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Les petites fées de New York, Martin Millar

les_petites_fees_new_yorkQuatrième de couverture

Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises ayant quitté précipitamment leur terre natale, et fraîchement débarquées à New York, découvrent un monde qu’elles n’auraient jamais pu imaginer : un monde où les sans-abri meurent dans l’indifférence générale, un monde où les gens ont à peine de quoi payer leur logement, un monde qui n’a, tout de même, pas l’air de tourner bien rond. Mais plus elles vont vouloir changer les choses et aider Dinnie et Kerry, deux humains qu’elles ont rencontrés à leur arrivée, plus ce sera… pire !

Mon avis

Dès la première page, on est mis dans le bain : Les petites fées de New York est un roman de fantasy urbaine qui fait la part belle à un humour aussi absurde qu’il est grossier ! ^^ » En effet, Morag et Heather, deux fées écossaises, débarquent dans l’appartement new-yorkais du détestable Dinnie en étant complètement déchirées et vomissent sur sa moquette. En plus, elles se disputent ! Si bien que l’un d’elles s’envole chez la voisine d’en face, Kerry, une artiste qui souffre de la maladie de Crohn et qui assemble un alphabet des fleurs pour un concours d’art. Ailleurs, en Angleterre, les fées se retrouvent contraintes à l’usine par les vues industrielles de leur roi, inspiré de ce qui se fait chez les humains… Ajoutez à ça une sans-abri qui se prend pour Xénophon, un pavot gallois à trois têtes d’humeur très, très baladeuse et des fées locales qui ne voient pas tout ça d’un très bon oeil, et vous comprendrez que Les petites fées de New York offre un joyeux bordel ! 🙂

Si l’on est loin de la finesse d’un Terry Pratchett, la gouaille de l’auteur – qui frôle la vulgarité – donne un sel particulièrement relevé à ce roman qui se lit avec grand plaisir ! J’ai apprécié cette lecture légère, particulièrement quand elle tombait après une longue journée, et j’ai bien rigolé en lisant certains passages (surtout au début ! ^^). Il faut dire que Morag et Heather, malgré leurs bonnes intentions, voient systématiquement leurs actions tourner au désastre ! Jusqu’au bout, je me suis demandé si elles finiraient par se sortir un jour de l’enchaînement de catastrophes dans lesquelles elles ne manquaient pas de tomber. Sans parler du pavot, qui se promène tellement qu’il paraît presque impossible qu’il revienne un jour à son point de départ (et, accessoirement, dans les mains de sa « propriétaire »).

Ces fées écossaises donnent de sérieux coups de pied à l’image habituelle des fées, et, ma foi, ça fait du bien ! 🙂 Une lecture réjouissante, qui ne vole pas haut mais qui secoue bien dans tous les sens, qui se fiche royalement de la bienséance et qui nous balade avec gouaille de la première à la dernière page – un peu comme ce pavot, somme toute ! 🙂

Éditions Folio, 353 pages, 2016

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

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Publié par le 28 février 2017 dans Lecture

 

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[TAG] Blogger Recognition Award

vu_sur_fb_limaginauteJ’ai été taguée par Albédo et je l’en remercie – d’ailleurs, je la remercie aussi pour sa patience, car j’ai mis quelque temps à répondre à ce Tag ! ^^ » Le principe de ce Blogger Recognition Award ? Rédiger un post rappelant la brève histoire de son blog, donner un ou deux conseils aux blogueurs puis nommer 15 autres blogs.

Racontons-donc l’histoire des Histoires de Lullaby…

Le blog est né de différentes envies. Il y avait celle de partager mes écrits et de mettre en lumière mes parutions. Une façon de rassembler, sur un même site, mon actualité autour de l’écriture, qu’il s’agisse de publications ou tout simplement de faire des bilans, des points sur mes avancées, voire même de partager mes ressentis après des challenges tels que le NaNoWriMo ou les 24h de la nouvelle. S’y ajoutait une autre envie, celle de partager la passion qui a donné lieu à ma profession à savoir la passion du livre. Plus que parler simplement de mes lectures, je voulais parler des bibliothèques, de leur image, ainsi que de ceux qui les fréquentent comme ceux qui y travaillent. Enfin, je voulais partager mes avis de lecture, lorsque ceux-ci ne pouvaient rentrer ni dans les critères des chroniques pour Fées Divers (webzine sur la féerie, les contes et légendes) ou La Lune Mauve (webzine à la thématique clair-obscure). Lorsque ces deux webzines ont fermé leurs portes, j’ai donc élargi mes articles de blog aux coups de coeur musicaux et cinématographiques pour compenser leur absence.

Au fond, ce blog est né d’une envie de partager mes différentes passions – l’écriture, la lecture, les bibliothèques, les oeuvres qui me font vibrer, et, dans une moindre mesure, les jeux, même si ces derniers prennent un peu plus de place désormais (et pour cause, j’aime jouer aussi !). Ce qui explique le pluriel des « Histoires » du titre, ainsi que le sous-titre, « Lire ou écrire, il n’y a pas à choisir » car entre les deux, impossible de trancher ! 🙂

Quant à Lullaby, c’est tout bonnement mon pseudo, qui remonte à mes premiers pas dans un forum, sur le Net. Je l’ai gardé et comme, sur mon blog, je partage autant mes histoires que celles des autres, ça me semblait approprié de l’introduire dans le titre du blog.

Nouveaux blogueurs, quelques conseils :

  • Soyez vous-même : c’est que qui fera toute l’identité de votre blog, même si la thématique est déjà reprise de nombreuses fois (les blogs de lecture sont légion, mais ce qui fait qu’on a des affinités avec les uns ou les autres sera le feeling que l’on a vis-à-vis de la personnalité de son propriétaire ;))
  • Soignez votre ligne éditoriale : de quoi voulez-vous parler sur votre blog ? Si vous souhaitez, de temps en temps, aborder des thèmes « hors-sujets », comment les intégrer ? Autant de questions qu’il faut avoir en tête au moment de concevoir son blog. Un blog à la thématique bien identifiée est, je trouve, plus agréable à suivre qu’un blog « fourre-tout » (sauf si votre ligne éditoriale est le fourre-tout, auquel cas on le sait d’emblée et ça ne pose pas de problème :))
  • Ne vous forcez pas : parfois, on n’a tout simplement pas le temps/l’envie/la motivation. Inutile, dans ces cas-là, de se forcer à publier un billet pour que le blog reste actif. À moins d’être blogueur professionnel – auquel cas, le blog étant un gagne-pain, le fait de poster régulièrement est donc une obligation – si vous bloguez pour le plaisir, il ne sert à rien de se forcer. Parfois, pour des raisons diverses et variées, on ne pourra pas poster de billets aussi régulièrement qu’on le voudrait. Ce n’est pas grave : vos abonnés seront toujours là à votre retour. Votre blog doit rester un loisir qui vous fait plaisir, non une autre source de pression.

Les nominés

Quinze, ça fait beaucoup, alors je vais nommer cinq personnes seulement. Ces cinq personnes sont donc invitées à répondre, à leur tour, à ce tag 🙂 (à moins que ce ne soit déjà fait, désolée par avance si vous avez déjà été nominés ! )

 
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Publié par le 3 février 2017 dans Pêle-mêle

 

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La dernière fée de Bourbon, Ophélie Bruneau

derniere_fee_de_bourbonQuatrième de couverture

Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses.
Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise.
C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent.
Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

Mon avis

J’attendais beaucoup de ce roman, peut-être un peu trop. J’ai donc été plutôt déçue durant la première moitié de ma lecture. La dernière fée de Bourbon est – comme son titre l’indique – une uchronie qui se déroule entièrement sur l’île de la Réunion. Si, comme moi, vous ne connaissez pas ou peu l’histoire de l’île, seule la présence anglaise en lieu et place des Français vous marquera comme point de divergence. Mais cela n’empêche pas de goûter à l’exploration de cette île comme à l’histoire revisitée ici par Ophélie Bruneau. Une connaissance ou méconnaissance de l’Histoire ne sera donc pas un désavantage !

Au contraire, l’île de la Réunion est un décor peu utilisé dans les littératures de l’imaginaire. J’ai trouvé rafraîchissant le fait que le roman y prenne place et en exploite le folklore féerique. C’est d’ailleurs pour ces raisons que je me suis laissée séduire par le roman. Alors pourquoi une déception en première partie de lecture ? Parce que j’ai trouvé que la moitié du livre mettait du temps à mettre en place personnages et décor. Trop de temps. Je me suis ennuyée et j’ai parfois été à deux doigts d’abandonner. J’ai persévéré parce que j’avais vu de très bonnes critiques du livre et parce que, ayant déjà lu d’autres ouvrages de la même auteure, je voulais croire que le rythme finirait par prendre.

Bien m’en a pris car la seconde moitié du livre, contrairement à la deuxième, m’a happée au point que cette fois, je ne voulais plus lâcher le roman ! 🙂 Les événements s’emballent, Lisha prend enfin toute la mesure de son rôle et les diwas ont la part belle (alors qu’ils se montraient plutôt discrets jusque là, à mon grand dam). Sans parler de la fameuse fée qui donne son titre au livre qui est bien plus présente durant cette seconde moitié 🙂

Une lecture en demi-teinte, donc, mais que je choisis néanmoins de chroniquer sur le blog parce que honnêtement, rien que pour le cadre – la Réunion – le roman vaut la lecture. J’ai aussi beaucoup aimé partir à la rencontre des diwas et de cette dernière fée de Bourbon. Quand on est amateur de folklore féerique, un tel dépaysement ne se refuse pas ! Et puis la seconde partie étant réellement accrocheuse, je pense qu’elle rattrape la lenteur de la première qui permet, somme toute, de bien planter le décor, ce qui ne m’a été inutile vu le peu que je savais de l’histoire (ici revisitée, je le rappelle) de l’île.

Éditions du Chat Noir, 334 pages, 2015

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de Faerie organisé par Bazar de la littérature.

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Publié par le 31 janvier 2017 dans Lecture

 

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Nefer : chants et contes des premières terres de Arnaud Boutle

neferQuatrième de couverture

Nefer s’est échappée. La princesse des hommes-fourmis a enfin pu s’arracher à la cruelle emprise de son mari, le roi des hommes-pâles, et elle fuit à travers le désert. C’est ainsi qu’elle va croiser la route d’êtres mythiques, les Anciens, ces immenses tours d’argile investies des esprits des plus grands chamans d’une époque lointaine presque oubliée de tous…

Mon avis

Couronnée en 2016 par le prix Utopiales de la meilleure bande dessinée de science-fiction, Nefer : chants et contes des premières terres m’intriguait. Je me suis lancée dans ma lecture sans savoir vraiment de quoi parlait la BD. En fait de science-fiction, je trouve que Nefer nous embarque plutôt dans un univers de fantasy très original. En suivant les pas des personnages principaux – Nefer, issue du peuple des hommes-fourmis, et Septentrion, un Ancien – nous partons à la rencontre d’un univers que différentes tribus se partagent. Les hommes-fourmis à la peau sombre et aux extrémités claires, les hommes-gris, les hommes-ramures et bien d’autres vivent cependant bien éloignés les uns des autres, ignorant parfois leurs existences respectives. Mais voilà que les Anciens, ces géants d’argile, souffrent d’un mal étrange. Pour sauvegarder la mémoire dont ils sont dépositaires, ils décident d’enfreindre une règle légendaire et quittent leur royaume, en quête d’aide. Septentrion, l’un d’entre eux, croise Nefer, qui a fui un mari cruel et aux desseins sanguinaires.

Nefer a tout de la légende : contrées aussi vastes que peuplées de créatures fantastiques (notamment les différentes tribus), moeurs propres aux différentes peuplades – ici, les sauvages assoiffés de sang et portant masque d’araignée, là les sages et coquins guerriers, là-bas encore, d’anciens nomades qui accueillent tous ceux qui veulent vivre parmi eux sans se soucier de leurs origines, tant que tous vivent en bonne entente – et, surtout, il y a ces mystérieux géants d’argile dont le mystère des origines sera dévoilé au fil du récit.

Si le dessin est un peu trop figé à mon goût, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié ma route auprès de Nefer et de Septentrion. On pourrait penser, aux illustrations, qu’il s’agit d’une BD jeunesse, mais quelques passages un peu violents (les scènes de guerre) et, surtout, des thématiques qui nécessitent un certain bagage (comme le chamanisme ou l’importance de la transmission des contes, des légendes, du savoir) me laissent penser que la BD s’adressera plutôt à un public adulte ou ado (à partir de 11-12 ans, peut-être). Certains lecteurs estiment cependant que les 8-15 ans sont ciblés, je ne saurai restreindre Nefer à cette seule tranche d’âge et, si vous avez plus de 15 ans, je vous la recommande chaudement quand même !

Parce que Nefer est un superbe récit de fantasy qui propose différents thèmes sans les mettre en avant. C’est l’histoire qui importe, les différents sujets de réflexion qu’elle peut apporter sont amenés en douceur et sans être appuyés. De fait, on profite réellement de l’histoire et on ne réalise sa profondeur qu’une fois la dernière page tournée. Par ailleurs, la BD donne à entre-apercevoir un univers passionnant, que j’aurai aimé exploré davantage. Mais l’auteur nous en dévoile assez pour ne pas être trop frustré et, cerise sur le gâteau, il nous gratifie même d’un texte à la fin de la BD, texte qui retrace un des contes propres à cet univers !

Une très belle BD de fantasy qui a bien mérité son prix, à proposer notamment aux amoureux de contes et de légendes 🙂

Éditions Delcourt, 139 pages, 2015.

 
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Publié par le 24 janvier 2017 dans Lecture

 

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[Le mardi c’est permis !] The OA

the_oaC’est à pas feutrés que The OA, dernière série estampillée Netflix, a été mise en ligne sur la plateforme. Elle avait été précédée d’une bande-annonce quelques jours avant, mais c’est tout. Depuis, la série fait parler d’elle mais, quand je me suis lancée dans le visionnage des huit épisodes que comporte la première saison (on attend toujours confirmation d’une éventuelle saison 2), je ne savais alors rien d’autre que ce que présentait la bande-annonce. J’étais intriguée, curieuse, et la présence de Brit Marling tant dans la team créatrice que dans le rôle principal a achevé de me convaincre – j’avais beaucoup aimé sa prestation dans Another Earth. J’ai donc regardé le premier épisode une fin d’après-midi… Le lendemain, j’avais fini de tout voir, et encore, j’avais du me faire violence pour aller dormir sinon j’aurai tout regardé d’une traite ! ^^

The OA nous raconte l’histoire de Prairie Johnson, jeune aveugle portée disparue 7 ans auparavant, qui refait surface sans que l’on sache ce qu’il est advenu d’elle au cours de ces 7 années. La jeune femme refuse de répondre aux questions de ses parents adoptifs comme à celles des autorités mais, d’emblée, se pose un autre mystère que celui de sa disparition : Prairie n’est plus aveugle. Se faisant appeler The OA, elle va réunir autour d’elle quatre ados et une prof, tous aussi paumés les uns que les autres, et commencer à leur raconter son histoire.

Voilà pour le pitch. The OA est, je pense, le genre de série qui ne fera pas l’unanimité. Elle possède des qualités, mais aussi des défauts. Elle mélange les genres, brouille les pistes mais offre des personnages secondaires très attachants, avec leurs fêlures. Elle tisse une intrigue aux couches multiples mais offre un final des plus déroutants. Pour ceux qui, comme moi, se laisseront happer par la voix envoûtante de Prairie, l’épisode final pourra d’ailleurs peut-être tenir lieu d’épreuve. Car ce dernier épisode – sans trop spoiler – est une vraie montagne russe après une valse lente. Il risque d’en voir décrocher certains, voire même de transformer leur fascination en détestation. Mais, pour d’autres et pour moi, cette fin est bouleversante, profondément émouvante. Autant vous le dire d’emblée, si le travail du chorégraphe Ryan Heffington vous a toujours laissé de marbre, il y a des chances pour que cette vague d’émotions ne vous atteigne pas et que vous trouviez le final ridicule – pour vous donner une idée, le chorégraphe est à l’origine des mouvements de danse dans plusieurs clips de Sia (Elastic Heart, Big Girl Cry, The Greatest, etc).

Ce que j’en ai pensé ? Au premier visionnage de l’épisode 8, j’ai oscillé entre le « Tout ça pour ça ? » déçu suivi par beaucoup d’émotion mais celle-ci était encore parasitée par la déception précédente pour que je me laisse complètement porter. Et puis… et puis, rien à faire, alors que je pensais n’avoir pas tant accroché que ça, je ne cessais de revenir à la série, d’y repenser, d’en réexaminer les éléments. Trop de questions sans réponse ? Oui, bien sûr. Mais pas que. L’histoire de Prairie/The OA, mais aussi celles de BBA, de French, de Buck, de Jesse, de Steve me hantaient toujours et j’ai fini par me lancer dans un second visionnage. Cette fois, pas de déception car je m’étais forgé mes petites hypothèses sur les points qui me chiffonnaient. Parce que finalement, les mystères restés en suspens ne me dérangeaient pas autant que je l’aurai pensé. Dès lors, j’ai pu savourer la série, final compris, dans son ensemble ! 🙂

De ce fait, entre le brouillage des cartes, des genres, les partis pris osé – notamment celui de laisser volontairement des énigmes non résolues – et les thèmes abordés (les NDE, la force du storytelling, le fait de croire ou non (mais rien de religieux – il s’agit là plutôt de croire en l’autre comme en soi, au sens de la confiance), etc…), la série ne parlera pas à tout le monde. Me concernant, ça a fait mouche. Je me suis laissée envoûter, je me suis attachée aux cinq personnages qui écoutent le récit de Prairie – même à Steve, qui pourtant m’était des plus antipathiques au début. Chapeau bas, d’ailleurs, aux jeunes acteurs et notamment à Ian Alexander, dans le rôle de Buck, qui livre ici sa première prestation à l’écran. L’acteur, transgenre, a été choisi parce que l’équipe du film voulait une telle personne pour interpréter Buck, un personnage lui-même transgenre. Une démarche louable, à mes yeux, d’autant plus que la situation de Buck n’est pas mise en avant, ce n’est pas un point central de la série. The OA nous parle de nombreux sujets et, à travers l’histoire de Prairie/The OA et celles de ses cinq auditeurs, elle nous parle aussi du sens de la vie, du sens de *sa* vie, le tout au gré d’une narration éclatée qui se déploie à l’image de poupées russes, avec un récit au présent, un au passé, auxquels s’imbriquent les récits des différents protagonistes.

Je pourrais en dire encore davantage sur la série mais ce serait vous gâcher la découverte de cet OVNI qu’on peine à ranger dans une case ou une autre (ésotérique ? thriller ? conte ? drame social ? récit initiatique ? fantastique ?). Elle offre de multiples interprétations et c’est aussi, je pense, ce qui m’a tant plu : le fait qu’on laissait notre imagination remplir les blancs, broder les parties découses, sans pour autant laisser trop de frustration ; le fait qu’on nous laisse le loisir d’interpréter comme bon nous semble le sous-texte (des pistes sont données, mais pas des clés). Bien sûr, cela ne m’empêchera pas de visionner la saison 2 si celle-ci devait être confirmée et diffusée ! ^^ Je me contenterai donc de résumer mes impressions ainsi : un gros coup de coeur ! 🙂

Et vous, l’avez-vous vue ? Qu’en avez-vous pensé ?

The OA
Réalisée par Zal Batmanglij, créée par Brit Marling et Zal Batmanglij, 2016 – ? (en cours ?)

Bande-annonce

 
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Publié par le 17 janvier 2017 dans Pêle-mêle

 

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