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Théâtre des dieux, Matt Suddain

Quatrième de couverture

Voici l’histoire de M. Francisco Fabrigas – explorateur, philosophe, physicien hérétique – qui embarque à bord d’un vaisseau plein d’enfants pour un voyage terrifiant vers une autre dimension, assisté par un capitaine juvénile, un brave garçon sourd, une fillette aveugle et futée, et une botaniste sensuelle, tous poursuivis par le pape de l’univers et un magnétiseur coquet.
Sombres complots, cultes démoniaques, jungles meurtrières, pagaille quantique, la naissance de la Création, la mort du Temps, et une créature nommée Sweety : tout cela et plus encore derrière le voile de la réalité.

Mon avis

Théâtre des dieux, en plus d’être un bon pavé pour avoir de quoi lire tout l’été, va aussi vous faire voyager ! Sur cette rime bien involontaire, penchons-nous un peu plus sur la bête. Bien que la couverture indique Matt Suddain comme auteur de la dite-oeuvre, la page de titre, elle, en attribue la paternité à un certain Volcannon, qui a interrogé le célèbre Francisco Fabrigas pour restituer la formidable aventure qu’il a vécue. Vous l’aurez compris, dans Théâtre des dieux, on retrouve l’usage de l’auteur fictif ! L’auteur (le vrai) a même poussé le vice jusqu’à interpeller le lecteur à plusieurs reprises en parlant de sa vie (fictive) (vous suivez ?).

Quid de l’histoire ? On est d’emblée mis dans le bain avant de bénéficier d’une exposition tranquille. L’intrigue se situe dans un univers où l’humanité a conquis l’espace, où elle est capable de transformer des étoiles en sphères habitables, où les voyages se font à bord de navire portant voiles et moteurs à essence. Le tout, dirigé par une reine. Et tout le monde peut respirer dans l’espace grâce à un implant, d’autres ont amélioré leurs capacités physiques qui, avec un bras artificiel, qui, avec une jambe artificielle, etc. Bref, vous l’aurez deviné, on se situe dans un roman de science-fiction qui mêle allègrement space opera, dieselpunk et transhumanisme.

Nous suivons la fantastique épopée de Francisco Fabrigas, convaincu que d’autres dimensions existent et sont même accessibles. Savant fou, mais pas que, il engage le capitaine Lambestyo pour mener une expédition, sur ordre de la reine (l’alternative étant la mort). Rapidement, ils vont découvrir deux passagers clandestins à bord de leur vaisseau : Lenore, jeune aveugle à la peau verte et  aux capacités surprenantes, et Roberto, sourd et capable lui aussi de choses surprenantes. Ce n’est que le début d’une suite de péripéties toutes aussi bariolées et dangereuses les unes que les autres…

Je dois dire qu’au début, j’ai eu un peu de peine à m’immerger dans l’histoire. L’univers imaginé par l’auteur brassant plusieurs sous-genres, j’avais du mal à me représenter tout cela. Mais j’ai fini par me laisser prendre par les aventures et mésaventures de nos héros, au point qu’une fois passé le premier écueil d’envergure, j’étais impatiente de retrouver l’équipage aussi rocambolesque qu’exceptionnel du Nécronaute. Il faut dire qu’entre deux saillies de l’auteur (fictif) (parfois entre deux moments palpitants, et vu comment je râlais tout haut, ça me prouvait que j’étais bien ferrée ;)), on a droit à un festival aussi inventif que fou : plantes carnivores aussi exotiques que létales, tribus cannibales (ou pas), sweety à tentacules qui porte mal son nom (ou alors si, mais la différence de taille explique les dégâts), un Homme bien habillé qui donne le frisson (brr), un pape à côté de la plaque (et donc dangereux), le tout saupoudré d’une bonne dose de folie mais aussi d’émotions. Oui, vous serez non seulement emporté dans un tourbillon mais aussi dans les émotions. Une fois prise dedans, je ne pouvais plus être indifférente au sort de Fabrigas, Lambestyo, Lenore, Roberto ou même la mystérieuse botaniste.

En bref, si vous avez envie de dépaysement, d’ébouriffement, d’émotions (pour les âmes sensibles, l’auteur a pensé à vous : une Petite Page de Calme est prévue pour retrouver sa zénitude entre deux passages trop violents), Théâtre des dieux est fait pour vous. Il sera difficile de l’emmener en vacances (pavé oblige), mais il vaut le coup de parcourir ses 669 pages !

Je concluerai ma chronique par un mot : homoncule (les vrais savent).

Éditions Au Diable Vauvert, 669 pages, 2017

Cette lecture s’inscrit dans les challenges Summer Star Wars : Rogue One du blog RSF Blog et Pavé de l’été du blog Sur mes brizées

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Nous sommes les Gardiens de la Galaxie, présenté par Stan Lee

Quatrième de couverture

De leur création en 1969 à l’explosion de leur popularité au XXIe siècle, notamment grâce aux deux films qui leur sont consacrés, les Gardiens de la Galaxie connaissent plusieurs formations. Ce volume présente les récits fondateurs du groupe, ses aventures emblématiques ainsi que de nombreux articles vous révélant tout ce qu’il faut savoir sur l’équipe la plus cosmique de l’univers Marvel.

Mon avis

Avant d’aller voir les films qui les mettent en scène, je ne connaissais pas ces super-héros devenus aujourd’hui très célèbres. Vous vous en doutez, j’ai adoré les longs-métrages de James Gunn ! 🙂 Du coup, j’avais envie d’en savoir un peu plus sur les héros des films sans pour autant devoir me farcir l’intégralité de leurs aventures – celles-ci remontant à 1969, autant dire que j’en avais pour un moment…

Fort heureusement, les éditions Panini Comics et Marvel proposent une collection d’anthologies qui réunissent plusieurs aventures centrées autour d’un personnage emblématique. Les Gardiens de la Galaxie n’ont pas échappé à cette rétrospective. Avec Nous sommes les Gardiens de la Galaxie, c’est tout un historique de ce groupe si éclectique qui nous est offert.

L’anthologie alterne les aventures dessinées avec des articles, ces derniers permettant d’en savoir plus sur les évolutions qu’ont connu ces super-héros et ainsi d’approfondir sa connaissance du sujet tout en reliant les points entre deux aventures – certaines étant séparées de plusieurs années, on pourrait y perdre le fil sans ces explications complémentaires ! Il faut dire qu’entre leurs débuts et leurs aventures actuelles, les Gardiens de la Galaxie ont connu des compositions très différentes. Ainsi, leur toute première aventure ouvre le bal du volume. On y découvre quatre personnages très différents : Vance Astro, un Terrien du XXe siècle qui a hiberné pendant mille ans pour effectuer un voyage spatial ; Charlie-27, un être génétiquement modifié pour être adapté au climat de Jupiter et qui s’avérera être le costaud de la bande ; Martinex, lui aussi modifié pour être adapté à Pluton et qui a l’apparence d’un être cristallin et enfin Yondu, un alien à la peau bleue et à la crête rouge qui maîtrise des flèches réagissant au son. Ces quatre personnages hétéroclites vont unir leurs forces pour lutter contre les Badoons, des extraterrestres à l’apparence reptilienne qui tiennent l’empire humain (et bien d’autres) sous leur joug.

Comme on peut le voir, de ces quatre membres de base des Gardiens, seul Yondu est encore connu aujourd’hui mais dans un autre rôle ! Au fil de la lecture, j’ai également pu découvrir que, lors de sa première apparition, Groot était loin d’être aussi adorable que dans les films – c’était même un vilain au sens « comics » du terme – mais aussi que Rocket a officié sur un monde où des industriels du jouet se livraient une guerre sans merci (et que Rocket avait une petite copine aussi mignonne que lui puisqu’il s’agit… d’une loutre ! ^^). Le groupe des Gardiens va connaître de nouveaux membres, d’autres vont partir, entre-temps, il y aura eu de nombreux cross-over avec d’autres personnages issus du vaste monde des super-héros. Mais ce n’est qu’arrivée aux dernières aventures contenues dans cette anthologie que l’on découvre enfin Star-Lord et les autres Gardiens actuels. La boucle est bouclée ! 🙂

Nous sommes les Gardiens de la Galaxie est donc, à mon sens, une excellente lecture pour tout fan des films qui n’aurait pas forcément la passion du comics au point de se plonger dans toutes les aventures dessinées de ces super-héros. L’anthologie, en alliant sélection avisée d’aventures dessinées et articles complémentaires, permet de balayer toute l’histoire des Gardiens – de leur création à nos jours, en passant par leurs tribulations éditoriales. De fait, je recommande aussi la lecture de cette anthologie à tout curieux du sujet. Les passionnées de comics tout court pourraient éventuellement être intéressés, eux aussi – peut-être y a-t-il dans la sélection des aventures désormais introuvables sur le marché.

En tout cas, pour ma part, j’ai été ravie de pouvoir découvrir les Gardiens de la Galaxie avec un seul volume – certes conséquent, mais bien plaisant ! 🙂 Seul bémol, s’il faut en donner un, l’anthologie ne permet pas de donner l’intégralité de certaines aventures qui se suivent, donnant ainsi une certaine frustration pour quelques arcs narratifs restés inachevés dans ce volume. Mais, dans le même temps, il fallait bien que l’épaisseur de ce livre conserve des proportions raisonnables donc ce bémol est, au final, aisément pardonné ! 🙂

En bref : I’m hooked on a feeling… 😉

Éditions Panini Comis, éditions Marvel, 2017.

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Illuminae t. 1 : Dossier Alexander, Amie Kaufman et Jay Kristoff

illuminae1Quatrième de couverture

Ce matin de 2575, lorsque Kady rompt avec Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi même, leur planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi – BeiTech. Obligés de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander.
Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra – le seul en qui elle peut avoir confiance -, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major.
Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Mon avis

À voir le livre, on peut être un peu effrayé par son côté pavé. Mais quand on l’ouvre et qu’on commence à le lire, on découvre qu’en fait de pavé, l’histoire est des plus accrocheuses et la présentation des textes, peu commune. Car Illuminae t. 1 : Dossier Alexander est ce que le titre nous indique, un dossier contenant rapports de conversations par e-mails ou de surveillances vidéo, plans de vaisseau, rapports d’avaries et autres documents. Cet aspect est assez déroutant au début mais on s’y fait rapidement car le tour de force des auteurs, c’est de réussir à capter notre attention malgré cette forme qui rappelle les romans épistolaires sans en être un.

Le livre démarre par les interrogatoires d’un psychologue de Kady et Ezra. Ils viennent de survivre à l’attaque de leur planète minière, survenue le jour même de leur rupture. Le traumatisme est là, mais les épreuves sont loin d’être terminées : l’entreprise qui a détruit leur planète poursuit la flotte survivante composée d’un vaisseau militaire, l’Alexander, seul venu à la rescousse et à en être sorti indemne, d’un vaisseau de recherche, l’Hypatia, et du Copernicus. Bien évidemment, la flotte belliqueuse ne compte pas les secourir quand elle les rattrapera mais bien achever le travail de destruction. Ici, le résumé doit vous rappeler fortement Battlestar Galactica, et en effet, le rapprochement est assumé par les auteurs qui résument leur livre comme « un mélange de Battlestar Galactica et de 10 bonnes raisons de te larguer ». Kady et Ezra ne sont pas interrogés pour leur seul bien-être psychologiques, mais pour les évaluer. Là où Kady est jugée inapte – mais on apprend bien vite qu’elle s’est arrangée pour que personne ne repère son talent de pirate informatique – Ezra est recruté pour pallier au manque d’effectifs parmi les pilotes. Je pensais encore à Battlestar Galactica lors des combats spatiaux entre petits vaisseaux, et la présentation est fort bien choisie, puisque lors des sorties dans l’espace de nos pilotes, on suit le fil de leur histoire sous la forme du tracé de leur vol. Un procédé immersif, qui permet même aux personnages les plus secondaires de se valoir l’attachement du lecteur.

Mais la menace de voir les vaisseaux de BeiTech surgir n’est bientôt plus le seul problème auquel les survivants vont devoir faire face… ajoutez à cette situation déjà difficile que l’IA de l’Alexander, endommagée lors de la première attaque, présente des signes de malfonctions préoccupants (coucou, HAL 9000 !) et que des personnes semblant atteintes d’un trouble du stress post-traumatique se transforment graduellement en fous criminels assoiffés de sang sous l’effet d’un virus (coucou, les Reavers de Serenity !). Au milieu de ça, il y a Kady et Ezra, deux ados qui, malgré la rupture qui aura marqué le jour de l’attaque, s’aiment encore. Chacun va tenter de survivre et, surtout, que l’autre survive, car ils ont tant perdu que l’idée de se perdre l’un l’autre leur est insupportable.

Malgré les nombreuses références à d’autres oeuvres de SF (qui ne seront pas forcément notées par le public visé, d’ailleurs), Illuminae dégage sa propre identité en se centrant sur deux personnages qui ont l’âge de nos lycéens et sur sa mise en forme. L’intrigue, vite passionnante, m’a fait tourner les pages à toute vitesse. Même les documents qui semblent les plus ennuyeux telle la liste des victimes d’un vaisseau valent le détour (il y a de jolis Easter Eggs dedans 😉 ). Mais ne vous fiez pas non plus à l’étiquette Young Adult du livre : il y a des passages violents et bien que l’intrigue amoureuse soit plus ou moins cousue de fil blanc, les différents personnages, adultes ou non, possèdent des caractéristiques cohérentes et l’intrigue n’est pas si simpliste que ça.

Au final, Illuminae est un très bon livre de SF Young  Adult, qui s’appuie sur de bonnes références pour construire son propre univers. Kady et Ezra, par leur courage et leur débrouillardise, mais aussi par la façon dont ils réagissent à cet événement qui les oblige à grandir trop vite, sont très touchants. Je me suis vraiment régalée avec ce livre – peut-être, justement, parce qu’il évoquait des oeuvres SF qui m’ont marquée, mais je ne pense pas que ce soit la seule raison – je l’ai dévoré en peu de temps au regard de son épaisseur. La bonne SF de type space opera n’est pas si fréquente dans la littérature Young Adult, aussi ce livre mérite-t-il le détour malgré un élément de sa fin un peu trop  téléphoné.

Vivement la suite !

Éditions Casterman, 607 pages, 2016

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique (catégorie Jeunesse) du forum Mort-Sûre.

challenge_jesuiseclectique2016

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Parution dans la revue Espace(s)

espace_s_n13Ce mois-ci paraît le n°13 de la revue Espace(s), éditée par le Centre Nationale d’Études Spatiales. La revue a pour but d’offrir un espace créatif liant littérature, arts plastiques et univers spatial. À ce titre, elle diffuse régulièrement des appels à textes pour la section littéraire.

Vous l’aurez deviné, je suis heureuse de voir mon court récit L’Étoile du soir figurer à bord de ce numéro consacré au thème Traces et résidus ! 🙂 Et d’autant plus heureuse que, petite fille, je m’étais rêvée astronaute avant d’y renoncer rapidement du fait de mon incompatibilité avec les mathématiques. Quelque part, avoir un texte publié dans la revue du CNES c’est comme si je touchais cet ancien rêve du bout des doigts.

De fait, je me suis inspirée de ce rêve tout personnel pour construire L’Étoile du soir, un texte de science-fiction qui flirte avec le post-apo.

Voici le sommaire des contributions libres :

  • Le sourire de la Mouette de Ema Dée
  • L’étoile du soir de Magali Lefebvre
  • Ariane de Marie Gallimardet
  • De vingt-cinq mille cinq cent cinquante jours à un million six cent mille kilomètres de distance de Éloïse Lièvre
  • Fritz Von Bodelswchwing de luvan
  • Expédition 92 de Gabriel Mettewie

À noter qu’il est possible de découvrir le sommaire complet, toutes rubriques confondues, ainsi que des extraits sur le site de la revue. Bonne lecture, la tête dans les étoiles ! 🙂

Espace(s), numéro 13, éditions de L’Observatoire de l’Espace – CNES, octobre 2016, 15€ (commander)

Également disponible ou commandable en librairie.

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Le Vecteur temporel, Arthur C. Clarke

demain_moisson_d_etoilesVoilà, c’est mon dernier article dans le cadre du challenge Retour vers le futur organisé par Lune et il arrive en ce jour où, comme indiqué dans Retour vers le futur II, Doc et Marty s’apprêtent à débarquer, venus tout droit de 1985 ! 🙂 (et si vous n’avez toujours pas vu cette géniale trilogie de Robert Zemeckis, qu’attendez-vous ?)

Pour fêter ça, un avis de lecture d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke. Située dans le recueil Demain moisson d’étoiles, Le Vecteur temporel est une nouvelle dont la chute est prévisible (ou pas) mais son intérêt réside surtout dans le plaisir anticipé de voir arriver ce fameux final ! 🙂 Le pitch ? Des géologues et paléontologues travaillent sur un chantier de fouilles prometteur, à quelques kilomètres d’un mystérieux laboratoire.

Inutile d’en dire plus puisque, comme je le disais, l’auteur accroche son lecteur même si celui-ci devine la chute. Ce n’est pas un exercice évident, mais il y parvient ! De plus, le texte rend bien les personnages ainsi que l’atmosphère des lieux, entre la fébrilité d’une découverte majeure pour la paléontologie et le mystère provenant du laboratoire dont les illustres scientifiques qui y travaillent refusent de parler. Quels travaux s’y font ? Nul ne le sait mais nous, lecteurs, avons notre petite idée et c’est sourire aux lèvres et emplis d’excitation que l’on attend la fin. Et cette dernière, même si l’effet de surprise n’est pas forcément là, n’en est pas moins forte.

Si ce texte ne marque pas autant que le brillant Un coup de tonnerre de Ray Bradbury, il n’en reste pas moins agréable à lire, à l’instar du reste du recueil. Une petite histoire de voyage dans le temps, en ce 21 octobre, pour patienter en attendant l’heure d’arrivée de Doc et Marty – synchronisez vos montres ! 😉

Demain moisson d’étoiles, éditions Denoël, 213 pages, 2000

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Retour vers le futur organisé par Lune.

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