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Flynn Carson et les nouveaux aventuriers (saison 1)

Après les trois téléfilms qui nous ouvraient les portes de la Metropolitan Public Library et nous présentait son nouveau Bibliothécaire, à savoir Flynn Carson, l’univers de cette bibliothèque tout sauf ordinaire a trouvé un développement dans une série télévisée. Intitulée Flynn Carson et les nouveaux aventuriers en VF, The Librarians en VO, la série en est actuellement à sa 4e saison. Mais commençons par le commencement…

La fin du Secret de la Coupe maudite nous avait laissé entrevoir une origine extraordinaire pour la Bibliothèque où officie Flynn. Pour rappel, ce gigantesque bâtiment recèle, outre des livres de toutes sortes (dont des documents magiques), de nombreux objets légendaires tels que l’épée Excalibur, la boîte de Pandore, etc. De fait, pour une Bibliothèque, on pourrait parler aussi de musée ! ^^ » La première saison de The Librarians démarre pourtant sans faire de référence à ce dernier téléfilm, si ce n’est pour indiquer qu’entre-temps, le professeur Proton Judson a quitté sa forme mortelle (il apparaît encore sous forme d’ectoplasme lors du double épisode de démarrage de la saison). Il ne sera pas fait mention non plus du second téléfilm, en revanche, on retrouve dès le début des références au tout premier téléfilm, Le mystère de la lance sacrée. S’il n’est pas nécessaire d’avoir visionné les films avant de se lancer dans la série (quelques flash-backs rappellent comment Flynn est arrivé sur ce poste), vous saurez donc que c’est surtout Le mystère de la lance sacrée qui vaut le coup d’oeil. Et si vous êtes tatillon sur la chronologie, n’hésitez pas à vous lancer dans les trois téléfilms pour suivre les aventures de Flynn ! 🙂

Flynn, d’ailleurs, ne figure pas parmi les personnages récurrents. Mis à part le double épisode de départ et le final, il apparaîtra ponctuellement – une apparition toujours plaisante, l’excentrique Flynn n’ayant pas changé au fil des ans – mais c’est tout. Par contre, The Librarians nous présente de nouveaux personnages. Tout d’abord, Eve Baird, une agent anti-terroriste que la Bibliothèque recrute comme Gardienne – c’est-à-dire protectrice du Bibliothécaire en place, un rôle que l’on avait déjà vu pris par Nicole dans le premier téléfilm. La très terre-à-terre Eve aura d’ailleurs du mal, au début, à se faire à l’idée de cette Bibliothèque magique ! La rejoindront trois aspirants-Bibliothécaires : Cassandra, une surdouée des mathématiques qui visualise ses calculs en synesthésie ; Ezekiel, voleur aussi talentueux que gouailleur et Jacob, génie issu d’une famille d’ouvriers et spécialiste en histoire et en architecture.

Lors du double premier épisode, on apprend que ces trois aspirants-Bibliothécaires sont les seuls survivants de tous les candidats qu’avaient sélectionné la Bibliothèque, avant que Flynn n’obtienne le poste. Ce sont aussi les trois seuls qui ne s’étaient pas rendus à l’entretien. Tous trois, suivant Flynn et sa nouvelle Gardienne, vont devoir affronter un nouvel ennemi d’envergure dès cette première aventure. Ils découvrent au passage – et nous aussi – l’existence d’une Annexe à la Bibliothèque, dirigée par Jenkins, un homme qui verra sa précieuse solitude perturbée par cette équipe haute en couleurs.

Eve (Rebecca Romijn) et Jacob (Christian Kane) de la Bibliothèque dans une bibliothèque municipale ordinaire (S1E6 And the Fables of Doom)

À partir du troisième épisode, notre trio d’apprentis Bibliothécaires et leur Gardienne (Flynn a estimé être trop expérimenté pour en avoir besoin, contrairement aux trois nouveaux) va devoir assumer seul sa mission : récupérer des objets aussi magiques que légendaires pour les stocker à l’Annexe et ainsi, éviter qu’ils ne tombent dans de mauvaises mains.

À l’instar des trois téléfilms, les intrigues des épisodes de cette première saison se centrent donc surtout sur des objets de légende, tels la pomme de la Discorde ou un stéréotype de maison hantée. Mais la série va plus loin puisqu’elle présente même des êtres légendaires ! Cependant, je ne regrette pas le peu de livres magiques présents (hormis dans l’épisode 6, And the Fables of Doom, où un ouvrage est le sujet central). Entre l’Annexe, la façon de résoudre les énigmes de nos nouveaux venus, la découverte progressive de ces derniers (personnalités, passé et alchimie qui se créé entre eux), la reprise de nombreuses légendes (mythe arthurien, le père Noël, le Minotaure…), je me suis régalée avec cette première saison ! 🙂 De la vraie fantasy urbaine, spécialité Bibliothèque, donc du bonheur en barre ! On a même une touche de steampunk avec l’épisode 9, And the City of Light qui évoque le célèbre Nikola Tesla.

Pour ne rien gâcher, cette première saison s’offre quelques guest-stars au casting. On retrouve ainsi Tricia Helfer (Battlestar Galactica), Jerry O’Connell (Sliders), Bruce Campbell (trilogie Evil Dead, dans un rôle à contre-emploi ! XD)… en plus du casting principal, qui campe des personnages aussi originaux qu’attachants ! De là à dire que tout bibliothécaire est une personne un poil excentrique et un peu folle, il n’y a qu’un pas… que je franchirai allègrement ! ^^

En bref, cette première saison remplit toutes ses promesses avec son univers qui rend hommage au monde des bibliothèques, ses personnages sympathiques et son ton léger malgré l’action. Cette absence de « prise au sérieux » permet d’ailleurs de passer outre les effets spéciaux plutôt cheap, d’autant que les personnages sont les premiers à tourner en dérision ce qui leur arrive. Si vous aimez les livres, les mythes, les légendes et si vous voulez passer un bon moment, The Librarians est fait pour vous ! 🙂

The Librarians
Réalisée par Dean Devlin, Marc Roskin, Jonathan Frakes, John Harrison et Tawnia McKiernan, créée par John Rogers d’après la trilogie de téléfilms Les aventures de Flynn Carson, 2014, 10 épisodes.

Bande-annonce de la saison 1

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[Le mardi c’est permis !] Dirk Gently, détective holistique

À la base, Dirk Gently est le héros d’une série de romans éponymes de Douglas Adams (également auteur du fameux Guide du voyageur galactique – et non, je n’ai lu ni les uns, ni l’autre mais un jour, peut-être, je comblerai cette lacune !). Les livres avaient déjà connu une première adaptation sous le format télévisé. Fin 2016 a débarqué sur les petits écrans une nouvelle adaptation qui, si elle reprend bien le personnage éponyme, a fait le choix de situer son action à la suite de la première série (même si l’équipe n’a rien à voir). Un choix qui explique donc les libertés prises avec l’intrigue, la série imaginant de nouvelles aventures au détective.

Personnellement, comme je ne connaissait pas le-dit détective, c’est la bande-annonce et la présence d’Elijah Wood au casting qui ont attisé ma curiosité. J’ai donc entamé le visionnage sans d’attentes particulières. Que dire de mes impressions après le premier épisode ? L’expression What the fuck ?! les résume assez bien ! ^^ Dès le début, on est catapulté dans un mystère de taille (qui a commis le crime ?) et on nous présente des personnages très différents : Todd qui semble mener une vie plutôt morose mais qui prend soin de sa soeur ; Amanda (la soeur, donc) qui souffre d’une maladie l’obligeant à rester cloîtrée chez elle car elle lui provoque des crises hallucinatoires très douloureuses (pararibulitis – ne cherchez pas dans un dictionnaire médical, ce mal est fictif ^^) et Dirk Gently, détective aussi barré que ses tenues sont vitaminées.

« Barré » » et « vitaminée » sont deux mots qui décrivent fort bien cette première saison ! Dès le début, on n’a pas la moindre idée de la destination où l’histoire va nous mener. D’ailleurs, il vaut mieux ne pas trop chercher à comprendre dès le premier épisode – croyez-moi, tout s’expliquera plus tard. Au début, ça ne sert à rien, profitez juste du spectacle ! ^^ (J’avoue cependant que, habituée à certains ressorts de la SF, une des scènes mystérieuses du premier épisode ne l’était pas trop pour moi. Mais à part ça, j’étais complètement paumée – et ravie de l’être !). Dirk Gently part tellement dans tous les sens (mais plus on avance dans la saison et plus les pièces du puzzle se mettent en place) que même les scènes violentes n’ont pas fait pousser les hauts cris à ma petite âme sensible.

J’ai vraiment adoré cette saison menée tambour battant, j’ai adoré me demander (dans le désordre) pourquoi tout le monde faisait-il donc tout un foin pour un corgi, qui était cette folle meurtrière peut-être pas si folle, comment diable pareille scène de crime pouvait exister, que signifiait ces filatures et pourquoi y avait-il un chaton dans cette histoire ?

Le casting en lui-même est super : Samuel Barnett campe fort bien un Dirk Gently qui donne l’impression à la fois de savoir où il va et à la fois de n’en avoir aucune idée ; Elijah Wood reprend, après Frodo, un rôle de « héros malgré lui ». Ce qui donne un beau duo ! 🙂 On retrouvera aussi Aaron Douglas (le Chief de Battlestar Galactica), méconnaissable.

Bref, les 8 épisodes ont été vus (et revus !) avec un plaisir renouvelé et j’attends donc avec impatience la saison 2 – prévue pour cet automne, avec quelques ajouts au casting qui avivent mon impatience (Alan Tudyk, notamment, alias Wash dans Firefly).

Si vous cherchez une série qui mêle science-fiction, policier et humour absurde, le tout dans un tourbillon jubilatoire, Dirk Gently fera votre bonheur ! 🙂

Dirk Gently’s Holistic Detective Agency
Réalisée par Paco Cabezas, Michael Patrick Jann et Dean Parisot, créée par Max Landis d’après les romans de Douglas Adams, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce de la saison 1

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Votez Cthulhu : 42 propositions électorales des Super-Vilains pour la France, Guillaume Balsamo et Marthe Picard

Quatrième de couverture

Réjouissez-vous, misérables humains, vous n’aurez plus à voter pour le moins pire des prétendants à la Présidence de la République.
Le Grand Cthulhu a entendu votre détresse : il est candidat.

Soutenu par son parti, les Super-Vilains pour la France, il incarne la rupture tant attendue pour sauver la masse grouillante que vous formez.

Découvrez les 42 propositions électorales pétries de bon sens qui vont révolutionner votre quotidien.

Voter Cthulhu c’est :
– Choisir des ministres experts dans leur domaine :
Cersei Lannister, Godzilla, Judge Dredd, Dracula, Dark Vador…
– Opter pour un programme politique radical :
Semaine de travail de 85 heures, rétablissement de la servitude consentie, accélération du réchauffement climatique…
– Adopter des mesures enfin efficaces :
Un seul leader omnipotent, sacrifices humains, destruction par le feu des opposants…

Tous aux urnes pour une nouvelle France !

« Un programme pour les gouverner tous ! » Sauron (Le Seigneur des Anneaux)

Mon avis

En ces temps électoraux plutôt tendus, le rire est bienvenu ! Avec Votez Cthulhu, soyez certains que vos zygomatiques seront sollicitées ! ^^ J’ai pris connaissance de ce livre grâce à Lune et, quand je suis tombée dessus lors d’une brocante, j’en ai profité pour l’acquérir et le lire dans la foulée.

Le principe ? Le grand Cthulhu se propose comme candidat à la présidentielle. Il est aidé par les plus grands méchants que la Terre (et l’Univers) aient jamais porté et qui se sont constitués un parti, le parti des Super-Vilains pour la France (ou SVPF). Ce livre propose le programme complet de Cthulhu ainsi que ses propositions de gouvernement et des interviews de certains personnages appelés à faire partie du gouvernement de Cthulhu.

Que dire de plus ? J’ai beaucoup pouffé de rire durant ma lecture :). Entre Judge Dredd en Garde des Sceaux (parce que la Loi, c’est lui ! justifie Cthulhu) ; le Joker Secrétaire d’État à la Psychologie et la Psychothérapie et son interview à l’image du personnage ; les propositions de loi rassemblées sous des titres aussi parodiques que savoureux (ex. : L’acharnement, c’est maintenant pour les propositions sur l’Intérieur ou Ensemble, tout devient non euclidien pour les propositions autour de l’éducation) ou encore les suggestions de compositions de ministère (découvrez ci-contre la composition du Ministère de la Culture, un régal !), Votez Cthulhu est un délicieux hommage aux cultures geek tout en offrant une satire mordante de la vie politique française (le passage sur les propositions de lois autour du travail est particulièrement ironique !).

Je ne vous dévoile pas plus du programme de Cthulhu, ni des noms des vilains appelés à gouverner à ses côtés. Ce qui fait aussi le sel de ce livre, c’est la découverte 😉

Éditions Marabout, 189 pages, 2016

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[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables

J’ai réalisé il y a quelque semaines mon Top Ten des génériques de séries SF les plus inoubliables – concept piqué sur le blog de Blanche avec son accord :). Mais je suis restée frustrée de m’être limitée aux séries télévisées de science-fiction. J’ai donc décidé de vous partager deux Top Ten supplémentaires : l’un concernant les génériques les plus inoubliables (me concernant) de séries TV appartenant au genre fantastique et l’autre les génériques mémorables de séries TV fantasy.

Il est difficile de distinguer fantastique et fantasy (dans le premier, le surnaturel n’est pas censé être normal tandis que ça l’est dans le second, si l’on veut faire rapidement) mais j’ai essayé de faire au mieux. C’est donc parti pour les génériques de séries fantastiques qui m’ont marquée, sans ordre de préférence même si c’est numéroté !

Si vous souhaitez vous aussi partager votre Top Ten des génériques de séries fantastiques les plus inoubliables sur votre blog, n’hésitez pas à indiquer en commentaire un lien vers votre billet 🙂

1 – Stranger Things

Je ne vais pas mentir : la série m’a autant marquée que le générique ! 🙂 J’avoue apprécier la typographie du titre, qui me rappelle mes premières lectures des ouvrages de Stephen King (à l’époque, je piquais ceux de ma soeur aînée, dont la typo utilisée en couverture est celle qui a inspiré celle du titre de Stranger Things. Autant vous dire à quel point c’est une madeleine de Proust, pour moi, cette typo ! :)). Quant à la musique, entre les synthés façon années 80 et la mélodie pleine de suspense, elle m’est restée en tête pendant des jours après avoir fini de visionner la saison 1.

2 – Crazyhead

Série de ce top la plus fraîche en date, puisque sortie en octobre 2016, j’ai complètement craqué pour son générique à base de rock’n’roll, couleurs pétantes et restes des démons savatés par nos tueuses anglaises en herbe ! Un mélange badass et girly qui m’a bien plu, agrémenté d’une chanson qu’on aurait dit écrite exprès pour la série ! 🙂 Mélange de Misfits et de Buffy contre les vampires, j’ai cependant choisi de classer Crazyhead en fantastique (après tout, on ne sait pas trop si les dit-démons existent vraiment ou si nos héroïnes ne sont pas un peu timbrées…), alors que sa grande soeur, Buffy, apparaîtra dans mon Top Ten des génériques de séries TV fantasy. Je n’ai malheureusement pas pu trouver de vidéo du générique, alors vous devrez vous contenter de la chanson utilisée pour celui-ci :

3 – Tru Calling

Lorsque la série Buffy contre les vampires s’est terminée, une autre série a par la suite été diffusée dans la Trilogie du Samedi avec, dans le rôle-titre, Eliza Dushku aka Faith dans Buffy ! Inutile de dire qu’en bonne fan de Buffy, je me suis lancée dans le visionnage de Tru Calling 🙂 Et je me souviens que déjà, à l’époque, j’adorais son générique ! Quant à la série en elle-même, elle me plaisait aussi avec son principe qui me rappelait celui de Demain à la une mais c’est bel et bien son générique, avec cette musique pêchue, qui rappelle bien l’action présente dans la série (l’héroïne a quelques heures pour sauver la vie d’une personne).

4 – Constantine

Si ma petite âme sensible a interrompu le visionnage de l’unique saison de la série TV mettant en scène le fameux anti-héros, je continue à adorer le générique qui, à mes yeux, représente bien l’esprit de la série : musique rappelant le son du clavecin et qui évoque quelque chose de démoniaque, soulignée par les scènes infernales. Constantine luttant contre divers démons, avec un cynisme bien appuyé, le générique ne pouvait pas mieux coller ! Le jour où j’en trouverai le courage, je compte bien, d’ailleurs, regarder le reste des épisodes.

5 – Kingdom Hospital

Je n’ai jamais regardé la série dans son entier. C’est tout juste si je me souviens si je suis bien allée au bout du pilote (en 2 épisodes). Pourtant adaptée par Stephen King himself qui réalise là un remake, Kingdom Hospital avait de quoi m’attirer, entre la patte du maître de l’horreur et son hôpital plein de fantômes et de mystères (comme ce fourmilier géant !). Or, non seulement je n’ai pas poursuivi le visionnage, mais c’est bien le générique qui m’a le plus marquée. Que ce soit le visuel – avec ces saynètes un poil macabre, qui mêlent nature inquiétante, silhouettes fantomatiques et mains qui se cherchent – ou la musique – Worry About You de Ivy m’avait tellement plu que j’avais même fini par craquer pour l’album du groupe dont est tirée la chanson – ce générique est resté dans mes annales.

6 – Fais-moi peur !

Avant même de lire les grands noms du genre (comme Stephen King pour ne pas le nommer), j’avais déjà commencé à me frotter au genre horrifique alors que j’étais toute gamine, via Chair de poule pour les bouquins et Fais-moi peur ! pour la série TV. Dans cette dernière, on découvrait les histoires toutes plus terrifiantes les unes que les autres que se racontent les membres de la Société de Minuit (des enfants et ados qui se réunissent autour d’un feu de camp). Si j’ai aussi visionné, à l’époque, la série télévisée adaptée des livres Chair de poule, je ne me rappelle pas de son générique (ce sont plutôt les épisodes qui m’ont marquée !). En revanche, Fais-moi peur ! m’a autant marquée par les épisodes que par son générique. D’emblée, l’ambiance est de mise avec ces endroits abandonnés dans la nuit, ces bruitages inquiétants, et surtout cette musique ! Brrr, j’en frissonne encore.

7 – Dead Zone

À la base, Dead Zone est un excellent roman de Stephen King. Il a d’abord été adapté au cinéma par David Cronenberg, avec Christopher Walken dans le rôle-titre, avant de devenir une série télévisée. Si j’ai fini par décrocher de celle-ci – elle s’éloignait trop du matériau originel – son générique m’est resté en tête, avec sa musique un peu mystique et les visions de Johnny Smith.

8 – L’Odyssée fantastique

Le seul souvenir que j’ai de la série, c’est un passage où la mère du garçon lui fait faire ses exercices de kinésithérapie alors qu’il est toujours plongé dans le coma. Par contre, le générique m’est resté. Il résume l’histoire : un jeune garçon tombe dans le coma suite à un accident. Pendant que sa mère s’inquiète – on la comprend – le héros va vivre des tas d’aventures dans un monde imaginaire. Je pense que c’est pour ça que je me souviens plutôt du générique : c’est une mini-histoire à lui tout seul ! Les épisodes, eux, n’ont pas laissé de trace marquante dans mes souvenirs…

9 – Medium

Encore une série que je n’ai pas suivie jusqu’au bout, alors que j’avais accroché aux premiers épisodes. Medium nous narre comment une mère de famille, dotée de dons psychiques (visions de personnes décédées, voire même de l’avenir), met ses capacités au service de la police pour résoudre des enquêtes. J’ai plutôt retenu de la série son générique, entre sa musique mystérieuse, les taches suspectes et les traces de main en surbrillance, façon test de Rorschach.

10 -Demain à la une

On termine avec cette série qui, j’en suis sûre, rappellera des souvenirs à ceux qui ont grandi dans les années 90 ! 🙂 Le postulat de base de Demain à la une ? Un homme reçoit chaque matin le journal du lendemain. À lui de faire en sorte d’éviter une catastrophe, accident, etc. La série en elle-même était sympa à regarder, ne serait-ce que pour l’acteur Kyle Chandler, mais c’est surtout le générique qui est resté dans mes souvenirs, avec cette musique joyeuse et le fameux chat qui délivre le journal ! ^^

Et vous, quels sont les génériques de séries fantastiques qui vous ont marqué ?

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[Le mardi c’est permis !] The OA

the_oaC’est à pas feutrés que The OA, dernière série estampillée Netflix, a été mise en ligne sur la plateforme. Elle avait été précédée d’une bande-annonce quelques jours avant, mais c’est tout. Depuis, la série fait parler d’elle mais, quand je me suis lancée dans le visionnage des huit épisodes que comporte la première saison (on attend toujours confirmation d’une éventuelle saison 2), je ne savais alors rien d’autre que ce que présentait la bande-annonce. J’étais intriguée, curieuse, et la présence de Brit Marling tant dans la team créatrice que dans le rôle principal a achevé de me convaincre – j’avais beaucoup aimé sa prestation dans Another Earth. J’ai donc regardé le premier épisode une fin d’après-midi… Le lendemain, j’avais fini de tout voir, et encore, j’avais du me faire violence pour aller dormir sinon j’aurai tout regardé d’une traite ! ^^

The OA nous raconte l’histoire de Prairie Johnson, jeune aveugle portée disparue 7 ans auparavant, qui refait surface sans que l’on sache ce qu’il est advenu d’elle au cours de ces 7 années. La jeune femme refuse de répondre aux questions de ses parents adoptifs comme à celles des autorités mais, d’emblée, se pose un autre mystère que celui de sa disparition : Prairie n’est plus aveugle. Se faisant appeler The OA, elle va réunir autour d’elle quatre ados et une prof, tous aussi paumés les uns que les autres, et commencer à leur raconter son histoire.

Voilà pour le pitch. The OA est, je pense, le genre de série qui ne fera pas l’unanimité. Elle possède des qualités, mais aussi des défauts. Elle mélange les genres, brouille les pistes mais offre des personnages secondaires très attachants, avec leurs fêlures. Elle tisse une intrigue aux couches multiples mais offre un final des plus déroutants. Pour ceux qui, comme moi, se laisseront happer par la voix envoûtante de Prairie, l’épisode final pourra d’ailleurs peut-être tenir lieu d’épreuve. Car ce dernier épisode – sans trop spoiler – est une vraie montagne russe après une valse lente. Il risque d’en voir décrocher certains, voire même de transformer leur fascination en détestation. Mais, pour d’autres et pour moi, cette fin est bouleversante, profondément émouvante. Autant vous le dire d’emblée, si le travail du chorégraphe Ryan Heffington vous a toujours laissé de marbre, il y a des chances pour que cette vague d’émotions ne vous atteigne pas et que vous trouviez le final ridicule – pour vous donner une idée, le chorégraphe est à l’origine des mouvements de danse dans plusieurs clips de Sia (Elastic Heart, Big Girl Cry, The Greatest, etc).

Ce que j’en ai pensé ? Au premier visionnage de l’épisode 8, j’ai oscillé entre le « Tout ça pour ça ? » déçu suivi par beaucoup d’émotion mais celle-ci était encore parasitée par la déception précédente pour que je me laisse complètement porter. Et puis… et puis, rien à faire, alors que je pensais n’avoir pas tant accroché que ça, je ne cessais de revenir à la série, d’y repenser, d’en réexaminer les éléments. Trop de questions sans réponse ? Oui, bien sûr. Mais pas que. L’histoire de Prairie/The OA, mais aussi celles de BBA, de French, de Buck, de Jesse, de Steve me hantaient toujours et j’ai fini par me lancer dans un second visionnage. Cette fois, pas de déception car je m’étais forgé mes petites hypothèses sur les points qui me chiffonnaient. Parce que finalement, les mystères restés en suspens ne me dérangeaient pas autant que je l’aurai pensé. Dès lors, j’ai pu savourer la série, final compris, dans son ensemble ! 🙂

De ce fait, entre le brouillage des cartes, des genres, les partis pris osé – notamment celui de laisser volontairement des énigmes non résolues – et les thèmes abordés (les NDE, la force du storytelling, le fait de croire ou non (mais rien de religieux – il s’agit là plutôt de croire en l’autre comme en soi, au sens de la confiance), etc…), la série ne parlera pas à tout le monde. Me concernant, ça a fait mouche. Je me suis laissée envoûter, je me suis attachée aux cinq personnages qui écoutent le récit de Prairie – même à Steve, qui pourtant m’était des plus antipathiques au début. Chapeau bas, d’ailleurs, aux jeunes acteurs et notamment à Ian Alexander, dans le rôle de Buck, qui livre ici sa première prestation à l’écran. L’acteur, transgenre, a été choisi parce que l’équipe du film voulait une telle personne pour interpréter Buck, un personnage lui-même transgenre. Une démarche louable, à mes yeux, d’autant plus que la situation de Buck n’est pas mise en avant, ce n’est pas un point central de la série. The OA nous parle de nombreux sujets et, à travers l’histoire de Prairie/The OA et celles de ses cinq auditeurs, elle nous parle aussi du sens de la vie, du sens de *sa* vie, le tout au gré d’une narration éclatée qui se déploie à l’image de poupées russes, avec un récit au présent, un au passé, auxquels s’imbriquent les récits des différents protagonistes.

Je pourrais en dire encore davantage sur la série mais ce serait vous gâcher la découverte de cet OVNI qu’on peine à ranger dans une case ou une autre (ésotérique ? thriller ? conte ? drame social ? récit initiatique ? fantastique ?). Elle offre de multiples interprétations et c’est aussi, je pense, ce qui m’a tant plu : le fait qu’on laissait notre imagination remplir les blancs, broder les parties découses, sans pour autant laisser trop de frustration ; le fait qu’on nous laisse le loisir d’interpréter comme bon nous semble le sous-texte (des pistes sont données, mais pas des clés). Bien sûr, cela ne m’empêchera pas de visionner la saison 2 si celle-ci devait être confirmée et diffusée ! ^^ Je me contenterai donc de résumer mes impressions ainsi : un gros coup de coeur ! 🙂

Et vous, l’avez-vous vue ? Qu’en avez-vous pensé ?

The OA
Réalisée par Zal Batmanglij, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, 2016 – ? (en cours)

Bande-annonce