Publié dans Pêle-mêle

[TAG] Ma bibliothèque de rêve

J’ai été taguée par Lutin82 et, si cela ne me dérange jamais d’être taguée, je dois dire que ce tag-là m’a particulièrement ravie ! En même temps, en bon rat de bibliothèque, avoir l’opportunité de décrire la bibliothèque de mes rêves est toujours une joie 🙂

1. Avant d’avoir une bibliothèque, il faut avoir une maison (ou un appartement) où la mettre. Où serait la maison/l’appartement de tes rêves?

La maison de mes rêves se situerait en pleine nature canadienne, pour pouvoir jouir des vastes espaces forestiers et montagneux quand je ne suis pas au chaud, à regarder la neige tomber, avec un bon livre (évidemment !).

Un peu dans ce goût-là (Source)
Un peu dans ce goût-là (Source)

2. Maintenant que tu as la maison, où est la bibliothèque?

Elle occupe une vaste – très vaste – pièce qui lui est exclusivement dédiée.

3. Quel type d’étagères utiliserais-tu?

Classique, c’est-à-dire en bois. Mais du bois dans lequel s’inclurait harmonieusement des plantes.

4. Cite trois meubles que tu voudrais absolument voir dans cette bibliothèque (en dehors des étagères bien sûr).

Un canapé, pour pouvoir se caler confortablement ; une petite table basse pour poser son mug de thé ; un escabeau pour atteindre les plus hautes étagères.

5. Quel serait ton système de rangement idéal, si tu n’avais pas à te préoccuper de la pénibilité?

Hum. J’hésite… Mon côté « bibliothécaire » dirait par ordre alphabétique d’auteur, tout bêtement. Mais j’aime aussi rassembler les collections (question d’esthétique) ou les formats (idem). Cela dit, le côté alphabétique reste le plus pratique pour retrouver un bouquin, donc j’opterai pour celui-là ! 🙂

6. Quels sont tes indispensables pour égayer tes étagères?

Des petits bibelots – du style hérisson en livre recyclé, par exemple, des papertoys, des Legos, etc.

7. Si ton budget était illimité, quel livre de luxe ajouterais-tu à tes étagères?

Wonderland Book de Kirsty Mitchell. J’adore l’univers féerique qu’a créé cette photographe, mi-inquiétant mi-merveilleux, ainsi que l’émotion qui s’en dégage en filigrane (au départ, l’artiste s’est lancée dans cette vaste série pour faire le deuil de sa mère, qui lui lisait des contes). Kirsty Mitchell a rassemblé son magnifique travail dans un livre dont la reliure est de toute beauté mais le prix, même pour l’édition standard, est hors de portée de ma bourse.

Reliure de Wonderland Book de Kirsty Mitchell
Reliure de Wonderland Book de Kirsty Mitchell

8. Quel serait LE fauteuil de lecture que tu voudrais absolument avoir ?

Celui-là, pour pouvoir choisir entre lire assise ou allongée, avec toujours une vue sur la nature environnante.

Source
Source

9. Qui est autorisé à rentrer dans ton antre?

Mon homme – qui aime lire, lui aussi, et contribue à remplir les étagères – ainsi que la famille et les amis, surtout ceux qui sont lecteurs ! ^^

10. Pour finir, lâche toi, décrit en un paragraphe (ou plusieurs si tu es inspiré) la bibliothèque de tes rêves.

C’est une vaste pièce, tapissée de hautes étagères en bois dans lesquelles, ici et là, poussent des plantes. Le feuillage verdoyant ne masque cependant que peu les nombreux ouvrages, de toutes tailles et couleurs, qui garnissent ces étagères. Le plafond laisse passer la lumière, offrant une vue sans pareille sur le ciel. Des fenêtres donnent à contempler le paysage. Sous l’une d’elles se trouve un coin douillet pour lire, au côté duquel se tient sagement une table basse surmontée d’une tasse emplie d’un thé fumant. Un ou deux fauteuils parsèment la pièce, aux côtés desquels se tiennent en équilibre des piles de livres.

Je ne tague personne mais nul doute que les amoureux de belles bibliothèques répondront à ce tag ! 😉 Si tel est le cas, n’hésitez pas à me transmettre un lien vers votre article ! 🙂

Publié dans Livres d'images

[Artiste du livre] Joel Robison

Joel Robison par © Joel Robison
Joel Robison par © Joel Robison

Si vous suivez ce blog, vous avez eu l’occasion de voir mes sélections d’oeuvres artistiques liées aux livres, dans lesquelles se glissaient souvent les photographies de Joel Robison. Bien que, je l’admets, je n’ai pas publié de nouvelles sélections thématiques depuis fort longtemps… les nouveaux abonnés n’ont donc peut-être pas encore entendu parler de ce photographe.

Joel Robison n’est pas, à proprement parler, un artiste du livre puisque ses photographies évoquent d’autres sujets – la soif de voyages et de découvertes, la nature, les élans émotionnels… – mais le livre revient très souvent dans ses oeuvres. C’est pourquoi j’ai trouvé qu’un focus ne serait pas incohérent en ces lieux ! 🙂

Joel Robison se définit comme un photographe conceptuel. Il est vrai que chacune de ses oeuvres est marquée par une touche onirique, irréelle, qui renforce leur message. Le photographe joue avec les tailles, avec les règles de la physique, pour nous offrir des scènes teintées de magie, mais toujours ancrée dans une émotion, un moment particulier. Il utilise également un maximum la lumière naturelle, jouant avec les différentes nuances de celle-ci en fonction des lieux ou des moments de la journée comme de l’année. Canadien, Joel Robison plante souvent son appareil photo en pleine nature, dans les grands espaces de son pays, et ce pour notre plus grand bonheur. Le photographe utilise ensuite Photoshop pour apporter cette touche d’irréalité à son oeuvre, sans pour autant en abuser. Le résultat est superbe de simplicité, délicat et pourtant fort dans ce qui est transmis.

Et, comme je le disais, le livre tient une certaine place dans l’objectif. Voici quelques photographies autour du livre et de la lecture, mais vous pourrez en découvrir d’autres au fil de mes sélections thématiques. 😉

En savoir plus sur Joel Robison

Publié dans Bibliothèques, Monde du livre

Neil Gaiman défend la lecture, l’imagination et les bibliothèques

Citation non issue de la conférence (Source)
Citation non issue de la conférence (Source)

Le 14 octobre dernier s’est tenue à Londres une conférence donnée par la Reading Agency, un organisme indépendant qui s’est donné pour mission que chacun puisse avoir accès à la lecture, quel que soit son âge et ses capacités de lecture. Cette année, le conférencier n’était autre que Neil Gaiman, célèbre auteur de Nevewhere et Stardust, scénariste de Sandman, et la liste de ses productions est encore bien longue et éclectique (il écrit tant pour les adultes que pour les enfants).

Neil Gaiman nous a offert une conférence rendant hommage à la lecture, aux bibliothèques et à l’imagination. Il fustige les interventions des adultes dans les lectures des enfants, affirmant qu’il faut laisser ceux-ci explorer, fouiller, lire leurs ouvrages préférés même s’ils ne sont pas du goût des parents. Il estime que la diminution des lectures a un rôle dans l’augmentation de la population carcérale, rappelant l’empathie que provoque la lecture. Il se désole du rôle de plus en plus mineur donné à la lecture dans notre monde ultra-informé alors que la lecture est une aide pour naviguer, de même que Neil Gaiman se désole des fermetures de bibliothèques alors qu’elles offrent les outils pour naviguer dans ce monde informatisé et saturé d’informations. Et il promeut l’imagination, l’évasion par les idées, rappelant que J.R.R. Tolkien lui-même affirmait que ceux qui se posent contre l’évasion sont toujours les geôliers.

Une conférence qui vient du fond du coeur de l’artiste, et qui ravira tous les amoureux du livre, des bibliothèques et de la fiction.

En savoir plus

Publié dans Lecture

LCA : les Lecteurs Compulsifs Anonymes

LCAIl y a de ça quelques années, j’ai découvert quelque chose via La Lune Mauve (à l’époque où le site avait un forum), grâce à Nienna qui en avait parlé (merci encore ! :)), j’ai appris qu’il y avait un nom à ce que j’étais (et suis toujours) et que d’autres personnes sont comme moi ! 🙂
À savoir une LCA – Lectrice Compulsive Anonyme. En fait, je devrais plutôt dire LCNA – Lectrice Compulsive Non Anonyme, puisque je n’ai jamais caché mon grand penchant pour la lecture comme pour les livres.

Qu’est-ce qu’un(e) LCA ? (en fait d’anonymes, les membres de ce club revendiquent plutôt leur appartenance au dit club, mais je laisse le terme LCA, plus connu sur Internet). Certaines visiteuses de ce blog sauront de quoi je parle avant même de lire la suite de cet l’article (vous vous reconnaîtrez, les filles ;)). J’ai pioché la liste des caractéristiques des LCA sur le blog d’Allie, qui a créé le logo et déterminé les symptômes comme l’affection.

Un(e) LCA, c’est :

1. Quelqu’un qui ne peut pas s’empêcher de noter TOUS les titres qui lui font envie. Cette manie s’accompagne régulièrement d’une passion pour les listes en tout genre: listes papier, liste informatisées, listes sous logiciel spécial ou sous excel, en vue de ne pas perdre de vue la liste faramineuse de titres qui lui font envie.

2. Quelqu’un qui devrait, par principe, ne plus être admis dans les librairies. Il y vide régulièrement son portefeuille et ne peut s’empêcher d’être attiré par la grande majorité des livres qui s’offrent à lui. Il ressort rarement de la dite librairie les mains vides. Il fait la joie des libraires.

3. Quelqu’un qui parle de son blog, de ses lectures, de ses copains de la blogosphères à tous ses amis. Certains le/la croient toqué(e) et se posent des questions sur son état mental. Le/La LCNA s’en fout.

4. Quelqu’un qui achète et note plus de livres qu’il ne pourra jamais lire dans toute sa vie.

Vous vous reconnaissez là-dedans? Alors bienvenue au club ! 🙂

À noter que par la suite, une liste de conseils visant à soigner cette atteinte est apparue sur le Web. Je vous la propose également, assorties de mes commentaires car, comme chacun sait… un(e) LCA assume totalement sa condition et ne souhaite pas vraiment se soigner ! 🙂

1. Eviter les librairies et les bibliothèques

=> C’est plutôt fichu pour ma part, étant donné que je suis bibliothécaire ^^ ». Pire : comme, à mon travail, beaucoup de livres passent entre mes mains (sans parler des recherches et veilles pour préparer les acquisitions), je note plein de titres qui ont l’air bien intéressants et dont je n’aurai pas forcément eu connaissance autrement.

2. Militer pour la mise au point et le remboursement du patch « anti-achat/emprunt compulsif de livres » – idée d’Arsenik_

=> Voilà qui pourrait être utile, car le banquier d’un(e) LCA est rarement content.

3. Relire tous les matins la phrase pleine de vérité de Lou : « Le lecteur compulsif n’admet pas sur le moment son incapacité à lire tout ce qu’il a choisi… » (voire la broder/ décalquer/ graver sur son portefeuille)

=> Si, si, on pourra lire tout cela ! Un hiver rigoureux, de longues vacances, un embouteillage, la retraite… Autant de temps en plus pour bouquiner. Alors bien sûr que si, on y arrivera ! (comment ça je suis en plein déni ?)
Et en plus, comme on aura pensé à faire des provisions, on sait qu’en cas de force majeure, on a tout un stock de livres à disposition. Plutôt rassurant, non ? (ça, c’est que j’appelle le syndrome de l’écureuil, qui, je pense, doit frapper pas mal de LCA. On ne se sent bien que si l’on sait que l’on a d’autres livres qui attendent d’être lus – donc, en un sens, non, on ne lira pas tout puisque, pour notre bien-être, il nous faut des livres non lus à portée de main ;))

4. Arrêter de croire que sa PAL va diminuer. Il faut parfois faire le deuil d’idées fausses…

=> En effet, elle va augmenter. C’est mathématique : un livre lu = deux livres achetés, cinq empruntés à la bibliothèque et un prêté par un(e) ami(e) ou un(e) membre de la famille.

5. Se faire accompagner avant d’entrer dans une librairie soit par un non-lecteur, soit par une personne que l’on connaît peu afin de ne pas oser se livrer à des débordements nuisibles à notre réputation.

=> J’ai testé. Parfois ça marche, parfois non.

6. Sortir sans moyens de paiement

=> Entre les pré-commandes et autres souscriptions et la possibilité d’acheter directement en ligne sur le site des éditeurs et des libraires, voilà une solution bien inutile !

7. Ne pas avoir de stylo ni de papier lors de sa tournée des blogs livres.

=> Mais le fichier Excel ou Word ouvert pour mettre à jour sa LAL 😉

8. Relire sa LAL régulièrement afin de procéder à un toilettage : des titres notés sous le coup de l’impulsion peuvent ne plus nous faire envie quelques mois plus tard. Or si on traite ce problème au niveau de la LAL, on limitera les dégâts au niveau de la PAL, plus difficile à élaguer. Une fois les livres chez nous, on ose plus difficilement les mettre à la porte

=>  Ça, ça fonctionne ! 🙂 Enfin presque… quand on jongle, comme moi, entre achats personnels et emprunts en bibliothèque, on s’arrange pour emprunter les livres dont on n’est pas sûr qu’ils nous plairont.

Comme vous le voyez, un(e) LCA reste un(e) LCA, c’est une affection incurable mais tellement plaisante ! 🙂

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Glossaire:

  • LAL = Liste des livres A Lire (les livres que l’on aimerait lire)
  • PAL = Pile des livres A Lire (les livres que l’on a déjà sur ses étagères et que l’on n’a pas encore lus)
Publié dans Monde du livre

Lire pour résister

La lecture, c’est se divertir, rêver, voyager. C’est aussi s’émouvoir, apprendre, s’enrichir l’esprit. Mais c’est aussi, parfois, un acte politique. Une forme de résistance. En Turquie, où, ces dernières semaines, de violentes manifestations ont opposé la population au gouvernement (plus particulièrement au Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan, dont les manifestants réclament la démission), une nouvelle forme de protestation s’est créée.  Le 17 juin, un homme s’est tenu debout, seul d’abord puis progressivement rejoint par d’autres manifestants, sur la place Taksim. Il y est resté 8 heures. Huit heures à se tenir là, calme, avant que la police ne disperse les manifestants. Depuis, cette nouvelle forme de contestation a fait des émules. Et a même provoqué la création un « club de lecture », où l’on voit des manifestants lire debout au milieu de la place Taksim. Pour découvrir des images de ces lecteurs protestataires, je vous invite à suivre ce lien, qui présente plusieurs photographies réalisées par George Henton sur le sujet.