Ce que murmure la mer, Claire Carabas

Quatrième de couverture

L’histoire de la sirène qui aimait l’homme n’a pas d’âge, l’impossibilité de cette pulsion se noue à la manière des grandes tragédies et étouffe inexorablement l’héroïne.
Pourtant, quand Galathée aperçoit Yvon, solitaire sur son bateau à voiles, l’amour la foudroie et la pousse à toutes les folies.
Eperdue, désespérée, animée par un espoir aveugle, elle parvient à se faire une place dans la vie du jeune marin, mais qu’en est-il de son coeur?
Redécouvrez le conte d’Hans Christian Andersen à travers les témoignages des amants empêchés et vivez le drame comme jamais vous ne l’avez exploré : de l’intérieur.

Mon avis

Les éditions Magic Mirror ont pour spécialité la réécriture de contes. Avec Ce que murmure la mer de Claire Carabas, c’est l’histoire de La Petite Sirène de Hans Christian Andersen qui est reprise.

Une jeune sirène fascinée par la surface et le monde terrestre est subjuguée par un marin qu’elle a aperçu. Décidée à tous les sacrifices pour le retrouver, elle se rend auprès de la sorcière seule capable de lui donner des jambes. Yvon, qui réalise une course en solitaire, croit perdre la tête en apercevant, le temps d’une seconde, une jolie sirène. Mais un drame durant la course et l’impossibilité de retrouver la sirène à l’origine de sa vision le plonge dans la dépression et l’amertume lors de son retour à terre. Lorsqu’il secoure une jeune femme échouée, muette, peut-être pourra-t-il retrouver un peu de joie de vivre…

Si vous connaissez bien le conte originel, vous savez que son final est amer. Dans Ce que murmure la mer, on se doute assez vite que l’autrice respectera ce non-happy end. Elle ira même plus loin, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler !

Dans un style très fluide, Claire Carabas parvient à dépeindre toute la magnificence comme la cruauté du monde marin. En alternant les points de vue de la sirène et du marin, elle rend compte également du fossé qui sépare ces deux univers. Entre Yvon, très rationnel, qui refuse de laisser le merveilleux s’immiscer dans sa vie, et la sirène (qu’il nommera Galathée) qui n’a aucune idée dont fonctionne notre monde moderne et n’a pas moyen de communiquer (ses jambes lui ont coûté sa voix de bien cruelle manière et elle ne sait ni lire ni écrire), la communication est très difficile. Comment, alors, permettre l’épanouissement d’un lien amoureux ?

Loin d’être une bluette sentimentale, Ce que murmure la mer est un conte cruel qui souligne les effets du refus de croire au merveilleux même quand il se tient devant soi, la différence insurmontable entre monde marin et terrestre, les effets de la pollution, également, et des secrets familiaux comme des interdits violents (la punition de la sirène, qui se retrouve cloîtrée dans sa chambre par son propre père, est violente). La dépression d’Yvon permet aussi d’aborder les effets psychologiques de la perte d’un proche comme d’une longue course en solitaire, en mer.

Si vous adorez les sirènes, les contes de Hans Christian Andersen, les romans plus amers que doux, je ne peux que vous recommander Ce que murmure la mer. Il est par ailleurs servi par une magnifique couverture de Mina M. À ne pas lire cependant si vous avez déjà le vague à l’âme.

Éditions Magic Mirror, 2017, 244 pages

Akata Witch, Nnedi Okorafor

Quatrième de couverture

Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis nigériane de sang, américaine de naissance et albinos de peau. Contrairement au reste de ma famille, j’ai des cheveux jaune paille, la pea couleur « lait tourné » et des yeux noisette.
Être albinos fait du soleil mon ennemi. Ma peau brûle tellement vite que j’ai parfois l’impression d’être inflammable. C’est pour ça que je n’ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la nuit. Bien sûr, tout ça, c’était avant cette fameuse après-midi avec Chichi et Orlu, quand tout a changé. Maintenant que je regarde en arrière, je vois bien qu’il y avait eu des signes avant-coureurs. Ce n’est pas comme si des choses bizarres ne m’étaient pas déjà arrivées. Rien n’aurait pourtant pu me préparer à ma véritable nature de Léopard.
Être un Léopard, c’est posséder d’immenses pouvoirs. Si j’avais su en les acceptant qu’il me faudrait sauver le monde, j’y aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, ce que j’ignorais alors, c’est que je ne pouvais pas empêcher mon destin de s’accomplir.

Mon avis

J’avais repéré ce livre lors de sa parution en V.O. et je suis ravie d’avoir pu le lire en V.F. (même si j’avoue préférer la couverture de l’édition originale).

Nous suivons Sunny, fillette de douze ans, qui a suivi sa famille au Nigéria après avoir vécu la majeure partie de sa jeune vie aux Etats-Unis. Partagée entre deux cultures et deux pays, Sunny est aussi en butte au harcèlement de ses pairs du fait de sa couleur de peau : elle est en effet albinos. Comme si cela ne suffisait pas, elle découvre un jour qu’elle est une Léopard, dotée de pouvoirs. Et pas n’importe lequel Léopard : un agent libre, c’est-à-dire née de parents sans pouvoirs particuliers. Entre apprentissage de ses capacités magiques et la présence menaçante d’un tueur en série qui ne s’en prend qu’aux enfants, Sunny aura fort à faire. Heureusement, elle est bien entourée par ses amis Léopards !

Livre jeunesse à destination des plus de treize ans, Akata Witch aura été un coup de coeur pour ma part ! J’ai eu quelques difficultés durant les premières pages, le temps de m’habituer sans doute au style, orienté pour un jeune public, mais une fois accrochée, j’ai littéralement dévoré le roman !

Outre son héroïne attachante – elle a du caractère mais, comme toute enfant de son âge, être harcelée et ne pas connaître son identité, son héritage familial, provoque bien des doutes et érode une confiance en soi déjà fragile – Akata Witch est un roman à la fois divertissant et porteur de sens. La question de l’identité (l’héroïne est américano-nigériane, tout comme l’autrice du livre), y tient une place prégnante, de même que les secrets de famille.

Le système de magie présenté est très sympa, ancré dans les croyances locales mais pas seulement. J’ai notamment beaucoup aimé le fait que, dans cette société de Léopards, la monnaie magique dépende des connaissances, faisant ainsi de la bibliothécaire en chef une personne particulièrement respectée. Les Léopards ne sont pas non plus présentés comme forcément des « gentils », certains peuvent être corrompus ou trop obnubilés par le pouvoir ou l’argent. Ce ne sont là que des exemples. Nous découvrons en même temps que Sunny, au fil des pages, le monde des Léopards, les lois magiques, et bien d’autres choses encore.

Un tome 2, Akata Warrior, est paru en 2017 en anglais. J’espère qu’il sera prochainement traduit, car une menace présentée en ouverture de Akata Witch n’a pas trouvé sa résolution dans le premier opus. Et puis, j’avoue que je serai heureuse de retrouver Sunny, Chichi, Orlu et Sasha ainsi que l’univers des Léopards ! 🙂

Éditions L’École des Loisirs, 2020, 362 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le Défi Cortex organisé par Lune (liste Terre à Terre : Afrique).

[Le mardi c’est permis !] The Dark Crystal : Age of Resistance


Grande fan du travail de Brian et Wendy Froud, j’avais visionné il y a une dizaine d’années le film Dark Crystal, réalisé par Jim Henson et sur lequel ces deux artistes avaient travaillé en tant que directeurs artistiques, mais aussi sur les décors. Fun fact : à l’époque, Wendy s’appelait encore Wendy Midener, elle a rencontré son futur mari Brian sur le plateau. Les deux artistes, désormais mariés, ont par la suite participé au film Labyrinth (toujours sous la houlette de Jim Henson) et leur fils Toby y tenait le rôle du bébé.

J’avais été époustouflée par Dark Crystal ! Il faut dire qu’il est réalisé entièrement avec des marionnettes et des maquettes, mon péché mignon en terme d’effets spéciaux. Je trouve que ce genre de méthode rend l’univers créé plus réel. Et cela vieilli mieux que le numérique (si vous revoyez des oeuvres SFFF datant des débuts du numérique, vous comprendrez ce que je veux dire).

Dark Crystal avait ceci de particulier qu’il ne comportait aucun personnage humain. Tout se déroulait dans l’univers de Thra, entièrement imaginaire. Les redoutables Skeksis (ou Skeksès en VF) avaient commis un génocide parmi le peuple Glefling, extrayant leur essence vitale pour prolonger indéfiniment leur propre vie, à l’aide du Cristal. Sauf que… un Gelfling avait survécu, sauvé par les Mystiques alors qu’il était encore bébé.

Voilà pour le pitch du film, qui donc avait été un véritable coup de coeur ! Entre l’univers fouillé – la faune et la flore qui apparaissent en arrière-plan révèlent une richesse créative époustouflante !, l’histoire, les effets spéciaux, la patte des Froud… Tout était là pour me plaire ! Alors, quand j’ai su qu’une série avait été commandée par Netflix, inutile de préciser que j’étais sur des charbons ardents !

© Netflix

The Dark Crystal : Age of Resistance est une préquelle. L’action se situe bien avant le film et l’intrigue démarre alors que les Skeksis découvrent tout juste une machine pouvant extraire l’essence vitale d’un Gelfling, essence qui les régénère. À cette époque, ils règnent sur les différents peuples Gelfling, qui les vénèrent car ils sont les gardiens du cristal.

J’ai visionné cette série avec le même émerveillement que le film. En fait, j’ai été encore plus émerveillée ! Près de quarante ans séparent ces deux oeuvres et pourtant, le travail réalisé par l’équipe de la série afin de coller à l’univers du film est admirable. Tout est cohérent, je n’ai pas relevé un seul accroc dans le scénario. Côté patte artistique, les Froud ont une fois de plus été de la partie – avec leur fils adulte, qui marche dans les pas de ses parents en terme de conception de marionnettes. L’héritage de Jim Henson, à l’origine du film, a été repris avec un profond respect. Cela se voit tout au long de l’histoire, mais ressort de manière encore plus criante dans le making-of (que je vous encourage vivement à regarder, la montagne considérable de travail, comme la bonne ambiance et l’enthousiasme de toute l’équipe font plaisir à voir !).

À l’instar du film, la série a opté pour des effets spéciaux quasi entièrement à base de marionnettes et de maquettes. Le numérique n’est venu que pour les scènes d’action, incruster certains paysages ou rendre un peu plus de vie aux personnages. Mais il se fond si bien avec les marionnettes et les décors « en dur » qu’il en devient indétectable ou presque ! Quant aux marionnettes, elles ont également bénéficié des quarante années. Elles peuvent se mouvoir de manière plus fluide, proposer des expressions faciales qui étaient absentes du film et cela les rend plus vivantes.

© Netflix

The Dark Crystal : Age of Resistance, tout en reprenant un univers existant, l’enrichit avec les différentes tribus Gelfling. Mon passage préféré fut – est-ce étonnant ? – celui dans la bibliothèque. Mais en fait, j’ai tout adoré, dans cette série ! J’avais les mirettes grandes ouvertes, ne voulant louper aucun détail tant c’est magnifique. L’inventivité en terme de faune et flore est toujours présente et malgré la tragédie que l’on voit venir (si l’on connaît le film), il y a une touche d’humour. Les Skeksis sont toujours aussi cruels et répugnants. Et Aughra reste fidèle à elle-même ^^

La série a été un bel enchantement, et pas que au niveau visuel. Les personnages sont attachants, leurs évolutions crédibles. J’ignore si une saison 2 est prévue – aucune information n’a filtré à ce sujet mais la présence d’un I dans le logo du titre me laisse espérer…

Une superbe série fantasy qui se place immédiatement dans mes favorites, si ce n’est LA favorite ! 🙂

The Dark Crystal : Age of Resistance
Réalisée par Louis Leterrier, créée par Jeffrey Addiss et Will Matthews d’après les personnages créés par Jim Henson et Frank Oz, 2019-? (en cours)

Bande-annonce

Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla, Élisabeth Ebory

Quatrième de couverture

Depuis l’au-delà que Jeanne-Marie Leprince de Beaumont hante, le projet incroyable de la conteuse est une réussite. En leur révélant leurs aptitudes à penser et agir sur l’univers, elle a éveillé les consciences engourdies des femmes : la Ligue des Écrivaines Extraordinaires est née. Mais la liberté pèse, Ann Radcliffe en ressent le poids des responsabilités sur ses articulations vieillissantes dans la diligence qui l’emporte vers Mary Shelley, éprouvée par les morts de ses enfants et au désespoir après la noyade de Percy, son amour. L’esprit acéré de Jane Austen l’accompagne heureusement pour convaincre la jeune veuve que seule leur alliance vaincra l’abominable Carmilla.

Mon avis

Lors de l’annonce du projet de la Ligue des Écrivaines Extraordinaires, j’étais très enthousiaste. J’avais même pu interviewer les autrices participant au projet 🙂 Ayant reçu les ouvrages, suite au succès de ce projet, j’ai choisi de commencer mes lecture par l’opus d’Élisabeth Ebory, tout simplement parce qu’elle fait partie de mes autrices favorites ! 🙂

Bien que l’aventure racontée dans ce court roman se situe après d’autres, ne pas avoir lu auparavant les autres opus de la Ligue n’est en rien un problème. Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla se lit très bien tout seul.

L’intrigue débute tandis que Ann voyage pour aller à la rencontre de Mary Shelley, et la convaincre de l’accompagner à Venise. La ville italienne sombre en effet lentement sous la menace de la redoutable vampire Carmilla…

Nous sommes dans un récit d’aventure, fantastique, et les péripéties s’enchaînent donc sans temps mort. Le style d’Élisabeth Ebory est très fluide, il nous accroche sans peine. J’ai littéralement dévoré l’ouvrage en peu de temps, happée par l’intrigue. Le fait que le récit soit court – mais ça colle tout à fait au format « aventure » ! – n’y est sans doute pas pour rien non plus.

Ce que j’ai beaucoup aimé, également, c’est la façon très naturelle de glisser ces figures historiques que sont Anne Radcliffe, Jane Austen et Mary Shelley dans une fiction où elles sont confrontées à une créature surnaturelle, elle aussi issue d’un classique de la littérature fantastique. La base historique est là, on sent que Élisabeth Ebory a fait des recherches avant d’ajouter son grain de sel dans l’histoire avec ce récit fantastique. Les problématiques rencontrées par nos héroïnes – Ann Radcliffe sent le poids de l’âge sur son corps ; Jane Austen, réduite à l’état de spectre, doit composer avec cela et Mary Shelley, veuve éplorée et mère d’un enfant en bas-âge – participent également à l’intérêt du roman, en proposant des personnages qui, tous historiques soient-ils, n’en apparaissent pas moins vivants à nos yeux de lecteurs.

Évidemment, cette aventure de la Ligue des Écrivaines Extraordinaires reprend le principe de la Ligue des gentlemen extraordinaires, mais au féminin et en mettant en scène des figures historiques. Et j’ai trouvé ça jouissif ! 🙂

Une fort sympathique lecture, il me reste encore quatre autres opus à lire, que je vais picorer prochainement 🙂

Éditions Les Saisons de l’étrange, 2020, 123 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge XIXe organisé par Alphonsine (validation du sous-menu Melmoth du menu Monstres et tréfonds de l’âme humaine).

Le Tour d’écrou, Henry James

Quatrième de couverture

Une jeune fille se retrouve pour la première fois engagée comme gouvernante. Elle doit s’occuper de Miles et Flora, deux enfants étranges et magnifiques qui la déroutent tant ils se montrent distants et silencieux. Jour après jour, nuit après nuit, des visages apparaissent aux fenêtres poussiéreuses – des fantômes qui peu à peu se rapprochent. La jeune femme comprends alors l’horreur de la situation : ces créatures diaboliques s’intéressent aux enfants, souhaitant corrompre leur corps, leur esprit, leur âme…
Mais le pire, c’est que Miles et Flora n’ont pas peur. Au contraire ils semblent attirés par ces esprits malfaisants…

Mon avis

J’avais lu une première fois Le Tour d’écrou alors que j’étais adolescente. À l’époque, j’engloutissais les récits surnaturels contemporains (Stephen King, Dean Koontz, Graham Masterton) et ceux du XIXe siècle (Maupassant, Gautier, Wilde). Lire ce classique en matière d’histoire de fantômes était donc indispensable. Je ne sais si c’est parce que j’étais trop jeune ou que la traduction était vieillotte, toujours est-il que je garde un mauvais souvenir de cette première lecture. Je n’avais pas compris l’histoire, et l’avais encore moins aimée.

Les éditions du Chat Noir ont proposé en fin d’année dernière une réédition de ce classique d’Henry James, accompagnée d’illustrations de Mina M. Ma curiosité a été piquée : j’adore en effet les couvertures réalisées par cette artiste (je serai capable d’acheter des livres juste pour ces couvertures ^^). Et puis, les années ont passé, j’ai grandi, appris, peut-être cette fois pourrais-je mieux goûter à l’histoire qu’à l’époque ?

En ouvrant le livre, je découvre que la traduction en a été révisée pour l’occasion. Me voilà rassurée, les chances que j’apprécie le texte augmentent !

Le Tour d’écrou est une novella, un roman court, donc. Figurez-vous que je l’ai dévoré en peu de temps ! J’ai vite été happée par le texte, la tension qui s’en dégageait.

Une jeune femme est engagée pour s’occuper de deux enfants, Miles et Flora. Elle aperçoit, à plusieurs reprises, des apparitions. Apparitions qui semblent intéressées par les deux enfants. Or, à sa grande horreur, la gouvernante réalise que Miles et Flora sont non seulement conscients de ces spectres, mais n’en ont pas peur.

Raconté du point de vue de la gouvernante, le récit déploie petit à petit sa toile, tissant lentement un climat oppressant et terrifiant qui va crescendo. Le final, brutal, en est le climax et laisse le lecteur complètement sonné – et perdu.

Car Le Tour d’écrou est un récit fantastique réussi par son équilibre soigné propre au genre, celui qui brouille la frontière entre le surnaturel et la folie, mettant le lecteur dans une posture inconfortable qui participe aux frissons ressentis durant la lecture.

Avec cette nouvelle édition – magnifiquement illustrée par Mina M – le mauvais souvenir de ma première lecture s’est envolé. J’ai adoré la novella ! Adoré les frissons qu’elle procure, adoré la façon de Henry James d’aborder la traditionnelle histoire de fantômes de façon si brillante qu’elle en est devenue un classique (je comprends comment elle a pu influencer bien d’autres récits, de papier ou sur l’écran, par la suite).

Comme quoi, un premier rendez-vous manqué avec un livre peut parfois se rattraper, grâce à une nouvelle édition, un nouvel écrin 🙂

Éditions du Chat Noir, 2019, 180 pages.

Cette lecture s’inscrit dans le challenge XIXe organisé par Alphonsine (validation du sous-menu Melmoth du menu Monstres et tréfonds de l’âme humaine).

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