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Illuminae t. 1 : Dossier Alexander, Amie Kaufman et Jay Kristoff

illuminae1Quatrième de couverture

Ce matin de 2575, lorsque Kady rompt avec Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi même, leur planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi – BeiTech. Obligés de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander.
Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra – le seul en qui elle peut avoir confiance -, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major.
Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Mon avis

À voir le livre, on peut être un peu effrayé par son côté pavé. Mais quand on l’ouvre et qu’on commence à le lire, on découvre qu’en fait de pavé, l’histoire est des plus accrocheuses et la présentation des textes, peu commune. Car Illuminae t. 1 : Dossier Alexander est ce que le titre nous indique, un dossier contenant rapports de conversations par e-mails ou de surveillances vidéo, plans de vaisseau, rapports d’avaries et autres documents. Cet aspect est assez déroutant au début mais on s’y fait rapidement car le tour de force des auteurs, c’est de réussir à capter notre attention malgré cette forme qui rappelle les romans épistolaires sans en être un.

Le livre démarre par les interrogatoires d’un psychologue de Kady et Ezra. Ils viennent de survivre à l’attaque de leur planète minière, survenue le jour même de leur rupture. Le traumatisme est là, mais les épreuves sont loin d’être terminées : l’entreprise qui a détruit leur planète poursuit la flotte survivante composée d’un vaisseau militaire, l’Alexander, seul venu à la rescousse et à en être sorti indemne, d’un vaisseau de recherche, l’Hypatia, et du Copernicus. Bien évidemment, la flotte belliqueuse ne compte pas les secourir quand elle les rattrapera mais bien achever le travail de destruction. Ici, le résumé doit vous rappeler fortement Battlestar Galactica, et en effet, le rapprochement est assumé par les auteurs qui résument leur livre comme « un mélange de Battlestar Galactica et de 10 bonnes raisons de te larguer ». Kady et Ezra ne sont pas interrogés pour leur seul bien-être psychologiques, mais pour les évaluer. Là où Kady est jugée inapte – mais on apprend bien vite qu’elle s’est arrangée pour que personne ne repère son talent de pirate informatique – Ezra est recruté pour pallier au manque d’effectifs parmi les pilotes. Je pensais encore à Battlestar Galactica lors des combats spatiaux entre petits vaisseaux, et la présentation est fort bien choisie, puisque lors des sorties dans l’espace de nos pilotes, on suit le fil de leur histoire sous la forme du tracé de leur vol. Un procédé immersif, qui permet même aux personnages les plus secondaires de se valoir l’attachement du lecteur.

Mais la menace de voir les vaisseaux de BeiTech surgir n’est bientôt plus le seul problème auquel les survivants vont devoir faire face… ajoutez à cette situation déjà difficile que l’IA de l’Alexander, endommagée lors de la première attaque, présente des signes de malfonctions préoccupants (coucou, HAL 9000 !) et que des personnes semblant atteintes d’un trouble du stress post-traumatique se transforment graduellement en fous criminels assoiffés de sang sous l’effet d’un virus (coucou, les Reavers de Serenity !). Au milieu de ça, il y a Kady et Ezra, deux ados qui, malgré la rupture qui aura marqué le jour de l’attaque, s’aiment encore. Chacun va tenter de survivre et, surtout, que l’autre survive, car ils ont tant perdu que l’idée de se perdre l’un l’autre leur est insupportable.

Malgré les nombreuses références à d’autres oeuvres de SF (qui ne seront pas forcément notées par le public visé, d’ailleurs), Illuminae dégage sa propre identité en se centrant sur deux personnages qui ont l’âge de nos lycéens et sur sa mise en forme. L’intrigue, vite passionnante, m’a fait tourner les pages à toute vitesse. Même les documents qui semblent les plus ennuyeux telle la liste des victimes d’un vaisseau valent le détour (il y a de jolis Easter Eggs dedans 😉 ). Mais ne vous fiez pas non plus à l’étiquette Young Adult du livre : il y a des passages violents et bien que l’intrigue amoureuse soit plus ou moins cousue de fil blanc, les différents personnages, adultes ou non, possèdent des caractéristiques cohérentes et l’intrigue n’est pas si simpliste que ça.

Au final, Illuminae est un très bon livre de SF Young  Adult, qui s’appuie sur de bonnes références pour construire son propre univers. Kady et Ezra, par leur courage et leur débrouillardise, mais aussi par la façon dont ils réagissent à cet événement qui les oblige à grandir trop vite, sont très touchants. Je me suis vraiment régalée avec ce livre – peut-être, justement, parce qu’il évoquait des oeuvres SF qui m’ont marquée, mais je ne pense pas que ce soit la seule raison – je l’ai dévoré en peu de temps au regard de son épaisseur. La bonne SF de type space opera n’est pas si fréquente dans la littérature Young Adult, aussi ce livre mérite-t-il le détour malgré un élément de sa fin un peu trop  téléphoné.

Vivement la suite !

Éditions Casterman, 607 pages, 2016

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique (catégorie Jeunesse) du forum Mort-Sûre.

challenge_jesuiseclectique2016

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Parution dans la revue Espace(s)

espace_s_n13Ce mois-ci paraît le n°13 de la revue Espace(s), éditée par le Centre Nationale d’Études Spatiales. La revue a pour but d’offrir un espace créatif liant littérature, arts plastiques et univers spatial. À ce titre, elle diffuse régulièrement des appels à textes pour la section littéraire.

Vous l’aurez deviné, je suis heureuse de voir mon court récit L’Étoile du soir figurer à bord de ce numéro consacré au thème Traces et résidus ! 🙂 Et d’autant plus heureuse que, petite fille, je m’étais rêvée astronaute avant d’y renoncer rapidement du fait de mon incompatibilité avec les mathématiques. Quelque part, avoir un texte publié dans la revue du CNES c’est comme si je touchais cet ancien rêve du bout des doigts.

De fait, je me suis inspirée de ce rêve tout personnel pour construire L’Étoile du soir, un texte de science-fiction qui flirte avec le post-apo.

Voici le sommaire des contributions libres :

  • Le sourire de la Mouette de Ema Dée
  • L’étoile du soir de Magali Lefebvre
  • Ariane de Marie Gallimardet
  • De vingt-cinq mille cinq cent cinquante jours à un million six cent mille kilomètres de distance de Éloïse Lièvre
  • Fritz Von Bodelswchwing de luvan
  • Expédition 92 de Gabriel Mettewie

À noter qu’il est possible de découvrir le sommaire complet, toutes rubriques confondues, ainsi que des extraits sur le site de la revue. Bonne lecture, la tête dans les étoiles ! 🙂

Espace(s), numéro 13, éditions de L’Observatoire de l’Espace – CNES, octobre 2016, 15€ (commander)

Également disponible ou commandable en librairie.

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Le Vecteur temporel, Arthur C. Clarke

demain_moisson_d_etoilesVoilà, c’est mon dernier article dans le cadre du challenge Retour vers le futur organisé par Lune et il arrive en ce jour où, comme indiqué dans Retour vers le futur II, Doc et Marty s’apprêtent à débarquer, venus tout droit de 1985 ! 🙂 (et si vous n’avez toujours pas vu cette géniale trilogie de Robert Zemeckis, qu’attendez-vous ?)

Pour fêter ça, un avis de lecture d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke. Située dans le recueil Demain moisson d’étoiles, Le Vecteur temporel est une nouvelle dont la chute est prévisible (ou pas) mais son intérêt réside surtout dans le plaisir anticipé de voir arriver ce fameux final ! 🙂 Le pitch ? Des géologues et paléontologues travaillent sur un chantier de fouilles prometteur, à quelques kilomètres d’un mystérieux laboratoire.

Inutile d’en dire plus puisque, comme je le disais, l’auteur accroche son lecteur même si celui-ci devine la chute. Ce n’est pas un exercice évident, mais il y parvient ! De plus, le texte rend bien les personnages ainsi que l’atmosphère des lieux, entre la fébrilité d’une découverte majeure pour la paléontologie et le mystère provenant du laboratoire dont les illustres scientifiques qui y travaillent refusent de parler. Quels travaux s’y font ? Nul ne le sait mais nous, lecteurs, avons notre petite idée et c’est sourire aux lèvres et emplis d’excitation que l’on attend la fin. Et cette dernière, même si l’effet de surprise n’est pas forcément là, n’en est pas moins forte.

Si ce texte ne marque pas autant que le brillant Un coup de tonnerre de Ray Bradbury, il n’en reste pas moins agréable à lire, à l’instar du reste du recueil. Une petite histoire de voyage dans le temps, en ce 21 octobre, pour patienter en attendant l’heure d’arrivée de Doc et Marty – synchronisez vos montres ! 😉

Demain moisson d’étoiles, éditions Denoël, 213 pages, 2000

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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Yoko Tsuno t. 5 : Sous le ciel de Chine, Roger Leloup

yoko_tsuno5Quatrième de couverture

La Chine et tous ses contrastes, la Chine et ses décors sublimes, la Chine d’aujourd’hui et la Chine d’hier… Où, ailleurs qu’en Chine, trouver un dragon bercé par le gazouillis d’une flûte enfantine… mais aussi un autre monstre capable de détruire un port ? Où, ailleurs qu’en Chine, une poupée de tissu peut-elle rappeler le sort horrible d’une enfant princesse sacrifiée au XIe siècle ? Où, ailleurs qu’en Chine, une pagode noyée dans les brumes peut-elle servir de repaire à une créature terrifiante au souffle de feu ? Au fil de ses aventures, Yoko Tsuno va en découvrir les multiples facettes, mais aussi les innombrables pièges.

Mon avis

Yoko Tsuno, bien que d’origine japonaise, a une grand-mère chinoise. Aussi Roger Leloup a-t-il choisi la Chine pour cadre dans plusieurs de ses aventures, rassemblées dans cette cinquième intégrale. Deux d’entre elles ayant lieu également à une époque lointaine, on voyagera autant dans le temps que dans l’espace 🙂

La première aventure, Le Dragon de Hong Kong, nous permet de découvrir comment Yoko rencontra la petite Rosée du Matin et en devint la tutrice (souvenez-vous, on la rencontrait déjà dans l’intégrale t. 3, puisque le découpage des intégrale suit des thématiques plutôt que la chronologie originelle). En séjour dans la ville du même nom, Yoko est confrontée à deux « dragons », l’un avec lequel la petite Rosée entretient une relation qui tient tant du miracle que de l’enchantement, l’autre semant la destruction. Et quand la vie de l’enfant se trouve menacée par ce dernier, Yoko fera tout pour la protéger. Cette histoire me plaît car elle permet de découvrir une nouvelle facette de Yoko, son côté maternel, sans pour autant gommer son statut de femme forte. Protectrice envers Rosée, Yoko n’en reste pas moins capable de lutter contre des personnages aux motivations douteuses, voire violentes. Et, comme toujours, elle tente de vaincre sans user d’inutile violence. Par ailleurs, les sujets de l’histoire – les dragons, même s’ils n’ont de dragons que le nom – offrent autant un aspect légendaire plaisant qu’une réflexion sur l’influence de l’homme sur la nature ou sa soif de reconnaissance et de célébrité.

Les deux autres aventures contenues dans l’intégrale se suivent et étaient parues, originellement, l’une à la suite de l’autre. Dans la première, La Jonque céleste, Yoko remonte le temps pour sauver une enfant. Nommée troisième épouse de l’empereur à l’âge de six ans, Sin-Yi est utilisée par des comploteurs et sera tuée si personne ne la sauve. Ce n’est pas la première fois que Yoko remonte le temps pour sauver la vie d’un personnage – et, à l’instar de l’épisode relaté dans Le matin du monde, il s’avèrera au final que Yoko avait bien fait de suivre son intuition. Les voyages dans le temps donnent parfois ce sentiment de boucle bouclée ! 🙂

Si le début de cette histoire m’a paru tiré par les cheveux – je trouve que Lin accepte trop facilement l’idée d’une machine à voyager dans le temps – et le personnage de Sin-Yi, enfant gâtée et manipulée, semble assez détestable, découvrir la Chine du XIe siècle est en revanche passionnant, sans compter tous les jeux de pouvoirs qui pimentent le tout.

Nous retrouvons cette même époque dans La pagode des brumes. Sin-Yi réclame à revoir sa servante préférée. Son caprice est exaucé, mais surtout parce que le lieu où vit désormais cette jeune femme fait écho aux souvenirs de Yoko, souvenir d’une légende que lui racontait sa grand-mère. Il se dit en effet qu’un dragon dort dans les brumes qui enveloppent la pagode, mais que son esprit s’est détaché de son corps et demeure dans la pagode. Et lorsque Yoko rencontre une jeune fille portant sur elle un équipement trop avancé pour l’époque, le mystère s’épaissit !

Le voyage dans le temps est, de par sa nature, un élément de science-fiction, mais cette aventure-ci est davantage ancrée dans le genre que La Jonque céleste, qui touchait plus à l’aventure historique. J’ai beaucoup apprécié le mariage entre légende chinoise et récit de science-fiction, l’exotisme de l’époque comme du pays apportant du dépaysement.

Si ces trois aventures ne figurent pas parmi mes préférées, elle restent néanmoins d’agréables balades en Chine, au XXe et au XIe siècles, et nous permettent de constater qu’être la tutrice d’une petite fille ne retire en rien à Yoko son sens de l’action. Bien au contraire ! 🙂

Intégrale n°5, comprenant les volumes 16, 22 et 23 de la série

Éditions Dupuis, 164 pages, 2008.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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Dans le torrent des siècles, Clifford D. Simak

dans_le_torrent_des_sieclesQuatrième de couverture

Voilà vingt ans qu’Asher Sutton est parti dans l’espace. Même son vieil ami, Christopher Adams, ne s’attend plus à son retour.
Or, un soir, un inconnu se présente à Adams et lui dit venir du futur. Il annonce le retour imminent de Sutton et demande qu’on l’abatte à vue.
Effectivement, peu après, Asher Sutton revient sur Terre dans un astronef hors d’état de voler, sans air, sans vivres, sans combustible.
Qu’est-il arrivé à Sutton pendant ces vingt années d’absence ? Pour­quoi les hommes du futur veulent-ils l’empêcher à tout prix de publier son livre ? Un livre qu’il n’a jamais envisagé d’écrire d’ailleurs…
Et, de toutes façons, il y a déjà longtemps qu’Asher Sutton est mort.

Mon avis

Clifford Simak est un auteur davantage connu pour son livre Demain les chiens que pour ses autres oeuvres, et pour cause : ce titre fait partie des classiques de la science-fiction. Pourtant, si on fouille dans sa bibliographie, on peut trouver d’autres bons récits (et du moins bon, pour être honnête ^^). Dans le torrent des siècles se place dans la première catégorie 🙂

C’est, comme le titre l’indique, une histoire de voyage(s) dans le temps. Nous sommes d’ailleurs mis dans l’ambiance dès le premier chapitre, lorsque Adams reçoit la visite imprévue d’un inconnu. Ce dernier, venu du futur, lui prédit le retour d’un ami depuis longtemps disparu lors d’une mission spatiale. Encore plus surprenant : l’inconnu lui ordonne d’abattre Asher Sutton (le fameux ami disparu) dès son retour ! Voilà donc, d’entrée de jeu, bien des mystères qui sont posés !

L’histoire se déroule dans un futur lointain. Malgré quelques similitudes au niveau du mode de vie humain, celui-ci vit désormais longtemps – très longtemps – et a conquis l’espace. Pour asseoir son emprise sur l’univers, il a créé des robots, ainsi que des androïdes (la différence entre les deux est que les premiers sont d’origine mécanique, les seconds chimique). C’est dans ce contexte que Sutton a été envoyé explorer une planète dont aucun vaisseau ni sonde n’arrive à s’approcher. Mais Sutton disparaît sans laisser de traces et son retour, vingt après, à bord d’une navette dans un tel état qu’il lui aurait été impossible de survivre à bord suscite bien des questions.

Clifford Simak prend son temps pour poser l’intrigue et développer les thèmes abordés par l’histoire. On sent qu’il prend plaisir à nous raconter cette histoire, à nous faire suivre les aventures de Sutton (qui, bien qu’étant la clé du mystère, est aussi perdu que le lecteur au début, car il ne sait pas pourquoi des personnes venues du futur veulent sa mort). Les questions que l’on se pose sur toutes ces énigmes semblent de prime abord se complexifier (avec les voyages dans le temps et les répercussions futures d’un livre encore non écrit, il y a de quoi ! ^^) mais trouveront une résolution fort logique au cours du roman.

Si Clifford Simak est reconnu comme un auteur classique, c’est par ses thèmes abordés. Dans le torrent des siècles ne déroge pas à la règle car il propose des réflexions philosophique sur différents thèmes, réflexions qui sont des plus intéressantes. Je ne développe pas plus de peur de vous ôter le plaisir de découvrir les clés du mystère, mais, parmi ces thèmes, se trouve notamment la question du traitement des androïdes. Ces êtres conçus dans des usines biologiques sont différenciés des humains par un code-barre tatoué sur leur front et limités à des postes de travail éloignés des cercles décisionnels. Ce ne sont rien d’autres que des êtres inférieurs aux yeux des autres êtres humains. Mais un tel traitement est-il juste ? En 1950 (date de parution du roman), bien avant Battlestar Galactica qui évoque également le problème de la relation homme-androïde (mais pas que), Simak posait déjà de sacrées questions !

Mais ne soyez pas rebutés pour autant : tout l’art de Simak, c’est qu’il parvient à glisser ces considérations d’ordre philosophiques dans un récit plaisant, avec des personnages attachants, un style simple, et il nous gratifie même de nombreuses scènes bucoliques, apaisantes. Simak aime conter et cela se sent : on se laisse prendre par la main avec plaisir, on s’immerge dans ce futur, on a le vertige avec les différents sauts dans le temps, on se promène sur Terre et sur des planètes étrangères dont l’environnement est profondément autre, on s’interroge et réfléchit sur les réflexions posées par l’auteur comme on débattrait avec un ami.

Dans le torrent des siècles a été, pour moi, une agréable lecture estivale en raison de ces différents points. Un joli mélange de voyage dans le temps, de space opera et d’androïdes. Et j’ai donc noté qu’il fallait absolument que je me penche un jour sur son oeuvre maîtresse, Demain les chiens, à l’occasion ! 🙂

Éditions J’ai Lu, 312 pages, 1973

Cette lecture s’inscrit dans les challenges Retour vers le futur organisé par Lune, Summer Star Wars Episode III de RSF Blog et Je suis éclectique du forum Mort-Sûre, catégorie Science-Fiction.

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