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Conseils d’écriture #1

Après avoir testé diverses méthodes et outils pour améliorer mes techniques d’écriture, j’ai pensé à vous proposer une série de billets sur le sujet. Ces billets n’auront cependant pas pour vocation de vous fournir, clé en mains, LA méthode qui marche à tous les coups. Tout simplement parce que, au fil de la pratique, chaque auteur se construit sa propre méthode. Et un même auteur peut très bien user d’un procédé différent selon ses oeuvres ! 😉

L’idée de ces billets, c’est avant tout de vous fournir des pistes à explorer. Bien entendu, vous n’êtes pas obligés de les suivre si elles ne vous disent rien car le premier conseil à suivre en matière de techniques d’écriture c’est : il n’y a aucune obligation à appliquer les conseils d’écriture ! 🙂

Pour ce premier billet, on va parler créativité et inspiration – c’est un peu la base, quand on écrit ! ^^ On connaît tous le syndrome de la page blanche, on a tous eu un jour cette crainte de se retrouver à sec, sans idées.

Rassurez-vous ! Tout d’abord, rappelez-vous que, comme tout être vivant, vous suivez des cycles. Votre inspiration, votre créativité, passera par des phases actives et d’autres d’endormissement. Ce qui n’est pas un mal en soi : imaginez un peu ce que cela donnerait si vous débordiez d’idées en permanence ! Votre esprit serait constamment en ébullition et ça deviendrait vite infernal (Neil Gaiman y a pensé, puisque un passage de sa BD Sandman présente un écrivain qui séquestre une Muse. Quand la Muse est libérée, elle punit le dit-auteur d’un flot ininterrompu d’inspirations, si bien qu’il en devient fou).

Mais, à l’inverse, l’inspiration peut se faire trop longuement désirer et la créativité, se montrer congrue. Or, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas une fatalité ! L’inspiration – que je lie à la créativité – c’est comme les muscles : on peut la travailler ! 🙂 Voici quelques pistes pour vous permettre de développer votre créativité et, par extension, faciliter la venue d’idées lorsque vous en avez besoin.

Toute idée est bonne à être notée

C’est un conseil que j’ai lu dans Wonderbook de Jeff VanderMeer, un ouvrage sur l’écriture et la construction de mondes dont je vous fournirai une critique dès que j’aurai terminé de l’explorer dans tous les sens ! ^^. Le premier chapitre porte, justement, sur la créativité et l’inspiration, et j’avais été frappée par ce conseil de l’auteur : ne pas s’auto-censurer. Dès qu’une idée vient, ne pas l’écarter en se disant « bof, ça ne vaut rien ». Peut-être qu’elle ne vaudra effectivement rien, mais le fait de la prendre en compte en la notant envoie une sorte de signal à votre subconscient, une façon de lui dire : « envoie tout ce que tu veux, j’en prends compte ! ». De fait, à force de noter les idées qui viennent sans faire le tri d’emblée, notre esprit prend l’habitude de faire remonter à la surface toutes les idées qui lui viennent.

Après avoir lu cela, j’ai commencé à appliquer ce conseil. Chaque fois qu’une idée me vient, même si je la trouve peu voire pas du tout exploitable, je la note. Petit à petit, à force d’appliquer ce principe, j’ai remarqué que les idées me viennent plus facilement. Comme si le fait d’arrêter l’auto-censure permet de libérer plus facilement le flot créatif. Bien entendu, cela ne veut pas dire que j’ai en permanence de nouvelles idées, simplement, j’ai moins de mal à trouver l’inspiration quand j’en ai besoin !

Par ailleurs, j’ai retrouvé le conseil de Jeff VanderMeer lors d’un atelier Brainstorming pendant une convention du forum CoCyclics. Pour l’exercice pratique, MadManu (qui animait l’atelier) nous a recommandés de ne pas censurer les premières idées qui venaient, même si elles étaient mauvaises, parce qu’elles faisaient figure de « décrassage » du moteur à bonnes idées avant qu’il se mette à fonctionner à plein régime. Comme quoi, même les pires idées méritent d’être notées, elles ont leur utilité ! 😉

Lire, voir, écouter

Vous aimez lire, regarder une bonne série télévisée ou vous perdre dans les notes de votre chanson préférée ? Eh bien sachez que ces activités sont aussi excellentes pour nourrir votre créativité ! 🙂

Comment cela, me direz-vous ? Eh bien, le fait de s’intéresser à des oeuvres artistiques, quelles qu’elles soient, va en quelque sorte donner du grain à moudre à votre inspiration. Même si vous ne vous en rendez pas compte, toutes ces lectures, ces écoutes, ces visionnages vont, à la manière des ingrédients nutritifs contenus dans un terreau, permettre à des idées de votre cru de germer.

Bien sûr, d’autres éléments se mêleront à ce terreau comme les expériences personnelles ou les observations que l’on peut faire du quotidien, par exemple. Mais en plus de nourrir vos propres idées, observer le déroulement narratif d’autres histoires va aussi vous donner des tuyaux sur vos propres écrits. Cerise sur la gâteau, cela divertit donc, c’est du tout bénéf’ ! 🙂

Le plus bel exemple de la créativité donnée par ces oeuvres issues de l’esprit d’autres personnes, ce sont les fan-fictions (Cindy Van Wilder a rédigé 2 billets sur le sujet que je vous invite à lire, ici et ici)

Jouer

Les amateurs de jeux de rôles le savent bien, l’histoire ne se construit pas seulement à partir du manuel du Maître de Jeu. Elle se fait aussi avec les joueurs. Si vous pratiquez cette activité, vous vous habituez également à mettre en scène un personnage (le vôtre), même si c’est dans un univers pré-établi et sur un scénario guidé par le MJ.

En dehors du jeu de rôles, les jeux de société offrent aussi un beau terrain de jeu pour votre créativité (sans mauvais jeu de mots ! :p). En particulier ceux qui font la part belle à l’imagination. On peut ainsi citer Il était une fois – où l’on construit une histoire, à plusieurs, en fonction des cartes. Mais ceux qui me semblent le plus intéressants, ce sont ceux dont l’on peut détourner le principe d’origine pour en faire de vrais supports à l’inspiration. Il s’agit des jeux suivants :

84 cartes dans la boîte de base soit autant d’illustrations différentes, toutes poétiques et propices à mille interprétations. Une base parfaite pour créer des histoires de toutes pièces ! 🙂

C’est Vestrit qui m’a donné l’idée d’utiliser ces dés. Il existe différents jeu de cubes, avec des thèmes différents, vous pouvez donc piocher en fonction de vos genres de prédilections. Pour ma part, je les utilise régulièrement, notamment quand j’ai un bout de texte en tête mais qu’il me manque des éléments. Je n’utilise pas forcément tous les résultats de mon jet de dés, mais ça m’aide à débloquer le reste de l’histoire ! 🙂

Pratiquer

Une autre façon de faire travailler le muscle de l’inspiration, c’est de pratiquer des exercices d’écriture à contrainte. Par exemple, il y a les 24h de la nouvelle (contrainte de sujet + de temps), ou bien les exercices de l’Oulipo (plus axés sur les jeux de langue). Vous pouvez aussi vous créez vos propres contraintes : prendre un mot, une situation, une émotion et écrire un texte de longueur variable sur le sujet. Tout est possible !

Voilà, j’espère que parmi ces différentes pistes, vous en trouverez qui vous permettront de développer votre créativité et, ainsi, de faire venir plus facilement l’inspiration ! 🙂 Et si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Bonne écriture ! 🙂

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Parution dans l’anthologie numérique Nutty Wolves

L’anthologie numérique Nutty Wolves est désormais disponible ! 🙂 Éditée par les éditions Nutty Sheep, cette anthologie a pour thème les loups-garous. Un thème qui, vous le savez, me plaît beaucoup.

Vous retrouverez donc au sommaire une nouvelle signée de ma main, intitulée La belle et la bête. Aucun rapport avec le célèbre conte dans cette histoire de fantasy, bien qu’elle narre l’étrange relation qui va lier une jeune femme et un homme-loup.

Au sommaire figurent également 14 autres histoires de garou. Voici les noms des 15 auteurs de ces textes : Patrick Quélard, Patrick Boutin, Céline Thomas, Anthony Holay, Emmanuel Delporte, Yann Dambo, Mathilde Chau, Justine Suzat, Guillaume Sauvage, Fabien Rey, Magali Lefebvre, Valentine Dewer, A. R. Morency, Jean-Michel Gernier et Marc Legrand.

15 histoires de loups-garous, 15 histoires pour hurler à la pleine lune. L’anthologie – sous forme numérique – est disponible sur la boutique de l’éditeur et chez vos fournisseurs habituels pour votre liseuse.

Bonnes lectures garouesques ! 🙂

EDIT : la version papier est également disponible ! 🙂

Nutty Wolves, éditions Nutty Sheep, juin 2017, version numérique 5,99 euros (commander), version papier 17,99 euros (commander)

Quatrième de couverture

Si le mythe du loup-garou est l’un des plus classiques et tenaces de la culture populaire, ce n’est pas un hasard : ces créatures n’amusaient pas du tout nos ancêtres, qui jugèrent et brûlèrent environ 100 000 personnes pour « lycanthropie » entre 1500 et 1700.

15 auteurs vous livrent ici 15 histoires de loups-garous, du passé, du présent ou du futur, de ce monde ou d’un autre, fleurant bon le terroir, la chair fraîche et le sang qui fume. Le loup-garou peut y être un prédateur, un monstre, un fou ou une victime, mais aussi parfois une allégorie de la nature sauvage et indomptée. Son dernier rempart contre la civilisation humaine. Un écolo de la première heure, en quelque sorte !

S’il est vrai que le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit, vous resterez toutefois libres de hurler avec les loups… À moins que vous ne préfériez libérer la bête qui sommeille en vous ?

Critiques de Nutty Wolves

À venir…

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Rachel Morgan t. 4 : Pour une poignée de charmes, Kim Harrison

Quatrième de couverture

Rachel Morgan est devenue une sorcière des arts noirs ! Il faut bien ça pour se débarrasser des êtres maléfiques qui en ont après ses charmes : tous veulent la posséder, coucher avec elle et la tuer. et pas forcément dans cet ordre. Pour preuve, Nick, un mortel qui a aimé puis abandonné Rachel, est de retour dans sa vie. Il est hanté par les secrets de son passé et traqué par des créatures prêtes à tout pour obtenir ce qu’il possède. Rachel doit agir, et vite, car la meute se rassemble pour la première fois depuis des millénaires pour ravager et conquérir le monde. Les garous et les vampires vont se battre pour la suprématie !

Mon avis

Revoici les aventures de Rachel Morgan, sorcière de son état ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle va se fourrer dans un sacré pétrin pour sauver les fesses de Nick, son ex, mais aussi l’un des fils de Jenx, son associé pixie avec lequel elle est en froid suite aux événements survenus dans le tome 3.

Oubliez la quatrième de couverture dont le résumé est plus qu’approximatif même s’il contient une part de vérité, Pour une poignée de charmes va vous emmener dans une enquête trépidante, tendue, où Rachel et ses amis auront fort à faire tout d’abord pour accomplir leur mission puis pour sauver leurs propres vies… et même le monde, tant qu’à faire ! Cette nouvelle aventure, bien que comportant les créatures de l’Outre-Monde que nous avons déjà rencontrées (vampires, pixies, sorciers…) fait cette fois la part belle aux loups garous. Autant dire que j’étais ravie ! 🙂

Hélas, plus j’avance dans la série, plus les aspects de la bit-lit que j’aime le moins ressortent de plus en plus. L’auteur avait pourtant réussi à éviter ces écueils jusque là (encore que, lors du tome 3, j’avais eu peine à rentrer dedans comme je l’avais mentionné dans ma critique) mais là, ça devient limite. Si je n’étais pas aussi intéressée par la présence des garous en premier plan, si je n’étais pas aussi attachée aux personnages principaux (Rachel, toujours en train de se fourrer dans des situations plus catastrophiques les unes que les autres ; Jenx et son humour 😀 ; Ivy et ses démons intérieurs), j’aurai peut-être lâché l’affaire. Ce que je reproche en particulier ? Eh bien alors que jusque là, l’enquête et l’action primaient, les atermoiements sentimentaux de l’héroïne prennent de plus en plus de place. Sans parler de sa libido galopante – qu’elle confesse trouver à croquer tel ou tel homme, passe encore, mais que ce soit répété des dizaines de fois au fil du texte et concernant les mêmes personnages, comment dire… ça devient lassant.

Mais puisque les chroniques de ce blog visent avant tout à partager les lectures que j’ai aimées, pourquoi est-ce que je parle de ce tome 4 ? Eh bien parce que mine de rien, malgré ces passages qui m’ont fait ronchonner, je dois dire que j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de ces trois Coureurs. Plus encore, j’ai vibré avec eux lorsque, plus d’une fois, leurs vies se sont retrouvées en danger. D’ailleurs, l’auteur n’épargne pas ses personnages et une atmosphère douce-amère demeure tout du long suite à une certaine révélation.

En bref, si vous avez aimé jusqu’au tome 3, vous pouvez poursuivre l’aventure mais attendez-vous quand même à une petite baisse de qualité. Par contre, côté garou, on est servi avec une meute de belle taille et même de vrais loups ! 🙂

Me reste encore le tome 5 à lire, j’espère que l’auteur va rectifier le tir (et qu’il y aura encore du garou dedans, même si rien n’est moins sûr ^^ »)

Éditions Milady, 697 pages, 2010.

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Ouverture des pré-commandes pour l’anthologie Nutty Wolves

L’anthologie numérique Nutty Wolves, prévue le 22 juin, est d’ores et déjà disponible en pré-commande ! 🙂 À bord, vous y trouverez 14 histoires de loups-garous dont une signée de ma plume 😉 Voici la quatrième de couverture de l’anthologie :

Si le mythe du loup-garou est l’un des plus classiques et tenaces de la culture populaire, ce n’est pas un hasard : ces créatures n’amusaient pas du tout nos ancêtres, qui jugèrent et brûlèrent environ 100 000 personnes pour « lycanthropie » entre 1500 et 1700.

14 auteurs vous livrent ici 14 histoires de loups-garous, du passé, du présent ou du futur, de ce monde ou d’un autre, fleurant bon le terroir, la chair fraîche et le sang qui fume. Le loup-garou peut y être un prédateur, un monstre, un fou ou une victime, mais aussi parfois une allégorie de la nature sauvage et indomptée. Son dernier rempart contre la civilisation humaine. Un écolo de la première heure, en quelque sorte !

S’il est vrai que le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit, vous resterez toutefois libres de hurler avec les loups… À moins que vous ne préfériez libérer la bête qui sommeille en vous ?

Du côté du sommaire, voici les noms des auteurs qui y figurent : Patrick Quélard, Patrick Boutin, Céline Thomas, Anthony Holay, Emmanuel Delporte, Yann Dambo, Mathilde Chau, Justine Suzat, Guillaume Sauvage, Fabien Rey, Magali Lefebvre, Valentine Dewer, A. R. Morency, Jean-Michel Gernier et Marc Legrand.

Si vous voulez être sûr d’avoir votre lecture pour la prochaine pleine lune, rendez-vous donc chez vos marchands numériques habituels pour vous procurer cet ouvrage des éditions Nutty Sheep ! 🙂

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Bilan du Camp NaNo

Le Camp NaNoWriMo s’est achevé le 30 avril dernier. Il est donc temps de faire un petit bilan ! 🙂

Mon objectif chiffré était de 30 000 mots ce qui, en terme de projets, équivalait à :

  • boucler le 1er jet de LPS ;
  • si le temps le permet, poursuivre les corrections de Bibliomancienne ;
  • toujours si le temps le permet, participer aux ATs Loups-garous chez Nutty Sheep et Le mythe de Cthulhu chez Horrifique.

Je termine le Camp avec 17 549 mots – sachant que, suite à des contretemps dus à la vie hors-écriture, j’avais baissé mon objectif à 25 000 mots à mi-parcours. Mais si l’objectif chiffré n’est pas rempli, les projets, eux, ont bien avancé ! Car 17 459 mots, cela équivaut à :

S’ajoute à ceci la correction de trois nouvelles que j’ai envoyées à l’AT Loups-garous de Nutty Sheep (vous me connaissez, j’adore les garous, j’avais donc déjà du stock ! ^^). J’en aurai bien envoyé une ou deux autres écrites pour l’occasion, mais le temps m’a manqué – c’est aussi la raison pour laquelle j’ai renoncé à l’AT d’Horrifique.

Le Camp NaNo a beau être terminé, je continue cependant sur ma lancée en attendant le prochain Camp, en juillet ! 🙂

Et vous, quel est votre bilan du Camp ?