La Ligue des Écrivaines Extraordinaires arrive !


Après 2 saisons de romans sériels et pulp (qui dorment encore honteusement dans ma PAL… ), les Saisons de l’étrange lancent un autre projet d’envergure : La Ligue des Écrivaines Extraordinaires ! Les saisons précédentes nous avaient déjà gratifiés du roman de Paul Féval intitulé Ann Radcliffe contre les vampires, dans lequel la célèbre autrice de romans gothiques avait affaire à des suceurs de sang. La Ligue des Écrivaines Extraordinaires reprend ce principe en mettant en scène des autrices ayant marqué la littérature face à des créatures légendaires. Ces romans sont tous signés par des autrices d’aujourd’hui. Qu’on se le dise, la Ligue des Écrivaines Extraordinaires est résolument féminine !

Les 5 romans sont de la plume de Bénédicte Coudière, Marianne Ciaudo, Cat Merry Lishi, Élisabeth Ebory et Nelly Chadour. Sous la direction de Christine Luce, les autrices feront s’affronter Ann Radcliffe, Jane Austen, Mary Shelley et les soeurs Brontë contre rien moins que Dracula, le Loup-garou, Frankenstein, Carmilla et la Momie ! Des récits riches en aventures et en combats, des récits prometteurs !

De mon côté, j’ai hâte de découvrir tout cela ! 🙂 Je laisse cependant la parole aux précurseurs du projet, dont voici le communiqué officiel :

Les Saisons de l’Étrange vous présentent : la Ligue des Écrivaines Extraordinaires

Une collection féministe en hommage pulp aux grandes écrivaines, dirigée par une femme, écrite par des femmes, et des romans publiés pour tous !

Demain sur Ulule : https://fr.ulule.com/ecrivaines-extraordinaires/ (lancement 11/09/2019)

Dans un monde contaminé par la morosité des profanateurs de joie, notre volonté de combattre leur grisaille s’est encore raffermie. Après avoir invité le Maître de l’étrange et ses fantastiques auteurs, sa cousine d’enfer Démona rejoint notre maison pour présenter une ligue d’autrices dévouées à la meilleure des littératures de mauvais genre : le pulp.

Notre nouvelle collection La Ligue des Écrivaines Extraordinaires donne la parole à des femmes qui ont façonné nos imaginaires depuis le 18e siècle à travers la plume de femmes d’aujourd’hui, leurs héritières.

En près de trois cents ans, de fabuleuses écrivaines ont bouleversé notre culture. Ann Radcliffe, Jane Austen, Mary Shelley initièrent le courant gothique et la science-fiction en imposant au monde leur vision pleine de romantisme et d’humour, puis le passage éclair des sœurs Brontë marqua de son empreinte dramatique la société victorienne. Avant elles, pédagogue et conteuse, Madame Leprince de Beaumont enseignait aux petites filles à réveiller la part cachée de leurs esprits et, à l’aube du 20e siècle, la relève féministe naissait : Selma Lagerlöf, Virginia Woolf, Renée Dunan.

Aujourd’hui, nous avions l’envie irrépressible de confier à d’autres femmes le soin de bousculer encore les idées reçues en créant cette collection pulp en l’honneur de ces grandes écrivaines. Dirigée par Christine Luce, écrite par Nelly Chadour, Elisabeth Ebory, Cat Merry Lishi, Bénédicte Coudière, Marianne Ciaudo, Sushina Lagouge, Laurianne Gourrier et George Spad, la Ligue des Écrivaines Extraordinaires leur appartient entièrement et nous sommes fiers de les escorter.

Les éditeurs Site : https://www.lessaisonsdeletrange.com

Vous me direz que je n’ai pas cité toutes les autrices concernées… eh bien c’est parce que leurs livres ne seront débloqués que si un certain palier est atteint ! Leurs romans mettront quant à eux en scène Mme Leprince de Beaumont, Renée Dunan, Virginia Woolf et Selma Lagerlöf, d’autres grandes dames de la littérature, contre la Bête, les mutants, un Grand Ancien et les Trolls.

Si vous souhaitez participer à la concrétisation de ce beau projet, c’est par là que ça se passe : https://fr.ulule.com/ecrivaines-extraordinaires/

Je laisse la parole à Démona pour conclure ce billet :

Publicités

[Le mardi c’est permis !]Solo : A Star Wars Story, Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller

Au départ, je voulais chroniquer Solo : A Star Wars Story lors du challenge Summer Star Wars de l’été 2018, mais le temps ainsi qu’une connexion Internet digne de ce nom m’ayant manqué, je ne le fais que cette année. Ce qui, au final, tombe plutôt bien vu que le challenge de cette année porte le doux nom de Solo, justement ! 🙂

Avec la reprise de la franchise Star Wars, Disney compte nous abreuver de films stand-alone en plus de trilogies et autres séries. Solo : A Star Wars Story fait partie de ces stand-alone et raconte l’histoire du plus iconique des contrebandiers spatiaux, j’ai nommé : Han Solo !

Des bas-fonds de Corellia aux rives désertiques de Savareen, nous suivons les aventures du jeune Han et découvrons comment il est devenu celui que nous rencontrons dans l’épisode IV : Un nouvel espoir. Tout commence lorsque Han parvient à mettre la main sur une fiole de coaxium, qui vaut assez de crédits pour lui payer, à lui comme à sa compagne Qi’Ra, leur liberté. Hélas, seul Solo parvient à s’échapper tandis que Qi’Ra est rattrapée par les sbires de leur maîtresse, l’horrible Lady Proxima. Han s’engage alors dans l’armée impériale, dans l’ambition d’y être pilote, avant d’en être éjecté pour finir comme simple troufion à pied. Jusqu’à ce que sa route croise celle de forbans, qu’il compte bien accompagner pour les aider dans leur boulot…

Voilà pour le point de départ du film. Nous restons dans un film de science-fiction léger, sans prise de tête, bref, à l’image du personnage. L’action ne connaît quasiment aucun temps mort et se situe en divers endroits de la galaxie, ce qui permet de visiter différents décors aussi impressionnants les uns que les autres.

J’avoue, avant de me rendre dans les salles obscures, j’avais quelques inquiétudes quant au choix de l’acteur pour incarner le personnage principal. Difficile de passer après l’inoubliable Harrison Ford ! 🙂 Pourtant, au cours du premier, puis second visionnage du film (oui, je l’ai revu cette année pour l’occasion du challenge :)) (on est fangirl ou on ne l’est pas ^^), j’ai été plutôt rassurée. Par moments, même, Alden Ehrenreich arbore des mimiques ou emploie un ton de voix où résonne le Han de la trilogie initiale. Du plutôt bon boulot, donc ! 🙂

Les attributs iconiques du personnage – son pistolet laser, son vaisseau – arrivent au fil de l’histoire, les débuts de sa longue amitié avec Chewbacca sont présentés, nous pouvons même assister à son célèbre parcours du Raid de Kessel en 12 parsecs ! 🙂 Autrement dit, le film remplit son cahier des charges pour ce qui est du respect du personnage. Idem pour l’aventure et l’action, Solo tient ses promesses avec des effets spéciaux bien employés, une musique qui colle bien à l’image et des décors à couper le souffle. Quelques trouvailles comme Enfys Nest viennent apporter un peu de fraîcheur dans cet univers bien connu, ce qui n’est pas un mal en soi.

Pas de surprises, donc, mais la très agréable sensation de familiarité à retrouver un personnage bien-aimé depuis mes 11 ans dans une portion de sa vie qui n’avait pas encore été racontée sur grand écran.

Si le film a été décrié par beaucoup de critiques, j’ai de mon côté beaucoup apprécié mes deux visionnages et je pense que je le visionnerai à nouveau à l’occasion. Han Solo reste mon chouchou (masculin) de la franchise, qu’il ait la trombine de Harrison Ford ou celle de Alden Ehrenreich ! 🙂

Solo : A Star Wars Story
Réalisé par Ron Howard, Phil Lord et Chris Miller, scénario de Lawrence Kasdan et Jonathan Kasdan, 2018, 2h25

Bande-annonce

Ce visionnage s’inscrit dans le challenge Summer Star Wars : Solo organisé par RSF Blog.

Point Plume – Août

Photo CC0 by Clark Young via Unsplash

Août est fini, août, mois de l’indolence et du repos… nous voici déjà en septembre, c’est la rentrée, l’automne se rapproche. Il est donc temps de faire le bilan du mois écoulé ! 🙂

Écriture

J’ai consacré mon mois à deux phases de l’écriture qui ne peuvent malheureusement pas être quantifiées : les recherches et ce que j’appelle la « rêverie », c’est-à-dire réfléchir à mon histoire pour éclaircir des points restés flous.

Ces recherches comme la rêverie ont concerné tant TCDF que ma nouvelle pour Noir d’Absinthe. Pour le premier, parce que j’arrivais à un point du récit où je n’allais pas tarder à être bloquée par mon absence de synopsis (vraiment, je crois que bascule de plus en plus du côté architecture de la Force, le jardinage commence à me peser plus qu’à me ravir. En tout cas sur ce projet). Pour le second, parce que l’histoire se déroule dans un milieu spécifique et il me fallait me documenter un minimum avant de me lancer dans l’écriture de la nouvelle.

À part la nouvelle pour l’AT Dimension Sports et Loisirs de Rivière Blanche, je n’aurai donc pas avancé en terme d’écriture proprement dite, bien que je considère que ces deux étapes en sont partie intégrante.

Prévisions pour septembre

Outre la nouvelle pour l’AT Noir de Noir d’Absinthe, avancer sur le 1er jet de TCDF à présent que j’ai débroussaillé les points qui me gênaient. Du coup, les corrections de LSDC sont (encore) repoussées. Mais l’avantage, c’est que j’ai une idée claire de ce que je veux apporter à ce 1er jet, puisque j’ai eu largement le temps d’y réfléchir ! ^^ » (oui je suis en mode « voir le verre à moitié plein »)

Lecture

Lecture, comment ça lecture, me direz-vous ? Eh bien je tiens à le souligner : j’ai presque terminé de rattraper mon retard de chroniques de lectures ! 🙂 (bon, pour ce qui est des lectures en elles-même, c’est un autre sujet… ^^ »)

Élévation, Stephen King

Quatrième de couverture

Dans la petite ville de Castle Rock, les rumeurs circulent vite. Trop vite.
C’est pourquoi Scott Carey ne veut confier son secret à nul autre que son ami le docteur Bob Ellis. Car avec ou sans vêtements, sa balance affiche la même chose, et chaque jour son poids diminue invariablement. Que se passera-t-il quand il ne pèsera plus rien ?
Scott doit également faire face à un autre problème : les chiens de ses nouvelles voisines ont décidé que sa pelouse était le lieu idéal pour faire leurs besoins. Entre le couple et Scott, la guerre est déclarée. Mais lorsqu’il comprend que le comportement des habitants de Castle Rock, y compris le sien, envers les deux femmes mariées met en péril le restaurant qu’elles ont ouvert en ville, il décide de mettre son « pouvoir » à contribution pour les aider.

Mon avis

Après Gwendy et la boîte à boutons, Stephen King nous gratifie d’une autre novella. Mais malgré sa brièveté, Élévation se lit avec délectation.

Scott Carey a un problème. Lorsqu’il se pèse, sa balance affiche invariablement le même poids, quel que soit le nombre d’objets transportés dans ses poches. Il s’ouvre à son ami médecin de ce secret, ne sachant quelle raison peut bien occasionner cette étrange perte de poids. Car plus les jours passent, plus il se sent léger, malgré l’indication contraire de sa balance.

L’autre problème de Scott, c’est le fait que les chiens de ses nouvelles voisines qui viennent souiller sa pelouse. Nouvelles voisines d’un abord peu facile et qui ont ouvert récemment un restaurant, boudé par la population de Castle Rock, peu ouverte à la présence de ce couple de femmes.

Le décor et les personnages sont désormais plantés ! Qu’est-ce donc qu’Élévation ? C’est une histoire entièrement dénuée d’horreur, ce qui est assez rare chez Stephen King pour être noté. Une histoire douce-amère, mais au fond positif. Une histoire qui montre, une fois de plus, que Stephen King est aussi à l’aise dans le registre du fantastique léger, humaniste que dans l’horreur.

Une histoire qui promeut le respect d’autrui, la tolérance et la solidarité dans l’Amérique de Donald Trump, autant dire une histoire lumineuse plus que bienvenue. Scott est attachant, il s’efforce de faire au mieux. Il saura trouver comment faire tomber la barrière qui le sépare de ses voisines – barrière dont il comprendra bien vite la raison.

Le final est mélancolique, apportant une touche de tristesse à cette belle histoire. Mais reste en souvenir cette sympathique lecture, d’autant plus recommandée en ces temps troublés par l’homophobie (qui ne se cantonne pas aux États-Unis, hélas).

Éditions Le Livre de poche, 160 pages, 2019

La fille du monstre, Florence Aubry

Quatrième de couverture

Comment vivre avec un papa qui a voulu partir?
Un père qui a voulu en finir.
Un père qu’on ne reconnaît plus, dont le visage aimé a disparu, pulvérisé. Et devenir du jour au lendemain la fille d’un monstre aux yeux des autres…

Mon avis

C’est avec beaucoup d’appréhension que j’ai abordé La fille du monstre. Le sujet principal du livre, à savoir le suicide et ses conséquences sur les proches, est en effet des plus délicats. Et quand on est, comme moi, une âme sensible, il y a de quoi s’inquiéter de la façon dont le livre pourrait traiter un sujet aussi douloureux.

Mais Florence Aubry traite ce difficile thème avec une délicatesse rare. Nous vivons l’histoire du point de vue de Tess. Depuis le jour où son père a tenté de se tuer. Un acte désespéré auquel il survit, certes, mais qui le laisse défiguré à vie. Et pour Tess commence alors un douloureux chemin. Dans son village, elle n’est désormais plus que « la fille du monstre », un sobriquet lourd à porter quand on est encore une petite fille. Surtout, elle ne comprend pas la raison de cette tentative de suicide.

Le livre est court mais il n’a pas besoin d’être plus long. Avec les mots de Tess, avec sa sensibilité, l’autrice met en lumière les conséquences du suicide sur les proches. Elle nous présente le cheminement d’une adolescente qui mettra des années avant d’accepter, puis de pardonner à ce père qui, un jour, lui est soudainement devenu si étranger. Et elle le fait avec une plume précise, à la fois pudique mais sincère, sans tirer le sujet vers le glauque ou le pathos.

Un exercice d’équilibre d’autant plus remarquable qu’il est brillamment réussi. Malgré tout, si le livre s’adresse à un public d’adolescents et de jeunes adultes, si le sujet est bien traité, je pense que sa lecture nécessite un minimum d’accompagnement pour les plus jeunes ou les plus sensibles.

Éditions Gallimard Jeunesse, 192 pages, 2019