La Sorcière et le Cygne, Patricia A. McKillip

Quatrième de couverture

Il n’est jamais très bon, Corleu aux cheveux de lune, de se mêler des histoires de sorcières et de légendes… Et peut-être ne reverras-tu jamais ta tendre Tiel. Tu as franchi la porte interdite, dans la forêt, malgré les avertissements des tiens.

Dans la Maison Noire est prisonnier le Roi d’Or. Il fallait l’y laisser, jeune Corleu. Si, en échange de Tiel et de tes compagnons, il exige de toi une terrible quête, tu ne l’as pas volé, avoue-le ! On pensait bien, au village, que tu étais un peu bizarre, avec tes cheveux de vieillard et ta manière de lire dans les étoiles…

Tous ces enchantements sont dangereux. Nyx Ro, la magicienne du marais, prétend vouloir t’aider, mais elle se joue sans doute de toi, fragile mortel. Par Ro ! Dans quelle galère t’es-tu embarqué, Corleu ?

Mon avis

C’est la curiosité qui m’a mis ce livre dans les mains. J’avais entendu parler de l’autrice mais n’avais encore rien lu d’elle. Le titre, la couverture, le résumé… j’étais interpellée.

Nous suivons Corleu. Corleu est un Errant aux cheveux blancs, en dépit de son âge (c’est un jeune homme). Une chevelure héritée d’un ancêtre, selon l’histoire de son arrière-grand-mère qui raconte à qui veut l’entendre comment elle fut séduite par un cavalier étranger, dans un champ de maïs. Une chevelure qui accompagne certains dons, paraît-il, mais Corleu ne sait que lire et conter des histoires, ce qui n’est, à ses yeux, pas un don en soi, au contraire de sa mère, capable de lire l’avenir dans des pétales de fleurs. Lorsque la troupe d’Errants se met en route pour changer de Tenure, la saison se terminant, ils se rendent au Delta, une région marécageuse. Mais Corleu se rend compte, seul, que la caravane tourne en rond dans une contrée étrange, où rien ne meurt. Et quand il découvre une maison noire, comme celle décrite dans les comptines, comme celle formant une constellation bien connue, il se pourrait que ce soit le début des ennuis.

Voilà pour le point de départ de cet excellent roman de fantasy qui cache bien son jeu ! Car, durant les premières pages, j’étais plus que dubitative. Mais tout change quand Corleu entre dans cette maison noire. Petit à petit, je me suis retrouvée ensorcelée par cette histoire où constellations comme comptines prennent vie, où une forteresse est dirigée par une femme et ses filles (malgré l’ouverture du roman qui suit Corleu, le roman est aussi narré par un personnage féminin, Meguet, que j’ai beaucoup apprécié !), où l’héritage n’est pas qu’un mot vain mais bien une chose encore très vivante dans les vies des descendants.

Original, doté d’un univers passionnant (des constellations vivantes ! J’ai adoré !) et de personnages attachants (dont de nombreux personnages féminins, ce qui m’a fait plaisir), sachant doser son suspense (jusqu’au bout, je me suis demandé ce que ce serait le fameux objet qui suscitait tant de convoitises), une plume fluide et poétique, le tout saupoudré de romance (Meguet et Hew ❤), la recette réussie d’un très bon roman de fantasy qui, s’il n’est pas tout jeune, m’a enchantée !

Éditions J’ai Lu, 349 pages, 1995

2 réflexions sur « La Sorcière et le Cygne, Patricia A. McKillip »

    1. J’espère aussi ! Il a été réédité chez Mnemos (mais n’est plus dispo) sous le titre Cygne, visiblement il y a un deuxième roman dans le même univers (qui est dans ma PAL). Si jamais ça peut t’aider dans ta quête…

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