Le Chant des Ronces, Leigh Bardugo

Quatrième de couverture

Si l’amour s’exprime avec des fleurs, la vérité exige des épines.

Six contes où règnent passion, trahison et vengeance.

Mon avis

C’est une collègue qui m’a recommandé ce recueil de Leigh Bardugo. Je serai probablement passée à côté, sans cela, et ç’aurait été bien dommage !

Le Chant des Ronces est un recueil de contes situés dans l’univers Grisha – cet univers qui rassemble la trilogie Grisha, la duologie Six of Crows et King of Scars – mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu ces romans pour savourer ces contes, à mon sens.

Leigh Bardugo nous propose ici six histoires, six contes de son cru, teintés de noirceur, et où l’on devine, en filigrane, les contes classiques et les légendes qui l’ont inspirée. Six contes riches en retournements de situation et en révélations – j’ai beau être une férue de contes, je me suis faite souvent avoir et n’ai pas vu venir certaines révélations ! 😅

Leigh Bardugo s’est approprié tout ce terreau pour créer ses propres récits, originaux et fort bien écrits ! On retrouve ainsi des références au Minotaure (Ayama et le Bois aux Épines), au Roman de Renart (Le Renard trop rusé), à Hansel et Gretel et au Petit bonhomme de pain d’épice (La Sorcière de Duva), à Casse-Noisette (Le Prince Soldat), à La petite sirène et la légende d’Ys (Quand l’eau chantait le feu).

Illustration pleine page du conte Ayama et le Bois aux Épines par Sara Kipin

Mais si l’on discerne, entre les lignes, ces contes originaux, Leigh Bardugo nous en propose une vision toute personnelle. Une vision où les héroïnes se détachent des rôles trop étriqués qu’on leur propose, où les sorcières ne sont pas aussi maléfiques qu’on le pense, où les rois sont peu regardant envers les désirs de leurs proches, où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit et où les véritables valeurs sont récompensées. Une vision nuancée, qui offre toute une palette d’émotion et de teintes à ces récits. Autant le dire, j’ai été séduite à chaque page ! 🙂

Outre le fond, la plume de l’autrice étant toujours aussi belle, la forme est superbe : une frise illustrée se déploie au fil des pages, pour s’achever sur une magnifique illustration pleine page, toutes signées Sara Kipin ! Quant à la couverture, l’illustration en tête d’article rend malheureusement très mal l’effet de la couverture reliée, avec ses reflets métalliques au niveau du titre et des éléments figurant dans chaque coin.

Le Chant des Ronces est donc un régal tant pour les yeux que pour l’esprit et ravira autant les amateurs de contes revisités que ceux de la plume de l’autrice. Et comme les contes d’antan, ils ne sont pas à mettre entre toutes les mains : à réserver pour un public Jeune adulte ou Adulte !

Éditions Milan, 2018, 288 pages

3 commentaires sur « Le Chant des Ronces, Leigh Bardugo »

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