Parution au Labo des éditions Walrus

Depuis hier, les éditions Walrus ont publié leur nouvelle fournée de nouvelles pour le Labo. Un de mes textes y figure ! 🙂

Petite remise en contexte : les éditions Walrus ont lancé cette année leur Labo, un espace où la maison d’édition propose des textes courts inédits, signés par de jeunes plumes prometteuses (ce n’est pas moi qui me jette des fleurs, c’est l’éditeur qui le dit dans sa présentation du Labo ;)). Les textes sont tous retravaillés et corrigés avec l’éditeur, les auteurs reçoivent une rémunération forfaitaire, puis les nouvelles sont mise en ligne gratuitement. Aux lecteurs, ensuite, de donner un petit coup de pouce financier (ou non) en échange des bons moments de lecture. Pour ce faire, il faut passer par Tipee.

C’est une chouette initiative de la part de cette maison que de donner ainsi un espace aux jeunes auteurs, c’est pourquoi je vous encourage, d’une part, à lire leurs créations, d’autre part, à soutenir cette initiative via Tipee 😉

Quid de ma nouvelle ? Crabes figure parmi la dernière fournée de textes publiés en ligne. C’est un texte fantastique autour du deuil et de l’enfance, de la mer et, bien sûr, des crabes. Je vous laisse la découvrir, ainsi que les productions de mes camarades, sur la page du Labo ! 🙂

Critiques de Crabes

 

L’avis du blog Des Livres et les mots :

Probablement une des nouvelles qui m’a le plus marquée. Un enfant qui doit faire son deuil, un crabe géant, et une mère qui ne voit que sa propre tristesse.

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Mortal Derby X, Michael Roch

mortal_derby_xQuatrième de couverture

Molly Pop est une jammeuse, une vraie, un fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad DerbyTM. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau. Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la ville flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.

Mon avis

Comme je l’ai révélé lors d’un précédent tag, je pratique le roller derby. Alors, quand une grenouille avisée m’a signalé que le premier titre de la toute nouvelle collection Pulp des éditions Walrus s’appelait Mortal Derby X, je n’ai pas hésité ! Sitôt le titre sorti, sitôt dans ma liseuse ! 🙂

La novella, comme son titre l’indique, se centre donc autour de ce sport. Mais, comme l’intrigue se situe dans un futur post-apocalyptique, les règles comme le nom ont quelque peu changé. Si la base reste la même – et, rassurez-vous, les règles sont expliquées subtilement par le biais des commentateurs du match – le sport a gagné en violence, un parcours plus grand et plus barré, et, conséquence, davantage de joueuses sur le track. De ce côté-là, Michael Roch connaît son sujet et a bien assimilé les règles du roller-derby pour les tourner à sa sauce science-fictive. Bien sûr, si vous lisez ce livre sans connaître le roller-derby, n’allez pas vous imaginer que dans la vraie vie, c’est pareil ! Comme je le disais, on est là dans un récit post-apo, qui se situe dans un monde ravagé, divisé en deux, et tout a changé, même le nom du sport.

Revenons à notre novella : j’avoue que voir mon sport mis en scène m’a fait immensément plaisir ! Surtout marié au côté pulp. Déjà qu’en vrai le sport dépote, là, l’auteur s’en donne à coeur joie ! 🙂 On est emporté dans l’action, les pages se tournent à une vitesse folle comme si on avait chaussé ses quads, les personnages ont la rage pour moteur, celle de vaincre ou celle de se venger, selon les cas, ça se bagarre, ça roule, ça en veut, bref, c’est du pulp pur jus avec de vrais morceaux de derby dedans ! (mais pas de fresh meats :p)

Par ailleurs, derrière toute cette action tous azimuts on sent un univers réfléchi : entre le Cocon, où vivent les privilégiés mais où ceux-ci doivent conserver des pensées et des émotions policées, et le monde des Reclus, où tout le monde laisse libre court à ses pires pulsions, Michael Roch dépeint un monde où il ne fait vraiment pas bon vivre. Et seul le Quad DerbyTM permet, dans le Cocon, d’exprimer des émotions interdites par ailleurs.

Une novella qui se dévore et qui dépote, mission accomplie pour ce premier titre pulp ! 🙂

Éditions Walrus, 68 pages, 2015

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Voler (de ses propres ailes), Cécile Duquenne

Voler (de ses propres ailes), Cécile DuquenneQuatrième de couverture

Le docteur Edwards a longtemps attendu cette soirée : ce membre éminent de l’Association de Découvertes Archéologiques de Floride est en passe de récolter des fonds pour présenter une somptueuse collection d’artefacts sud-américains : le trésor de Cortés en personne. Olivia, une délicieuse jeune femme, lui propose l’aide financière de son mystérieux patron pour parvenir à ses fins. La curiosité du professeur est attisée. Mais Olivia — et surtout son employeur — ont une autre idée en tête, dont ils se gardent bien de parler avec Edwards. Car derrière les motivations archéologiques se dissimulent les échos d’un combat qui dure depuis des siècles, pour lequel Olivia va devoir utiliser ses pouvoirs et risquer sa vie.

Mon avis

Voici un nouveau texte reçu via le blog Un papillon dans la Lune et son challenge Je Lis des Nouvelles et des Novellas, qui propose aux challengers en faisant la demande une sélection de nouvelles numériques parues aux éditions Walrus. De Cécile Duquenne, je n’avais lu jusque là que sa nouvelle dans l’anthologie Or et sang parue aux éditions du Petit Caveau.

C’est le pitch de cette histoire qui m’a attirée, ainsi que la critique qu’en a faite la blogueuse d’Un papillon dans la Lune. Et je n’ai pas été déçue, au contraire ! J’ai même eu une bonne petite surprise (bien noire) à la fin 😉

On suit une voleuse un peu spéciale, puisqu’elle peut se métamorphoser en pie – vous me voyez venir, déjà, avec un métamorphe à bord, ce texte avait de quoi me plaire ! Elle est chargée de dérober une pièce particulière et doit réussir sous peine de perdre la vie. Mais la relique en question n’est pas si anodine que cela…

Un peu de policier, un zeste d’Indiana Jones (pour l’aventure) et une pincée de mythe, le tout saupoudré d’un peu de ténèbres, et voilà une nouvelle de fantasy urbaine à tendance terrifique (vers la fin). Une nouvelle palpitante, qui embarque le lecteur sans aucun souci dès les premiers mots.

Une nouvelle qui m’a bien plu et que je recommande aux amateurs d’aventure et de frissons ! 🙂

Éditions Walrus, 2013, 22 pages.

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Challenge nouvelles & novellas

En Adon je puise mes forces, Dominique Lémuri

En Adon je puise mes forces, Dominique LémuriQuatrième de couverture

Elthya est une prêtresse phénicienne qui pleure son roi défunt. Mais alors qu’elle récite ses oraisons, un vent étrange se met à souffler sur le tombeau. Pendant ce temps, Vjlir se lance à la poursuite d’un redoutable criminel qui vient d’échapper à sa vigilance et à celle de ses gardiens. Le fugitif, Majjaar, a volé une capsule de sauvetage du vaisseau qui les transportaient tous vers le bagne de Mamm et a dirigé ses propulseurs vers une petite planète. Quel rapport entre les deux ? Et bien Elthya s’apprête à faire une incroyable rencontre.

Mon avis

Le blog Un papillon dans la Lune, organisateur du challenge Je lis des nouvelles et des novellas, organise la semaine Walrus. Walrus est un éditeur qui propose une collection (la collection Micro) composée de nouvelles seules et, étant partenaire du challenge, il proposait d’en recevoir une au choix parmi une liste durant un certain laps de temps – une offre réservée aux challengers, bien sûr.

J’ai choisi, entre autres, En Adon je puise mes forces qui figurait déjà sur ma wishlist avant cette offre donc j’aurai mis la main dessus tôt ou tard de toute façon 😉 Et je n’ai pas eu à le regretter !

L’auteur nous emmène tout d’abord en Phénicie, il y a très longtemps de cela. On suit Elthya, prêtresse qui accompagne la dépouille du roi défunt dans son voyage dans l’au-delà. L’ambiance est tout de suite posée : contrée et temporalité exotiques (le Proche Orient de l’Antiquité), découverte des rites funéraires de l’époque, j’ai été emmenée là-bas très vite, me suis attachée aux pas d’Elthya.

La chute fut d’autant plus rude lorsque soudain, au détour d’un paragraphe, je me suis retrouvée au milieu d’une course-poursuite spatiale entre un criminel en fuite et un policier, tous deux de races extraterrestres ! ^^ Le temps de faire le point dans ce grand écart technologique et mon visage s’était paré d’un petit sourire – Dominique Lémuri n’a pas fait que m’emmener par la main dans un joli voyage dans l’Antiquité phénicienne, elle veut aussi me secouer un peu et me surprendre. Et ma foi, je n’ai pas eu à m’en plaindre ! 🙂

Je n’en dirai pas plus pour ne pas ôter la surprise aux futurs lecteurs. En Adon je puise mes forces est un texte très agréable à lire, divertissant (amateurs d’Antiquité ou de science-fiction, ou des deux, vous serez ravis !), mais qui évoque également des faits historiques – là-dessus, ne m’y connaissant pas très bien, je vous invite à lire cette critique plus fournie sur le sujet – une petite note de bas de page, à la fin du texte, aurait sans doute été la bienvenue pour évoquer ce côté historique aux néophytes comme moi. Et une nouvelle enrichissante, donc, puisque j’y ai appris ces faits-là.

En bref, un texte très sympa, qui se lit vite et avec plaisir, et réunit avec brio l’Antiquité et les extraterrestres ! (Indy, prends en de la graine ;))

EDIT : l’auteur vient de livrer le making-of de son texte sur son blog. C’est à découvrir par ici ! 🙂

Éditions Walrus, 2013, 20 pages.

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