Publié dans Ecriture

En juillet, c’est Camp Nano !

C’est reparti pour un tour ! 🙂 En juillet, le 2e Camp NaNoWriMo de l’année a lieu. L’occasion d’avancer sur ses projets d’écriture, tout en profitant de l’été (non, ça n’est pas incompatible ! ^^)

Vous vous en doutez, mon objectif est simple : avancer sur mes 2 gros projets en cours, à savoir les ultimes corrections de Bibliomancienne et l’écriture du 1er jet de TCDF ! Au vu de mon emploi du temps des mois passés, fort bien rempli, et qui risque de rester ainsi, j’ai visé raisonnable avec un objectif chiffré de 15 000 mots à écrire durant ce Camp. Mais… en vrai, je vise le bouclage des dites-corrections et une belle avancée de mon 1er jet (20 000 mots serait l’idéal, au minimum).

Et vous, participez-vous au Camp ? Quel est votre objectif ?

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Publié dans Lecture

La trilogie du Rempart Sud t. 3 : Acceptation, Jeff VanderMeer

Quatrième de couverture

Tandis que la Zone X s’étend, l’agence chargée de l’enquête et de sa surveillance, le Rempart Sud, s’effondre. Une dernière équipe tente le tout pour le tout et traverse la frontière, déterminée à atteindre une île reculée qui pourrait apporter des réponses. Un échec mettrait le monde en péril. Acceptation creuse les circonstances entourant la création de la Zone X. Qui se trouve à l’origine de ce bouleversement ? Quelqu’un a-t-il déjà approché la vérité sur la Zone ? Ou été corrompu par elle ? Dans ce dernier livre crépusculaire et mélancolique de la trilogie du Rempart Sud, les mystères sont résolus mais la terreur monte.

Mon avis

[Spoiler alert : cet article chronique le tome 3 de La Trilogie du Rempart Sud. Il contient donc des spoilers sur les tomes précédents.]

Voilà enfin le tome final de La Trilogie du Rempart Sud de Jeff VanderMeer et le moins que l’on puisse dire, c’est que la trilogie se clôture en beauté ! Nous retrouvons plusieurs personnages rencontrés au fil des premiers tomes – notamment Oiseau Fantôme, la double de la biologiste dont nous entendions la voix dans le volume 1 et Control, dont le point de vue était adopté dans le volume 2. La directrice, dans un procédé d’écriture rare (à la 2e personne du singulier) mais qui frappe d’autant plus et le gardien du phare, jusque là seulement croisé de loin, vont également prêter leur expérience dans ce roman polyphonique. À ces différentes voix s’ajoutent des allers-retours entre passé et présent. Le tout, au fil des pages, va offrir – enfin ! – plusieurs clés au mystère de la Zone X comme au devenir de plusieurs personnages (notamment la biologiste).

Si j’ai aimé ce volume ? Autant que les 2 premiers ! 🙂 Je l’ai dévoré en quelques jours, tant j’étais happée par ce récit à plusieurs voix, tant j’étais hypnotisée par cette étrange et terrifiante Zone X. Au fil de ma lecture, j’ai découvert le destin de ces différents personnages et j’ai levé le voile de la Zone X. Malgré la réponse à plusieurs de nos interrogations, l’auteur parvient à conserver une atmosphère mystérieuse tout au long du récit. Et même si, à la dernière page, nous comprenons mieux certaines données liées à la Zone X, des zones d’ombres demeurent. Des zones d’ombres qui proviennent, tout simplement, du caractère profondément étranger de cette fameuse Zone et de ses origines.

Le récit est porté par une plume impeccable, avec des jeux de style en fonction des différents personnages, ce qui leur apporte davantage d’épaisseur. L’auteure que je suis y a d’ailleurs pris une belle leçon d’écriture ! Et toujours cette atmosphère… chaque voyage dans la Zone X reste comme un rêve éveillé, un rêve à la frontière du cauchemar, un rêve empreint de bizarrerie et d’irréalité. Clairement, l’étiquette New Weird convient bien à cette trilogie.

En bref, une excellente lecture qui achève superbement cette trilogie aux relents lovecraftiens.

Éditions Au Diable Vauvert, 378 pages, 2018.

Publié dans Monde du livre

#payetonauteur ou Pourquoi les auteurs sont en colère

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous n’avez pas manqué de me voir partager plusieurs posts estampillés des hashtags #payetonauteur et #auteursencolère. Il est à présent temps de me fendre aussi d’un petit billet explicatif sur le sujet.

Le point de départ de #payetonauteur date du Salon du Livre de Paris (je n’arriverai jamais à dire « Livre Paris » qui me semble le comble de l’économie de mots alors qu’il s’agit d’un salon dédié au *livre* !). Les auteurs ont découvert, deux semaines avant l’ouverture du Salon, qu’ils ne seraient pas rémunérés pour leurs différentes prestations (conférences, ateliers, etc). Petit rappel de chiffres : la majorité des auteurs français exerce un autre métier en plus de celui d’auteur, les revenus de ce dernier ne leur permettant pas de vivre (source). Autrement dit, de nombreux auteurs présents au Salon du Livre ont pris des congés pour ce faire et sacrifient leurs jours de repos pour leur autre métier, celui d’auteur, le tout sans être rémunéré pour cette activité. Sans parler des frais de déplacement et d’hôtel qui ne sont pas toujours pris en charge par le Salon ou les éditeurs (les petits éditeurs, par exemple, n’en ont pas les moyens). Or, préparer une conférence ou un atelier reste aussi un travail à part entière. Qu’il s’agisse d’un métier exercé par passion ne doit pas occulter le fait qu’il s’agit d’un *métier*.

En France, le statut des auteurs est assez particulier. C’est un métier qui fait rêver mais, hélas, un métier qui ne paie pas. Samantha Bailly et Miya ont réalisé deux petites BDs pour mieux expliquer ce que c’est qu’être auteur en France et la précarité de leur situation, ainsi que la menace qui plane sur ce statut suite aux réformes à venir (cliquez sur les vignettes pour lire les BDs en entier).

 

Plusieurs réformes pendent en effet au nez des auteurs et non seulement elles sont inquiétantes pour l’avenir du métier, mais en plus le gouvernement semble ignorer complètement l’inquiétude légitime des auteurs. Le 22 mai auront lieu les États généraux du Livre, qui proposeront des tables rondes sur le sujet. Les différents ministères concernés ont bien entendu été conviés à l’événement mais, à l’heure actuelle, aucun n’a daigné répondre à l’invitation. Aucun n’a même consulté les auteurs pour évoquer ces réformes qui les concernent pourtant.

Pour tout dire et pour paraphraser Perceval : on en a gros.

Confidence : depuis toute petite, le métier que je désire faire, c’est auteure. Uniquement auteure. Bibliothécaire est un objectif de carrière qui est venu plus tard, bien plus tard, suite aux conseils de ma mère qui s’inquiétait – à juste titre – car « écrivain, ce n’est pas ça qui paiera ton loyer ». Elle avait raison. Hélas. Certes, j’ai la chance d’exercer un métier lié au livre, à ma passion. Certes, c’est pratique quand je suis en phase de recherches pour un roman, car j’ai tout sous la main au boulot. Mais cela signifie qu’auteur reste un métier précaire, un métier qui fait rêver mais qui reste, dans la pratique, inaccessible en tant que tel. Car trop précaire.

À moins, bien sûr, de s’appeler Guillaume Musso ou Marc Lévy. Mais pour un auteur de best-sellers, combien d’auteurs, dans l’ombre, ne gagnent même pas le SMIC ? Combien n’atteignent même pas les 100 euros par mois ?

À l’heure où se profilent des réformes qui vont davantage fragiliser le statut d’auteur, déjà peu solide, la colère des auteurs est légitime. Une colère qui concerne tous les acteurs des métiers du livre. Car sans auteurs, pas de livres. Et qui dit pas de livres dit : pas d’éditeurs, pas d’imprimeurs, pas de libraires, pas de bibliothécaires, pas de lecteurs.

De nombreuses personnes sont déjà mobilisées. Si vous souhaitez apporter votre aide au mouvement, n’hésitez pas à signer la pétition mise en ligne pour interpeller le gouvernement et à la partager.

La lettre ouverte du Conseil Permanent des Écrivains au gouvernement

Pour en savoir plus

Publié dans Ecriture

Bilan du Camp NaNoWriMo

Le Camp NaNoWriMo vient de s’achever et il est donc temps de faire un petit bilan ! 🙂 Je m’étais fixé comme objectif d’ajouter 25 000 mots au 1er jet de TCDF et, en parallèle, de poursuivre les corrections de Bibliomancienne. Sauf que le mois d’avril aura été bien rempli, si bien que mon temps d’écriture s’est retrouvé réduit à portion congrue. J’ai donc du revoir à la baisse mon objectif, le mettant à 10 000 mots, avant de le rabaisser de nouveau à 5 000 mots suite à divers imprévus et autres activités chronophages.

Le résultat ? (Petit) objectif atteint avec 5 543 mots au compteur à la clôture du Camp ! 🙂 5 543 mots qui se répartissent comme suit : 4 718 mots de plus pour le 1er jet de TCDF et 825 mots ajoutés à Bibliomancienne, au fil des corrections. Un bilan certes en demi-teinte, donc, mais pas si mal que ça ! ^^

Et vous, avez-vous participé au Camp NaNo ? Avez-vous atteint vos objectifs ?

Publié dans Lecture

Pline t. 4 : La colère du Vésuve, Mari Yamazaki, Tori Miki

Mon avis

Le tome 4 de Pline prend un ton plus sombre que les volumes précédents. D’entrée, les personnages principaux sont confrontés à un tremblement de terre qui fait bien des ravages dans la ville où ils étaient de passage. Certes, la fin du tome 3 laissait présager cet événement, mais cela reste éprouvant de voir les habitations détruites, les gens chercher leurs proches dans les décombres ou tout simplement essayer de survivre. Pline, Félix et Euclès sortent indemnes de cette catastrophe naturelle, mais il ne s’agit pas du seul événement dramatique présent dans le volume. À Rome, Poppée intrigue et n’hésite pas à recourir aux pires extrémités pour éloigner tout obstacle du pouvoir.

Plus que la simple vie de Pline, le manga continue de nous présenter la vie à Rome, telle qu’elle pouvait l’être sous l’empire de Néron. Les intrigues de palais comme les difficultés des habitants à faire face à des catastrophes, tout nous est dévoilé et toujours avec un trait aussi clair que précis. Les premiers prémices de la religion chrétienne sont également abordés.

Ce quatrième volume conserve toutes les qualités des précédents : documentation solide, dessin superbe, histoire bien menée. On reste attaché aux pas de Pline, de Félix et d’Euclès, ces trois hommes dont les caractères très différents se complètent si bien. Entre la passion de Pline pour les sciences naturelles, au point de le rendre distrait ; l’humour et les ronchonneries de Félix et le sérieux d’Euclès, on ne s’ennuie pas ! Les pages finales laissent présager d’un tome 5 tout aussi passionnant. À suivre !

Éditions Casterman, 187 pages, 2017