Parution dans un projet photo-littéraire de Maria Dos Reis

les_moiresÀ l’automne dernier, Maria Dos Reis m’a contactée pour me proposer de participer à un nouveau projet photo-littéraire. Cela faisait des mois que je n’avais rien écrit et, le thème de ce projet étant les Moires, les divinités du Destin, j’y ai vu comme un signe : celui qu’il était temps de reprendre la plume ! Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que je participe aux projets de cette photographe de talent et de coeur, et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai accepté sans hésiter ! 🙂

C’est Clotho, la Fileuse, qui m’a le plus inspiré. C’est pour elle que j’ai écrit Les fileuses, un petit texte dans lequel se trouvent, en parallèle, la Moïre et une mortelle, l’art de filer et tout ce qu’il implique, tant sur le plan symbolique que pratique (pour la tricoteuse que je suis, ce travail du fil a d’autant plus de sens !). Je me suis inspirée des photographies (superbes, comme toujours) de Maria ainsi que du travail de Claire des Bruyères (fileuse et tisserande), que je suis avec admiration, pour développer mon récit.

Je n’ai découvert les textes de mes comparses, Will Why et Alice Jane, qu’en recevant le livret imprimé par Maria comme cadeau et souvenir de ce très beau projet. Et ces textes, inspirés de Lachésis et Atropos, m’ont beaucoup touchée. Si le livret n’est donc pas en vente, vous pouvez cependant admirer les Moïres de Maria Dos Reis sur son site.

Une fois de plus, Maria nous a donc offert à la fois de magnifiques photographies avec sa vision des Moïres, et l’occasion de livrer notre vue de plume de ces Dames qui président nos destinées.

Merci encore, Maria, pour ce nouveau projet et pour nous avoir invités à y participer :-*

Les Moïres, projet photo-littéraire de Maria Dos Reis, février 2016

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Quand le numérique et le papier se rejoignent

These Pages Fall Like AshSource
These Pages Fall Like Ash (Source)

Les amoureux du livre le savent bien : le livre papier n’est pas près de disparaître. Mais les amoureux du livres ne sont pas forcément pour autant réfractaires aux nouvelles technologies, en particulier celles du numérique. Et surtout lorsque ce dernier propose au livre papier de se poser en complément, en compagnon. Non en ennemi.

En Angleterre, plus précisément à Bristol, s’est tenu le mois dernier une initiative alliant le papier au numérique, la lecture à la déambulation. Initié par Tom Abba et le collectif d’artistes Circumstance, auxquels se sont ajoutés les auteurs Neil Gaiman (célèbre notamment pour ses romans Stardust, Neverwhere et la série de comics Sandman dont il est le scénariste) et Nick Harkaway, ce projet assume son but qui est de réinventer le lien entre numérique et papier. Cela en créant une histoire qui ne peut être lue dans son entier qu’en ayant recours aux deux médias cités :

This project seeks to reimagine the relationship between the physical book and its digital counterpart, weaving content from one medium to the other in a united story.

Le principe, pour les participants, est le suivant : chacun acquiert un exemplaire du livre physique (ce dernier comportant un cahier pour y porter des notes) puis est invité à se promener dans Bristol pour y dénicher les autres parties de l’histoire, dissimulées dans des disques durs – sous forme numérique, donc.

Cette déambulation est également un écho à l’histoire, intitulée These Pages Fall Like Ash, où deux cités se situant dans un même espace-temps coexistent sans savoir qu’elles sont deux. Et, un jour, elles se chevauchent.

Une bien belle façon d’offrir un autre regard sur la lecture et, surtout, de montrer que numérique et papier peuvent coexister en bonne entente.

En savoir plus sur These Pages Fall Like Ash

Au Japon, des chercheurs de Fujitsu ont présenté le Fingerlink Interaction System qui permet de transformer un livre papier en un écran interactif. Si si ! Tout est expliqué dans la vidéo ci-dessous (en anglais) :

Une innovation qui marie l’écran tactile au support papier, voilà qui est fait !

Pour terminer, je vous invite à poursuivre votre lecture vers ce billet qui recense plusieurs initiatives où le livre papier et le livre numérique sont utilisés en complémentarité et qui s’interroge sur les possibilités futures offertes par ces projets ainsi que sur les cadres légaux et problèmes techniques posés. Clair, concis et intéressant.

Pour ma part, je reste une aficionados du format papier mais voir que des concepts et des projets comme ceux-là cherchent à allier papier ET numérique dans une forme de média complémentaire, cela m’intéresse dans le sens où ils montrent qu’en dehors du clivage, une autre voie est possible.

Parution dans un projet photo-littéraire-musical de Maria Dos Reis

Couverture des 4 saisons, projet collectif initié par Maria Dos Reis

L’an dernier, je vous avais parlé de ma participation au projet photo-littéraire Tryptique Ghost de Maria Dos Reis. Cela avait été aussi l’occasion pour moi de vous faire découvrir cette photographe indépendante de talent – et si vous ne l’avez pas encore fait, je vous ré-invite à visiter son site pour découvrir ses travaux photos comme vectoriels 😉 (Maria est également illustratrice et pratique le Vector Art). A noter que la demoiselle possède aussi un blog sur lequel on peut suivre ses projets en cours 🙂

Cette année, Maria a initié un autre projet photo-littéraire en y ajoutant une dimension musicale, sur le thème des 4 saisons. Comme pour le Tryptique Ghost, elle a d’abord effectué une série de photographies, pour chaque saison, qu’elle a ensuite envoyées aux participants du projet. Des photos qui sont splendides et qui évoquent à merveille les saisons sous une forme personnifiée. Des photos très inspirantes, encore une fois réalisées avec talent (oui, je suis fan des travaux de Maria Dos Reis et je ne m’en cache pas !).

Parmi les participants figurent 6 auteurs et un musicien. Les auteurs sont, pour trois d’entre eux, les mêmes que pour le Tryptique Ghost, à savoir Hélène Pedot, Sin Tilimsen et ma pomme. J’ai été ravie d’être à nouveau avec ces deux personnes sur ce projet, personnes que je connais bien 🙂 (et aussi parce que leurs oeuvres sont toujours aussi enchanteresses !). Les « nouveaux » sont Rozenn Illiano (qui manie aussi le pinceau (virtuel ou réel) à ses heures), Will Why et un(e) mystérieux(se) ***, auteurs dont les textes m’ont aussi envoûtée.

Parlant de textes, pour ma part j’ai rédigé 4 très courts récits, un pour chaque saison. Ils s’intitulent respectivement Éphémère, Éclosion, Étincelle et Esquille et sont directement inspirés des photographies de Maria, tout en étant non dénués d’une certaine sensualité.

Enfin, je disais que ce projet avait aussi une dimension musicale. C’est GED qui a composé 8 morceaux pour accompagner de notes la danse des 4 saisons.  8 morceaux dont l’ambiance reflète les différentes saisons, 8 morceaux expérimentaux, ambiant. 5 d’entre eux comportent la lecture à voix haute d’un des textes de Will Why pour le projet, Le Noyé, et de mes 4 textes. Je dois avouer que cela m’a fait bizarre, à la première écoute, d’entendre ainsi les phrases que j’avais écrite lues à voix haute par une autre personne. Après m’y être habituée, je puis dire que le résultat (pour tous les morceaux, pas seulement ces 5-là) est fantastique. Pour écouter le travail de GED sur les 4 saisons, c’est par ici ! Il est aussi possible de télécharger sa musique (rappel : celle-ci, ainsi que les textes lus, restent la propriété de leurs auteurs).

Le projet finalisé est une véritable merveille, à l’instar du Tryptique Ghost mais tout en étant complètement différent. Les saisons s’animent, en portrait, en lettres et en musique, et l’on entre dans leur danse cyclique avec bonheur, avec ce très beau projet auquel je suis heureuse et fière d’avoir participé.

Merci, Maria, pour cette nouvelle aventure artistique que tu nous a proposé :-*

Les 4 saisons, projet photo-littéraire-musical de Maria Dos Reis, mars 2013.

Parution dans un projet photo-littéraire de Maria Dos Reis

© Maria Dos Reis

Maria Dos Reis est une photographe indépendante bourrée de talent. J’avais déjà eu l’occasion de voir une petite exposition qu’elle avait faite, où j’avais admiré ses portraits mettant en scène des personnages dont elle avait inventé l’histoire, l’identité. Le tout traduit par le biais de son appareil photo et le travail d’autres artistes autour des costumes ou de la décoration, pour représenter l’idée de la photographe.

Même ses portraits « basiques » offrent cet effet de vie. Car Maria sait capter l’étincelle qui animent le regard des gens. Cette étincelle de vie, d’âme. Et c’est ce qui rend ses photographies si fortes, si belles, si évocatrices.

Aussi, quand elle m’a contactée pour me convier à participer à son projet Ghost n’ai-je pas hésité avant d’accepter. Surtout que mes comparses d’écritures, Hélène Pedot et Sin Tilimsen, ne me sont pas inconnues ! 🙂

Le projet de Maria consiste à marier le texte et la photographie autour de trois fantômes : Dark Ghost, White Ghost et Red Ghost. Après avoir pris les clichés de ces différents spectres, elle les distribue aux auteurs, un fantôme pour chaque.

Pour ma part, j’ai reçu le fantôme blanc. J’ai été très inspirée par les superbes portraits qu’en a fait Maria et lui ai donc envoyé De craie, de lait et de lune, une courte nouvelle où je raconte l’histoire de ce White Ghost.

Le projet finalisé est superbe, les trois spectres s’offrent à travers les magnifiques portraits réalisés par Maria Dos Reis et les textes qui leur sont liés. A noter que d’autres artistes ont participé à l’élaboration de ce projet, comme par exemple Lorliaswood qui a créé le vêtement du Red Ghost.

Pour découvrir le projet, c’est par ici et je vous encourage à visiter les autres rubriques du site de Maria pour y découvrir ses différents travaux, ça vaut vraiment le coup d’oeil.

Triptyque Ghost, projet photo-littéraire de Maria Dos Reis, février 2012.

(La photographie de ce billet est copyright (c) Maria Dos Reis. Tous droits réservés.)