui rappelle bien l’action présente dans la série (l’héroïne a quelques heures pour sauver la vie d’une personne).

4 – Constantine

Si ma petite âme sensible a interrompu le visionnage de l’unique saison de la série TV mettant en scène le fameux anti-héros, je continue à adorer le générique qui, à mes yeux, représente bien l’esprit de la série : musique rappelant le son du clavecin et qui évoque quelque chose de démoniaque, soulignée par les scènes infernales. Constantine luttant contre divers démons, avec un cynisme bien appuyé, le générique ne pouvait pas mieux coller ! Le jour où j’en trouverai le courage, je compte bien, d’ailleurs, regarder le reste des épisodes.

5 – Kingdom Hospital

Je n’ai jamais regardé la série dans son entier. C’est tout juste si je me souviens si je suis bien allée au bout du pilote (en 2 épisodes). Pourtant adaptée par Stephen King himself qui réalise là un remake, Kingdom Hospital avait de quoi m’attirer, entre la patte du maître de l’horreur et son hôpital plein de fantômes et de mystères (comme ce fourmilier géant !). Or, non seulement je n’ai pas poursuivi le visionnage, mais c’est bien le générique qui m’a le plus marquée. Que ce soit le visuel – avec ces saynètes un poil macabre, qui mêlent nature inquiétante, silhouettes fantomatiques et mains qui se cherchent – ou la musique – Worry About You de Ivy m’avait tellement plu que j’avais même fini par craquer pour l’album du groupe dont est tirée la chanson – ce générique est resté dans mes annales.

6 – Fais-moi peur !

Avant même de lire les grands noms du genre (comme Stephen King pour ne pas le nommer), j’avais déjà commencé à me frotter au genre horrifique alors que j’étais toute gamine, via Chair de poule pour les bouquins et Fais-moi peur ! pour la série TV. Dans cette dernière, on découvrait les histoires toutes plus terrifiantes les unes que les autres que se racontent les membres de la Société de Minuit (des enfants et ados qui se réunissent autour d’un feu de camp). Si j’ai aussi visionné, à l’époque, la série télévisée adaptée des livres Chair de poule, je ne me rappelle pas de son générique (ce sont plutôt les épisodes qui m’ont marquée !). En revanche, Fais-moi peur ! m’a autant marquée par les épisodes que par son générique. D’emblée, l’ambiance est de mise avec ces endroits abandonnés dans la nuit, ces bruitages inquiétants, et surtout cette musique ! Brrr, j’en frissonne encore.

7 – Dead Zone

À la base, Dead Zone est un excellent roman de Stephen King. Il a d’abord été adapté au cinéma par David Cronenberg, avec Christopher Walken dans le rôle-titre, avant de devenir une série télévisée. Si j’ai fini par décrocher de celle-ci – elle s’éloignait trop du matériau originel – son générique m’est resté en tête, avec sa musique un peu mystique et les visions de Johnny Smith.

8 – L’Odyssée fantastique

Le seul souvenir que j’ai de la série, c’est un passage où la mère du garçon lui fait faire ses exercices de kinésithérapie alors qu’il est toujours plongé dans le coma. Par contre, le générique m’est resté. Il résume l’histoire : un jeune garçon tombe dans le coma suite à un accident. Pendant que sa mère s’inquiète – on la comprend – le héros va vivre des tas d’aventures dans un monde imaginaire. Je pense que c’est pour ça que je me souviens plutôt du générique : c’est une mini-histoire à lui tout seul ! Les épisodes, eux, n’ont pas laissé de trace marquante dans mes souvenirs…

9 – Medium

Encore une série que je n’ai pas suivie jusqu’au bout, alors que j’avais accroché aux premiers épisodes. Medium nous narre comment une mère de famille, dotée de dons psychiques (visions de personnes décédées, voire même de l’avenir), met ses capacités au service de la police pour résoudre des enquêtes. J’ai plutôt retenu de la série son générique, entre sa musique mystérieuse, les taches suspectes et les traces de main en surbrillance, façon test de Rorschach.

10 -Demain à la une

On termine avec cette série qui, j’en suis sûre, rappellera des souvenirs à ceux qui ont grandi dans les années 90 ! 🙂 Le postulat de base de Demain à la une ? Un homme reçoit chaque matin le journal du lendemain. À lui de faire en sorte d’éviter une catastrophe, accident, etc. La série en elle-même était sympa à regarder, ne serait-ce que pour l’acteur Kyle Chandler, mais c’est surtout le générique qui est resté dans mes souvenirs, avec cette musique joyeuse et le fameux chat qui délivre le journal ! ^^

Et vous, quels sont les génériques de séries fantastiques qui vous ont marqué ?

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[Le mardi c’est permis !] The OA

the_oaC’est à pas feutrés que The OA, dernière série estampillée Netflix, a été mise en ligne sur la plateforme. Elle avait été précédée d’une bande-annonce quelques jours avant, mais c’est tout. Depuis, la série fait parler d’elle mais, quand je me suis lancée dans le visionnage des huit épisodes que comporte la première saison (on attend toujours confirmation d’une éventuelle saison 2), je ne savais alors rien d’autre que ce que présentait la bande-annonce. J’étais intriguée, curieuse, et la présence de Brit Marling tant dans la team créatrice que dans le rôle principal a achevé de me convaincre – j’avais beaucoup aimé sa prestation dans Another Earth. J’ai donc regardé le premier épisode une fin d’après-midi… Le lendemain, j’avais fini de tout voir, et encore, j’avais du me faire violence pour aller dormir sinon j’aurai tout regardé d’une traite ! ^^

The OA nous raconte l’histoire de Prairie Johnson, jeune aveugle portée disparue 7 ans auparavant, qui refait surface sans que l’on sache ce qu’il est advenu d’elle au cours de ces 7 années. La jeune femme refuse de répondre aux questions de ses parents adoptifs comme à celles des autorités mais, d’emblée, se pose un autre mystère que celui de sa disparition : Prairie n’est plus aveugle. Se faisant appeler The OA, elle va réunir autour d’elle quatre ados et une prof, tous aussi paumés les uns que les autres, et commencer à leur raconter son histoire.

Voilà pour le pitch. The OA est, je pense, le genre de série qui ne fera pas l’unanimité. Elle possède des qualités, mais aussi des défauts. Elle mélange les genres, brouille les pistes mais offre des personnages secondaires très attachants, avec leurs fêlures. Elle tisse une intrigue aux couches multiples mais offre un final des plus déroutants. Pour ceux qui, comme moi, se laisseront happer par la voix envoûtante de Prairie, l’épisode final pourra d’ailleurs peut-être tenir lieu d’épreuve. Car ce dernier épisode – sans trop spoiler – est une vraie montagne russe après une valse lente. Il risque d’en voir décrocher certains, voire même de transformer leur fascination en détestation. Mais, pour d’autres et pour moi, cette fin est bouleversante, profondément émouvante. Autant vous le dire d’emblée, si le travail du chorégraphe Ryan Heffington vous a toujours laissé de marbre, il y a des chances pour que cette vague d’émotions ne vous atteigne pas et que vous trouviez le final ridicule – pour vous donner une idée, le chorégraphe est à l’origine des mouvements de danse dans plusieurs clips de Sia (Elastic Heart, Big Girl Cry, The Greatest, etc).

Ce que j’en ai pensé ? Au premier visionnage de l’épisode 8, j’ai oscillé entre le « Tout ça pour ça ? » déçu suivi par beaucoup d’émotion mais celle-ci était encore parasitée par la déception précédente pour que je me laisse complètement porter. Et puis… et puis, rien à faire, alors que je pensais n’avoir pas tant accroché que ça, je ne cessais de revenir à la série, d’y repenser, d’en réexaminer les éléments. Trop de questions sans réponse ? Oui, bien sûr. Mais pas que. L’histoire de Prairie/The OA, mais aussi celles de BBA, de French, de Buck, de Jesse, de Steve me hantaient toujours et j’ai fini par me lancer dans un second visionnage. Cette fois, pas de déception car je m’étais forgé mes petites hypothèses sur les points qui me chiffonnaient. Parce que finalement, les mystères restés en suspens ne me dérangeaient pas autant que je l’aurai pensé. Dès lors, j’ai pu savourer la série, final compris, dans son ensemble ! 🙂

De ce fait, entre le brouillage des cartes, des genres, les partis pris osé – notamment celui de laisser volontairement des énigmes non résolues – et les thèmes abordés (les NDE, la force du storytelling, le fait de croire ou non (mais rien de religieux – il s’agit là plutôt de croire en l’autre comme en soi, au sens de la confiance), etc…), la série ne parlera pas à tout le monde. Me concernant, ça a fait mouche. Je me suis laissée envoûter, je me suis attachée aux cinq personnages qui écoutent le récit de Prairie – même à Steve, qui pourtant m’était des plus antipathiques au début. Chapeau bas, d’ailleurs, aux jeunes acteurs et notamment à Ian Alexander, dans le rôle de Buck, qui livre ici sa première prestation à l’écran. L’acteur, transgenre, a été choisi parce que l’équipe du film voulait une telle personne pour interpréter Buck, un personnage lui-même transgenre. Une démarche louable, à mes yeux, d’autant plus que la situation de Buck n’est pas mise en avant, ce n’est pas un point central de la série. The OA nous parle de nombreux sujets et, à travers l’histoire de Prairie/The OA et celles de ses cinq auditeurs, elle nous parle aussi du sens de la vie, du sens de *sa* vie, le tout au gré d’une narration éclatée qui se déploie à l’image de poupées russes, avec un récit au présent, un au passé, auxquels s’imbriquent les récits des différents protagonistes.

Je pourrais en dire encore davantage sur la série mais ce serait vous gâcher la découverte de cet OVNI qu’on peine à ranger dans une case ou une autre (ésotérique ? thriller ? conte ? drame social ? récit initiatique ? fantastique ?). Elle offre de multiples interprétations et c’est aussi, je pense, ce qui m’a tant plu : le fait qu’on laissait notre imagination remplir les blancs, broder les parties découses, sans pour autant laisser trop de frustration ; le fait qu’on nous laisse le loisir d’interpréter comme bon nous semble le sous-texte (des pistes sont données, mais pas des clés). Bien sûr, cela ne m’empêchera pas de visionner la saison 2 si celle-ci devait être confirmée et diffusée ! ^^ Je me contenterai donc de résumer mes impressions ainsi : un gros coup de coeur ! 🙂

Et vous, l’avez-vous vue ? Qu’en avez-vous pensé ?

The OA
Réalisée par Zal Batmanglij, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce

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[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries SF les plus inoubliables

Après avoir découvert le Top Ten des génériques de séries SF les plus inoubliables de Blanche sur son blog, j’ai souhaité faire de même sur le mien car, comme vous le savez, je suis une grande amatrice des genres de l’imaginaire. Alors les séries télé de science-fiction, vous imaginez bien que j’en ai regardé ! (et encore, j’ai du retard sur certaines… ^^ »). C’est donc avec la bénédiction de Blanche que je lui pique son Top Ten pour vous proposer le mien ! 😉

(NB : les génériques sont cités sans ordre de préférence, sauf le premier ;))

1 – Firefly

Cette série de space-western créée par Joss Whedon est l’une de mes séries préférées ! Je ne vais pas rentrer dans le détail quant à ce qu’elle raconte mais plutôt vous inviter à lire l’article que je lui avais consacré (clic clic ! :)). Il se trouve que son générique est lui aussi un petit bijou. Dès que j’entends les premières notes, c’est comme si je revenais à bord de ce vaisseau tel un membre de cet équipage uni malgré leurs caractères et motivations disparates. Je le fredonne quand je suis en période de re-visionnage (ou juste quand j’en ai envie ^^). Je trouve que le générique exprime très bien l’atmosphère et l’univers de la série, avec cette ballade et les tons très chauds de l’image, dans un dégradé de marron, orange et or – sans parler du plan final, où le Serenity survole un troupeau de chevaux : c’est le space-western dans toute sa splendeur ! 🙂
Comme cette gorram Fox continue d’enlever les vidéos du générique en lui-même, je vous livre celle-ci où les lyrics de la chanson du générique apparaissent entre deux extraits d’images du-dit générique. L’effet fait un peu « découpé », surtout que la chanson est remise en boucle 2 ou 3 fois pour pouvoir présenter tout le générique, mais au moins ce youtubeur n’a-t-il pas eu à retirer sa vidéo (pour le moment, tout du moins).

2 – Sliders

En 1996, date de la diffusion des premiers épisodes de Sliders en France, je commençais le collège et cette série de science-fiction est vite devenue ma favorite du moment ! Ma meilleure amie de l’époque la regardait aussi et on en parlait souvent. Le générique, tout en rappelant le point de départ de la série – un petit génie découvre le moyen de voyager dans des mondes parallèles mais suite à une mauvaise utilisation de son appareil, il ne peut plus programmer la destination suivante ni la durée de leur séjour – est un véritable appel à des aventures excitantes ! Bon, les effets spéciaux piquent les yeux, maintenant, mais à l’époque, ça en jetait. Et puis, rien que pour le professeur Arturo, ça vaut le coup ! 🙂 J’ai en revanche arrêté de suivre le programme quelque temps après que les Kromaggs y aient débarqué. Cela dit, durant les rares fois où j’ai jeté un oeil par la suite, il semble que je n’ai pas manqué grand-chose au vu des remaniements de casting dont l’explication (dans la série) est tirée par les cheveux – n’est pas Doctor Who qui veut ! Reste ce générique dont le speech d’ouverture de Quinn me reste en tête, même après toutes ces années ! 🙂

3 – Battlestar Galactica

Battlestar Galactica (ou BSG) se paie le luxe de 3 génériques : un très court qui résume brièvement le pitch de départ (le soulèvement des Cylons et leur évolution), un musical qui pourrait être le véritable générique (normalement il comporte une mention du nombre de survivants et le fait que la flotte recherche la Terre pour s’y établir, mais ce n’est pas le cas dans la vidéo que j’ai trouvée) et enfin un genre de preview de l’épisode qui s’ouvre. Eh bien voici les 3 génériques dans cette seule vidéo ! 🙂 (garantie sans spoilers). BSG – dans sa version 2004, puisqu’il s’agit à la base d’un remake d’une série des années 80 – est une excellente série de SF en elle-même, qui, à travers le prisme de la SF, explore de nombreuses questions de notre société contemporaine. Sans parler, bien évidemment, du thème de la relation hommes/androïdes ! Bien que très sombre par son atmosphère – on est quand même dans un contexte de guerre entre humains et Cylons – c’est une série brillante qui vaut largement le coup d’oeil. Le générique résume très bien l’ambiance comme l’histoire, avec ces 3 parties distinctes. Il embarque dès les premières notes, à la fois inquiétantes et pleines de suspense. D’ailleurs, c’est bien simple, ces premières notes, on ne les oublie pas !

4 – Stargate SG-1

Stargate, pour moi, ça a commencé par le film – qui reste, à mes yeux, meilleur que la série qui en a été tirée. Et ce, malgré la plus-value apportée par le personnage de Samantha Carter et la présence de l’acteur Richard Dean « McGyver » Anderson. Malgré tout, j’ai pris plaisir à visionner l’intégralité de la série. Stargate SG-1 apporte énormément à la mythologie esquissée dans le film (mythologie qui prend d’ailleurs son inspiration dans les mythologies terriennes ! ^^). Pétrie d’humour (les piques pince-sans-rire de O’Neill – avec deux « l » – qui apportent une fraîcheur bienvenue après le O’Neill très sérieux et rigide du film), la série se moque régulièrement d’elle-même et, par ce recul, lui apporte d’autant plus de sel ! Alors, malgré les épisodes de remplissages, la série reste fort sympathique à regarder et son générique, qui reprend le même thème musical que le film, est un parfait préambule à l’action et l’aventure qui vont prendre place dans l’épisode 🙂

5 – Les Maîtres des Sortilèges : les Terres du Seigneur Dragon

Remontons le temps. Dans les années 90, pour être précis, où, comme vous le savez si vous avez lu jusqu’ici, j’étais dans mes années pré-adolescentes. Les Maîtres des Sortilèges : les Terres du Seigneur Dragon est, en fait, dérivée de la série Les Maîtres des Sortilèges. Mais, de la série-mère, je n’avais vu que 1 ou 2 épisodes, donc pas assez pour m’y attacher. Et puis, toute l’intrigue se déroulait quasiment dans le même monde (ou presque), donc ça ne m’avait pas intéressée plus que ça. La série dérivée, par contre, met en scène une adolescente australienne qui va rencontrer un voyageur d’un autre monde. Celui-ci utilise une machine en forme de bateau pour aller de monde en monde. L’héroïne va donc voyager à ses côtés, elle aussi, et ils auront à affronter divers dangers au fil de leurs aventures – que j’avais hâte de découvrir dès que j’entendais le générique. Alors certes, le pitch ressemble étrangement à celui de Sliders, une petite pincée fantasy en plus, mais à l’époque, j’étais totalement fascinée par l’idée de mondes parallèles – je le suis encore, d’ailleurs – il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce thème revienne dans ce Tag 😉

6 – Doctor Who

Il ne m’a fallut qu’un épisode vu par hasard lors d’un séjour en Irlande pour que je note la série dans ma Liste de séries à voir. Je me suis lancée dedans il y a quelques semaines et je dois dire que j’apprécie beaucoup ! 🙂 Le générique a lui seul offre un bel aperçu de l’ambiance – mi-aventure, mi-étrange, mi-inquiétante – et le fait de voir le TARDIS tourbillonnant à travers l’espace-temps donne bien envie de savoir où et quand le Docteur et sa Compagne vont nous emmener juste après le générique 🙂 Notez que le choix du générique de la saison où le Docteur est joué par David Tennant n’est pas anodin, c’est sous cette incarnation que j’ai vu le Docteur la première fois et ça reste celle que je préfère, et ce même si je n’ai pas encore rattrapé mon retard 😉

7 – X-Files

Est-il encore besoin de présenter X-Files : Aux frontières du réel ? D’abord enquêtes paranormales menées par un duo de choc (Mulder, dont la soeur a été enlevée par des extraterrestres quand il était petit, et Scully qui cherche à rationaliser les faits mystérieux sur lesquels ils enquêtent), la série a construit au fil des épisodes une mythologie qui lui était propre, entre complots gouvernementaux et présence cachée de créatures non terrestres (ou non naturelles). Le générique de la série, à lui seul, a tellement marqué que sa musique est désormais devenue emblématique de quelque chose de mystérieux, d’inexplicable. Les différents plans montrent des événements étranges, dont on ne sait s’il faut les classer dans le paranormal ou dans le fait scientifique encore non exploré, et les personnages présentés seulement via leur carte d’agents du FBI. N’oublions pas la fin, avec sa phrase culte « La vérité est ailleurs (The Truth is Out There) ».

8 – Heroes

Heroes fait partie de ces séries qui, on ne sait pourquoi, se voient dotées d’un générique inédit et en français pour leur diffusion en VF (Prison Break et son « J’ai pas le temps » en est un autre exemple). Certes, la chanson du générique de Heroes ne casse pas trois pattes à un canard, mais moi j’adorais suivre ces personnages qui se découvraient un pouvoir du jour au lendemain et qui devaient apprendre à vivre avec (plus ou moins bien selon les cas, sans parler de Sylar qui les traque pour les tuer et s’approprier leurs pouvoirs). Du coup, je trouvais les paroles du générique plutôt adaptées et le fait de revoir tous les personnages présentés un à un me rendait impatiente de découvrir la suite de leur cheminement. Save the cheerleader, save the world.

9 – Les 4400

Série dont j’ai décroché quand le bébé est devenu jeune femme – ça commençait à partir dans le n’importe quoi, et apparemment ça ne s’est pas arrangé par la suite – Les 4400 dispose d’un pitch de départ intriguant : 4400 personnes qui avaient mystérieusement disparu au fil des décennies réapparaissent tout aussi mystérieusement. Il s’avère qu’elles reviennent dotées de capacités surnaturelles. J’aime beaucoup le générique, avec sa chanson un peu mélancolique et ces scènes de la vie quotidienne où la disparition de la personne se fait cruellement ressentir.

10 – Futurama

On termine avec un dessin animé – mais de SF, naturellement ! 😉 Imaginée par le créateur des Simpsons, Futurama suit les aventures de Fry, livreur de pizzas qui est accidentellement cryogénisé et réveillé 1000 ans plus tard. Il va devenir l’employé de Planet Express, une société de livraison, aux côtés de la cyclope Leela, du robot Bender, d’Amy, du docteur Zoidberg (qui tient plus du homard-pieuvre que de l’homme), d’Hermes et du Professeur Farnsworth. Comme dans les Simpsons, la série propose un futur plutôt barré, avec des aventures toutes plus farfelues les unes que les autres et un équipage pas toujours des plus efficaces. La musique du générique comme son final donnent d’ailleurs le ton. Malgré tout, je préfère cette série à celle des Simpsons, sans doute parce qu’elle est résolument science-fictive, justement ! 🙂

Et vous, quels sont les génériques de séries SF qui vous ont le plus marqué ?

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[Le mardi c’est permis !] Premier contact de Denis Villeneuve

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C’est demain que sortira dans les salles obscures françaises Premier contact de Denis Villeneuve. Ce film est adapté de la nouvelle L’Histoire de ta vie de Ted Chiang (que l’on peut trouver dans le recueil La Tour de Babylone), une nouvelle qui avait été doublement primée puisqu’elle a reçu le prix Nebula et le prix Theodore Sturgeon en 1999. Autant dire qu’avec pareille base, le film augure du très bon.

Premier contact a été présenté en avant-première mondiale durant le festival des Utopiales. Il se trouve que j’ai eu la chance d’y assister. Voici donc mes impressions, que je souhaitais partager depuis la projection mais j’ai préféré attendre la veille de sa sortie officielle en France pour ne pas vous frustrer. Parce que ce film, c’est une vraie claque. Ce film est, à mes yeux, un chef-d’oeuvre et si vous ne pouvez voir qu’un seul film de SF au cinéma cette année, je vous recommanderai Premier contact sans une seule hésitation (non, même pas Star Wars – Rogue One que j’attends pourtant impatiemment aussi !)

Je vais tenter d’éviter les spoilers majeurs et je vous invite à ne pas visionner les bande-annonce qui en dévoilent beaucoup trop – au contraire du teaser, qui permet d’avoir une idée de l’histoire et de l’ambiance mais en laissant beaucoup de mystère. Premier contact doit se découvrir, cela ne fait qu’augmenter la puissance des émotions qu’il induit. Mais si vous avez tout de même jeté un oeil curieux sur ces bande-annonce, cela vaut toujours le coup d’aller visionner le film. Car Premier contact fait partie de ces oeuvres qui, même longtemps après, vous hantent encore, vous évoquent encore des réflexions, des émotions, des sensations. La preuve : je rédige ce billet un mois après l’avant-première et pourtant, même si les émotions que j’ai éprouvées durant le visionnage sont un peu atténuées, elles sont toujours vivaces.

Mais de quoi ça parle, Premier contact, me direz-vous ? Rien à voir avec Contact (le film adapté du roman éponyme de Carl Sagan), même si l’un de ses sujets – le premier contact avec une civilisation extraterrestre – est un point commun. Dans Premier contact, douze vaisseaux extraterrestres apparaissent, un au-dessus de douze points différents de la Terre. Le Dr Louise Banks (interprétée par Amy Adams), linguiste réputée, est recrutée par l’armée américaine. Elle est chargée, aux côtés d’un physicien théoricien nommé Ian Donnelly (interprété par Jeremy Renner), d’établir un contact avec les extraterrestres pour déterminer les raisons de leur venue et leurs objectifs.

Voilà pour le pitch. Vous l’aurez compris, la communication est l’un des sujets phares du film. Mais pas seulement. Roland Lehoucq, qui a présenté brièvement le film avant la projection aux Utopiales, l’a désigné comme une grande histoire de science-fiction, une histoire d’extraterrestres, mais aussi une histoire humaine. Et ces trois phrases résument bien le film. Il vous embarque, vous pensez connaître la destination, mais Premier contact va vous emmener tranquillement bien plus loin, en une destination complètement différente. À la fin de la projection, j’étais encore toute épatée d’avoir été ainsi promenée, en douceur, dans une direction autre que celle à laquelle je m’attendais.

J’étais aussi, il faut le dire, très émue. Car ce qui fait de Premier contact un grand film, à mes yeux, ce n’est pas seulement parce qu’il utilise le prisme de la science-fiction pour faire réfléchir sur le monde d’aujourd’hui, c’est aussi parce que, comme l’a souligné Roland Lehoucq, c’est aussi une histoire humaine. Et cette dimension humaine est amenée d’une façon brillante. Elle vous marque, elle vous remue, mais jamais dans la violence. Premier contact vous emmène vraiment par la main, jamais je ne me suis sentie ballotée, mais toujours, je me suis sentie promenée et, surtout, touchée. Tellement qu’un mois après, l’émotion revient, encore intacte.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte (et de la balade). Si vous le pouvez, allez voir ce film. Quant à moi, je pense que je vais me plonger dans le recueil de nouvelles de Ted Chiang. Je vous laisse avec le teaser, si vous souhaitez avoir une petite idée de l’ambiance avant de vous lancer – un teaser garanti sans spoiler 🙂 (les sous-titres français sont disponibles sur ce teaser)

Arrival

Réalisé par Denis Villeneuve, scénario de Éric Heisserer d’après la nouvelle L’Histoire de ta vie de Ted Chiang, 2016, 1h56

Teaser

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[Le mardi c’est permis !] Stranger Things

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Cet été, j’ai vu nombre de mes connaissances s’enthousiasmer pour la série télévisée Stranger Things. Je l’avais donc notée dans ma liste des « Séries à voir » sans creuser plus loin. Je ne pensais pas la regarder si vite mais, à force d’en voir des références sur le Net, j’ai eu peur d’être spoilée. Rassurée par le nombre restreint d’épisodes (8 pour cette première saison), je me suis donc lancée dans le visionnage avec mon homme. Trois jours plus tard, on avait tout vu ! 🙂

Strange Things se déroule à Hawkins, petite ville calme où tout le monde se connaît ou presque. Nous sommes en 1983. Quatre gamins achèvent leur partie de jeu de rôle, la mère estimant qu’ils ont assez joué – et en plus, c’est l’heure du dîner. Les amis se séparent, chacun rentre chez soi. Mais l’un d’eux, Will Byers, va disparaître mystérieusement. Peu de temps après, une étrange jeune fille au crâne rasé et portant une blouse d’hôpital fait irruption dans un restaurant pour y chiper de la nourriture. Bientôt, les mystères s’accumulent…

Voilà pour le point de départ ! Si Stranger Things est très addictif, c’est notamment par sa capacité à créer un réel suspense. De fait, je vous recommande de fuir un maximum les articles, critiques, ou autre vidéos qui risqueraient de vous gâcher votre découverte. Vous pourrez vous plonger dedans *après* votre visionnage, mais mieux vaut éviter avant. 😉

L’époque choisie pour l’histoire va, à mon sens, être ce qui va le plus attirer les trentenaires et quarantenaires. En voyant les aventures de ces gamins ou les astuces des ados pour se voir en cachette, avant l’arrivée d’Internet des téléphones portables, on retrouve avec nostalgie le temps révolu de nos enfances passées à gambader sans que les parents ne nous suivent en permanence. De nombreuses références à des oeuvres cinématographiques ou littéraires (j’inclus la BD dans la littérature) à présent cultes et datant de cette époque raviront aussi les plus geeks d’entre nous. Même la musique et le logo, ainsi que l’ouverture des épisodes, rappellent les années 80.

La série offre également une belle brochette de personnages, jeunes comme adultes, et portés pour la plupart par des acteurs au jeu excellent (mention spéciale à Millie Bobby Brown et David Harbour !). Leur vie quotidienne, leurs tracas ou, pour les ados, leurs découvertes des premiers émois offre une jolie peinture de cette petite ville américaine tranquille. Mais, quand la tragédie frappe à la porte, une tragédie des plus mystérieuses, cette vie routinière se fissure. Série à suspense, mais aussi série à frissons – elle s’inscrit dans le genre de la science-fiction horrifique – Stranger Things sait bien doser ses effets et vous embarque sans prévenir pour un voyage de 8 épisodes ! 🙂

Je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler, si ce n’est pour dire que si vous avez aimé E.T., X-Files et/ou Les Goonies, Stranger Things est fait pour vous ! Et si la police de caractères du titre de la série vous semble familière, c’est tout simplement parce qu’elle reprend celle utilisée pour les livres de Stephen King à la même époque (plus particulièrement en VO, mais en VF aussi et jusque dans les années 90). Quand je vous dis que Stranger Things, en plus de ses autres qualités, vous rappellera bien des souvenirs ! 🙂

Stranger Things
Réalisée par Matt Duffer, Ross Duffer et Shawn Levy, créée par Matt Duffer et Ross Duffer, 2016 – ? (en cours)

Générique