La Glace et la Nuit 2 : Albedo, Léa Silhol

Quatrième de couverture

En Féerie, une force s’est levée. Un vent qui fait plier les piliers du Royaume et murmurer les Saules ; qui parle, d’une voix de feu et de foudre, de résistance et de révolution, de nouvelles voies, de nouvelles pertes.
Sont-ils fous, ceux qui appellent, alors que tout semble perdu, au dernier défi, au dernier combat ? Ne seront-ils vus, dans le miroir brisé de l’histoire des Cours, que comme ceux qui auront semé les graines viciées du tumulte et de la guerre, et mené le Peuple à sa fin ?
La lame a quitté le fourreau. L’Obscur a endossé la Nuit. La Dame Blanche a commencé, de son pas d’hiver, à ébranler le monde.
Dans les Cours, les Monarques s’agitent. Dans les fourneaux coruscants d’Isenne, les Artisans embrasent le verre. En Dorcha, la Princesse Refusante a déplié l’étendard aux Neuf Lunes.
Au pied de l’Arbre des Épreuves, le destin des Aions déchus se révèle dans le sang.
Et Angharad fait face à l’ombre titanesque de la Dúbailte, et au miroir brisé de son propre passé.
De nouveaux mondes s’élèvent, d’antiques codes se brisent, à l’aube d’un choix entre l’espoir impossible de Seuil, et la fin des chants. Un choix qui, au-delà de l’avenir du Royaume, engage celui de tous les anciens dieux.

Et tandis que la Glace et la Nuit défont irrémédiablement la forme des Dix-Neuf Cours, le monde tremble.
Y aura-t-il, au bout de la route vers Tairseach, seulement un printemps ?

Mon avis

Angharad et Finstern ont réuni les clés qui leur permettront d’accéder à Seuil, la mythique cité perdue des Tuatha. Mais encore faut-il la trouver et, pendant ce temps, échapper à l’ire de Titania, qui voit de plus en plus d’un très mauvais oeil la seule existence d’Angharad, née de deux Clartés différentes… ce qui enfreint un tabou.

Après Nigredo, voici Albedo, petit pavé que j’ai dévoré en quelques jours, hypnotisée par la plume toujours aussi poétique de Léa Silhol. Une plume parfaitement assortie aux personnages dont elle raconte l’histoire, puisque Angharad et Finstern sont des Faes.

Léa Silhol a toujours dit que ses oeuvres étaient liées. Au fil de mes lectures de sa production – je crois que je lis ses récits depuis 2004, année où je découvris cette autrice – j’avais déjà pu noter des liens, ténus, subtils, mais des liens. Et, à mesure que Léa Silhol dévoile de nouveaux textes, ces liens se font de plus en plus visibles. La Trame se dessine avec davantage de clarté sous nos yeux enchantés.

Au folklore féerique celtique (Écosse, Irlande, Pays de Galles, Bretagne…) se mêlent une touche de mythologie nordique, une excursion dans les Alpes, des évocations du peuple angélique et des références, évidemment, aux oeuvres du dramaturge Shakespeare. De fait, comme son opus précédent, Albedo recèle un terreau solide de références, à partir duquel Léa Silhol construit sa propre saga féerique. Et quelle saga ! Le souffle des grandes tragédies parcoure la trajectoire et les dialogues de ces personnages qui n’appartiennent pas à l’humanité, personnages grandioses, et dont on suit la route avec une fascination semblable à celle de Kelis, le barde mi-fae mi-mortel qui s’attache aux pas d’Angharad.

Figure aussi un long séjour en Isenne d’Angharad, Finstern et leur suite. Isenne, ville fictive imaginée par Léa Silhol, et dont j’aime à parcourir les rues. Ville d’artistes et d’artisans, creuset de tant d’oeuvres singulières égrenées au fil de nouvelles, jusqu’alors. Isenne, que j’ai été ravie de retrouver ici !

Ma chronique me paraît bien courte, et bien peu représentative de la richesse de ce petit pavé que j’ai dévoré avec tant de gourmandise, mais je ne voudrais pas vous priver du plaisir de la découverte, et risquer de spoiler le contenu par inadvertance.

Si vous aimez la fantasy féerique, les plumes ciselées, les grandes sagas où la complexité des écheveaux politiques se mêle de celle de l’organisation de la société Fae, les tragédies de Shakespeare, le folklore féerique et la mythologie, aucun doute : vous aimerez la saga Vertigen !

C’est une lecture exigeante, certes, mais la récompense – un moment de lecture comme suspendu hors du temps, perdu en Féerie – en vaut largement la peine !

Édition Nitchevo Factory, 2020, 491 pages

Cette lecture s’inscrit dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, menu Automne enchanteur, catégorie « La lunette de pierre c’est extra ! Quand on veut voir ce qui ne se voit pas »

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