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Archives de Tag: Numérique

Les Astronautes, J.-H. Rosny Aîné

les_astronautes_rosnyaineQuatrième de couverture

Dans Les Astronautes, on retrouve les héros des Navigateurs de l’infini, dont la sublime martienne Grâce. Confrontés de nouveau au fatalisme des Tripèdes, on apprend à mieux connaître les particularités des Zoomorphes, mais aussi à découvrir la troisième grande espèce martienne, les Éthéraux, qui vivent à l’état gazeux dans le ciel de Mars… Une nouvelle ode à la compréhension et à l’harmonie entre les peuples, quelles que soient leurs différences et leur destin, car nulle espèce ne peut échapper au grand cycle de la vie.

Mon avis

Les Astronautes est la suite de la nouvelle Les Navigateurs de l’infini. Si vous n’avez pas lu celle-ci, vous pourrez tout de même embarquer à bord des Astronautes, mais vous perdriez tout le charme de la découverte de Mars par les personnages principaux et surtout le développement de la relation entre le narrateur et la Martienne qu’il nomme Grâce. Je vous recommande donc de lire en premier Les Navigateurs de l’infini avant de vous lancer dans Les Astronautes (les deux textes sont disponibles en numérique, seuls, ou inclus dans divers recueils, au format papier comme numérique).

J.-H. Rosny Aîné est un auteur de science-fiction que l’on peut considérer comme un classique non seulement pour le côté visionnaire de certaines de ses oeuvres (comme la nouvelle La Mort de la Terre), mais aussi parce que ses écrits datent de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. À la lecture de son oeuvre, on ne ressent pourtant pas un tel décalage.

Dans Les Navigateurs de l’infini, on suivait l’exploration de Mars par trois astronautes. Ils y découvraient une faune étonnante et une civilisation au bord de l’extinction. C’est parmi cette civilisation que le narrateur rencontre Grâce, dont il tombera sous le charme étrange – une relation très particulière, puisque Grâce est totalement extraterrestre. Le texte était empreint d’humanisme dans le sens où la découverte de ce peuple se faisait sous le signe de l’échange et de l’amitié.

Les Astronautes nous conte le retour de ces astronautes sur Mars, accompagnés cette fois de Violaine, fiancée bien humaine du narrateur. Les personnages principaux vont découvrir les évolutions qui se sont produites depuis leur départ (ils avaient aidé les Martiens dans leur lutte pour la survie, devenue incertaine face au développement d’une espèce invasive qui se nourrit de radiations et tue les créatures vivantes en aspirant leurs radiations). Si la faune locale est survolée – elle était plus détaillée dans Les Navigateurs de l’infini – cette nouvelle offre cependant au lecteur un approfondissement de l’univers de Mars imaginé par Rosny Aîné. On en apprend enfin plus sur le mystérieux peuple des Éthéraux. Et découvrir le destin des Martiens sous un meilleur jour est aussi un plaisir, ainsi que retrouver Grâce.

Si le ton du texte peut paraître naïf aux yeux du lecteur moderne, je trouve plaisante cette exploration d’une planète Mars fantasmée, où vivent des animaux totalement autres et une population comparable à l’humanité mais très différente par son physique comme sa culture. Le fait que les moyens scientifiques soient peu détaillés permet à la nouvelle de traverser le temps sans trop en pâtir, même si l’on peut légitimement s’interroger sur l’incidence de l’introduction d’espèces extraterrestres sur le sol terrien !

Les Astronautes est un texte à lire sans attendre d’explications scientifiques poussées ni d’aventures trépidantes. À l’instar des Navigateurs de l’infini, c’est un texte qui fait la part belle à l’émotion, où le narrateur n’a pas peur de se présenter plusieurs fois comme un être sensible, un texte empreint d’humanisme et, surtout, d’un amour de l’autre presque naïf mais sincère, que cet autre soit humain ou non. On y découvre une vision fantasmagorique et enthousiaste de la planète rouge en forme d’ode à cette même planète. À l’heure où Mars fait de nouveau rêver, c’est un petit texte issu du passé que l’on ne peut que relire et redécouvrir ! 🙂

Éditions Milady, 99 pages, 2011

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Episode VII du blog RSF Blog.

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Publié par le 11 août 2016 dans Lecture

 

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Mortal Derby X, Michael Roch

mortal_derby_xQuatrième de couverture

Molly Pop est une jammeuse, une vraie, un fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad DerbyTM. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau. Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la ville flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.

Mon avis

Comme je l’ai révélé lors d’un précédent tag, je pratique le roller derby. Alors, quand une grenouille avisée m’a signalé que le premier titre de la toute nouvelle collection Pulp des éditions Walrus s’appelait Mortal Derby X, je n’ai pas hésité ! Sitôt le titre sorti, sitôt dans ma liseuse ! 🙂

La novella, comme son titre l’indique, se centre donc autour de ce sport. Mais, comme l’intrigue se situe dans un futur post-apocalyptique, les règles comme le nom ont quelque peu changé. Si la base reste la même – et, rassurez-vous, les règles sont expliquées subtilement par le biais des commentateurs du match – le sport a gagné en violence, un parcours plus grand et plus barré, et, conséquence, davantage de joueuses sur le track. De ce côté-là, Michael Roch connaît son sujet et a bien assimilé les règles du roller-derby pour les tourner à sa sauce science-fictive. Bien sûr, si vous lisez ce livre sans connaître le roller-derby, n’allez pas vous imaginer que dans la vraie vie, c’est pareil ! Comme je le disais, on est là dans un récit post-apo, qui se situe dans un monde ravagé, divisé en deux, et tout a changé, même le nom du sport.

Revenons à notre novella : j’avoue que voir mon sport mis en scène m’a fait immensément plaisir ! Surtout marié au côté pulp. Déjà qu’en vrai le sport dépote, là, l’auteur s’en donne à coeur joie ! 🙂 On est emporté dans l’action, les pages se tournent à une vitesse folle comme si on avait chaussé ses quads, les personnages ont la rage pour moteur, celle de vaincre ou celle de se venger, selon les cas, ça se bagarre, ça roule, ça en veut, bref, c’est du pulp pur jus avec de vrais morceaux de derby dedans ! (mais pas de fresh meats :p)

Par ailleurs, derrière toute cette action tous azimuts on sent un univers réfléchi : entre le Cocon, où vivent les privilégiés mais où ceux-ci doivent conserver des pensées et des émotions policées, et le monde des Reclus, où tout le monde laisse libre court à ses pires pulsions, Michael Roch dépeint un monde où il ne fait vraiment pas bon vivre. Et seul le Quad DerbyTM permet, dans le Cocon, d’exprimer des émotions interdites par ailleurs.

Une novella qui se dévore et qui dépote, mission accomplie pour ce premier titre pulp ! 🙂

Éditions Walrus, 68 pages, 2015

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Publié par le 20 juin 2015 dans Lecture

 

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Purespace ép. 5, Cécile Duquenne

Purespace, Cécile DuquenneQuatrième de couverture

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.

Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.

Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

Mon avis

Et voici donc le dernier épisode de Purespace, feuilleton numérique qui mêle la science-fiction à la figure fantastique du vampire. En suite directe de l’épisode précédent, ce final ne nous ménage pas ! On assiste en effet à une bataille désespérée. Je n’en dis pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue, mais vu la qualité des épisodes précédents, je m’attendais à un final en feu d’artifice et je n’ai pas été déçue sur ce point !

Mieux : j’ai même été surprise. Car l’épisode 5 ne fait que boucler la saison 1. Oui, vous avez bien lu, il y aura d’autres épisodes sous forme de saison 2 pour connaître la suite des aventures de Shereen et de son clan ! Est-ce un mal ? Non, car Cécile Duquenne boucle quand même cette saison 1 de façon à ce que l’on ne soit pas suspendu à un cliffhanger haletant. Bien sûr, ce final laisse la place à une suite – et je suis impatiente de la lire ! 🙂 – mais elle termine suffisamment bien l’arc narratif de cette saison 1 pour ne pas laisser le lecteur hurler de frustration.

Cette saison 1 m’aura donc bien séduite, par ce mélange entre deux genres, ses personnages soignés et son univers complexe qui se dévoile à son rythme – en ce sens, je suis contente que l’auteur ait prévu les choses en plus grand que 5 épisodes, car je pense que boucler le tout en une seule saison aurait nui à son univers.

Si vous êtes allergique au numérique ou si vous aimez avoir aussi l’objet en papier, sachez que la version papier, comprenant l’intégralité de cette première saison, est toujours en précommande sur le site de l’éditeur (parution prévue le 5 janvier).

Éditions du Petit Caveau, 39 pages, 2014

challenge-francofou

 
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Publié par le 29 décembre 2014 dans Lecture

 

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Purespace ép. 4, Cécile Duquenne

Purespace, Cécile DuquenneQuatrième de couverture

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.

Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.

Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

Mon avis

Une fois de plus, je vais devoir être brève pour ne pas trop en révéler sur le contenu de cet épisode et vous laisser ainsi le plaisir de la découverte.

Dans ce 4e épisode (déjà !), le lecteur va enfin en savoir plus sur les Purespaces, qui demeuraient jusque là quelque peu mystérieux… Le statut de vampire de Shereen, à laquelle on s’était attachée, est souligné durant une scène particulière, histoire que l’on n’oublie pas sa nature surnaturelle. Mais cela ne change rien à la sympathie que l’on éprouve pour elle – tout au plus est-elle maintenant teintée d’un peu de crainte.

Les choses bougent donc, et pas qu’un peu, comme le laissait entendre le précédent épisode. Après les préparatifs, place à l’action ! L’épisode se termine sur un cliffhanger qui m’a fait dévorer l’ultime épisode dans la foulée – rendez-vous très vite pour un avis concernant ce dernier ! 🙂

Éditions du Petit Caveau, 32 pages, 2014

challenge-francofou

 
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Publié par le 26 décembre 2014 dans Lecture

 

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Purespace ép. 3, Cécile Duquenne

Purespace, Cécile DuquenneQuatrième de couverture

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.

Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.

Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

Mon avis

Difficile de chroniquer cet épisode 3 sans spoiler… je vais donc faire très court : la première moitié de l’épisode permet de mieux connaître Shereen et son passé, ce qui apporte de la profondeur à son personnage et continue à la rendre attachante en dépit de son statut de vampire. Mais, avec le pouvoir qu’elle a, elle ne pouvait que susciter la sympathie du lecteur, de toute façon…

Cette première partie m’a semblé un peu tirer en longueur, mais, heureusement, le reste de l’épisode a vite ravivé mon intérêt ! 🙂 Je ne dirai pas pourquoi (sinon je vous spoile tout…) mais une chose est sûre : vite, l’épisode 4 ! 🙂 Tout ce que je puis dire, c’est qu’il y a pas mal de mouvement – bien que le lieu de l’action reste le même – et que l’auteur prépare, à n’en pas douter, un final en forme de feu d’artifice.

Il me reste encore deux épisodes à lire mais – comme je suis très en retard – si vous êtes tentés par ce feuilleton et que le numérique n’est pas votre tasse de thé, sachez que l’intégralité des cinq épisodes sortira sous format papier, chez le même éditeur, début janvier 2015 (il est d’ores et déjà en pré-commande).

J’espère vous donner mon avis sur les derniers épisodes d’ici la fin de l’année ! 🙂

Éditions du Petit Caveau, 36 pages, 2014

challenge-francofou

 
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Publié par le 17 décembre 2014 dans Lecture

 

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