Petite princesse, Frances Hodgson Burnett

Quatrième de couverture

Elle a douze ans, elle est belle, intelligente et riche. Dans le Londres des années 1870, Sara est une petite princesse comblée par le destin. Mais brusquement la chance tourne : plus de père, plus d’argent, le bonheur s’est envolé. C’est l’heure de la misère, de la souffrance. Reste l’espoir…

Mon avis

Comme beaucoup d’enfants de ma génération, j’ai d’abord connu l’histoire de la Petite princesse via son adaptation en dessin animé sous le titre Princesse Sarah. Je me rappelle que je ne ratais aucun épisode ! J’adorais cette fillette qui aimait lire (on se demande bien pourquoi !) et son caractère toujours bienveillant, j’adorais cette histoire d’amitié qui perdure en dépit des épreuves et le personnage de Lavinia me rappelait la fillette qui me harcelait à l’école (oui, j’ai été harcelée dès le CP…), ce qui me permettait de me sentir moins seule puisque même Sarah en souffrait. À douze ans, j’ai découvert que le dessin animé qui avait bercé mon enfance était en fait tiré d’un livre !

Ce livre, c’est Petite princesse de Frances Hodgson Burnett, à qui l’on doit également Le jardin secret et Le petit Lord Fauntleroy. J’ai du le lire des dizaines de fois, à l’époque, et il fait partie des livres qui ont traversé les années comme les déménagements et figurent toujours dans ma bibliothèque.

Sara Crewe a 7 ans lorsqu’elle entre dans le pensionnat de Miss Minchin. Son père étant très riche, elle bénéficie de traitements de faveur mais son caractère, d’un naturel humble et bienveillant, font qu’elle n’en souffre pas. Elle se lie vite d’amitié avec deux camarades, Ermengarde et la petite Lottie, ainsi que la fille de cuisine, Becky. Mais quand elle a 12 ans, le sort s’acharne sur elle, la privant de père comme de sa fortune. Elle devient alors la bonne à tout faire de l’école, souffrant du froid et de la faim… À moins que le nouveau voisin ne puisse lui offrir un retournement de situation.

Je me rappelle que, lorsque j’ai lu le livre pour la première fois, j’ai tout de suite vu qu’il était nettement moins mélodramatique que le dessin animé – qui lui, pour le coup, a vraiment tiré à fond sur la corde du pathos… J’en ai trouvé aussi la fin bien plus satisfaisante que celle du dessin animé !

Autre différence, là où Sara est présentée comme totalement parfaite dans le dessin animé, dans le livre, Frances Hodgson Burnett présente la petite fille comme bien humaine : au plus fort de sa faim et de sa peine, elle craque ; face à Lavinia et son tempérament de harceleuse, Sara exprime avec humeur son envie de « lui flanquer une taloche », bref, l’héroïne du roman était, à mes yeux, plus proche d’une enfant réelle que celle du dessin animé, et cela participait aussi au fait que je préférais le livre à l’adaptation. Même si celle-ci reste, nostalgie oblige, chère à mon coeur, comme d’autres dessins animés de l’époque qui m’ont marquée (Ulysse 31, Il était une fois l’espace, Batman…)

L’action se déroule sur plusieurs années dans le roman et, sous le vernis de cette histoire jeunesse aux allures de contes de fées, l’autrice y dénonce les conditions de vie des enfants pauvres, livrés à eux-mêmes, surexploités, maltraités… Une analyse que j’avais pu découvrir dès l’époque, car mon édition possède, en fin de volume, un petit dossier sur la genèse du livre, ainsi que son propos et son époque.

Malgré tout, Petite princesse reste un récit enchanteur, où l’héroïne brave les épreuves et où le récit se termine bien pour les gentils, tout en punissant les méchants. Un récit d’enfance qui ravira les petits, comme les grands pris de nostalgie.

Le générique m’est resté en tête, comme pour beaucoup, et j’ai replongé dedans lorsque Netflix l’a mis en ligne. Mais sans son générique français, snif… alors je vous le remets, pour le souvenir ! 🙂

Éditions France Loisirs, 332 pages, 1996

Cette relecture s’inscrit dans le challenge Madeleine de Proust organisé par Lune.

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