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Archives de Tag: Fantasy

Nefer : chants et contes des premières terres de Arnaud Boutle

neferQuatrième de couverture

Nefer s’est échappée. La princesse des hommes-fourmis a enfin pu s’arracher à la cruelle emprise de son mari, le roi des hommes-pâles, et elle fuit à travers le désert. C’est ainsi qu’elle va croiser la route d’êtres mythiques, les Anciens, ces immenses tours d’argile investies des esprits des plus grands chamans d’une époque lointaine presque oubliée de tous…

Mon avis

Couronnée en 2016 par le prix Utopiales de la meilleure bande dessinée de science-fiction, Nefer : chants et contes des premières terres m’intriguait. Je me suis lancée dans ma lecture sans savoir vraiment de quoi parlait la BD. En fait de science-fiction, je trouve que Nefer nous embarque plutôt dans un univers de fantasy très original. En suivant les pas des personnages principaux – Nefer, issue du peuple des hommes-fourmis, et Septentrion, un Ancien – nous partons à la rencontre d’un univers que différentes tribus se partagent. Les hommes-fourmis à la peau sombre et aux extrémités claires, les hommes-gris, les hommes-ramures et bien d’autres vivent cependant bien éloignés les uns des autres, ignorant parfois leurs existences respectives. Mais voilà que les Anciens, ces géants d’argile, souffrent d’un mal étrange. Pour sauvegarder la mémoire dont ils sont dépositaires, ils décident d’enfreindre une règle légendaire et quittent leur royaume, en quête d’aide. Septentrion, l’un d’entre eux, croise Nefer, qui a fui un mari cruel et aux desseins sanguinaires.

Nefer a tout de la légende : contrées aussi vastes que peuplées de créatures fantastiques (notamment les différentes tribus), moeurs propres aux différentes peuplades – ici, les sauvages assoiffés de sang et portant masque d’araignée, là les sages et coquins guerriers, là-bas encore, d’anciens nomades qui accueillent tous ceux qui veulent vivre parmi eux sans se soucier de leurs origines, tant que tous vivent en bonne entente – et, surtout, il y a ces mystérieux géants d’argile dont le mystère des origines sera dévoilé au fil du récit.

Si le dessin est un peu trop figé à mon goût, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ma route auprès de Nefer et de Septentrion. On pourrait penser, aux illustrations, qu’il s’agit d’une BD jeunesse, mais quelques passages un peu violents (les scènes de guerre) et, surtout, des thématiques qui nécessitent un certain bagage (comme le chamanisme ou l’importance de la transmission des contes, des légendes, du savoir) me laissent penser que la BD s’adressera plutôt à un public adulte ou ado (à partir de 11-12 ans, peut-être). Certains lecteurs estiment cependant que les 8-15 ans sont ciblés, je ne saurai restreindre Nefer à cette seule tranche d’âge et, si vous avez plus de 15 ans, je vous la recommande chaudement quand même !

Parce que Nefer est un superbe récit de fantasy qui propose différents thèmes sans les mettre en avant. C’est l’histoire qui importe, les différents sujets de réflexion qu’elle peut apporter sont amenés en douceur et sans être appuyés. De fait, on profite réellement de l’histoire et on ne réalise sa profondeur qu’une fois la dernière page tournée. Par ailleurs, la BD donne à entre-apercevoir un univers passionnant, que j’aurai aimé exploré davantage. Mais l’auteur nous en dévoile assez pour ne pas être trop frustré et, cerise sur le gâteau, il nous gratifie même d’un texte à la fin de la BD, texte qui retrace un des contes propres à cet univers !

Une très belle BD de fantasy qui a bien mérité son prix, à proposer notamment aux amoureux de contes et de légendes 🙂

Éditions Delcourt, 139 pages, 2015.

 
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Publié par le 24 janvier 2017 dans Lecture

 

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Entrechats de Cécile Duquenne

entrechats_duquenneQuatrième de couverture

Lorsque la dépouille d’un sphinx est retrouvée dans le désert, c’est l’occasion rêvée pour Khephren, jeune étudiant en magibiologie, de percer le mystère de ces animaux que l’on dit proches des anciens dieux.
Mais à l’heure où magie et technologie se côtoient, et parfois s’affrontent, ses découvertes suscitent inquiétude et convoitise. Prêts à tout pour s’emparer les premiers de la puissance des sphinx, Traditionalistes et Techs font payer à Khephren le lourd tribut du savoir.
Tandis que le braconnage des sphinx prospère, la magie s’amenuise… Surgit alors du désert une aide inespérée : les envoyés des dieux marchent de nouveau parmi les hommes.

Mon avis

Premier roman de Cécile Duquenne, Entrechats nous emmène dans une Égypte alternative, une Égypte où la magie existe ainsi que les sphinx, où l’arrivée de technologies venues d’Europe provoque un bouleversement de la société. Rien à voir, donc, avec le dessin animé du même nom même si des chats, il y a dans le roman et leur rôle n’est pas anodin ! 😉

L’histoire démarre alors que la carcasse d’un sphinx est retrouvée. Les sphinx sont des animaux légendaires aussi pour Khephren, jeune étudiant spécialisé en magibiologie, l’occasion est-elle trop belle ! Il participe à l’autopsie et découvre, stupéfait, que le coeur de l’animal est une énorme pierre précieuse. Malheureusement, une telle découverte va attiser bien des convoitises… et Khephren va être agressé d’une façon ignoble. Meskhenet, chargé de l’enquête, ne sera pas au bout de ses surprises. Car au-delà d’une simple histoire de cupidité se cache une véritable guerre en sourdine, entre partisans de la magie et partisans de la technologie. Dans le désert, la tribu du sphinx décédé part aussi en quête de vengeance pour l’ignoble crime…

Si le roman possède quelques défauts – des personnages parfois un peu creux – il dispose d’un univers très travaillé, cohérent, dans lequel on se fait un plaisir de plonger ! Pour peu que l’on soit familier de la mythologie égyptienne, on sera ravi de découvrir ce roman de fantasy à la sauce égyptienne. Pour ma part, j’ai apprécié cette lecture et j’ai aimé suivre les aventures des différents personnages, qu’ils soient humains ou non et certains plus attachants que d’autres, au fil du roman. Celui-ci tient d’ailleurs aussi du roman d’aventures et de l’enquête policière, mais les félins, qu’ils soient chats, sphinx ou divinités, sont très souvent présents et donnent ainsi toute sa justification au titre.

À recommander aux amateurs d’Égypte mythologique.

Éditions Voy’el, 370 pages, 2010

 
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Publié par le 14 janvier 2017 dans Lecture

 

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La saga d’Uasti, Tanith Lee

saga_uasti_tanithleeQuatrième de couverture

Née du feu d’un volcan, Uasti, la mystérieuse déesse voilée , va parcourir le monde des hommes à la recherche de son destin. Tour à tour épouse de voleur ou de roi, guérisseuse, guerrière, sorcière, elle finira par comprendre le mystère de ses origines et se retirer de l’autre côté de l’océan. Mais elle a laissé derrière elle son fils, Tuvek, élevé par les barbares dans l’ignorance du secret de sa naissance. Lorsqu’il apprendra de qui il est l’enfant, Tuvek va jurer de se venger de cette mère qui l’a abandonné. Fort des pouvoirs magiques que son sang lui a transmis, il va aussi traverser les mers pour traquer sans relâche celle qu’il hait plus que tout au monde, sa mère, Uasti la sorcière blanche…

Mon avis

Tanith Lee fait partie de mes écrivains favoris et pourtant cela n’a pas empêché ce livre de dormir sur mes étagères pendant plusieurs années avant que je ne le lise enfin… Sans doute parce que ce petit pavé m’impressionnait, du haut de ses mille et quelques pages ! ^^ » Mais, une fois commencée, ma lecture s’est poursuivie rapidement et avec plaisir. Car comme toujours, Tanith Lee a fait montre de talent et a su créer un univers aussi chatoyant que sensuel au sein duquel se déroulent des histoires captivantes.

La saga d’Uasti comporte l’intégralité de la trilogie formée par La Déesse voilée, Vazkor et La Quête de la sorcière blanche. Dans la première partie, nous découvrons la narratrice qui s’éveille dans le noir, sans aucun souvenir de son identité ni du lieu où elle se trouve. Ce n’est qu’en s’extirpant de ce souterrain qu’elle découvre qu’elle était endormie sous un volcan. Elle masque son visage dès qu’elle le peut, car pour avoir vu son reflet, elle se sait maudite et ne devant pas offrir son visage à la vue des autres. Au fil de ses errances, elle se découvre des pouvoirs aussi fluctuants qu’insoupçonnés. Dans Vazkor, nous suivons le parcours de son fils qu’elle a abandonné, ne l’ayant jamais désiré – c’est un puissant sorcier, avide de pouvoir, qui l’a épousée en profitant de son ascendant sur elle, pour assurer une descendance avec celle qu’il considérait comme membre d’une espèce supérieure. Ce fils, élevé dans une tribu barbare et dans le secret de ses origines, va croiser de manière sanglante la route d’individus qui ont autrefois côtoyé son père – père auquel il ressemble beaucoup. Dès lors, Tuvek va cheminer pour découvrir sa parenté et concevoir un désir de vengeance sur cette mère qui l’a abandonné. Dans La quête de la sorcière blanche, Tuvek est parti par-là les mers pour retrouver sa mère biologique, dans l’optique d’assouvir sa vengeance. Mais la route sera semée d’embûches et d’illusions.

Vous l’aurez compris, l’un des thèmes majeurs de cette trilogie est la quête des origines. Pour Uasti (nom que notre narratrice se verra donner dans La Déesse voilée) comme pour Tuvek, cette quête des origines (qui se double d’une quête d’identité pour Uasti) sera le moteur de leur voyage. On pourrait même parler d’errance, d’ailleurs, concernant Uasti puisqu’elle sera ballottée au fil des événements, avant de décider seule de son destin lorsqu’elle aura enfin trouvé les clefs de son passé. Pour Tuvek, les choses sont quelque peu différentes. Il croit savoir qui il est mais découvrir l’identité de ses véritables parents va profondément bouleverser son regard sur son lui-même – et faire naître en lui une véritable haine pour cette mère qui l’a abandonné.

Le thème du pouvoir est également prégnant, Uasti comme Tuvek appartenant à une espèce non humaine, malgré leurs apparences, ils joueront souvent (parfois inconsciemment) de la suprématie que leur donne leurs pouvoirs mentaux. De ce fait, le lecteur ne s’identifiera pas à eux. Mais il sera ravi par les voyages des personnages au sein de contrées barbares ou soi-disant civilisées, le tout sous la plume toujours aussi poétique et sensuelle de Tanith Lee. De fait, malgré la violence qui pouvait entourer les deux personnages principaux (quand ils ne l’imposaient pas eux-même), j’ai beaucoup aimé ce voyage dans ces contrées imaginées par Tanith Lee. Elle a le don de déployer sous nos yeux des paysages, des villes, des cultures certes parfois barbares ou répugnantes, mais toujours avec un vocabulaire chamarré qui leur donne le poli des univers de contes. Le fait qu’elle s’attarde sur les descriptions et non sur l’action accentue d’ailleurs cet effet.

À noter que si la trilogie s’inscrit majoritairement dans le genre de la fantasy, La Déesse voilée contient une part de science-fantasy. Un mélange des genres qui se fait avec fluidité même s’il pourra surprendre, je pense, certains lecteurs en dépit des indices glissés par l’auteur pour annoncer cette transition.

La saga d’Uasti est donc un pavé mais un plaisant pavé, puisque les pages se tournent toutes seules et que l’auteur a su créer un univers aussi foisonnant que décrit en détails. Cette abondance de descriptions, bien que rédigées dans une écriture sensuelle, pourra peut-être rebuter certains mais pour ma part, elle a contribué à me donner le sentiment de lire une véritable et passionnante saga de science-fantasy. 🙂

Éditions J’ai Lu, 1041 pages, 2004

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Pavé de l’été organisé par le blog Sur mes brizées.

pavedelete2016

 
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Publié par le 30 septembre 2016 dans Lecture

 

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Parution dans un projet photo-littéraire de Maria Dos Reis

les_moiresÀ l’automne dernier, Maria Dos Reis m’a contactée pour me proposer de participer à un nouveau projet photo-littéraire. Cela faisait des mois que je n’avais rien écrit et, le thème de ce projet étant les Moires, les divinités du Destin, j’y ai vu comme un signe : celui qu’il était temps de reprendre la plume ! Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que je participe aux projets de cette photographe de talent et de coeur, et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai accepté sans hésiter ! 🙂

C’est Clotho, la Fileuse, qui m’a le plus inspiré. C’est pour elle que j’ai écrit Les fileuses, un petit texte dans lequel se trouvent, en parallèle, la Moïre et une mortelle, l’art de filer et tout ce qu’il implique, tant sur le plan symbolique que pratique (pour la tricoteuse que je suis, ce travail du fil a d’autant plus de sens !). Je me suis inspirée des photographies (superbes, comme toujours) de Maria ainsi que du travail de Claire des Bruyères (fileuse et tisserande), que je suis avec admiration, pour développer mon récit.

Je n’ai découvert les textes de mes comparses, Will Why et Alice Jane, qu’en recevant le livret imprimé par Maria comme cadeau et souvenir de ce très beau projet. Et ces textes, inspirés de Lachésis et Atropos, m’ont beaucoup touchée. Si le livret n’est donc pas en vente, vous pouvez cependant admirer les Moïres de Maria Dos Reis sur son site.

Une fois de plus, Maria nous a donc offert à la fois de magnifiques photographies avec sa vision des Moïres, et l’occasion de livrer notre vue de plume de ces Dames qui président nos destinées.

Merci encore, Maria, pour ce nouveau projet et pour nous avoir invités à y participer :-*

Les Moïres, projet photo-littéraire de Maria Dos Reis, février 2016

 
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Publié par le 9 février 2016 dans Publication

 

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Plus grands sont les héros, Thomas Burnett Swann

plus_grands_sont_les_herosQuatrième de couverture

Ceci est l’histoire d’une reine de Judée qui était plus qu’humaine, de son fils qui devint une légende et de leur ennemi cyclopéen dont le nom devint synonyme de colossal.
Ceci est l’histoire des combats, des amours et des loyautés qui fixèrent pour toujours les fondations de la société humaine.

Mon avis

La Trilogie du Latium de Thomas Burnett Swann m’avait conquise par sa réécriture de l’Énéide et de la mythologie antique avec un phrasé sensuel, magnifique. Aussi, lorsque j’ai appris la sortie de Plus grands sont les héros, encore inédit en français, dans la collection poche du collectif Les Indés de l’imaginaire, je n’ai pas hésité une seule seconde ! Et c’est avec bonheur que j’ai retrouvé l’enchantement du Phénix vert et de La Dame des abeilles… 🙂

Cette fois, l’auteur revisite un passage très célèbre de la Bible, plus exactement de l’Ancien Testament : le combat entre le géant Goliath et David. David, qui, plus tard, deviendra roi. David, qui entretint une relation laissée ambiguë dans les textes avec Jonathan. Mais résumer l’ouvrage à ce simple passage du combat entre David et Goliath serait un crime : on découvre ici un âge, une époque très ancienne, le tout saupoudré de mythologie. Ainsi, Achinoam, épouse du roi Saül et mère de Jonathan, est une sirène, Goliath, un cyclope. Et ne voyez pas en la reine – personnage ici superbe de dignité dans son rôle de monarque comme de mère aimante – une sirène à queue de poisson, l’auteur la dépeint telle que l’étaient les sirènes de l’Antiquité : ailées. Il leur adjoint cependant des membres palmés, pour les lier à la mer. La passion de l’auteur pour les abeilles – que l’on avait pu voir dans la Trilogie du Latium – transparaît également dans sa description de l’ancien royaume d’Achinoam et de ses moeurs, avant qu’elle et son fils n’échouent en Judée.

Quant à la relation entre David et Jonathan, Thomas Burnett Swann choisit de la rendre sans équivoque. Si les spécialistes qui étudient l’Ancien Testament se déchirent encore quant à la nature de cette relation, pour l’auteur, il s’agit ni plus ni moins d’amour. Un amour fort, tendre quoique passionné, entre deux hommes. Un amour dépeint avec pudeur, sans aucune crudité ni vulgarité, mais au contraire avec une plume tellement belle que l’on ne peut qu’être touché par ce lien qui unit David et Jonathan. Comme toujours avec l’auteur, les métaphores fleurissent et appellent tous nos sens, nous plongeant ainsi avec délice dans le récit et offrant là une peinture très émouvante de cette relation interdite. Interdite, car pour Yahvé, dieu des Israéliens, deux hommes ne peuvent s’aimer, tandis que la déesse Astarté (déjà évoquée dans La Dame des abeilles) approuve toute forme d’amour. Or, David et Jonathan servent Saül, Israélien, tandis que la déesse Astarté, si elle est révérée en secret par Achinoam et son fils, est celle du peuple contre lequel les Israéliens combattent : les Philistins.

Au drame de l’amour interdit s’ajoute donc celui de la guerre, comme celui du poids du pouvoir. Que ce soit Saül, qui plie de plus en plus sous cette couronne trop lourde pour lui, à en devenir fou, ou David, qui devra sacrifier ce qu’il a de plus cher pour atteindre le pouvoir, être roi ne semble pas apporter le bonheur pour ceux qui possèdent ce pouvoir ultime. Et la guerre, impossible à achever au vu des croyances et modes de vie fort différents des deux peuplades opposées. S’ajoutent à cela la vindicte contre tout être non naturel – Achinoam et Jonathan ont du se résoudre à se mutiler pour ne pas être reconnus comme non entièrement humains.

Plus grands sont les héros est donc un très beau roman de fantasy biblique, un roman qui mêle amour, guerre, tendresse, drame, réflexion sur le pouvoir et la grandeur. Un roman qui trouve un étrange écho dans l’actualité française (à noter, par ailleurs, qu’une association chrétienne visant à aider, entre autres, les homosexuels à concilier leur orientation sexuelle avec leur foi a justement choisi pour nom celui de David et Jonathan. Thomas Burnett Swann n’est donc pas le seul à avoir cette image de leur relation)

Un gros coup de coeur, pour ma part, pour ce roman riche qui sait évoquer des sujets forts avec autant de subtilité que de sensualité, qui émeut autant qu’il emporte en un temps lointain, mythologique. Les ouvrages qui osent se servir du terreau de la Bible pour construire de la fantasy ne sont pas légion, et celui-ci en est une petite pépite que je ne peux que vous conseiller !

Pour terminer, un lien vers la critique approfondie qu’en a fait le site Elbakin.net.

Éditions Les Moutons électriques (collection Hélios), 220 pages, 2014.

 
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Publié par le 14 octobre 2014 dans Lecture

 

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