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Par bonheur, le lait de Neil Gaiman et Boulet

bonheur-gaiman-boulet-couvertureQuatrième de couverture

Un concentré d’action tonique et débridée, hommage au petit-déjeuner, à l’imagination, aux enfants et à tous les parents.

Mon avis

Étant une fan du travail de Boulet et appréciant les écrits de Neil Gaiman, je me suis précipitée sur cette collaboration. Est-ce qu’elle est aussi bonne que le laissait présager l’union de ces deux noms ? La réponse est oui.

Court roman jeunesse, abondamment illustré par Boulet, Par bonheur, le lait est, avant tout, une ode à la fantaisie. Neil Gaiman – à travers le personnage du père parti acheter le lait et qui explique pourquoi il a mis autant de temps à revenir – nous embarque dans un voyage complètement délirant, illogique, mais tellement dépaysant par ces trouvailles complètement incongrues. À chaque page, on se dit qu’il ne peut guère nous emmener plus loin dans le loufoque et à chaque page on est surpris de voir que si, Neil Gaiman va plus loin. Et le pire, c’est qu’on le suit sans sourciller, heureux de pouvoir lâcher toute barrière !🙂

Les illustrations de Boulet apportent un gros plus à ce texte pas comme les autres. Je pense que le récit fonctionnerait moins bien sans. D’autant plus que la patte de Boulet se marie très bien avec la fantaisie de Par bonheur, le lait.

Le livre plaira autant aux enfants qu’aux parents. Il rend hommage tant à ceux-ci qu’à l’imagination. En plus, sa brièveté (comme sa fantaisie joyeuse) en fait le récit parfait pour entamer sa journée ! Un conseil : lisez-le pendant que vous prenez votre petit déjeuner😉

Éditions Au Diable Vauvert, 104 pages, 2015

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Je suis éclectique (catégorie Jeunesse) du forum Mort-Sûre.

challenge_jesuiseclectique2016

 
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Publié par le 2 décembre 2016 dans Lecture

 

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[Le mardi c’est permis !] Stranger Things

stranger-things

Cet été, j’ai vu nombre de mes connaissances s’enthousiasmer pour la série télévisée Stranger Things. Je l’avais donc notée dans ma liste des « Séries à voir » sans creuser plus loin. Je ne pensais pas la regarder si vite mais, à force d’en voir des références sur le Net, j’ai eu peur d’être spoilée. Rassurée par le nombre restreint d’épisodes (8 pour cette première saison), je me suis donc lancée dans le visionnage avec mon homme. Trois jours plus tard, on avait tout vu !🙂

Strange Things se déroule à Hawkins, petite ville calme où tout le monde se connaît ou presque. Nous sommes en 1983. Quatre gamins achèvent leur partie de jeu de rôle, la mère estimant qu’ils ont assez joué – et en plus, c’est l’heure du dîner. Les amis se séparent, chacun rentre chez soi. Mais l’un d’eux, Will Byers, va disparaître mystérieusement. Peu de temps après, une étrange jeune fille au crâne rasé et portant une blouse d’hôpital fait irruption dans un restaurant pour y chiper de la nourriture. Bientôt, les mystères s’accumulent…

Voilà pour le point de départ ! Si Stranger Things est très addictif, c’est notamment par sa capacité à créer un réel suspense. De fait, je vous recommande de fuir un maximum les articles, critiques, ou autre vidéos qui risqueraient de vous gâcher votre découverte. Vous pourrez vous plonger dedans *après* votre visionnage, mais mieux vaut éviter avant.😉

L’époque choisie pour l’histoire va, à mon sens, être ce qui va le plus attirer les trentenaires et quarantenaires. En voyant les aventures de ces gamins ou les astuces des ados pour se voir en cachette, avant l’arrivée d’Internet des téléphones portables, on retrouve avec nostalgie le temps révolu de nos enfances passées à gambader sans que les parents ne nous suivent en permanence. De nombreuses références à des oeuvres cinématographiques ou littéraires (j’inclus la BD dans la littérature) à présent cultes et datant de cette époque raviront aussi les plus geeks d’entre nous. Même la musique et le logo, ainsi que l’ouverture des épisodes, rappellent les années 80.

La série offre également une belle brochette de personnages, jeunes comme adultes, et portés pour la plupart par des acteurs au jeu excellent (mention spéciale à Millie Bobby Brown et David Harbour !). Leur vie quotidienne, leurs tracas ou, pour les ados, leurs découvertes des premiers émois offre une jolie peinture de cette petite ville américaine tranquille. Mais, quand la tragédie frappe à la porte, une tragédie des plus mystérieuses, cette vie routinière se fissure. Série à suspense, mais aussi série à frissons – elle s’inscrit dans le genre de la science-fiction horrifique – Stranger Things sait bien doser ses effets et vous embarque sans prévenir pour un voyage de 8 épisodes !🙂

Je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler, si ce n’est pour dire que si vous avez aimé E.T., X-Files et/ou Les Goonies, Stranger Things est fait pour vous ! Et si la police de caractères du titre de la série vous semble familière, c’est tout simplement parce qu’elle reprend celle utilisée pour les livres de Stephen King à la même époque (plus particulièrement en VO, mais en VF aussi et jusque dans les années 90). Quand je vous dis que Stranger Things, en plus de ses autres qualités, vous rappellera bien des souvenirs !🙂

Stranger Things
Réalisée par Matt Duffer, Ross Duffer et Shawn Levy, créée par Matt Duffer et Ross Duffer, 2016 – ? (en cours)

Générique

 
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Publié par le 29 novembre 2016 dans Pêle-mêle

 

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Les Nécrophiles anonymes t. 1 : Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue, Cécile Duquenne

na1_cduquenneQuatrième de couverture

Népomucène, préposé à la Morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

Mon avis

Tout d’abord, un grand merci à Cécile Duquenne puisque c’est grâce à elle que j’ai pu lire cet ouvrage : l’auteur avait en effet organisé un concours sur son site. Je ne suis pas sûre que j’aurais lu le roman, autrement, car, je ne sais pourquoi, il ne m’attirait pas plus que ça. Comme quoi, on peut se tromper, car à la lecture j’étais plutôt contente que le tirage au sort ait joué en ma faveur.

Nous suivons Népomucène, un employé de la morgue au caractère introverti et dont le meilleur ami est un vampire qui crèche dans une chambre froide. Le récit se passe à notre époque, malgré le prénom peu courant du héros et le caractère dandy de Bob l’éponge, le vampire. Mais quatre collègues de Népomucène sont retrouvés morts devant la morgue. Commence une enquête riche en rebondissements… Voilà, dès le départ, le ton est donné : on est dans un mélange de policier et de fantastique, le tout relevé d’une sauce humoristique des plus piquantes !

L’action est présente, il y a des instants de suspense, mais c’est l’humour mordant qui donne toute sa saveur à ce premier volume des Nécrophiles anonymes. Un humour décalé qui s’assume, qui flirte parfois avec l’humour noir, autant vous dire que ma lecture fut un plaisir – avec quelques frissons lors des passages où nos héros risquaient leur peau, bien entendu. Je pense que le fait que je ne sois pas une grande fan de la bit-lit a du jouer dans mon appréciation puisque Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue envoie valser sans aucune once de respect les poncifs du genre !

J’ai également beaucoup apprécié la référence à Buffy contre les vampires – surtout la réflexion de Bob sur l’acteur interprétant Spike😉 ! Et, bien entendu, j’ai encore plus apprécié le fait que le roman comporte son lot de loups-garous. Car oui, les vampires ne sont pas les seules créatures fantastiques présentes dans ce roman, les garous ont aussi la part belle. Cécile Duquenne a d’ailleurs imaginé plusieurs types de garous et j’étais contente de voir qu’ils ne faisaient pas que de la figuration dans le roman mais avaient bel et bien un rôle de taille.

En résumé, nous avons là un court roman dont l’intrigue ne casse pas trois pattes à un canard, certes, mais dont le ton très décalé donne toute la saveur. Si vous aimez les vampires, les garous et les romans peu conventionnels, tentez votre chance !🙂

Éditions Voy’el, 185 pages, 2012

Cette lecture s’inscrit dans le challenge Attention à la pleine lune du forum Mort-Sûre

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Publié par le 20 novembre 2016 dans Lecture

 

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Illuminae t. 1 : Dossier Alexander, Amie Kaufman et Jay Kristoff

illuminae1Quatrième de couverture

Ce matin de 2575, lorsque Kady rompt avec Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi même, leur planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi – BeiTech. Obligés de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander.
Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra – le seul en qui elle peut avoir confiance -, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major.
Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Mon avis

À voir le livre, on peut être un peu effrayé par son côté pavé. Mais quand on l’ouvre et qu’on commence à le lire, on découvre qu’en fait de pavé, l’histoire est des plus accrocheuses et la présentation des textes, peu commune. Car Illuminae t. 1 : Dossier Alexander est ce que le titre nous indique, un dossier contenant rapports de conversations par e-mails ou de surveillances vidéo, plans de vaisseau, rapports d’avaries et autres documents. Cet aspect est assez déroutant au début mais on s’y fait rapidement car le tour de force des auteurs, c’est de réussir à capter notre attention malgré cette forme qui rappelle les romans épistolaires sans en être un.

Le livre démarre par les interrogatoires d’un psychologue de Kady et Ezra. Ils viennent de survivre à l’attaque de leur planète minière, survenue le jour même de leur rupture. Le traumatisme est là, mais les épreuves sont loin d’être terminées : l’entreprise qui a détruit leur planète poursuit la flotte survivante composée d’un vaisseau militaire, l’Alexander, seul venu à la rescousse et à en être sorti indemne, d’un vaisseau de recherche, l’Hypatia, et du Copernicus. Bien évidemment, la flotte belliqueuse ne compte pas les secourir quand elle les rattrapera mais bien achever le travail de destruction. Ici, le résumé doit vous rappeler fortement Battlestar Galactica, et en effet, le rapprochement est assumé par les auteurs qui résument leur livre comme « un mélange de Battlestar Galactica et de 10 bonnes raisons de te larguer ». Kady et Ezra ne sont pas interrogés pour leur seul bien-être psychologiques, mais pour les évaluer. Là où Kady est jugée inapte – mais on apprend bien vite qu’elle s’est arrangée pour que personne ne repère son talent de pirate informatique – Ezra est recruté pour pallier au manque d’effectifs parmi les pilotes. Je pensais encore à Battlestar Galactica lors des combats spatiaux entre petits vaisseaux, et la présentation est fort bien choisie, puisque lors des sorties dans l’espace de nos pilotes, on suit le fil de leur histoire sous la forme du tracé de leur vol. Un procédé immersif, qui permet même aux personnages les plus secondaires de se valoir l’attachement du lecteur.

Mais la menace de voir les vaisseaux de BeiTech surgir n’est bientôt plus le seul problème auquel les survivants vont devoir faire face… ajoutez à cette situation déjà difficile que l’IA de l’Alexander, endommagée lors de la première attaque, présente des signes de malfonctions préoccupants (coucou, HAL 9000 !) et que des personnes semblant atteintes d’un trouble du stress post-traumatique se transforment graduellement en fous criminels assoiffés de sang sous l’effet d’un virus (coucou, les Reavers de Serenity !). Au milieu de ça, il y a Kady et Ezra, deux ados qui, malgré la rupture qui aura marqué le jour de l’attaque, s’aiment encore. Chacun va tenter de survivre et, surtout, que l’autre survive, car ils ont tant perdu que l’idée de se perdre l’un l’autre leur est insupportable.

Malgré les nombreuses références à d’autres oeuvres de SF (qui ne seront pas forcément notées par le public visé, d’ailleurs), Illuminae dégage sa propre identité en se centrant sur deux personnages qui ont l’âge de nos lycéens et sur sa mise en forme. L’intrigue, vite passionnante, m’a fait tourner les pages à toute vitesse. Même les documents qui semblent les plus ennuyeux telle la liste des victimes d’un vaisseau valent le détour (il y a de jolis Easter Eggs dedans😉 ). Mais ne vous fiez pas non plus à l’étiquette Young Adult du livre : il y a des passages violents et bien que l’intrigue amoureuse soit plus ou moins cousue de fil blanc, les différents personnages, adultes ou non, possèdent des caractéristiques cohérentes et l’intrigue n’est pas si simpliste que ça.

Au final, Illuminae est un très bon livre de SF Young  Adult, qui s’appuie sur de bonnes références pour construire son propre univers. Kady et Ezra, par leur courage et leur débrouillardise, mais aussi par la façon dont ils réagissent à cet événement qui les oblige à grandir trop vite, sont très touchants. Je me suis vraiment régalée avec ce livre – peut-être, justement, parce qu’il évoquait des oeuvres SF qui m’ont marquée, mais je ne pense pas que ce soit la seule raison – je l’ai dévoré en peu de temps au regard de son épaisseur. La bonne SF de type space opera n’est pas si fréquente dans la littérature Young Adult, aussi ce livre mérite-t-il le détour malgré un élément de sa fin un peu trop  téléphoné.

Vivement la suite !

Éditions Casterman, 607 pages, 2016

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Publié par le 3 novembre 2016 dans Lecture

 

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NaNoWriMo : c’est parti !

nanowrimo_2016_webbanner_participantNous sommes le 1er novembre et qui dit 1er novembre dit jour férié lancement du NaNoWriMo !🙂

Le National Novel Writing Month (ou NaNo de son p’tit nom) consiste à rédiger 50 000 mots, soit l’équivalent grosso modo d’un roman, durant le mois de novembre. J’y participe pour la 3e fois cette année, motivée par ma dernière participation qui s’était soldée par la rédaction du 1er jet de Bibliomancienne. Je m’étais pourtant dit, en début d’année, que cette année serait consacrée aux corrections de Bibliomancienne et de LSDC. Sauf qu’entre-temps, je me suis dit qu’avancer sur un nouveau projet m’apporterait une respiration bienvenue entre deux corrections (je compte bien, d’ailleurs, poursuivre celles-ci durant le NaNo !😉 )

Au programme, je prévois de travailler sur un projet dont j’ignore, pour le moment, s’il s’agira d’un véritable roman ou d’une novella. S’il s’avère que Les Peaux Sombres (c’est son titre) est une novella, je rédigerai à la suite une autre novella que j’ai en projet afin d’atteindre les fameux 50 000 mots à la fin du mois🙂

Et vous, participez-vous au NaNo cette année ? Quel est votre projet ?

Bonne écriture !🙂

 
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Publié par le 1 novembre 2016 dans Ecriture

 

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