Publié dans Publication

Parution au Labo des éditions Walrus

Depuis hier, les éditions Walrus ont publié leur nouvelle fournée de nouvelles pour le Labo. Un de mes textes y figure ! 🙂

Petite remise en contexte : les éditions Walrus ont lancé cette année leur Labo, un espace où la maison d’édition propose des textes courts inédits, signés par de jeunes plumes prometteuses (ce n’est pas moi qui me jette des fleurs, c’est l’éditeur qui le dit dans sa présentation du Labo ;)). Les textes sont tous retravaillés et corrigés avec l’éditeur, les auteurs reçoivent une rémunération forfaitaire, puis les nouvelles sont mise en ligne gratuitement. Aux lecteurs, ensuite, de donner un petit coup de pouce financier (ou non) en échange des bons moments de lecture. Pour ce faire, il faut passer par Tipee.

C’est une chouette initiative de la part de cette maison que de donner ainsi un espace aux jeunes auteurs, c’est pourquoi je vous encourage, d’une part, à lire leurs créations, d’autre part, à soutenir cette initiative via Tipee 😉

Quid de ma nouvelle ? Crabes figure parmi la dernière fournée de textes publiés en ligne. C’est un texte fantastique autour du deuil et de l’enfance, de la mer et, bien sûr, des crabes. Je vous laisse la découvrir, ainsi que les productions de mes camarades, sur la page du Labo ! 🙂

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Publié dans Ecriture

NaNoWriMo 2017

Chaque année, en novembre, a lieu le National Novel Writing Month. Un mois pour écrire 50 000 mots, soit l’équivalent d’un court roman.

Au départ, je n’avais pas prévu de participer à cet événement cette année. Après avoir bouclé LPC et fait une petite pause dans l’écriture, je voulais me concentrer sur les corrections de Bibliomancienne, du Château et de LSDC, ce qui constituait déjà un programme bien chargé. Sauf que… Un projet de roman complètement imprévu a fait son apparition, a doublé tous les projets qui patientaient bon gré mal gré et a même bousculé les 3 projets en cours de correction !

Bref, ce roman réclame à être écrit. Là. Maintenant. Tout de suite. J’ai déjà mes personnages principaux, l’univers, les grandes lignes de l’intrigue et même un premier synopsis, c’est dire que tout se met en place très vite et avec une facilité qui me déconcerte, moi qui suis habituée à un temps d’incubation plus long que ça pour développer mes idées !

Du coup, je me suis dit qu’il valait mieux profiter de ce bouillonnement d’inspiration, autrement dit : battre le fer tant qu’il était chaud 😉

Ce qui ne m’empêchera pas de poursuivre, en parallèle, mes corrections (oui, je n’ai pas peur de blinder mon mois de novembre en terme d’écriture et je me suis approvisionnée en thé en prévision ^^)

Pour la première fois, vous pourrez également suivre l’avancée de mon projet directement sur le blog, grâce à un widget installé sur le côté. N’hésitez pas à poster vos encouragements en commentaire, ainsi qu’à parler de vos propres avancées ! 🙂

Et vous, participez-vous au NaNo cette année ?

Publié dans Lecture

Blood Bowl : un roman sportif, Matt Forbeck

Quatrième de couverture

La vie de Dunk Hoffnung n’est en rien celle d’un aventurier de talent. La paie est mauvaise et les seuls compagnons que vous fréquentez sont des monstres dangereux, plus intéressés par le repas que vous représentez que de discuter avec vous. Mais lorsque l’agent sportif Finaud Pleinepanse remarque le talent avec lequel Dunk lance un javelot sur une chimère dans un village reculé de l’Empire, il sait que sa quête d’un nouveau quarterback est achevée ! L’équipe de Blood Bowl des Bad Bay Hackers a besoin d’un nouveau lanceur et voilà que Dunk plonge la tête la première dans le monde délirant du Blood Bowl, le sport le plus dangereux du Vieux Monde ! Notre héros laisse son épée et son armure pour pénétrer sur un autre champ de bataille : un terrain de Blood Bowl ! Découvrez le premier roman de la série Blood Bowl et pénétrez dans une version humoristique du monde de Warhammer où tout peul arriver !

Mon avis

Connaissez-vous le Blood Bowl ? Ce jeu – mélange de jeu de figurines et jeu de société, depuis décliné en jeu vidéo et jeu de société, d’ailleurs – s’inspire du football américain et y ajoute une grosse louche (très grosse louche !) de fantasy. Imaginez : des joueurs humains et non-humains, des coups qui sont tous permis, et des blessures voire des décès garantis à chaque match mais ça tombe bien, la foule a souvent soif de ce genre de coup d’éclat. Bref, le Blood Bowl, c’est un sport qui déboîte ! (dans tous les sens du terme ^^ »).

Au-delà des jeux, figurez-vous qu’un auteur s’est lancé dans l’idée d’écrire des romans qui se situent dans le milieu de ce sport fictif.  Blood Bowl est donc le premier volume d’une trilogie mais il se lit très bien comme un one-shot également (ce que j’ai fait). Si vous n’y connaissez rien sur le sport évoqué, pas de panique, les règles (peu nombreuses) sont rappelées à la fin.

Quid de l’histoire ? Dunk, jeune héritier d’une famille de laquelle il s’est retrouvé mis au ban, tente tant bien que mal de se refaire un nom et une fortune comme aventurier. Sauf qu’il n’y parvient pas vraiment… jusqu’à ce qu’un agent le repère et le convainc de signer pour devenir un joueur de Blood Bowl. Or, entre les épreuves de sélection et le fait de devoir affronter son frère sur le terrain, Dunk n’est pas au bout de ses surprises : des meurtres ravagent les rangs des équipes ! Et Dunk va se trouver mêlé bien malgré lui à cette sanglante histoire.

Si le Blood Bowl, ça n’est pas votre tasse de thé, mieux vaut passer votre chemin car vous en aurez en long, en large et en travers durant le roman, entre les épreuves de sélection, les entraînements et les matches. Pour ma part, comme j’ai déjà tâté du jeu (en mode jeu de société d’abord, puis le jeu avec des figurines ensuite) et que je savais que j’aimais bien ce sport fictif, j’y ai trouvé mon compte ! La fantasy est bien prégnante, même si le personnage principal est un humain, vu qu’il évolue au sein d’un monde où se côtoient diverses races. Ainsi aurons-nous le plaisir de voir son équipe affronter une équipe composée d’êtres non-vivants ; visiter une cité naine ; lutter contre des pièges dimensionnels, etc. L’humour est omniprésent, l’auteur ne prenant pas son intrigue au sérieux même si elle suit un cheminement convenu. On est là pour le sport, pas pour l’excellence littéraire (on notera d’ailleurs des faiblesses de style comme des répétitions, mais je ne sais pas si cela est du à l’auteur ou au traducteur).

Bref, si vous êtes fan de Blood Bowl, cette lecture vous plaira ! Sinon, je vous recommande ce roman uniquement si vous avez envie d’une lecture fantasy qui ne casse certes pas trois pattes à un canard, mais qui a le mérite de rendre ce sport fictif de fort bonne manière et qui vous donnera peut-être même envie de vous frotter au jeu originel ! 😉

Éditions Bibliothèque interdite, 333 pages, 2008

Publié dans Pêle-mêle

[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries de fantasy les plus inoubliables

Après la science-fiction et le fantastique, place à mon Top Ten des génériques de séries de fantasy les plus inoubliables ! 🙂 La fantasy est un peu le parent pauvre des séries télévisées. L’un de ses sous-genres, la fantasy urbaine, est pourtant bien représenté mais en dehors, difficile de se mettre quelque chose sous la dent ! Heureusement, il existe des séries télévisées de fantasy et plusieurs ont des génériques qui m’ont marquée – quand ce ne sont pas la série *et* le générique qui me sont restés ! 🙂
Cette fois, il y a plus ou moins un ordre de préférence, en tout cas en ce qui concerne la première moitié du top 😉

1 -Buffy contre les vampires

Buffy faisant partie de mes séries préférées, ce n’est pas une surprise de la retrouver dans ce top ! 🙂 J’adore son générique aux notes si reconnaissables (l’orgue d’abord, puis les riffs de guitare ^^) et la présentation des différents personnages. À noter que le générique sera très différent pour l’épisode 7 de la saison 6, à savoir le fameux épisode musical ! 🙂 Buffy a bercé mon adolescence et déjà, à l’époque, j’attendais avec impatience d’entendre le fameux générique 🙂

2 – Les Chroniques de Shannara

Générique le plus récent du top, j’aime beaucoup la façon dont il pose, en quelques secondes, l’univers dans lequel se déroule la série (de la fantasy post-apo, il fallait y penser !) ainsi que la chanson. Par contre, j’ai moins accroché à la série en elle-même. Si j’ai été ravie de retrouver John Rhys-Davis au casting, apprécié le personnage du druide Allanon et celui de la voleuse Eretria (campée par Ivana Baquero, qui a bien grandi depuis Le Labyrinthe de Pan), j’ai trouvé que la série faisait vraiment trop « série pour ado » avec son triangle amoureux téléphoné et son intrigue assez convenue mais heureusement, l’univers offre de l’originalité.

3 – Le sourire du dragon

Je n’ai aucun souvenir de ce dessin animé sauf… son générique ! 😉 (et aussi un album qui reprenait deux aventures, mais on est là pour parler génériques ;)). D’ailleurs, un jour que ma mémoire m’avait rappelé des portions de ce générique, j’avais du chercher le titre du dessin animé sur Internet car je n’arrivais plus à mettre le doigt dessus. Le générique résume le point de départ de l’histoire : un groupe de jeunes se retrouve téléporté dans un univers de fantasy, chacun avec des vêtements et attributs différents (guerrier, magicien, voleur… quand on sait que le titre original du dessin animé est Dungeons and Dragons (un univers de jeu de rôles), on comprend tout de suite pourquoi ! ^^). La chanson est chantée par Dorothée, que tous les enfants ayant grandi dans les années 80-90 connaissent bien, et m’aura laissée dans la tête les aventures et mésaventures de ces enfants perdus dans le royaume de D&D !

4 – Charmed

Figurant au programme de la Trilogie du samedi (avec Buffy), Charmed est une série télévisée qui a, elle aussi, accompagné mon adolescence. Je l’ai visionnée jusqu’à la fin de la saison 4, après quoi j’ai décroché, peu intéressée par les énièmes aventures des sorcières. Mais si mon intérêt pour la série s’est peu à peu émoussé, j’ai gardé un certain coup de coeur pour la musique de son générique ! 🙂 Entre-temps, j’ai ré-entendu la même musique dans un autre film de sorcières, The Craft (sorti 2 ans avant Charmed).

5 – Highlander

L’explication de la place de ce générique au rang des génériques de séries TV fantasy inoubliables tient en un seul mot : Queen. (Et Adrian Paul aussi, j’avoue !)

6 – Game of Thrones

Tout le monde – ou presque – connaît la fameuse série du jeu des trônes, qui voit s’affronter les Stark, Lannister, Baratheon, Greyjoy, Martell et autres Targaryen pour obtenir le fameux Trône de Fer (et le pouvoir qui va avec). Si j’ai trouvé la série inégale (outre les changements par rapport aux livres que je trouve incohérents, d’autres points m’ont déplu), si j’ai bien que j’ai décroché en cours de saison 5 avant de reprendre avec le dernier épisode de la saison 6, je trouve le générique toujours aussi superbe ! Les 7 royaumes se déploient devant nous sous la forme d’une carte interactive et les fiefs des différentes maisons se déplient tels des pop-up. Le générique change subtilement au fil des saisons, quand d’autres maisons ou lieux sont abordés ou même, pour la saison 7 et l’arrivée de l’hiver, avec l’avancée des glaces dans le Nord. Bref, autant la série m’aura laissée une impression mitigée, autant le générique, lui, force toujours mon admiration.

7 – Moi, Renart

La fantasy, c’est aussi la fantasy animalière ! Présente surtout à l’écran sous forme de dessin animé, la fantasy animalière a eu droit à une version urbanisée en la personne de Renart. Si je ne me rappelle absolument plus du contenu de la série, le générique, lui, est bien resté gravé dans ma mémoire ! Que ce soit les paroles de la chanson ou les différentes séquences – avec la renarde motarde – il suffit que les premières secondes défilent pour que la suite afflue dans mes souvenirs. Maintenant, vous aussi vous aurez la chanson dans la tête pour le reste de la journée ! 😉

8 – Monstres et Merveilles

Je n’ai pas encore eu l’occasion de visionner en entier cette série télévisée, réalisée par le célèbre créateur des films Labyrinth et Dark Crystal, Jim Henson ! De son titre original The Storyteller, la série nous met face à un vieil homme et son chien qui vont nous raconter une histoire. Ainsi, à mesure que le conte se déroule sous nos yeux, nous aurons des interventions parlées du narrateur, voire même visuelle, comme si nous écoutions un raconteur d’histoires. Si le procédé est déroutant, le générique, lui, met d’emblée la couleur. Même s’il n’a rien d’exceptionnel, je trouve qu’il met bien dans l’ambiance et invite le spectateur à se mettre en condition pour écouter (et voir) l’histoire. Avec les marionnettes animées de l’époque, pour lesquelles je trouve toujours un charme fou malgré leur côté daté.

9 – Sanctuary

Une autre série que je n’ai pas encore eu l’occasion de visionner dans son intégralité. Elle a titillé ma curiosité pour 2 raisons : son sujet (la cryptozoologie et les monstres) et la présence au casting principal d’Amanda Tapping, l’inoubliable Samantha Carter de Stargate SG-1 ! Et son générique m’a immédiatement tapé dans l’oeil avec la présentation de son sujet à la façon de carnets de recherches, comme un cabinet de curiosité, qui évolue vers un bureau plus high-tech. La musique, avec sa mélodie mystérieuse, colle elle aussi parfaitement à cette série qui nous décrit un lieu servant de sanctuaire aux créatures qui ont nourri bien des légendes.

10 – Xena la guerrière

Faut-il encore présenter Xena ? Bien que je n’ai pas vraiment suivi la série, j’ai du regarder un épisode à l’occasion et ce personnage de guerrière, accompagnée de la fidèle Gabrielle, m’avait marquée. Le générique, malgré son côté 90s très marqué, résume bien les grandes lignes de la série pour ceux qui arrivent en cours de route (ce qui était mon cas, vu que je visionnais les épisodes au gré de mes zappings). Et le générique pourrait se suffire à lui seul tant il remplit bien ce rôle, tout en présentant Xena, devenue un prénom incontournable dans le monde des guerrières (avec Sonia la Rouge).

Et vous, quels sont les génériques de séries télévisées de fantasy qui vous ont marqué ?

Publié dans Lecture

Faire des sciences avec Star Wars, Roland Lehoucq

Quatrième de couverture

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine… le bon professeur Lehoucq contait déjà ses histoires ! Ce spécialiste ès bullshit dans les films de SF (et accessoirement astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique de Saclay et président des Utopiales, le festival international de science-fiction de Nantes) décortique chaque trimestre dans les colonnes de Bifrost les dernières productions d’Hollywood pour démêler le vrai du faux, le crédible de l’incongru, la science de la pseudo-science.
Et lorsqu’il a fallu s’attaquer à Star Wars, il y avait de quoi faire un livre entier ! Paru pour la première fois aux éditions Le Pommier en 2005, Faire des sciences avec Star Wars revient dix ans plus tard dans une édition revue et augmentée, pour la première fois en numérique.

Mon avis

Qui n’a jamais vu la célèbre saga cinématographique Star Wars ? Alors que l’opus VIII, Les Derniers Jedi, va sortir à la fin de l’année, j’ai enfin plongé le nez dans le livre de Roland Lehoucq qui passe différents éléments de l’univers Star Wars à la loupe du scientifique. Car qui dit science-fiction dit aussi science, n’est-ce-pas ?

Tout d’abord, rassurez-vous si vous n’êtes pas scientifique dans l’âme : littéraire pur jus, je n’ai eu aucun mal à comprendre le propos de l’auteur. En effet, outre les nombreuses piques humoristiques qui font de cet ouvrage une lecture agréable, Roland Lehoucq sait expliquer les concepts à merveille. C’est là tout le propre de la vulgarisation scientifique que d’amener des concepts compliqués au niveau d’un lectorat non spécialiste, sans pour autant les dénaturer. Et l’auteur s’en sort très bien en la matière ! 🙂

Au menu, nous allons donc découvrir si les sabre-laser, les planètes imaginées dans la saga, voire même l’Étoile de la Mort sont crédibles, scientifiquement. Même la Force passe au crible de notre auteur ! 🙂 Le résultat est très plaisant. On garde de l’affection pour l’oeuvre mais on considère d’un oeil neuf certains aspects. Et, surtout, on apprend des choses de manière plaisante. En tant qu’auteur, j’ai même appris certains éléments intéressants pour rendre crédibles des planètes. C’est toujours utile !

En bref, si vous aimez la science-fiction, et a fortiori Star Wars, si vous êtes curieux ou souhaitez mieux comprendre certaines concepts scientifiques, cet ouvrage ne pourra que vous plaire. Court, écrit avec humour et dans des termes compréhensibles même au plus réfractaire aux sciences, il vous offrira un bon moment de lecture comme d’enseignement.

À noter qu’une version revue et rallongée verra le jour en octobre de cette année, toujours chez le même éditeur mais sans la couverture de Manchu.

Édition Le Bélial, 78 pages, 2015