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Blood Bowl : un roman sportif, Matt Forbeck

Quatrième de couverture

La vie de Dunk Hoffnung n’est en rien celle d’un aventurier de talent. La paie est mauvaise et les seuls compagnons que vous fréquentez sont des monstres dangereux, plus intéressés par le repas que vous représentez que de discuter avec vous. Mais lorsque l’agent sportif Finaud Pleinepanse remarque le talent avec lequel Dunk lance un javelot sur une chimère dans un village reculé de l’Empire, il sait que sa quête d’un nouveau quarterback est achevée ! L’équipe de Blood Bowl des Bad Bay Hackers a besoin d’un nouveau lanceur et voilà que Dunk plonge la tête la première dans le monde délirant du Blood Bowl, le sport le plus dangereux du Vieux Monde ! Notre héros laisse son épée et son armure pour pénétrer sur un autre champ de bataille : un terrain de Blood Bowl ! Découvrez le premier roman de la série Blood Bowl et pénétrez dans une version humoristique du monde de Warhammer où tout peul arriver !

Mon avis

Connaissez-vous le Blood Bowl ? Ce jeu – mélange de jeu de figurines et jeu de société, depuis décliné en jeu vidéo et jeu de société, d’ailleurs – s’inspire du football américain et y ajoute une grosse louche (très grosse louche !) de fantasy. Imaginez : des joueurs humains et non-humains, des coups qui sont tous permis, et des blessures voire des décès garantis à chaque match mais ça tombe bien, la foule a souvent soif de ce genre de coup d’éclat. Bref, le Blood Bowl, c’est un sport qui déboîte ! (dans tous les sens du terme ^^ »).

Au-delà des jeux, figurez-vous qu’un auteur s’est lancé dans l’idée d’écrire des romans qui se situent dans le milieu de ce sport fictif.  Blood Bowl est donc le premier volume d’une trilogie mais il se lit très bien comme un one-shot également (ce que j’ai fait). Si vous n’y connaissez rien sur le sport évoqué, pas de panique, les règles (peu nombreuses) sont rappelées à la fin.

Quid de l’histoire ? Dunk, jeune héritier d’une famille de laquelle il s’est retrouvé mis au ban, tente tant bien que mal de se refaire un nom et une fortune comme aventurier. Sauf qu’il n’y parvient pas vraiment… jusqu’à ce qu’un agent le repère et le convainc de signer pour devenir un joueur de Blood Bowl. Or, entre les épreuves de sélection et le fait de devoir affronter son frère sur le terrain, Dunk n’est pas au bout de ses surprises : des meurtres ravagent les rangs des équipes ! Et Dunk va se trouver mêlé bien malgré lui à cette sanglante histoire.

Si le Blood Bowl, ça n’est pas votre tasse de thé, mieux vaut passer votre chemin car vous en aurez en long, en large et en travers durant le roman, entre les épreuves de sélection, les entraînements et les matches. Pour ma part, comme j’ai déjà tâté du jeu (en mode jeu de société d’abord, puis le jeu avec des figurines ensuite) et que je savais que j’aimais bien ce sport fictif, j’y ai trouvé mon compte ! La fantasy est bien prégnante, même si le personnage principal est un humain, vu qu’il évolue au sein d’un monde où se côtoient diverses races. Ainsi aurons-nous le plaisir de voir son équipe affronter une équipe composée d’êtres non-vivants ; visiter une cité naine ; lutter contre des pièges dimensionnels, etc. L’humour est omniprésent, l’auteur ne prenant pas son intrigue au sérieux même si elle suit un cheminement convenu. On est là pour le sport, pas pour l’excellence littéraire (on notera d’ailleurs des faiblesses de style comme des répétitions, mais je ne sais pas si cela est du à l’auteur ou au traducteur).

Bref, si vous êtes fan de Blood Bowl, cette lecture vous plaira ! Sinon, je vous recommande ce roman uniquement si vous avez envie d’une lecture fantasy qui ne casse certes pas trois pattes à un canard, mais qui a le mérite de rendre ce sport fictif de fort bonne manière et qui vous donnera peut-être même envie de vous frotter au jeu originel ! 😉

Éditions Bibliothèque interdite, 333 pages, 2008

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[Le mardi c’est permis !] Mon Top Ten des génériques de séries de fantasy les plus inoubliables

Après la science-fiction et le fantastique, place à mon Top Ten des génériques de séries de fantasy les plus inoubliables ! 🙂 La fantasy est un peu le parent pauvre des séries télévisées. L’un de ses sous-genres, la fantasy urbaine, est pourtant bien représenté mais en dehors, difficile de se mettre quelque chose sous la dent ! Heureusement, il existe des séries télévisées de fantasy et plusieurs ont des génériques qui m’ont marquée – quand ce ne sont pas la série *et* le générique qui me sont restés ! 🙂
Cette fois, il y a plus ou moins un ordre de préférence, en tout cas en ce qui concerne la première moitié du top 😉

1 -Buffy contre les vampires

Buffy faisant partie de mes séries préférées, ce n’est pas une surprise de la retrouver dans ce top ! 🙂 J’adore son générique aux notes si reconnaissables (l’orgue d’abord, puis les riffs de guitare ^^) et la présentation des différents personnages. À noter que le générique sera très différent pour l’épisode 7 de la saison 6, à savoir le fameux épisode musical ! 🙂 Buffy a bercé mon adolescence et déjà, à l’époque, j’attendais avec impatience d’entendre le fameux générique 🙂

2 – Les Chroniques de Shannara

Générique le plus récent du top, j’aime beaucoup la façon dont il pose, en quelques secondes, l’univers dans lequel se déroule la série (de la fantasy post-apo, il fallait y penser !) ainsi que la chanson. Par contre, j’ai moins accroché à la série en elle-même. Si j’ai été ravie de retrouver John Rhys-Davis au casting, apprécié le personnage du druide Allanon et celui de la voleuse Eretria (campée par Ivana Baquero, qui a bien grandi depuis Le Labyrinthe de Pan), j’ai trouvé que la série faisait vraiment trop « série pour ado » avec son triangle amoureux téléphoné et son intrigue assez convenue mais heureusement, l’univers offre de l’originalité.

3 – Le sourire du dragon

Je n’ai aucun souvenir de ce dessin animé sauf… son générique ! 😉 (et aussi un album qui reprenait deux aventures, mais on est là pour parler génériques ;)). D’ailleurs, un jour que ma mémoire m’avait rappelé des portions de ce générique, j’avais du chercher le titre du dessin animé sur Internet car je n’arrivais plus à mettre le doigt dessus. Le générique résume le point de départ de l’histoire : un groupe de jeunes se retrouve téléporté dans un univers de fantasy, chacun avec des vêtements et attributs différents (guerrier, magicien, voleur… quand on sait que le titre original du dessin animé est Dungeons and Dragons (un univers de jeu de rôles), on comprend tout de suite pourquoi ! ^^). La chanson est chantée par Dorothée, que tous les enfants ayant grandi dans les années 80-90 connaissent bien, et m’aura laissée dans la tête les aventures et mésaventures de ces enfants perdus dans le royaume de D&D !

4 – Charmed

Figurant au programme de la Trilogie du samedi (avec Buffy), Charmed est une série télévisée qui a, elle aussi, accompagné mon adolescence. Je l’ai visionnée jusqu’à la fin de la saison 4, après quoi j’ai décroché, peu intéressée par les énièmes aventures des sorcières. Mais si mon intérêt pour la série s’est peu à peu émoussé, j’ai gardé un certain coup de coeur pour la musique de son générique ! 🙂 Entre-temps, j’ai ré-entendu la même musique dans un autre film de sorcières, The Craft (sorti 2 ans avant Charmed).

5 – Highlander

L’explication de la place de ce générique au rang des génériques de séries TV fantasy inoubliables tient en un seul mot : Queen. (Et Adrian Paul aussi, j’avoue !)

6 – Game of Thrones

Tout le monde – ou presque – connaît la fameuse série du jeu des trônes, qui voit s’affronter les Stark, Lannister, Baratheon, Greyjoy, Martell et autres Targaryen pour obtenir le fameux Trône de Fer (et le pouvoir qui va avec). Si j’ai trouvé la série inégale (outre les changements par rapport aux livres que je trouve incohérents, d’autres points m’ont déplu), si j’ai bien que j’ai décroché en cours de saison 5 avant de reprendre avec le dernier épisode de la saison 6, je trouve le générique toujours aussi superbe ! Les 7 royaumes se déploient devant nous sous la forme d’une carte interactive et les fiefs des différentes maisons se déplient tels des pop-up. Le générique change subtilement au fil des saisons, quand d’autres maisons ou lieux sont abordés ou même, pour la saison 7 et l’arrivée de l’hiver, avec l’avancée des glaces dans le Nord. Bref, autant la série m’aura laissée une impression mitigée, autant le générique, lui, force toujours mon admiration.

7 – Moi, Renart

La fantasy, c’est aussi la fantasy animalière ! Présente surtout à l’écran sous forme de dessin animé, la fantasy animalière a eu droit à une version urbanisée en la personne de Renart. Si je ne me rappelle absolument plus du contenu de la série, le générique, lui, est bien resté gravé dans ma mémoire ! Que ce soit les paroles de la chanson ou les différentes séquences – avec la renarde motarde – il suffit que les premières secondes défilent pour que la suite afflue dans mes souvenirs. Maintenant, vous aussi vous aurez la chanson dans la tête pour le reste de la journée ! 😉

8 – Monstres et Merveilles

Je n’ai pas encore eu l’occasion de visionner en entier cette série télévisée, réalisée par le célèbre créateur des films Labyrinth et Dark Crystal, Jim Henson ! De son titre original The Storyteller, la série nous met face à un vieil homme et son chien qui vont nous raconter une histoire. Ainsi, à mesure que le conte se déroule sous nos yeux, nous aurons des interventions parlées du narrateur, voire même visuelle, comme si nous écoutions un raconteur d’histoires. Si le procédé est déroutant, le générique, lui, met d’emblée la couleur. Même s’il n’a rien d’exceptionnel, je trouve qu’il met bien dans l’ambiance et invite le spectateur à se mettre en condition pour écouter (et voir) l’histoire. Avec les marionnettes animées de l’époque, pour lesquelles je trouve toujours un charme fou malgré leur côté daté.

9 – Sanctuary

Une autre série que je n’ai pas encore eu l’occasion de visionner dans son intégralité. Elle a titillé ma curiosité pour 2 raisons : son sujet (la cryptozoologie et les monstres) et la présence au casting principal d’Amanda Tapping, l’inoubliable Samantha Carter de Stargate SG-1 ! Et son générique m’a immédiatement tapé dans l’oeil avec la présentation de son sujet à la façon de carnets de recherches, comme un cabinet de curiosité, qui évolue vers un bureau plus high-tech. La musique, avec sa mélodie mystérieuse, colle elle aussi parfaitement à cette série qui nous décrit un lieu servant de sanctuaire aux créatures qui ont nourri bien des légendes.

10 – Xena la guerrière

Faut-il encore présenter Xena ? Bien que je n’ai pas vraiment suivi la série, j’ai du regarder un épisode à l’occasion et ce personnage de guerrière, accompagnée de la fidèle Gabrielle, m’avait marquée. Le générique, malgré son côté 90s très marqué, résume bien les grandes lignes de la série pour ceux qui arrivent en cours de route (ce qui était mon cas, vu que je visionnais les épisodes au gré de mes zappings). Et le générique pourrait se suffire à lui seul tant il remplit bien ce rôle, tout en présentant Xena, devenue un prénom incontournable dans le monde des guerrières (avec Sonia la Rouge).

Et vous, quels sont les génériques de séries télévisées de fantasy qui vous ont marqué ?

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Faire des sciences avec Star Wars, Roland Lehoucq

Quatrième de couverture

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine… le bon professeur Lehoucq contait déjà ses histoires ! Ce spécialiste ès bullshit dans les films de SF (et accessoirement astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique de Saclay et président des Utopiales, le festival international de science-fiction de Nantes) décortique chaque trimestre dans les colonnes de Bifrost les dernières productions d’Hollywood pour démêler le vrai du faux, le crédible de l’incongru, la science de la pseudo-science.
Et lorsqu’il a fallu s’attaquer à Star Wars, il y avait de quoi faire un livre entier ! Paru pour la première fois aux éditions Le Pommier en 2005, Faire des sciences avec Star Wars revient dix ans plus tard dans une édition revue et augmentée, pour la première fois en numérique.

Mon avis

Qui n’a jamais vu la célèbre saga cinématographique Star Wars ? Alors que l’opus VIII, Les Derniers Jedi, va sortir à la fin de l’année, j’ai enfin plongé le nez dans le livre de Roland Lehoucq qui passe différents éléments de l’univers Star Wars à la loupe du scientifique. Car qui dit science-fiction dit aussi science, n’est-ce-pas ?

Tout d’abord, rassurez-vous si vous n’êtes pas scientifique dans l’âme : littéraire pur jus, je n’ai eu aucun mal à comprendre le propos de l’auteur. En effet, outre les nombreuses piques humoristiques qui font de cet ouvrage une lecture agréable, Roland Lehoucq sait expliquer les concepts à merveille. C’est là tout le propre de la vulgarisation scientifique que d’amener des concepts compliqués au niveau d’un lectorat non spécialiste, sans pour autant les dénaturer. Et l’auteur s’en sort très bien en la matière ! 🙂

Au menu, nous allons donc découvrir si les sabre-laser, les planètes imaginées dans la saga, voire même l’Étoile de la Mort sont crédibles, scientifiquement. Même la Force passe au crible de notre auteur ! 🙂 Le résultat est très plaisant. On garde de l’affection pour l’oeuvre mais on considère d’un oeil neuf certains aspects. Et, surtout, on apprend des choses de manière plaisante. En tant qu’auteur, j’ai même appris certains éléments intéressants pour rendre crédibles des planètes. C’est toujours utile !

En bref, si vous aimez la science-fiction, et a fortiori Star Wars, si vous êtes curieux ou souhaitez mieux comprendre certaines concepts scientifiques, cet ouvrage ne pourra que vous plaire. Court, écrit avec humour et dans des termes compréhensibles même au plus réfractaire aux sciences, il vous offrira un bon moment de lecture comme d’enseignement.

À noter qu’une version revue et rallongée verra le jour en octobre de cette année, toujours chez le même éditeur mais sans la couverture de Manchu.

Édition Le Bélial, 78 pages, 2015

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La Fée, la Pie et le Printemps, Elisabeth Ebory

Quatrième de couverture

En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine…
Mais Philomène, voleuse aux doigts de fée, croise sa route. Philomène fait main basse sur une terrible monture, des encres magiques, un chaudron d’or et même cette drôle de clé qui change de forme sans arrêt. Tant pis si les malédictions se collent à elle comme son ombre… Philomène est davantage préoccupée par ses nouveaux compagnons parmi lesquels un assassin repenti et le pire cuisinier du pays. Tous marchent vers Londres avec, en poche, le secret le plus précieux du royaume.

Mon avis

J’ai découvert la plume d’Elisabeth Ebory lors de ses premières publications dans les anthologies des éditions de L’Oxymore et dès lors, je suis tombée sous le charme de son style ! Je me suis jetée sur son recueil et sa novella parus chez Griffe d’Encre, que j’ai adorés. Puis, il y a eu une longue période de silence, une période de 6 ans sans parution. Alors, quand les éditions ActuSF ont annoncé un roman d’Elisabeth Ebory dans le cadre de la rentrée littéraire des Indés de l’imaginaire, vous vous doutez bien que j’étais totalement ravie ! 🙂

Dans La Fée, le Pie et le Printemps, nous suivons deux voix : celle de Philomène, une fée voleuse qui a quitté le monde des fées (une prison magique où celles-ci ont jadis été enfermées et où règne un épais brouillard) pour suivre les traces d’une autre fée en Angleterre. L’autre voix est omnisciente et trace le parcours de cette autre fée, Rêvage, qui complote pour libérer ses comparses et, pour ce faire, a glissé un changelin dans le berceau royal… Ajoutez une bande de bandits à la petite semaine, dont les membres sont aussi différents qu’ils sont unis (l’étrange Od, l’impérieuse Vik, le charmant Clem et l’intriguant S) et vous obtenez une belle brochette de personnages dont les trajectoires télescopées vont finir par s’emmêler.

Vous l’aurez compris, La Fée, la Pie et le Printemps est un roman féerique ! On pourrait même le qualifier de fantasy urbaine puisque son intrigue se déroule dans et autour de Londres – le Londres du XIXe siècle – à l’exception, bien sûr, des passages qui se déroulent dans la prison des fées. De fait, le roman est infusé d’une vraie magie, aussi ensorcelante que celle dont usent les fées pour convaincre les humains de leur dévoiler leurs secrets. J’ai retrouvé avec bonheur un univers féerique où les fées, loin des clichés plein d’ailes battantes et de paillettes, sont des créatures qui ont leur propres lois et, surtout, leur amoralité. Malgré tout, Philomène la voleuse nous est vite très attachante, tout comme les personnages avec qui elle va tisser des liens (de mauvais gré d’abord).

Encre magique, cheval de cauchemar, dame au chaudron, Elisabeth Ebory égrène les éléments de son propre monde féerique en laissant, ici et là, quelques airs de déjà-vu, comme si elle avait puisé son inspiration dans les contes et légendes pour élaborer l’univers de son roman mais que l’on n’arrive plus à retracer le chemin vers ces racines. Air de déjà-vu qui trouve aussi peut-être sa source dans le fait que j’avais déjà pu voir des encres magiques à l’oeuvre dans son recueil, À l’orée sombre. Entre originalité et familiarité, tourner les pages de ce roman a donc été un vrai régal pour moi, qui adore les histoires féeriques et en particulier quand elles reprennent le caractère si autre de ces créatures magiques !

Il faut dire que le style de l’auteur reste aussi enchanteur que dans ses précédents récits. Je l’ai trouvé plus accessible, cela dit, moins emperlé de rêve et d’enchantements, mais cela n’a en rien diminué mon plaisir à parcourir ce roman, au contraire je pense que cela sied mieux au format long.

Bref, vous l’aurez compris, je reste subjuguée par cette histoire de fée voleuse et de fée comploteuse et j’espère que, la prochaine fois, Elisabeth Ebory n’attendra pas autant d’années avant de nous ensorceler avec un nouveau sort d’encre, une nouvelle histoire de fée. Une histoire à la lumière claire-obscure, à l’image de ses fées.

Éditions ActuSF, 428 pages, 2017

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d’un service presse – merci aux éditions ActuSF pour leur confiance.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge À la recherche de féerie organisé par le blog Bazar de la littérature

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Flynn Carson et les nouveaux aventuriers (saison 1)

Après les trois téléfilms qui nous ouvraient les portes de la Metropolitan Public Library et nous présentait son nouveau Bibliothécaire, à savoir Flynn Carson, l’univers de cette bibliothèque tout sauf ordinaire a trouvé un développement dans une série télévisée. Intitulée Flynn Carson et les nouveaux aventuriers en VF, The Librarians en VO, la série en est actuellement à sa 4e saison. Mais commençons par le commencement…

La fin du Secret de la Coupe maudite nous avait laissé entrevoir une origine extraordinaire pour la Bibliothèque où officie Flynn. Pour rappel, ce gigantesque bâtiment recèle, outre des livres de toutes sortes (dont des documents magiques), de nombreux objets légendaires tels que l’épée Excalibur, la boîte de Pandore, etc. De fait, pour une Bibliothèque, on pourrait parler aussi de musée ! ^^ » La première saison de The Librarians démarre pourtant sans faire de référence à ce dernier téléfilm, si ce n’est pour indiquer qu’entre-temps, le professeur Proton Judson a quitté sa forme mortelle (il apparaît encore sous forme d’ectoplasme lors du double épisode de démarrage de la saison). Il ne sera pas fait mention non plus du second téléfilm, en revanche, on retrouve dès le début des références au tout premier téléfilm, Le mystère de la lance sacrée. S’il n’est pas nécessaire d’avoir visionné les films avant de se lancer dans la série (quelques flash-backs rappellent comment Flynn est arrivé sur ce poste), vous saurez donc que c’est surtout Le mystère de la lance sacrée qui vaut le coup d’oeil. Et si vous êtes tatillon sur la chronologie, n’hésitez pas à vous lancer dans les trois téléfilms pour suivre les aventures de Flynn ! 🙂

Flynn, d’ailleurs, ne figure pas parmi les personnages récurrents. Mis à part le double épisode de départ et le final, il apparaîtra ponctuellement – une apparition toujours plaisante, l’excentrique Flynn n’ayant pas changé au fil des ans – mais c’est tout. Par contre, The Librarians nous présente de nouveaux personnages. Tout d’abord, Eve Baird, une agent anti-terroriste que la Bibliothèque recrute comme Gardienne – c’est-à-dire protectrice du Bibliothécaire en place, un rôle que l’on avait déjà vu pris par Nicole dans le premier téléfilm. La très terre-à-terre Eve aura d’ailleurs du mal, au début, à se faire à l’idée de cette Bibliothèque magique ! La rejoindront trois aspirants-Bibliothécaires : Cassandra, une surdouée des mathématiques qui visualise ses calculs en synesthésie ; Ezekiel, voleur aussi talentueux que gouailleur et Jacob, génie issu d’une famille d’ouvriers et spécialiste en histoire et en architecture.

Lors du double premier épisode, on apprend que ces trois aspirants-Bibliothécaires sont les seuls survivants de tous les candidats qu’avaient sélectionné la Bibliothèque, avant que Flynn n’obtienne le poste. Ce sont aussi les trois seuls qui ne s’étaient pas rendus à l’entretien. Tous trois, suivant Flynn et sa nouvelle Gardienne, vont devoir affronter un nouvel ennemi d’envergure dès cette première aventure. Ils découvrent au passage – et nous aussi – l’existence d’une Annexe à la Bibliothèque, dirigée par Jenkins, un homme qui verra sa précieuse solitude perturbée par cette équipe haute en couleurs.

Eve (Rebecca Romijn) et Jacob (Christian Kane) de la Bibliothèque dans une bibliothèque municipale ordinaire (S1E6 And the Fables of Doom)

À partir du troisième épisode, notre trio d’apprentis Bibliothécaires et leur Gardienne (Flynn a estimé être trop expérimenté pour en avoir besoin, contrairement aux trois nouveaux) va devoir assumer seul sa mission : récupérer des objets aussi magiques que légendaires pour les stocker à l’Annexe et ainsi, éviter qu’ils ne tombent dans de mauvaises mains.

À l’instar des trois téléfilms, les intrigues des épisodes de cette première saison se centrent donc surtout sur des objets de légende, tels la pomme de la Discorde ou un stéréotype de maison hantée. Mais la série va plus loin puisqu’elle présente même des êtres légendaires ! Cependant, je ne regrette pas le peu de livres magiques présents (hormis dans l’épisode 6, And the Fables of Doom, où un ouvrage est le sujet central). Entre l’Annexe, la façon de résoudre les énigmes de nos nouveaux venus, la découverte progressive de ces derniers (personnalités, passé et alchimie qui se créé entre eux), la reprise de nombreuses légendes (mythe arthurien, le père Noël, le Minotaure…), je me suis régalée avec cette première saison ! 🙂 De la vraie fantasy urbaine, spécialité Bibliothèque, donc du bonheur en barre ! On a même une touche de steampunk avec l’épisode 9, And the City of Light qui évoque le célèbre Nikola Tesla.

Pour ne rien gâcher, cette première saison s’offre quelques guest-stars au casting. On retrouve ainsi Tricia Helfer (Battlestar Galactica), Jerry O’Connell (Sliders), Bruce Campbell (trilogie Evil Dead, dans un rôle à contre-emploi ! XD)… en plus du casting principal, qui campe des personnages aussi originaux qu’attachants ! De là à dire que tout bibliothécaire est une personne un poil excentrique et un peu folle, il n’y a qu’un pas… que je franchirai allègrement ! ^^

En bref, cette première saison remplit toutes ses promesses avec son univers qui rend hommage au monde des bibliothèques, ses personnages sympathiques et son ton léger malgré l’action. Cette absence de « prise au sérieux » permet d’ailleurs de passer outre les effets spéciaux plutôt cheap, d’autant que les personnages sont les premiers à tourner en dérision ce qui leur arrive. Si vous aimez les livres, les mythes, les légendes et si vous voulez passer un bon moment, The Librarians est fait pour vous ! 🙂

The Librarians
Réalisée par Dean Devlin, Marc Roskin, Jonathan Frakes, John Harrison et Tawnia McKiernan, créée par John Rogers d’après la trilogie de téléfilms Les aventures de Flynn Carson, 2014, 10 épisodes.

Bande-annonce de la saison 1